Education

Université ou enfer de Lomé ?

par Le Correcteur (Togo) , le 2 février 2010, publié sur ufctogo.com

Dans leur élan frénétique de flouer l’opinion sur le bilan catastrophique du quinquennat de Faure Gnassingbé, le premier ministre Gilbert Houngbo et les membres de son gouvernement ont pris d’assaut l’auditorium de l’Université de Lomé les 28 et 29 janvier derniers pour une comédie de jeu de mots : Entreprenariat universitaire.

 

Des évaluations et des promesses alléchantes ont été remises au goût du jour. A l’issue des travaux, il ressort que le gouvernement maintient sa position de partenaire et de pourvoyeur principal de fonds pour les universités de Lomé et de Kara. Pendant que la situation du campus de Lomé et de ses étudiants n’a rien à envier aux réfugiés de Darfour, Gilbert Fossoun Houngbo, Gilbert Bawara, Messanvi Gbeassor… ont été les seuls à donner l’impression d’un Eldorado grâce aux efforts du gouvernement. Il faut seulement être ministre de Faure Gnassingbé pour ne pas constater que le campus de Lomé est une honte nationale.

Tenez ! L’introduction hasardeuse du système Licence Master Doctorat (LMD) jette un cinglant discrédit sur la formation des apprenants. Pour n’avoir pas pris le temps nécessaire de planifier l’entrée en vigueur de ce système, les étudiants font face à des résultats fantaisistes, imaginaires et arbitraires. Au moment où certains étudiants sont recalés malgré leur moyenne, d’autres sont déclarés admis sans que le LMD ne soit appliqué.

Le comble dans cette histoire est que par le manque d’amphithéâtres digne de ce nom, certains départements et facultés sont obligés de composer même les dimanches. Une insulte en quelque sorte à l’intelligence des Togolais qui sont obligés de faire des sacrifices extrêmes pour s’accommoder à la gestion artisanale de Faure Gnassingbé. Dans quel pays au monde les étudiants font-ils cours de dimanche à dimanche ? Nulle part, si ce n’est au royaume de « Eyadema et fils »

C’est bien triste que des autorités qui s’engagent à définir une politique de l’enseignement supérieur et de la recherche ne soient pas en mesure d’offrir les conditions minimales d’études aux apprenants. On préfère diriger le pays par des dons personnels du chef d’Etat à la veille d’une élection. Un tour sur le campus de Lomé surtout en période de session, fait ressurgir la question de savoir s’il faut parler d’université ou d’enfer de Lomé.

 

© Copyright Le Correcteur (Togo)

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