Incident à l’Assemblée nationale

Sur la voyoucratie et le parjure qui discréditent l’ANC et déshonorent la démocratie togolaise

par Ablodé Viwo , le 18 novembre 2010, publié sur ufctogo.com

Il est bien connu des experts en stratégie militaire, économique ou politique que des tactiques inappropriées ruinent infailliblement même les stratégies les plus prometteuses. C’est le risque qu’encoure dès sa naissance l’ANC avec des tactiques maladroites et déplacées qui ruineront à coup sûr sa stratégie de prise et de gestion du pouvoir politique, qui sont les objectifs de tout parti politique ayant la vocation et l’ambition de devenir dans un proche avenir un « parti de gouvernement ».

 

C’est ce risque qu’indiquent déjà, comme des feux rouges clignotant sur un tableau de bord pour annoncer un danger imminent ou pour le prévenir, les premières tactiques mises en œuvre par les dirigeants de l’ANC et que constituent leurs comportements publics depuis le premier des « péchés graves contre la légalité et la moralité » que represente la « lapidation » de la voiture du Président Fondateur et Président National de l’UFC au milieu de la foule du meeting du 17 avril 2010 à Lomé.

Au delà de « l’acte manqué » révélateur de « parricide », au sens psychanalytique des notions « d’acte manqué » et de « parricide », que symbolise cette « lapidation du père » lourde de sous-entendus, les méthodes indéniables de « voyous » (« Gbévous » en mina et éwé, c’est-à-dire « chiens sauvages » ou « chacals ») dont témoigne ce « péché grave contre la légalité et la moralité » révèlent et dévoilent le choix que l’ANC a fait de « la voyoucratie » à la fois comme « tactique » au service de sa « stratégie » de prise du pouvoir, et comme « mode de gestion du pouvoir et de gouvernement », avec son lot d’intimidations physiques pour résoudre les problèmes de divergence d’opinion ou de stratégie politiques, de passage à l’acte par des « éléments incontrôlés » qui ne sont en fait que des « personnes commanditées et manipulées ».

Cette double conception de la « voyoucratie », à la fois comme « tactique » et comme « mode gestion et de gouvernement », est conforme à la double signification de ce mot dans le français contemporain, à la fois comme « manière de vivre et de se comporter des voyous » et comme « suprématie des voyous », comme dans la citation suivante du Journal de Goncourt datant de 1872 : « l’ascension de la voyoucratie n’a pas lieu seulement en politique. Elle va grand train en littérature », comme le précise le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) créé par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) français.

C’est ce choix de la « voyoucratie », à la fois comme « tactique » et comme « mode de gouvernement », qu’illustre avec éloquence l’incident du jeudi 18 novembre au cours d’une séance de l’Assemblée National, où un ex-député UFC se réclamant désormais fièrement de l’ANC a bondit sur le Président de l’Assemblée Nationale et ancien Président de la République togolaise, de loin son aîné, pour le couvrir de propos orduriers et le menacer de le frapper du poing, avant que son acte de « délinquance » ne soit revendiqué et loué avec fierté par le premier vice-président de l’ANC et par les médias qui sont les « suppôts » de l’ANC et les « fossoyeurs de la démocratie togolaise ».

C’est ce choix de la « voyoucratie » qu’illustre avec autant d’éloquence la « persistance dans le parjure » des prétendus « hommes de lois », chargés de « voter des lois », que représentent les ex-députés UFC que la « transhumance politique » a conduit à l’ANC, mais que le Président français Georges Clemenceau qualifierait de « traites », conformément à sa définition de ce concept : « un traître est celui qui quitte son parti pour un autre ». « Avec arme et bagages, comme le ministre français Eric Besson en pleine campagne électorale présidentielle française en 2007 », aurions-nous envie d’ajouter.

Il n’est donc pas étonnant que ce soit un faux « homme de loi » qui ait ajouté ainsi la faute de la « voyoucratie » à son « péché de parjure », auquel nous avons consacré notre article « sur la crise des députés UFC : un homme de loi peut-il parjurer », pour mieux se « vautrer comme un porc » dans le « détritus des péchés graves contre la légalité et la moralité », pour mieux discréditer l’ANC, mieux déshonorer la « démocratie togolaise » et mieux profaner la mémoire des milliers de « martyrs de la démocratie togolaise », dont nous attendons ardemment le « mausolée » promis par le « Père de la démocratie togolaise » dans son discours d’ouverture du dernier congrès extraordinaire de l’UFC.

Cependant, étant donné le poids de l’éducation dans la tradition et la société togolaise, notamment le poids du respect de « l’aîné », du « chef » et du « père » dans l’imaginaire togolais, il est évident que ce choix de la « voyoucratie » voue infailliblement l’ANC à la disgrâce et à la condamnation populaire, comme le présage inéluctablement la sentence gorgée de sagesse et de clairvoyance du chef canton d’Aflao-Sagbado, Togbui Sémékonawo à l’ouverture du meeting d’Aflao du 17 octobre 2010 animé principalement par le Président National de l’UFC : « Maintenant, nous savons ceux qui sont les bâtisseurs de notre pays et ceux qui sont les voyous ».

 

© Copyright Ablodé Viwo

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