ABLODE VIWO

Sur la Légalité et la Moralité dans la crise UFC-ANC

par Ablodé Viwo , le 12 novembre 2010, publié sur ufctogo.com

ABLODE VIWO est le nom d’un groupe de réflexion et d’action, constitué « d’intellectuels engagés » togolais et de « gardiens du temple de l’UFC historique et authentique ». Ces derniers, qui tiennent à ne pas être confondus avec les AGO, ont décidé de s’impliquer dans le débat politique togolais et de faire oeuvre de pédagogie et de clarification, tant sur les stratégies politiques pour une alternance et une démocratisation véritable sans exclusion, sur la ligne politique de l’UFC et ses propositions pour un développement économique, social et culturel du TOGO.

 

Notre conception de la dignité et de la noblesse de l’action politique telle que le Père fondateur du Togo modèle et moderne, Sylvanus Olympio, nous l’a laissée en héritage, en particulier les exigences de l’honnêteté intellectuelle et de l’éthique de l’action politique, et même du combat politique, nous amènent à penser, au risque de nous tromper, qu’au delà du désir compréhensible et de l’ambition prématurée « d’un Vizir pressé de devenir Calife à la place du Calife », la cause profonde de la crise qui a miné l’UFC jusqu’à la création de l’ANC, c’est la confusion de la vérité et de l’opinion dans la politique et en particulier dans la démocratie, et qui a poussé certains acteurs à renverser et à piétiner les garde-fous de la légalité et la moralité. Ces derniers pensaient peut-être de bonne foi que le salut du « peuple martyr togolais », qui plie depuis plus de quarante ans sous le joug de la souffrance physique, politique, économique et morale, justifiait cette liberté prise avec la légalité et la moralité, comme si le salut du « peuple martyr togolais » pouvait être payée en « fausse monnaie ». Nous pensons quant à nous que des divergences de stratégie pour la lutte finale, qui est la victoire démocratique contre le « régime héréditaire » responsable de « la souffrance du peuple togolais », ne justifient pas non plus cette prise de liberté. La preuve irréfutable que ces divergences ne sont que de faux prétextes à cette prise de liberté est qu’à peine créée, l’ANC affiche publiquement ses intentions de nouer avec le RPT au profit du « Vizir pressé de devenir un Calife à la place du Calife » et de ses partisans les mêmes accords qu’elle reproche au Président National de l’UFC d’avoir conclu avec le RPT, comme des journalistes de la TVT l’ont publiquement rappelé au ministre de l’administration territoriale lors de son interview du dimanche 7 novembre 20010. Ce sont quelques uns de ces « péchés graves contre la légalité et la moralité » que nous aimerions mettre en lumière dans notre présente prise de position, par souci de l’édification et la sanctification civique du « peuple martyr togolais » dans sa « longue traversée du désert » vers la terre promise de « Ablode Gbadja authentique » que représente « la véritable souveraineté politique et économique dans une démocratie authentique, vigilante, tolérante, cordiale et conviviale ».

Chronologiquement, le premier de ces « péchés graves contre la légalité et la moralité » est la « lapidation » de la voiture du Président Fondateur et Président National de l’UFC au milieu de la foule du meeting du 17 avril 2010, alors que ce dernier, malgré la fragilité de sa convalescence, après la fracture de ses vertèbres cervicales lors de son accident à Washington en décembre 2009, tenait à apporter ton son soutien politique et moral à son « poulain » au meeting de revendication de sa victoire électorale le 4 mars 2010. Quand on sait tout ce que représente dans la tradition et l’imaginaire togolais le respect de « l’ancien », du « chef » et du « Père », on mesure mieux le poids du « péché capital » que constitue cette « lapidation ».

Etant donné la sociologie politique des participants aux « marches à travers des rues de la Capitale togolaise jusqu’au meeting de la plage », le moins que l’on puisse dire est que les « exécutants » de cette « lapidation » ont été les marionnettes de la haine contre la victime en question que n’ont cessé d’attiser depuis les semaines précédentes les « lieutenants » du « Leaders historique de l’opposition togolaise » et les médias à leurs soldes, rejouant dans le drame de la crise de l’UFC et de toute l’Opposition togolaise le sinistre rôle joué dans le génocide rwandais par la tristement célèbre « Radio des milles collines », et à la tête desquelles se détachent le journal « liberté » et son site Internet.

Le plus que l’on peut dire, c’est que ces « exécutants » de cette « lapidation » ne sont qu’en « service commandé », « commandité » par des « cerveaux » à identifier selon le principe infaillible d’enquête judiciaire selon lequel « il suffit de chercher à qui profite le crime ». Le bruit court que « le premier à jeter la pierre » parmi ces « exécutants de basse besogne » fut le chauffeur même d’un des « lieutenants » les plus en vue du « vieux chef ». Ne serait-ce que pour éviter les fausses accusations et les faux soupçons, toute la lumière mérite d’être faite sur faite sur ce premier des « péchés graves contre la légalité et la moralité », et cette lumière tarde à être faite depuis qu’elle a été réclamée dès le lendemain de « péché honteux », à moins que les personnes soupçonnées préfèrent le bénéfice éternel du doute à l’opprobre de la culpabilité établie.

Qualitativement, le premier et le plus capital de ces « péchés graves contre la légalité et la moralité » est la tentative d’exclusion temporaire du Président Fondateur et Président National de l’UFC à la suite d’une prétendue « réunion du Bureau National de l’UFC » du 28 mai 2010 dont la seule authenticité est « son illégalité et son illégitimité », comme l’ont clairement et magistralement établi les déclarations du cabinet du Président National « sur l’illégalité et l’illégitimité de la prétendue exclusion provisoire du président fondateur de l’UFC » en date du 8 juin 2010 et « sur l’illégalité du Bureau National de l’UFC prétendant diriger unilatéralement le parti » en date du 23 juin 2010, et dont nous tenons à vous rappeler les deux passages suivants :

« En effet, les Règlements Intérieurs de l’UFC prévoient bien l’exclusion temporaire ou définitive par le Bureau National du Parti (article 27), mais les Statuts de l’UFC n’autorisent les réunions du Bureau National que sur convocation par le Président National qui préside et coordonne les activités de ce Bureau (article 21), surtout lorsqu’il est physiquement présent au pays (article 16 et 22), et les Statuts ne considèrent valides que les seules décisions du Bureau National signées du Président National (article 21). De leur côté, les Règlements Intérieurs de l’UFC stipulent qu’ils ne considèrent valides que les seules réunions du Bureau National incluant le Président National ou en cas d’empêchement son représentant (article 15), ce qui n’était nullement le cas de la fameuse réunion du 28 mai 2010. De plus, contrairement à ce que clament certains membres « demi lettrés » du Bureau National, ce dernier n’en est pas l’organe de décision du Parti. Il n’est que l’organe d’exécution et de suivi des décisions du Congrès National de l’UFC, et en tant que tel ne peut en aucun cas se substituer à ce dernier où les autres organes du Parti dont les fédérations ont voix au chapitre (articles 14 et 16) ».

« L’article 21 des statuts originaux de 1994 de l’UFC affirme que, quel que soit l’organe du Parti qui prend une décision ou adopte un texte (Congrès ordinaire ou Extraordinaire, Conseil Exécutif National, Bureau National) qui concerne tout le Parti, seule la signature du Président National en vigueur de l’UFC peut rendre valide et effectif une telle décision ou un tel texte, comme l’illustre de manière fort éloquente le pouvoir de promulgation d’une loi de la République Française dont jouit le Président de la Cinquième République Française ».

En effet, voici l’énoncé intégral de ce fondamental article 21 des statuts de 1994 qui constitue la clé de voûte de l’édifice de l’UFC et que les membres du « Bureau National illégal » de l’UFC font semblant d’ignorer et ne cessent de piétiner : « Le Président du Bureau National est le Premier Responsable du Parti. Il signe tous les actes et, après avis des autres membres du Bureau, les décisions qui engagent le Parti. Il représente l’Union des Forces de Changement (U.F.C.) dans tous les actes de la vie civile. Il préside les assemblées et les réunions du Conseil Exécutif National et du Congrès National convoqués extraordinairement. Il coordonne les activités au sein du Bureau National ».

C’est ce qui a amené le Président National de l’UFC à posé la question suivante aux participants du congrès extraordinaire du 12 août 2010 : « Après avoir entendu de vos propres oreilles et avec toute votre attention chacun des mots de cet article fondamental, permettez-nous de vous demander sincèrement : En quoi la signature de l’accord politique de « la Paix des braves » est-elle une violation des statuts en vigueur de l’UFC ou un dépassement des pouvoirs qu’il nous confère ? N’avons nous pas pris avis des membres du bureau national et des fédérations du Parti avant une telle signature ? »

De plus, si vous nous permettez de prolonger cette question du Président National de l’UFC, nous pourrions ajouter : « Nos détracteurs n’arrêtent de clamer jusque dans leur « retraite de Russie » et leur « Bérézina » que constitue la création de leur ANC que nous avons trahi la ligne politique de l’UFC. Or cette dernière est actualisée à chaque congrès national du Parti, et une des dernières résolutions du dernier congrès de juillet 2008 avant la signature de « la Paix des braves » avec le RPT recommandait la poursuite et la conclusion des négociations avec le RPT entamées depuis juillet 2003 avec la médiation de la Communauté de San Edigio de Rome et poursuivi à Ouagadougou jusqu’à la signature de l’Accord Politique Global signé en 2006. En quoi les dernières négociations ayant abouti à la signature de « la Paix des braves » sont-elles une trahison de la ligne politique de l’UFC tracée par la résolution citée du congrès national de 2008 ? »

De plus les accusations de trahison de la ligne politique de l’UFC par son propre Président National en envoyant des membres de son Parti au gouvernement togolais à la suite de la signature de cette « Paix des braves » est réfutée en les termes suivants dans la publication le 6 août dernier sur un site Internet d’informations togolaises d’un article d’un militant de base de l’UFC qui y fait appel au bon sens et à l’esprit critique des lecteurs en écrivant : « On accuse Président d’avoir trahi en acceptant que certains de nos membres rejoignent le gouvernement. Un raisonnement pareil venant de l’homme de la rue est compréhensible, mais venant de sommités du parti, cela n’a aucun sens. Nous avons participé aux législatives frauduleuses d’octobre 2007 et nous avons accepté de siéger à l’assemblée et à la Ceni. Les députés qui accusent Olympio sont à l’assemblée où siège le RPT et touchent leur salaire. Gilchrist n’occupe personnellement aucune fonction dans l’Etat togolais. Quelle est la différence entre un député qui siège à une assemblée issue d’une élection frauduleuse et un ministre dans un gouvernement issu d’une élection frauduleuse ? Soit ils ont tous trahi ou bien ils sont dans une même logique de prise progressive du pouvoir comme dans presque tous les pays francophones d’Afrique de l’Ouest où il y eu alternance pacifique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin), sans compter le Ghana voisin ».

Pour compléter par une parabole moderne comme le ferait de nos jours Jésus ces précisions juridiques qui prouvent toute la gravité du « péché capital contre la légalité et la moralité » en question, permettez-nous encore de vous demander : « que pensez-vous d’une des secrétaires du patron d’une grande entreprise qui, ayant réussi à gagner la confiance de ce dernier, s’est mis à signer à la place de son patron sans même lui demander son avis des décisions engageant la croissance, la survie ou la faillite de l’entreprise, et est allé jusqu’à signer une lettre de licenciement de son patron, avant de signer des lettres convoquant les dirigeants des filiales de l’entreprise et des membres de son conseil d’administration en vue d’un conseil d’administration extraordinaire ? » Eh bien, à la transposition près, c’est exactement de cette manière que se sont comportés vis-à-vis du Président National de l’UFC plusieurs membres son ancien « Bureau National illégal », jusqu’à la convocation du congrès national extraordinaire « illégal et illégitime » de l’UFC du 10 août 2010.

Bien que ce dernier congrès n’ait jamais eu lieu, contrairement à ce que veulent faire croire ses instigateurs qui se sont contentés de rendre publics les documents et résolutions écrits préparés d’avance, sa convocation constituent un autre « péché grave contre la légalité et la moralité ».

En effet, ce sont sans doute les conseillers juridiques des ministres togolais de l’administration territoriale et de la sécurité qui ont apporté les preuves les plus pertinentes de la gravité de cet dernier « péché capital contre la légalité et la moralité » en leurs faisant écrire dans leur lettre en date du 9 août 2010 adressée à l’ancien premier vice-président de l’UFC : « Faisant suite à votre lettre du 31 juillet 2010, nous informant de la tenue du congrès extraordinaire de l’UFC le 10 août 2010, nous tenons à rappeler que par correspondance du 04 août 2010, le Président National de l’UFC nous a informé de la tenue du congrès extraordinaire de votre parti le 12 août 2010. Cette situation d’ambivalence est contraire aux principes d’organisation du parti politique énoncés par la charte des partis. Le seul et unique parti UFC déclaré à ce jour au ministère en charge de l’Administration territoriale est celui dirigé par M. Gilchrist Olympio et dont vous êtes le vice-président. Si conformément aux statuts de l’UFC tel que déposé au ministère de l’Administration territoriale, le congrès extraordinaire est convoqué par le Bureau National, cette convocation doit revêtir la signature du Président National puisque selon l’article 21 de ces statuts, c’est le Président National qui signe tous les actes et après avis des autres membres du bureau les décisions qui engagent le parti. Le Président National préside les assemblées, et les réunions du conseil national et du congrès national convoqués extraordinairement, il en résulte que toute convocation d’un congrès extraordinaire par un autre canal est irrégulière et contraire à l’esprit de la charte des partis politiques. La seule convocation régulière du congrès est celle revêtue de la signature du Président National en l’occurrence celle du 12 août 2010. Nous vous exhortons donc à une nécessaire concertation au sein de votre formation politique afin d’harmoniser vos points de vue et d’éviter ainsi la division de votre parti. Nous espérons que l’esprit de tolérance et de patriotisme l’emportera sur toute autre considération ».

De plus, le comble de l’immoralité dans le « péché contre la légalité et la moralité » que constitue la convocation de ce congrès avorté, c’est de faire croire que ce « congrès illégal et illégitime » a bénéficié du soutien des présidents et secrétaires généraux « signés en bonne et due forme » de 35 fédérations de l’UFC sur ses 40, et donc que le congrès « légal et légitime » du 12 août 2010 n’a bénéficié que du soutien des présidents et secrétaires généraux des 5 fédérations restant, ainsi que du soutien politique, matériel et financier du RPT. La « vérité légale », objectivement vérifiable auprès du ministère de l’administration territoriale et sur les pièces à conviction ci-joint, c’est que les résolutions du congrès du 12 août ont été « signées en bonne et due forme », simultanément par le président et le vice président de chacune de 34 fédérations, et séparément par le président ou le vice président de deux autres fédérations, seules quatre des six fédérations de Lomé manquant à l’appel des signatures. Ce plein de signatures de présidents et de secrétaires généraux de fédération obtenu par le congrès « légal et légitime » du 12 août ne s’explique que par le « péché honteux » de manipulations de signatures de ces mêmes présidents et secrétaires généraux auxquelles se sont livrés les organisateurs de la réunion préparatoire du 5 août 2010 en vue du congrès « illégal et illégitime » du 10 août, en faisant signer à ces responsables de fédération la « feuille de présence » à une réunion au siège du parti et en présentant aux médias ces signatures comme les signatures approuvant les recommandations de résolutions à adopter quelques jours plus tard au congrès « illégal et illégitime ».

L’ultime « péché grave contre la légalité et la moralité » commise par les députés de l’UFC devenus des « transfuges de l’UFC passés à l’ANC », est celui du « parjure d’un engagement librement signé », par lequel ils s’engageaient solennellement le 30 août 2007, « en cas de rupture avec le Parti et dans le respect scrupuleux de la confiance que leurs ont accordé les électeurs, à démissionner de leurs fonctions de député à l’Assemblée Nationale », au profit de leurs suppléants UFC, élus comme eux sur la même liste UFC, à condition que ces dernier renouvellent leur fidélité aux « statuts et règlements intérieurs du Parti, ainsi qu’à ses orientations politiques ». C’est contre ce « péché de parjure » que nous avons tenu à les prévenir dans notre précédente prise de position sous le titre « sur la crise des députés UFC : un homme de loi peut-il parjurer ? ».

Malheureusement, à la date d’aujourd’hui, ces ex-députés UFC en question sont resté sourds à notre appel « de raison et de cœur » et ont préférer goûter au plaisir du « péché du parjure », grisés par l’avidité du gain matériel et du pouvoir politique que leur confèrent encore pour le moment leur statut de « député à l’Assemblée Nationale ». Mais dans leurs aveuglement et leur égarement, ils ne se rendent peut-être pas compte qu’en foulant publiquement aux pieds leurs engagement écrits, ils miment et singent les mœurs politiques qu’ils prétendent combattre « sans compromis et sans compromission », allant jusqu’à vouloir donner des leçon d’intégrité morale non seulement à leur mentor et bienfaiteur politique, mais également à toutes les institutions internationales impliquées dans le processus démocratique au Togo et au monde entier. Ils ne se rendent peut-être pas compte qu’en persistant ainsi dans « le péché du parjure », ils vont jusqu’à rivaliser dans la duplicité et le cynisme politique avec le Dictateur togolais qui a promis au monde entier, en exhibant le Président Chirac comme témoin de moralité « au dessus de tout soupçon », qu’il respecterait la limitation des mandats présidentiels votée à la quasi-unanimité du peuple souverain togolais en 1992, alors qu’il n’a pas hésité à profaner la constitution votée au suffrage universel, en la trafiquant en 2002 par les soins d’une Assemblée Nationale dont la prétendue souveraineté est un blasphème de celle du suffrage universel, pour pouvoir se faire frauduleusement re-élire en 2003.

Quelque soit l’issue de la crise actuelle des députés UFC à l’Assemblée Nationale togolaise, que les ex-députés UFC soient contraints ou pas par le bureau de cette assemblée de démissionner de leur fonction représentative, ce « péché de parjure contre la légalité et la moralité » restera à jamais une tâche indélébile sur leurs consciences et aux yeux du peuple souverain togolais dont ils prétendent tenir une légitimité à jamais trahie par une moralité douteuse, à jamais ternie par les « péchés graves contre la légalité et la moralité » que nous venons d’évoquer, ainsi que par les pièces à conviction ci-joints qui en disent long sur leurs moralités de « Tartuffes religieux et politiques », amateurs à la fois de veillées de prières, d’arnaques, d’actes d’ingratitude et de parjure spectaculaires et à répétitions.

Ablodé Viwo

 

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