ABLODE VIWO

Sur l’imposture et l’indécence d’Agbéyomé Kodjo : Partie I

par Ablodé Viwo , le 25 novembre 2010, publié sur ufctogo.com

1. Introduction

Les Ablode Viwo ont été les premiers protagonistes du débat politiques togolais à soulever publiquement le problème posé à la moralisation de la vie politique togolaise par la « transhumance politique » des ex-députés UFC, et surtout par le « parjure » de leurs engagements écrits, « datés et signés ». Nous avons exercé notre fonction de « veilleurs éveilleurs de la démocratie togolaise » à ce sujet dans notre article « Sur la crise des députés UFC : un homme de loi peut-il parjurer », en date du 2 novembre 2010, en écrivant notamment :

 

« On ne change pas les règles du jeu au cours même du jeu. On ne change pas les règles de représentation populaire à une législature parlementaire au cours même de cette législature. Ce serait une tentative déshonorante de « tricherie ». Chaque député est élu par le peuple, non pas en son nom personnel, mais au nom du parti politique qui l’a présenté et dont il défend les couleurs politiques et surtout le programme, même si, une fois élu, il devient un représentant de toute la nation, tout mandat impératif étant nul. En l’occurrence, c’est bien sur les listes présentées par l’UFC que tous les députés UFC ont été élus. De plus, est-il concevable qu’un homme de loi, chargé de voter des lois, parjure publiquement, d’autant plus qu’un tel homme de loi prétend publiquement donner des leçons d’intégrité politique et morale à son mentor et bienfaiteur politique ? Maintenant que le peuple est au courant des termes précis de leurs engagements écrits concernant l’exercice de leurs mandats de député de l’UFC, les 20 députés UFC tentés de dissidence n’ont pas le choix, ni du point de vue politique, ni du point de vue légal, ni du point de vue moral, s’ils tiennent à demeurer des « élus du peuples ». Ils doivent alors accepter la main tendue de « la paix des braves » proposée par le Président National de l’UFC. S’ils préfèrent ne pas serrer cette main tendue, ils ont alors l’obligation politique, juridique et morale d’honorer leurs engagements écrits en démissionnant de leurs mandats législatifs, dont pourraient alors hériter leurs suppléants, du moins si ces derniers renouvellent leur fidélité et leur reconnaissance au parti auquel ils doivent tout, notamment leurs élections en tant que suppléants de députés » (on peut relire l’intégralité de l’article sur UFCTOGO.COM).
Les neufs ex-députés UFC, aujourd’hui amers et en colère pour avoir été, depuis la décision de la Cour Constitutionnelle togolaise en date du 22 novembre 2010, privés d’accès à la « mangeoire de l’Etat-RPT » qu’ils n’ont cessé de dénoncer, ont donc été les propres artisans de leur « malheur » politique et « alimentaire », en refusant la main tendue pour « la paix des braves » de leur mentor et bienfaiteur tant politique que matériel. Contrairement à ce qu’ils prétendent, ce ne sont ni le Président de l’UFC, ni le Président de l’Assemblée Nationale, ni le Président de la Cour Constitutionnelle, mais eux-mêmes, qui sont la source de leur « malheur ».

Compte tenu de leur rôle moteur et pionnier dans le débat public sur la crise des ex-députés UFC, les Ablode Viwo estiment donc qu’il est pour eux un devoir moral et civique impérieux de « dégonfler les baudruches » de l’imposture et de l’indécence dont témoigne la déclaration de Monsieur Agbéyomé Kodjo en date du 23 novembre 2010 sur la décision citée de la Cour Constitutionnelle togolaise, par souci de l’édification et la sanctification civique du « peuple martyr togolais » dans sa « longue traversée du désert » vers la terre promise de « Ablode Gbadja authentique » que représente « la véritable souveraineté politique et économique dans une démocratie authentique, vigilante, tolérante, cordiale et conviviale », comme nous l’avions déjà écrit dans notre article « Sur la légalité et la moralité dans la crise UFC-ANC en réponse à la déclaration du prétendu groupe parlementaire ANC en date du 16 novembre 2010 » (que l’on peut retrouver sur UFCTOGO.COM).

2. Sur l’impératif et l’urgence de la moralisation de la vie politique togolaise et d’une législation sur la transhumance politique au Togo comme déjà au Ghana

Dans sa déclaration en date du 8 novembre 2010, le Bureau National avait déjà insisté « sur la légalité et la moralité dans la crise des ex-députés UFC » en écrivant notamment : « le Bureau Directeur de l’UFC tient à souligner qu’il s’agit d’un cas de parjure particulièrement grave pour des élus sensés voter la loi. Il s’agit en fait d’une véritable escroquerie politique qu’il faut combattre par tous les moyens appropriés, afin d’éviter à notre jeune démocratie de sombrer dans la perversité. Le Bureau Directeur de l’UFC demande donc, avec fermeté, aux députés démissionnaires du Parti, élus sur des listes UFC, de renoncer à leur mandat pour ne pas trahir la confiance des électeurs, et de laisser la place aux suivants sur les listes. Il y va de la dignité du mandat de Député et du crédit de l’Assemblée Nationale ».

Compte tenu de tous les arguments juridiques et politiques défendus aussi bien dans le premier article cité des Ablode Viwo, que dans la déclaration citée du Bureau Directeur de l’UFC, et contrairement au brouhaha des fausses indignations et des protestations hypocrites de ceux qui mêlent leurs vociférations à ceux des « nouveaux sophistes », des « éternels démagogues », des « populistes de tout poil », et de ceux qui se revendiquent eux-mêmes et sans vergogne des « voyous en cravates », nous voudrions entonner un concert de louanges aux « sages » de la Cour Constitutionnelle, à l’exception de celui chez qui un conflit d’intérêt entre sa fonction et sa fille a altéré le jugement.

Nous estimons en effet que cette décision est un acte juridique et judiciaire qui contribue grandement à l’assainissement et à la moralisation de la vie politique togolaise, créant ainsi une « jurisprudence » distinguée et historique qui fera sans doute évoluer les mœurs politiques des acteurs de « démocratie togolaise » en gestation. Nous souhaitons même vivement que cette décision fasse évoluer la législation politique togolaise jusqu’à l’adoption prochaine d’une « loi sur la transhumance politique », à l’exemple de la « démocratie ghanéenne » pour laquelle le Président Obama aussi a entonné un concert de louange lors de son discours à l’Assemblée Nationale Ghanéenne le 11 juillet 2009. En effet, chez notre voisin de l’ouest, la « loi sur la transhumance politique » stipule « que le député perd, sans autre forme de procès, son titre dès lors qu’il n’est plus du parti pour lequel l’électorat lui a fait confiance », comme l’a rapporté le journal l’Union dans son édition du 23 novembre 2010.

La « démocratie ghanéenne » a d’autant plus de mérite d’avoir moralisé de cette manière ses mœurs politiques que la « démocratie française », pourtant bicentenaire et qui est à sa cinquième constitution, n’y est pas encore arrivée, se démêlant encore dans des turpitudes d’abus de pouvoir et d’arbitraire, notamment de la part du « monarque président » dont le Président Sarkozy profite bien des privilèges, qu’avait vivement dénoncé le Philosophe Jean-Paul Sartre à propos de De Gaulle dans sa critique sans complaisance de la cinquième République (dans son ouvrage Situations V, La Constitution du mépris, p.102-112), avant que le futur président François Mitterrand ne s’en inspire dans son célèbre pamphlet « le coup d’état permanent ».

Conformément aux exigences de la rigueur et de l’honnêteté intellectuelle dont Jean-Paul Sartre est un éminent représentant et selon lesquelles « il ne suffit pas de dire des choses justes, mais il faut encore justifier ce que l’on dit », conformément à notre soucis de pédagogie et de clarification dans le débat politique togolais, nous allons maintenant exposer les pièces à conviction qui prouvent irréfutablement pour toute personne non aveuglée par la mauvaise foi partisane, toute l’imposture et l’indécence pour la moralisation de la vie politique togolaise de Monsieur Agbéyomé Kodjo dont témoigne sa dernière déclaration.

3. Sur l’imposture de l’accusation de faux et usage de faux par le Président de l’Assemblée Nationale et les juges de la Cour Constitutionnelle

Dans sa déclaration citée, Agbéyomé Kodjo a dû peser pour oser écrire : « La gravité de la décision de la Haute juridiction est à l’aune de sa légèreté et du mépris ostentatoire qu’elle oppose à tout le Peuple togolais à travers ses neuf élus débarqués de la Représentation Nationale sur des bases fallacieuses de faux et d’usage de faux dont est complice le négationniste Abass Bonfoh, Président de la Représentation Nationale ».

Pourtant, ni Agbéyomé Kodjo, ni aucune personne saine d’esprit, ne peuvent nier que, quand on a bénéficié d’un service d’un créancier, par exemple quand on a emprunté de l’argent à quelqu’un ou acheté un article dans une boutique, et que l’on remet à son créancier un chèque signé avec le montant exact de la dette, en lui laissant le soin de mettre la date d’encaissement, il serait malhonnête et immoral d’accuser plus tard le créancier de « faux et usage de faux » quand ce dernier se décide à compléter le chèque et à réclamer son dû à la banque du débiteur, surtout lorsque sa signature peut être authentifiée par un autre document « daté et signé » du même débiteur.

C’est pourtant exactement l’attitude immorale actuelle des 9 ex-députés UFC qui ajoutent au péché du parjure de leurs engagements écrits, « datés et signés », le délit grave de l’escroquerie de l’accusation de « faux et usage de faux », comme le prouvent les documents ci-joint de l’engagement « daté et signé » et de la démission « signée » de Fabre, sur lesquels la signature de démission peut être authentifiée par celle de son engagement, comme cela n’a pu échapper à la vigilance des juges de la cour constitutionnelle.(Ces documents doivent être téléchargés pour être consulter)

Etant donné le niveau d’instruction, de responsabilités professionnelles et politiques passées de monsieur Agbéyomé, qui ne saurait bénéficier des circonstances atténuantes d’un « demi lettré » que l’on pourrait accorder par indulgence aux députés déchus, et qui connaît donc la signification juridique précise des mots « faux et usage de faux », l’accusation de « faux et usage de faux » qu’il porte contre le Président de l’Assemblée Nationale et les juges de la Cour Constitutionnelle, sans doute sans avoir examiné par lui-même les pièces du dossier comme l’ont fait ceux qu’ils accusent, et en se fondant uniquement sur la version des faits présentée par ses ex-alliés du FRAC, relève d’une légèreté stupéfiante et d’une imposture inimaginable de la part d’un ancien Président de l’Assemblée Nationale, ancien Premier Ministre et ancien candidat à la Présidence togolaise.

Une accusation de « faux et usage de faux » d’une telle gravité de la part d’une si éminente personnalité politique à l’égard de si éminents représentants de la loi ne mérite-elle pas une action exemplaire en justice intentée par les personnes accusées pour l’éducation civique tant souhaitée des citoyens togolais et la moralisation tant désirée de la vie politique togolaise ?

Plan de la suite (partie II)

4) Sur l’imposture de l’accusation de parjure des juges de la Cour Constitutionnelle

5) Sur l’imposture de la prétendue moralité des ex-députés UFC

6) Sur l’indécence de l’opportunisme politique de Agbéyomé Kodjo

7) Conclusion


NOTA BENE : DOCUMENT COMPLET AVEC LES PIECES A CONVICTION SONT EN TELECHARGEMENT

 

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