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Sur l’illégalité et l’illégitimité de la prétendue exclusion provisoire du président fondateur de l’UFC

par Cabinet du Président National de l'UFC , le 8 juin 2010, publié sur ufctogo.com

La déclaration de la prétendue « exclusion temporaire » du Président Fondateur de l’UFC, en date du 28 mai 2010 et signée de son Secrétaire Général, est pour le moins une malheureuse, maladroite et vaine tentative de « coup d’Etat constitutionnel » sans aucune légalité, légitimité, et donc validité, tant sur le plan juridique que politique, eu égard aux Statuts du Parti, à ses Règlements Intérieurs et à la qualité de la personne visée.

 

Cependant, cette tentative en dit long sur les méthodes putschistes et inquisitoires peu respectueuses des règles démocratiques, sur les compétences politiques et intellectuelles, et sur les qualités morales et humaines du signataire de la déclaration en question et de ses acolytes, qui aspirent pourtant à restaurer au « pays de nos aïeux » les valeurs démocratiques et morales ruinées par quarante trois ans de dictature.

En effet, les Règlements Intérieurs de l’UFC prévoient bien l’exclusion temporaire ou définitive par le Bureau National du Parti (article 27), mais les Statuts de l’UFC n’autorisent les réunions du Bureau National que sur convocation par le Président National qui préside et coordonne les activités de ce Bureau (article 21), surtout lorsqu’il est physiquement présent au pays (article 16 et 22), et les Statuts ne considèrent valides que les seules décisions du Bureau National signées du Président National (article 21).
De plus, contrairement à ce que clament certains membres « demi lettrés » du Bureau National, ce dernier n’en est pas l’organe de décision du Parti. Il n’est que l’organe d’exécution et de suivi des décisions du Congrès National de l’UFC, et en tant que tel ne peut en aucun cas se substituer à ce dernier où les autres organes du Parti dont les fédérations ont voix au chapitre (articles 14 et 16).

Un exemple bien parlant d’un organe compétent pour signer une décision selon les règles démocratiques est la signature du décret de promulgation d’une loi d’une République, après son vote en bonne et due forme par les institutions compétentes du parlement et du sénat. Au cours de la première cohabitation sous la cinquième République Française, le Président François Mitterrand a illustré de manière notoire cette compétence démocratique à promulguer une loi en refusant de signer le décret de promulgation d’une loi du gouvernement du Premier Ministre Jacques Chirac votée en bonne et due forme à la fois par le Parlement et le Sénat français. Devenu à son tour Président de la République, Jacques Chirac usera de cette compétence démocratique au cours de la dernière cohabitation de la cinquième République Française pour refuser de signer le décret de promulgation d’une loi du gouvernement du Premier Ministre Lionel Jospin, après un vote en bonne et due forme par les deux institutions françaises compétentes.

Si les membres du Bureau National de l’UFC qui ont cautionné la tentative d’exclusion du Président Fondateur de l’UFC par une réunion de ce Bureau non convoquée et non présidée par le Président National, étaient soucieux pour tant soit peu des règles démocratiques élémentaires, ils auraient d’abord vérifié si les statuts démocratiques et le règlement intérieur de leur parti leur octroyaient une telle compétence, avant de se demander quel texte juridique accorde la compétence juridique au signataire de la déclaration de leur acte qui se veut conforme aux aspirations démocratiques.

Ce qui est donc illégal et anti-démocratique dans la déclaration d’exclusion en question, c’est à la fois la réunion du Bureau National de l’UFC en date du 28 mai 2010 et la signature de décision d’une telle réunion, non pas par le Président National, ni par aucune personne mandatée par ce dernier, mais par son Secrétaire Général, qui par cet acte s’est auto proclamé statutairement au dessus des vice Présidents présents, et au dessus du Président National absent de cette réunion de Bureau National qu’il aurait dû statutairement convoquer et présider, puisqu’il était présent à Lomé, alors qu’il n’en a même pas été informé.
Quant à l’illégalité par rapport aux Statuts de l’UFC des dernières initiatives du Président National de l’UFC que le Bureau National lui reproche et sur laquelle cet organe du parti s’appuie pour décider de l’ « exclusion temporaire » de son Président Fondateur, cet organe fait semblant d’oublier que le Président n’a cessé de lui rappeler la non conformité aux mêmes textes juridiques de l’accord que cet organe a signé à Paris au nom de l’UFC avec les autres composantes du FRAC, sans en référer au Président National alors présent à Paris et encore moins sans obtenir son accord, alors qu’une telle signature ne devait être qu’une fidèle application de la ligne politique discutée et arrêtée au dernier Congrès du parti, conformément aux articles 14 et 16 des Statuts de l’UFC. Indépendamment des mérites incontestables de mobilisation qu’il reconnaît à un tel « accord politique », le Président Fondateur est en droit d’évoquer cette dernière violation pour suspendre dès à présent « l’épée de Damoclès » de l’exclusion lors du prochain Congrès du parti au-dessus des têtes de tous les membres fautifs du Bureau National. Et pourtant, il a jugé plus sage de ne pas le faire et d’attendre le prochain congrès pour « mettre des points sur les i ».

Quelque soient l’indulgence et la patience du Président fondateur de l’UFC vis-à-vis de ces fautes lourdes du Secrétaire Général du Parti, de ses Vice Présidents, et d’autres membres « comploteurs » de son Bureau National, violer les textes juridiques du Parti et vouloir ensuite en tirer une prétendue légitimité pour avoir le culot de prétendre exclure le Président Fondateur du Parti qu’il a lui-même créé et dont il a entretenu exclusivement et intégralement le fonctionnement pendant plus de quinze ans en dispensant les adhérents de leurs cotisations habituelles, c’est scier la branche sur laquelle on est assis.
Quant à l’illégitimité de la déclaration d’exclusion temporaire du Président Fondateur de l’UFC, elle découle comme une eau de source de la légitimité incomparable et incontestable du Président Fondateur de l’UFC.

Cette légitimité est avant tout fondée sur ses propres « états de service » incomparables de combattant farouche, infatigable et incorruptible de la dictature héréditaire que ses moyens financiers propres, résultant de ses honnêtes activités industrielles exemplaires ont toujours mis à l’abri de « la compromission des compromis » pour des raisons alimentaires, contrairement à la plupart des acteurs politiques togolais et africains qui ne sont pas économiquement indépendants.

Combien d’ « ouvriers de la dernière heure » du chantier de la démocratie togolaise peuvent se prévaloir dans leurs « états de service » d’avoir été condamnés à mort par contumace et arrêtés à plusieurs reprises pour « attaque armée contre la citadelle même de la dictature héréditaire togolaise » ?

Combien de « nouveaux zélateurs de la démocratie togolaise » et « néo-opposants radicaux à la dictature héréditaire togolaise » ont versé une goûte de leur sang pour l’avènement de la démocratie sur « la terre de nos aïeux », le seul opposant encore en vie à la dictature héréditaire togolaise qui ait versé si abondamment son sang au sens propre et figuré pour la lutte courageuse contre la barbarie de la dictature héréditaire au Togo ?

Combien de candidats à une élection présidentielle au Togo ont battu « dans les urnes » à plus de 95 % le dictateur togolais Père ou Fils, comme l’a fait le Président Fondateur de l’UFC en 1998 ?

En plus de leurs « états de service », combien de leaders de la démocratie togolaise peuvent être « un trait d’union aussi bien au sens propre que figuré » entre la lutte de libération du Togo du joug de la colonisation et la lutte de libération du Togo de la dictature héréditaire, en ce lendemain du cinquantenaire de l’indépendance togolaise ?
Enfin, quel membre de l’UFC incarne autant que le président Fondateur de l’UFC « l’âme du partie » et à qui le corps social que constitue le parti doit autant la vie, tant pour sa conception, sa fondation que son intendance ?

Peut-il exister une plus indéniable, une plus incontestable et une plus infalsifiable légitimité politique, économique et morale d’un président Fondateur d’un parti largement majoritaire sur toute l’étendue du territoire national, forgé par ce dernier comme « le fer de lance » de son combat personnel acharné, infatigable et incorruptible contre la dictature togolaise depuis quarante trois ans, avec l’appui du combat tout aussi acharné, infatigable et incorruptible d’une partie écrasante du peuple martyr togolais contre cette dictature ?

Est-il moralement concevable et acceptable que ce « fer de lance » si laborieusement et si chèrement forgé par le Président Fondateur de l’UFC soit aujourd’hui retourné contre lui pour le transpercé au soir de sa vie de « vieux lion de la démocratie togolaise », par les ceux-la même qui ont, des années durant, bénéficié de sa légitimité politique, économique et morale ? Il n’a aucun doute que ces véritables « Brutus Togolais » ont été encouragés dans leur triste et sale besogne par « les ouvriers de la dernière heure », avides de « récolter là où ils n’ont jamais semé ».

Peut-on illustrer de manière plus immorale « l’acte parricide », plus exactement « l’acte du sacrifice parricide sur l’autel de l’ambition et du pouvoir personnels » que l’on prétend combattre.

Peut-on illustrer de manière plus pathétique l’enseignement de la sagesse ancestrale de chez nous qui nous rappelle que « Akpe mado mado ye nyi xixeme fe fetou », c’est-à-dire « l’ingratitude est le salaire de l’existence ».

Peux-t-on « singer » de manière plus triste les perversités morales que combattent des acteurs médiatisés de la lutte courageuse contre la dictature héréditaire togolaise, mais dont les incompétences, les courtes vues stratégiques, les égoïsmes et les avidités d’un pouvoir si longtemps confisqué les poussent à l’ingratitude, la déraison et au parricide ?

La divergence de stratégie dans « la lutte finale » contre la dictature héréditaire togolaise, qui oppose le Président Fondateur de l’UFC, partisan d’ « un partage exigeant et inédit du pouvoir avec le RPT », à la majorité du Bureau National de l’UFC, partisan des « marches hebdomadaires de protestations » sans garantie de résultats, justifie-elle de manquer de respect aux « états de service » du « Père de la Démocratie Togolaise », au point de le soupçonner et de l’accuser de « traîtrise à la cause même du combat de toute sa vie », au point de livrer « son propre père politique » à la vindicte publique, au point de sombrer dans l’abîme de l’ingratitude, de la déraison et du parricide ?

Lomé, le 8 juin 2010

 

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