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Burkina Faso : 566 militaires radiés après les dernières mutineries

par AFP le 16 juillet 2011, publié sur ufctogo.com

Cinq cent soixante-dix militaires burkinabé ont été radiés après les mutineries qui ont éclaté à travers le pays entre Mars et Juin, a annoncé jeudi le chef d’Etat Major de l’Armée, le général Nabéré Honoré Traoré.

Lors d’une réunion fin juin sur « les cas des militaires indisciplinés », « l’ensemble de la hiérarchie militaire a proposé la résiliation du contrat d’engagement de 566 militaires » pour « faute contre l’honneur » avec « incitation au désordre » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Il ne s’agit que d’une « première liste » a-t-il précisé. L’effectif de l’armée du Burkina Faso est estimé à quelques 12 000 hommes. Un total de 119 radiés font partie des 222 militaires faisant objet de poursuite judiciaire pour « révolte, rébellion, désertion, pillage et destruction et vol qualifié » a-t-on appris auprès de la justice militaire.

Les sanctions « servent d’exemple » a estimé le général Traoré. « Elles constituent un signal fort à l’attention de la communauté nationale quant à la volonté des forces nationales de demeurer toujours une armée républicaine, respectueuse des lois et intimement liée à la nation »

« Quelques personnes irresponsables sans vocation militaire réelle ne doivent pas en imposer à l’institution », a-t-il lancé, imputant les mutineries à des problèmes de formation, de commandement et de recrutement.

« Tous les chefs de corps ont reçu des instructions pour qu’aucun des éléments radiés ne deviennent une source d’insécurité pour la population. Nous avons pris toutes les dispositions pour cela », a assuré le chef de l’Etat-major.

Le général Traoré avait été nommé à la tête de l’armée en avril après que le mouvement de contestation avait gagné la garde présidentielle même, forçant le président Compaoré à brièvement quitter Ouagadougou.

Entre Mars et juin, le régime Compaoré, en place depuis 1987, a été confronté à une crise sociale sans précédent, marquée par des contestations nombreuses, en particulier des mutineries.
AFP

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