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Réponses aux allégations des dirigeants de l’ANC sur l’affaire des ex-députés UFC

par Ablodé Viwo , le 23 novembre 2010, publié sur ufctogo.com

1-Sur l’allégation de transhumance politique de Gilchrist olympio

Dans la déclaration du fictif et illégal « groupe parlementaire ANC » à l’Assemblée Nationale togolaise en date du 16 novembre 2010, ses auteurs se plaignaient que le Président National de l’UFC les avaient traités, dans le discours d’ouverture du congrès extraordinaire du 12 août 2010, de « demi lettrés » incapables de comprendre les articles des statuts et des règlements intérieurs de l’UFC. La réalité semble être pire que ce qualificatif de « demi lettré ». Le Président National de l’UFC semble avoir fait preuve d’euphémisme, de courtoisie et de gentillesse à l’égard de ses anciens compagnons de lutte qui l’ont trahi en les qualifiant ainsi, comme Jésus a qualifié Judas de « ami », alors même qu’il était en train d’exécuter son « sale besogne » de traîtrise (Mt, 26,50). En effet, l’usage que les auteurs de cette déclaration ont fait de l’expression « transhumance politique » en l’appliquant au Président National de l’UFC qui n’a jamais quitté le parti qu’il a fondé, ni le poste de Président National de son parti, prouve clairement que ceux qui l’accusent de « transhumance politique », comme l’a repris le premier vice-président de l’ANC dans son interview du 18 novembre 2010, ne sont pas des « demi lettrés », mais des « illettrés » qui ne connaissent pas, et ne respectent donc pas la signification des mots qu’ils utilisent.

 

La détention de diplômes universitaires n’est pas la garantie d’une instruction et d’une culture suffisante pour soutenir un débat politique de haut niveau, et encore moins pour prétendre diriger un jour toute « la démocratie togolaise ». Dans l’intérêt supérieur de cette dernière, actuellement dans les douleurs de l’accouchement, il est indispensable et urgent que tous les « illettrés » et « demi lettrés » qui prétendent y contribuer efficacement et au plus haut niveau aillent d’abord s’instruire et compléter leur instruction générale, civique et politique , avant de prétendre soutenir le débat public et démocratique avec les « docteurs » et autres diplômés des plus hautes et brillantes institutions académiques françaises et britanniques.

2. Sur les raisons alimentaires du parjure des ex-députés UFC

Dans la déclaration citée du fictif et illégal « groupe parlementaire ANC », les ex-députés UFC prétendent que une des raisons qui a poussé le Président National de l’UFC à faire obtenir leurs démission de l’Assemblée Nationale togolaise est de bénéficier ainsi du financement sur les fonds publics de l’Etat togolais en faveur de l’UFC au prorata du nombre de ses députés. Ils allèguent ainsi que les vraies motivations du Président National de l’UFC dans la crise actuelle de ses députés sont « alimentaires », tout autant que les motivations qui l’ont conduit à signer l’accord avec le RPT et à envoyer des ministres au gouvernement.

En fait, par ces allégations, les ex-députés UFC se trahissent eux-mêmes, c’est-à-dire trahissent les plus profondes motivations qui les ont poussé à « persister dans le péché du parjure ». Ces motivations intimes se révèlent être « bassement alimentaires ». Elles se révèlent consister à « s’attarder et s’accrocher à la mangeoire de l’Assemblée Nationale togolaise, pour se nourrir des miettes du banquet de l’Etat-RPT, avec un salaire mensuel d’au moins 800 000 F CFA pour des personnes dont le niveau d’instruction ou d’activité professionnelle ne leurs permettront jamais de jouir et même de rêver d’un tel salaire, avec des avantages matériels supplémentaires comme une voiture de fonction avec un chauffeur de fonction pour l’ex-président du groupe parlementaire UFC, qui a continué à profiter de son salaire supérieur à celui des autres députés UFC durant les huit derniers mois de la désertion de son poste à l’Assemblée Nationale, et ce aux dépends des pauvres contribuables togolais, et qui a tenté désespérément de s’accrocher à ces avantages supplémentaires de président de groupe parlementaire quand l’heure de « l’abolition des privilèges » accordés par l’Etat-RPT avait sonné pour lui.

Ce sont indéniablement ces « raisons bassement alimentaires » qui expliquent donc « le péché de parjure » des ex-députés UFC, et non les raisons imaginaires de non respect par le président National de l’UFC de l’engagement moral signé en bonne et due forme par les ex-députés UFC, comme le prétend le premier vice-président de l’ANC dans son interview cité. En effet, comment une divergence d’opinion et de stratégie avec le Président National de l’UFC concernant « la lutte finale » pour la prise du pouvoir au Togo pourrait-elle justifier l’immoralité du « parjure » d’un tel engagement signée ? Le comble de cette immoralité n’a-t-elle pas été atteinte par la déclaration suivante du premier vice président de l’ANC dans son interview cité : « quand dans un engagement moral un parti ne le respecte pas, nous ne sommes pas des couillons pour le respecter » ?

3. Sur les éventuels recours contre la décision du Président de l’Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle togolaises concernant les ex-députés UFC
Concernant la décision du président de l’Assemblée Nationale togolaise au sujet des 9 ex-députés UFC annoncée à la séance du 18 novembre 2010 de cette assemblée, confirmée et précisée par l’arrêt de la Cour Constitutionnelle togolaise en date du 22 novembre 2010, le premier vice-président de l’ANC a déclaré dans son interview cité : « Nous saisirons toutes les institutions du monde : UIP, la CEDEAO, …, nous les saisirons toutes et les parlementaires se lèveront comme un seul homme pour les empêcher de faire ce qu’ils ont voulu faire ».

Les questions que nous aimerions poser au premier vice-président de l’ANC au sujet de cette déclaration sont les suivantes : « Avant de saisir toutes les institutions du monde pour leur demander d’approuver et de soutenir votre parjure, pourquoi ne l’avez vous pas fait pour revendiquer la victoire du candidat de l’UFC à l’élection présidentielle du 4 mars 2010 ? N’est-ce pas pour des raisons alimentaires plus pressantes que vous vous montrez plus zélés auprès de toutes les institutions du monde pour revendiquer vos fonctions de députés que pour revendiquer celle de président de la République pour le candidat de l’UFC à cette élection présidentielle » ?

4. Conclusion

Dans la crise morale et politique que traverse le Togo depuis l’assassinat de son premier président, le Père fondateur du Togo modèle et moderne, Sylvanus Olympio, jusqu’aux élections controversées de son Président actuel, en passant par le sang versé à profusion par les milliers de « martyrs de la démocratie togolaise », sacrifié sur l’autel de la « dictature togolaise », nous estimons que faire l’apologie du « parjure par des hommes de lois, chargés de voter des lois » est une imposture et une escroquerie politique qui discréditent aussi bien les dirigeant de l’ANC que leurs alliés politiques du FRAC et de OBUTS, et leurs « ailes marchandes » médiatiques comme LIBERTE et MO5 TOGO, tout en déshonorant toute la « démocratie togolaise » en gestation.

Nous lançons donc un vibrant appel à tous les enfants de « Pays de nos Aïeux » qui aspirent sincèrement à l’avènement de l’ « Ablode Gbadja authentique », qui consiste en « la véritable souveraineté politique et économique dans une démocratie authentique, vigilante, tolérante, cordiale et conviviale », et spécialement à tous les alliés politiques et médiatiques de l’ANC, pour qu’ils ne se compromettent plus et compromettent plus l’avenir du pays qui a la vocation et la mission de devenir « l’or de l’humanité », en se compromettant avec « des aventuriers, des transhumants et des SDF politiques », qui voudraient instaurer sur la « Terre de nos Aïeux » « la voyoucratie à la place de la démocratie », cette « voyoucratie » dont ne cessent de témoigner leurs méthodes et leurs actes publics, depuis le triste 17 avril 2010 au meeting de la plage de Lomé jusqu’au rocambolesque 18 novembre 2010 à l’Assemblée Nationale togolaise, et que vient de revendiquer sans vergogne le premier vice président de l’ANC en déclarant le 22 novembre sur une radio privée togolaise : « nous sommes des voyous en cravate qui peuvent laisser leurs cravates au vestiaire pour redevenir voyous ».

Cette déclaration confirme donc avec éloquence et éclat le jugement pertinent et clairvoyant du chef canton d’Aflao-Sagbado, Togbui Sémékonawo, lorsqu’il a déclaré à l’ouverture du meeting d’Aflao du 17 octobre 2010 animé principalement par le Président National de l’UFC : « Maintenant, nous savons ceux qui sont les bâtisseurs de notre pays et ceux qui sont les voyous  ».

Depuis l’arrêt de la Cour Constitutionnelle togolaise en date du 22 novembre 2010, nous pouvons ajouter à cette déclaration du sage d’Aflao : « Maintenant, les meneurs des voyous ont été renvoyés de l’Assemblée Nationale pour cause de parjure et de voyoucratie, en attendant que les autres voyous qui les avaient suivis retrouvent le chemin de la sagesse, de peur de subir le même sort ».

Le 22 novembre 2010

ABLODE VIWO

(ABLODE VIWO est le nom d’un groupe de réflexion et d’action, constitué « d’intellectuels engagés » togolais et de « gardiens du temple de l’UFC historique et authentique ». Ces derniers, qui tiennent à ne pas être confondus avec les AGO, ont décidé de s’impliquer dans le débat politique togolais et de faire œuvre de pédagogie et de clarification, tant sur les stratégies politiques pour une alternance et une démocratisation véritable sans exclusion, sur la ligne politique de l’UFC et ses propositions pour un développement économique, social et culturel du TOGO)

 

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