Communiqué

Protestation du FRAC contre l’interdiction des manifestations

par Eric Dupuy (UFC) , le 8 avril 2010, publié sur ufctogo.com

 

FRONT REPUBLICAIN POUR L’ALTERNANCE ET LE CHANGEMENT

(FRAC)

UFC , SURSAUT- TOGO, ALLIANCE, PSR, ADDI

Lomé, le 08 avril 2010

A
Monsieur le Ministre d’Etat,

Ministre de l’Administration Territoriale,

de la Décentralisation et des Collectivités Locales

Lomé

Objet : Protestation contre l’interdiction des manifestations

à l’intérieur du pays et les actes de violences

contre les manifestants de Tsévié

Monsieur le Ministre,

Lors de la séance de travail du vendredi 26 mars 2010 entre le gouvernement et les leaders de l’opposition représentée par le FRAC, il s’est dégagé une convergence de point de vue sur le fait que le droit de manifester est un droit constitutionnel qui s’impose au gouvernement auquel les autorités ne sauraient porter atteinte. Il était aussi convenu que les discussions devront se poursuivre entre les pouvoirs publics et les leaders de l’opposition pour obtenir les meilleures garanties de sécurité pour les manifestations.

Malheureusement, il ressort des correspondances entre la fédération de l’UFC de Zio et le préfet de Zio que c’est vous, Monsieur le Ministre, qui avez "formellement interdit d’autoriser" la marche pacifique organisée par le FRAC le samedi 3 avril 2010 à Tsévié. Cette interdiction a eu pour conséquence une violence brutale et gratuite contre les citoyens, avec de nombreux blessés.

Monsieur le Ministre, nous voudrions attirer votre attention sur le fait que le droit de manifester ne saurait être l’apanage des seuls citoyens de la capitale, Lomé, mais une prérogative constitutionnelle de tout Togolais, où qu’il se trouve sur l’étendue du territoire national.

L’insuffisance prétendue de l’effectif des agents de sécurité ne saurait constituer une raison valable pour interdire de façon permanente les manifestations à l’intérieur du pays. D’ailleurs, la violence de l’intervention des forces de l’ordre le samedi 3 avril à Tsévié démontre qu’il ne s’agit nullement d’une question d’effectif puisque les forces de l’ordre en présence, au lieu de se livrer à la répression, auraient pu simplement encadrer cette marche pacifique.

Cette attitude du gouvernement est une violation délibérée des droits fondamentaux. Elle est de nature à pousser les citoyens à la révolte porteuse des germes d’un trouble à l’ordre public. Nous constatons avec regret qu’elle contrevient aussi à l’esprit qui a prévalu lors de la séance de travail du vendredi 26 mars 2010. Nous tenons à protester solennellement contre cette situation que rien n’explique et ne justifie encore moins.

Nous réitérons notre ferme volonté à exercer pleinement, sur l’ensemble du territoire, les droits reconnus et garantis par la Constitution togolaise et demandons au gouvernement de s’abstenir à l’avenir de tout comportement qui compromettrait le caractère pacifique des marches organisées.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de nos sentiments distingués.

Pour le FRAC

Le Vice Président de l’UFC

Patrick LAWSON

 

© Copyright Eric Dupuy (UFC)

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
21 août 2017
Lomé 23°C (à 05h)