Ablodé Viwo

Message des Ablodé Viwo au Peuple Togolais pour la nouvelle année et le 13 janvier 2011

par Ablodé Viwo , le 12 janvier 2011, publié sur ufctogo.com

Très chers compatriotes,
Frères et sœurs bien aimés,

Au seuil de cette nouvelle année 2011, où l’écrasante majorité d’entre nous avons l’impression que le train de l’histoire du « pays de nos aïeux » traverse un long et sombre tunnel de misère économique, politique et moral depuis le tragique événement du 13 janvier 1963, permettez-nous, en ce jour où pour la première fois à l’unanimité des dirigeants politiques togolais, tout le peuple togolais est invité à honorer la mémoire du Père de l’indépendance du Togo et Premier Président du Togo, de rallumer en chacun de vous la flamme de l’espérance en vous rassurant qu’au bout de ce tunnel est apparue pour la première fois une vraie lumière, la lumière de « la sortie au grand jour », le grand jour de « l’alternance politique pacifique », le grand jour de l’alternance d’un « régime héréditaire » de déjà 44 longues années à « l’Ablode Gbadja » retrouvée, plus authentique, paisible et prospère que jamais.

 

Pour les nombreux croyants togolais, en plus de l’avènement du « Messie », n’est-ce pas ce qu’annonçait déjà le Prophète Isaïe en déclarant : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1) ?
Permettez-nous de vous rassurer, que contrairement aux croassements des oiseaux de mauvais augures, aux actes de prosélytisme des adeptes de la mauvaise foi, aux cris des vendeurs d’illusions, aux faux calculs de ceux qui voudraient perpétuer la jouissance de « pouvoirs et biens mal acquis », c’est bien en vue de cette « alternance politique pacifique », négociée, progressive et totale, jusqu’à la hauteur de « l’Ablode Gbadja », et qui a été depuis sa fondation en février 1992 l’objectif de « l’Union des Forces de Changement » au Togo, que son Président National a signé avec le « Rassemblement du Peuple Togolais » le 26 mai dernier une « Paix des braves » dont le Président National vous a clairement et sincèrement expliqué l’esprit et la finalité dans son message du 27 mai 2010 en s’adressant à vous en ces termes où il n’a pas mâché ses mots à propos de la souffrance du peuple togolais : « je lance donc un appel solennel à tout le peuple togolais, traumatisé par quarante années de dictature, pour me soutenir dans cette nouvelle démarche politique, en espérant qu’elle permettra de réaliser la réconciliation nationale, de consolider la paix, de s’atteler avec détermination au redressement social et économique de notre pays, et enfin d’ouvrir la voie à une alternance politique pacifique  ».

C’est une telle « Paix des Braves », signée en 1990 entre le leader historique de l’opposition sud africaine à l’Apartheid, Nelson Mandela et le premier Ministre Blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, qui a contribué efficacement, grâce au respect mutuel par les deux parties signataires de l’esprit de cette « Paix des Braves », à l’achèvement de « l’alternance politique pacifique » progressive et négociée en Afrique du Sud, avec l’élection de Nelson Mandela à la présidence de l’Afrique du Sud en 1994.

Puisque « les mêmes causes produisent les mêmes effets », nous avons l’intime conviction que la « Paix des Braves » entre l’UFC et le RPT peut contribuer aussi efficacement au Togo qu’en Afrique du Sud, grâce au respect mutuel par l’UFC et le RPT de l’esprit de cette « Paix des Braves », à l’achèvement dès l’élection présidentielle de 2015 de « l’alternance politique pacifique » progressive et négociée au Togo, après les échéances électorales à la fin de cette nouvelle année et de la suivante, et après le règne d’un « régime héréditaire » qui aura duré plus longtemps que celui de l’Apartheid.

C’est pourquoi, autant il serait dérisoire et démagogique de dire au sujet du fondateur de la vraie ANC sud africaine qu’il « n’a pas hésité à s’inscrire à contre courant de l’histoire en pactisant avec les bourreaux du peuple sud africain auxquels il a prêté main forte dans leurs dérives de répressions aveugles et de violations systématiques de la Constitution et des lois de la République », autant il est faux et démagogique de le dire à propos du fondateur de l’UFC, comme n’a pas hésité à le faire le président de la « fausse ANC » togolaise dans son message du 31 décembre 2010.

Il est tout aussi faux et démagogique de faire croire au peuple togolais que les 9 ex-députés UFC remplacés par leurs suppléants dans la liste sur laquelle ils avaient été élus bénéficiaient « nominalement » du « mandat du peuple souverain », puisque dans un « scrutin à liste » comme celui des élections législatives togolaises, à la différence d’un « scrutin uninominal », ce ne sont pas des personnes qui sont élus « pour leurs beaux yeux » ou leur « fortes gueules », mais « c’est toute une liste qui est élue » et dont tous les membres titulaires et suppléants bénéficient au même titre du « mandat du peuple souverain ». Faire croire le contraire, comme continuent de le faire les dirigeants de la « fausse ANC » depuis leur conférence de presse du 4 janvier 2011, relève soit de l’escroquerie politique, soit de l’illettrisme, soit des deux.

De même, il est immoral de leur part de continuer à reprocher aux juges de la Cour Constitutionnelle togolaise de refuser d’être complices de l’acte de « parjure » de leurs lettres d’engagement et de démission signées « en bonne et due forme » en août 2007 que constitue la lettre collective envoyée par les 20 ex-députés UFC à ces juges le 18 novembre dernier.

Face au désert d’idées, de stratégie et de moyens dans lequel s’est déjà enlisée la « fausse ANC », à l’image de la plage de Lomé dans laquelle sont déjà ensablées les vaines marches d’une « révolution pacifique » avortée parce que morte née pour cause d’amateurisme, comme l’a déploré un des fondateurs du FRAC dans son interview à l’agence de presse Savoir News en date du 9 janvier, permettez-nous de vous rassurer que, tant que les Ablode Viwo se battront comme des « lions indomptables » aux côtés du « vieux lion de la démocratie togolaise », pour refuser tout compromis et compromission sur l’achèvement en 2015 de « l’alternance politique pacifique », progressive et négociée au Togo comme en Afrique du Sud, et pour garantir le respect de l’esprit et de la finalité de « la Paix des Braves » togolais, rien ne pourra arrêter la progression, parfois lente, mais sûre, de « la force tranquille » de cette alternance vers son accomplissement à l’échéance prévue.

C’est pourquoi, au nom de l’efficacité du combat de tous les opposants au « régime héréditaire togolais », par amour pour notre « pays bien aimé », et surtout compte tenu de l’exemple sud africain, à toutes les filles et tous les fils de notre « Togo chéri », quelles que soient leurs origines géographiques, leurs religions ou leurs sensibilités politiques, quels que soient les malentendus ou les aigreurs qu’il a pu y avoir jusqu’à ce jour entre eux et l’UFC et pour lesquels nous sollicitons humblement leurs indulgences et leurs pardons, qu’il nous soit permis de demander d’unir leurs efforts « d’artisans de paix » (Mt 5,9) à ceux des militants de « l’Union des Forces du Changement », en faveur de « l’alternance politique pacifique », progressive et négociée, au Togo comme en Afrique du Sud grâce au nouveau climat de « la Paix des Braves », en vue de l’avènement imminent au « Pays de nos aïeux » de « Ablode Gbadja authentique », c’est-à-dire « la véritable souveraineté politique et économique dans une démocratie authentique, vigilante, tolérante, fraternelle, cordiale, conviviale et prospère » !

C’est de la méconnaissance de d’une telle conception de « Ablode Gbadja authentique » dont témoigne la déclaration du Président de OBUTS sur « Ablode » dans son interview précédemment cité, de la part d’un des plus grands bénéficiaires politiques et matériel du « régime héréditaire togolais » dont nous avions déjà dénoncé « l’imposture et l’indécence » dans notre article en date du 25 novembre 2010.

Quelques jours après la lâche et scandaleuse exécution des deux derniers otages français au Niger, nous ne saurions terminer sans renouveler nos vœux de bonne santé et de libération imminente à notre cher compatriote Ahonado Kodjo et à ses compagnons de captivité, pris en otages au Niger le 15 septembre dernier par un groupe « d’islamistes » et se réclamant de Alqaïda, et en faveur desquels le Président National de l’UFC a lancé un appel pressant le 26 septembre dernier, tout en suggérant une résolution globale du problème épineux du « terrorisme islamique ». Puisse cet appel être enfin entendu par toutes les institutions interpellées et par tout le peuple togolais !

QUE L’ETERNEL BENISSE LE TOGO ! ABLODE ! ABLODE GBADJA !

 

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