ABLODEVIWO

Message des Ablodé Viwo (*) au peuple togolais pour la fête de l’Ablodé 2013

par Ablodé Viwo , le 27 avril 2013, publié sur ufctogo.com

En ce jour où les Togolais au Togo même et partout dans le monde célèbrent le 53-ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Togo le 27 avril 1960, ce qu’il convient le plus de célébrer c’est le souffle qui a animé la lutte politique pacifique exemplaire ayant abouti à la victoire électorale éclatante du 27 avril 1957, et qui l’a animé comme l’âme animant le corps d’un héros légendaire et le poussant à se transcender.

C’est le souffle, l’ âme, l’esprit et la flamme de cette lutte politique pacifique qui sont désignés par le mot intraduisible éwé ABLODE, dont les composantes sémantiques en français sont « liberté, indépendance, souveraineté, dignité, fierté ».

 

L’indépendance politique du Togo, encore désignée par l’expression ABLODE, obtenue grâce à cette lutte politique pacifique, encre appelée ABLODE, n’est qu’une première victoire de cette lutte. C’est la victoire de la liberté politique dont jouit désormais la nation togolaise dans le concert des nations, notamment de la liberté par rapport à son ancienne « tutelle » mandatée par la Société Des Nations (SDN) puis l’Organisation des Nation Unies (ONU), et qui avait confisqué la liberté politique des Togolais durant une quarantaine d’années, depuis la signature du traité de Versailles en 1919 jusqu’au 27 avril 1960. Cette première victoire de cette lutte politique pacifique de l’ABLODE fut obtenue au prix du sang des « martyrs de l’indépendance togolaise » dont le « Monument des martyrs » entretient la flamme du souvenir. Cette première victoire fut obtenue également au prix du mépris des garanties de développement économique et social miroitée aux togolais dans le cadre de « l’Afrique Occidentale Française ».

La prochaine victoire de cette lutte politique pacifique historique et héroïque de l’ABLODE à laquelle la majorité écrasante des Togolais du Nord au Sud aspirent plus ardemment que leurs parents et grands parents avaient aspiré à l’indépendance politique, est la liberté démocratique qui leur a été confisquée par le régime héréditaire togolais depuis plus longtemps que la tutelle française n’ait confisqué la liberté politique des togolais. L’expression de cette liberté démocratique qu’ils attendent le plus ardemment depuis près d’un demi-siècle, au mépris des fausses promesses d’un développement économique et social de la part d’un régime qui a conduit le Togo à la faillite économique, sociale et morale sans précédent dans l’histoire de « pays de nos aïeux », est « l’alternance politique pacifique », qui est aussi nécessaire à la démocratie que l’oxygène l’est à un coureur.

C’est sur cette aspiration la plus ardente des togolais que même le « rapport final de la Commission Vérité Justice et réconciliation (CVJR) », pourtant commandité par le Chef de l’Etat togolais, attire son attention tout autant que celle des autres acteurs politiques togolais en écrivant : « Il est donc extrêmement important que les Togolais dans leur ensemble s’accordent sur une vision commune de leur avenir en tant que nation. De ce point de vue, la CVJR estime nécessaire que le concept d’alternance politique fasse l’objet d’un consensus entre les acteurs politiques, qu’il soit compris non comme l’occasion d’une revanche ou d’une chasse aux sorcières, mais comme le fonctionnement normal d’un système démocratique . Puisque les conflits se cristallisent autour du changement de régime et que les luttes fratricides s’exacerbent lors des élections, il est urgent de purger les esprits de toute agressivité basée sur la fracture politique héritée du temps de la lutte pour les indépendances. La CVJR réaffirme que l’alternance politique est une aspiration légitime du peuple qui a le droit de confier les rênes du pouvoir au parti dont le programme politique semble prendre en compte ses attentes. Mais en même temps, la CVJR soutient que l’alternance politique ne doit pas être comprise comme une occasion de vengeance ou d’exclusion des autres ».

L’exemple le plus éloquent de cette « alternance politique pacifique » à laquelle aspirent si ardemment la majorité écrasante des Togolais est l’exemple de l’Afrique du Sud qui montre clairement qu’il ne peut pas avoir au Togo comme en Afrique de Sud une véritable réconciliation et un développement économique durable sans alternance politique pacifique. Le sang des « martyrs de la démocratie togolaise », depuis l’ingénieur Omer Adoté torturé à mort en septembre 1985 dans les geôles de la Gendarmerie Nationale de Lomé, jusqu’à l’enfant-martyr Anselme Sindare abattu par un policier à Dapaong le 15 avril 2013, en passant par le Docteur Marc Attidépé assassiné par des militaires togolais en mai 1992 à Soudou, et les centaines de jeunes togolais sacrifiés en avril 2005 sur l’autel du pouvoir héréditaire togolais, interpelle tout Togolais, en premier lieu le Président de la République togolais, sur cette cause sacrée de « l’alternance politique pacifique » que nul n’a le droit de profaner.

C’est donc un devoir sacré pour le Chef de l’Etat togolais, qui revendique aussi bien la foi religieuse que la modernité politique, de permettre et de favoriser l’achèvement de cette « alternance politique pacifique et responsable » au Togo au terme de ses deux premiers mandats présidentiels en 2015, pour permettre à la lutte politique pacifique de l’ABLODE de remporter sa seconde victoire, celle de la liberté démocratique, pour ainsi rester dans l’histoire du Togo et du monde comme « le Père de la Rénovation (Perestroïka) et de Transparence (Glasnost) togolaises », à l’exemple du président Mikaël Gorbatchev.

Tels sont les vœux les plus chers que nous souhaitons au Peuple Togolais en ce jour de la célébration de l’ABLODE, en l’assurant qu’il pourra compter sur les ABLODE VIWO pour contribuer efficacement à la préparation et à l’avènement au temps fixé par Dieu lui-même de « l’alternance politique pacifique et responsable » au « Pays de nos aïeux ».

L’ETERNEL BENISSE LE TOGO !!! ABLODE ! ABLODE ! ABLODE GBADJA !!!
(*) ABLODE VIWO est à l’origine le nom d’un groupe de réflexion et d’action, constitué « d’intellectuels engagés » togolais et de « gardiens du temple de l’UFC ». Ces derniers ont décidé de s’impliquer dans le débat politique togolais et de faire œuvre de pédagogie et de clarification, sur les stratégies politiques pour une alternance politique pacifique et une démocratisation véritable sans exclusion. Depuis le tournant de l’année 2012 décisive pour la démocratie togolaise, les ABLODE VIWO aspirent à devenir un « mouvement de masse » pour sensibiliser et mobiliser efficacement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Togo, donc au-delà des limites de l’UFC, pour apporter ainsi leurs contributions citoyennes à l’avènement coûte que coûte de l’alternance législative à la faveur des prochaines élections législatives et à l’achèvement coûte que coûte de l’alternance politique pacifique au Togo en 2015, conformément au message des ABLODE VIWO au peuple togolais pour le Nouvel An et le 13 janvier 2011.

 

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