Voeux 2013

Message de voeux du Président National de l’UFC

par Gilchrist Olympio , le 1er janvier 2013, publié sur ufctogo.com

Mes chers compatriotes,

Ce premier jour de la nouvelle année 2013 marque la deuxième année du second cinquantenaire de notre cher Togo. Comme je l’ai formulé l’année dernière, je tiens aujourd’hui à marquer l’occasion en vous renouvelant mes vœux les plus sincères de prospérité, de progrès, et de confiance en l’avenir.

 

Je vous exprimais l’année dernière ma conviction grandissante en la capacité du Togo de se reconstruire et de devenir un des pays les plus prospères d’Afrique. L’objectif de toutes mes actions est de donner naissance à ce rêve, afin que l’ensemble de la jeunesse Togolaise puisse, dans un futur proche, appliquer toute son énergie créatrice sur la terre de ses aïeux, et afin que tous ces jeunes qui représentent notre avenir ressentent la même fierté qui animait nos aînés au sortir de l’indépendance.

Comme je vous le disais en 2010, c’est ce principe d’action qui nous a mené à la signature d’un accord historique de gouvernement entre le RPT et l’UFC. Ce cadre politique de cohabitation entre les deux principaux partis de notre pays a permis une transformation du paysage politique togolais et une relance économique nette au matin de notre deuxième cinquantenaire. Mais ce sont les Togolais eux-mêmes, par leur abnégation et leur courage, qui ont mis en route le chantier de la reconstruction nationale, en posant les actes nécessaires à engager notre nation sur la voie d’un développement plus durable et mieux partagé par ceux qui feront du Togo une force vive de l’Afrique renouvelée.

Le travail de la formation politique UFC continue de faire valoir les intérêts premiers du peuple Togolais, dans les débats et l’action du gouvernement de cohabitation qui dirige le pays depuis l’accord de Mai 2010. Malgré les imperfections et la fragilité du processus constant de négociation et de compromis, ce travail difficile a permis d’accomplir plusieurs avancées concrètes qui transforment petit à petit le quotidien des Togolais.

Sur le plan économique, les Togolais ont pu faire le constat d’une nette relance depuis deux ans, à la suite de l’arrivée de l’UFC dans le gouvernement.
Le processus de reconstruction de nos infrastructures de transports produit bien sur la partie la plus visible de ces avancées, avec la réfection de nos routes en milieux urbain et de certains grands axes régionaux de transports. Des infrastructures urbaines modernes et fonctionnelles sont nécessaires pour stimuler l’investissement dans le secteur privé et pour assurer la fluidité et l’efficacité de nos échanges commerciaux. D’autres améliorations toutes aussi essentielles des infrastructures nationales sont moins visibles au grand public.

Ainsi, plusieurs projets d’adduction d’eau dans les villes de l’intérieur du pays, et l’ouverture d’une nouvelle centrale de production électrique à Lomé, ajoutent à la capacité productive du tissus industriel et agricole Togolais. Les projets d’expansion et de rénovation des infrastructures au Port Autonome de Lomé sont tout aussi essentiels. Ils ont pour but de repositionner le Port au centre des échanges sous régionaux et d’en faire un véritable moteur de croissance pour notre économie.

La mise en place de nouvelles infrastructures de télécommunications au Togo est en cours. Nous sommes loin derrière les pays de la sous-région dans ce domaine. Le développement de nos infrastructures télécom reste primordial pour que le Togo soit fermement ancré dans le flux des échanges internationaux qui définissent aujourd’hui l’espace commercial Ouest-Africain.

D’autres chantiers sont en cours dans la gestion administrative du pays. Ainsi par exemple, l’intégration de tous les départements du Trésor Public (douanes, impôts, comptabilité de l’état, service de contrôle des grandes administrations etc.) en une unité de gestion consolidée représente une importante avancée pour le fonctionnement et le contrôle des finances publiques de l’état. La réforme du secteur judiciaire avec l’aide de nos partenaires étrangers va elle aussi considérablement assainir le pouvoir judiciaire, même si ce chantier reste en construction.

Toutes ces réformes administratives sont elles aussi peu visibles, mais elles sont importantes pour la refonte de l’état en un état de droit servant son peuple de façon transparente et démocratique.

En résumé, nous avançons… Plus lentement que nous le souhaitons pour le peuple Togolais, mais surement néanmoins... Le climat politique et sécuritaire apaisé du pays nous permet maintenant de travailler sans relâche au développement national et à l’amélioration des conditions de vie des Togolais. Mais bien sûr, presque tout reste à faire. Nous n’avons qu’à peine enclenché le vaste chantier économique que représente notre pays.

Nous devons continuer à pousser l’action du gouvernement pour que les progrès faits sur le plan économique soient accompagnés de mesures sociales qui répondent plus directement aux aspirations du peuple, de sa jeunesse, de ses sans emplois, et de ses travailleurs sous-formés.

Nous devrons aussi explorer toutes les opportunités d’accélérer la reprise du développement national afin que les Togolais partagent de façon plus uniforme les fruits de la croissance renouvelée. Certains grands projets sont porteurs de potentiel considérable et devront être poursuivis dans les années à venir.

Sur le plan agro-industriel, le Togo doit s’atteler à reprendre les recherches commencées au début des années soixante sur le développement de la vallée de l’Oti et l’utilisation de l’eau de la Volta, afin de transformer des zones fertiles en vastes régions de productions agricoles. L’agriculture occupe deux tiers de notre population active, et présente le secteur avec le plus gros impact possible sur la majorité de nos concitoyens.

Sur le plan du développement minier et pétrolier, des programmes de recherches devront être encouragés vigoureusement. Des études sont en cours pour valider la présence potentielle de larges ressources de Manganèse et de Phosphates en pays Bassar. Des investissements privés sont également en cours pour financer des recherches géologiques sur les sous-sols marins le long des côtes Togolaises. Il est supposé par les sociétés pétrochimiques impliquées dans ces recherches que la présence confirmée de nappes pétrolières importantes au large des côtes du Ghana et du Nigeria pourrait signifier que cette même nappe existe au large des côtes Togolaises, peut être à de plus grandes profondeurs. Si elles venaient à se confirmer, le développement de ces ressources minières et pétrolières permettrait une accélération considérable de la croissance économique du Togo à moyen terme.

Ces enjeux demandent une gouvernance améliorée, responsable, et efficace. L’entrée de l’UFC au gouvernement, et sa participation à sa modeste mesure à l’administration du pays, résulte aujourd’hui en une politique gouvernementale beaucoup plus cohérente, à la fois sur le plan national et dans les relations du Togo avec ses partenaires étrangers. C’est donc optimiste que nous considérons les opportunités qui se profilent à l’horizon. Mais c’est conscient des énormes obstacles auxquels nous faisons encore face que nous devons faire l’évaluation des actions à prendre pour faire grandir la société Togolaise.

C’est pourquoi je ne pourrais clôturer mon propos sans vous rappeler combien il nous incombe à tous, chacun des fils et filles de notre beau pays, de contribuer à son échelle individuelle au progrès que nous souhaitons pour nos enfants. Tous les corps de la société civile devront participer avec courage et abnégation à l’effort de travail individuel et collectif nécessaire pour solidifier la trajectoire du redémarrage de notre pays.

Nous appelons en particulier nos frères et sœurs journalistes à peser la responsabilité qui leur incombe dans cette reconstruction de la société Togolaise. Les medias représentent une force primordiale dans la construction d’une société démocratique, un garde-fou critique aux écarts des pouvoirs exécutif et législatif. Le peuple Togolais a besoin d’information et d’analyses cohérentes sur la vie politique et administrative du pays, afin qu’il puisse faire peser sa voix tout au long du cheminement de la reconstruction du Togo.

Malheureusement, peu de nos maisons d’éditions et de nos journalistes ont aujourd’hui les moyens et la rigueur analytique qui devraient servir de base au travail d’investigation et de vérification nécessaire à leur rôle de contre balancier démocratique. Cette capacité médiatique jadis vibrante et créative a été en partie décimée par les exactions de l’ancien pouvoir et par l’exil des meilleurs journalistes Togolais. Mais nous invitons les hommes et femmes qui forment aujourd’hui la presse écrite et visuelle du pays à reprendre le flambeau de ceux qui ont perdus leur vie ou leur sécurité pour leurs idées…

Nous exhortons les jeunes journalistes d’aujourd’hui à prendre exemple sur ceux qui brillent déjà parmi eux, à se remettre au travail sérieux, minutieux, et parfois difficile d’analyse et de recherche, seul capable de produire une information utile et à la hauteur de l’histoire dont ils sont les premiers témoins. Ils ont un rôle primordial pour aider à bâtir une véritable démocratie Togolaise, et nous sommes convaincus qu’ils seront au rendez-vous de l’histoire.

Enfin, nous appelons chaque Togolais et chaque Togolaise, à prendre part aux élections législatives qui auront lieu en 2013. Nous nous sommes engagés à organiser des élections législatives dans le maximum de transparence, et avons engagé avec nos partenaires locaux et étrangers des discussions approfondies sur la logistique de ces élections. Nous souhaitons que les conclusions de ces consultations, et le travail de préparation en cours au sein de la CENI et des autres institutions concernées, aboutissent à la mise en œuvre du cadre proposé par tous pour assurer des élections totalement transparentes.
Nous avons confiance dans le processus qui se dessine et pensons que ces élections donneront naissance à la première assemblée constituante élue entièrement démocratiquement de notre pays. Celle-ci sera la représentation populaire de l’état pour et par le peuple, et elle pourra attaquer de front les grandes réformes constitutionnelles qui s’imposent encore à notre pays.

C’est pour cette raison que nous exhortons toutes les couches de la population à prendre part à ce scrutin historique primordial pour l’avenir du Togo. Cette année 2013 sera une année de grandes décisions pour le peuple Togolais, comparable peut être à l’année 1958 qui a vu se dérouler les élections qui ont abouti à la fin du régime colonial français et qui ont donné naissance à la République indépendante du Togo deux années plus tard. Soyez au rendez-vous de ces élections. Votre pays vous y appelle tous.

Après plusieurs décennies de recul socio-économique, politique, et moral pour le Togo, je vois aujourd’hui se dessiner de façon de plus en plus palpable un futur prospère. Il est tôt en ce nouveau matin Togolais. La nuit s’estompe lentement, et la lumière d’un futur ensoleillé émerge petit à petit, même si nous avons encore beaucoup de brouillard à traverser sur le sentier du travail. C’est avec l’optimisme que l’on a au beau matin, respirant l’air frais du jour qui se lève, que je vis ces nouvelles années, décrispées de la haine et de la violence qui faisaient reculer le Togo.

Mon souhait le plus cher comme toujours, est que cette année 2013 soit une année mémorable où un pas de géant se fera vers la réalisation de notre rêve commun de faire du Togo un bastion de démocratie, de progrès, de liberté, et de fraternité, comme l’avait rêvé les pionniers de l’indépendance.

Togolaises, Togolais. Tout est encore à faire, mais nous sommes enfin au travail. Redoublons nos efforts et restons vigilants. Votre courage et votre abnégation ont toujours été une source d’inspiration pour l’UFC et pour moi personnellement. C’est donc à la fois avec une grande affection et une grande fierté que j’ai le privilège de vous adresser à tous, ces vœux de bonne année. Je vous souhaite à tous une année pleine d’accomplissements nouveaux, pleine de progrès, de sérénité, et de confiance en l’avenir. Que Dieu bénisse le Togo.

Ablodé ! Ablodé ! Ablodé gbadja !

Lomé, le 1er Janvier 2013

Gilchrist OLYMPIO.

Président National de l’UFC

 

© Copyright Gilchrist Olympio

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