Politique

Les jeunes de l’UFC condamnent les violences lors les manifestations du Collectif Sauvons le Togo

par Jeunesse des Forces de Changement (JFC) , le 20 juin 2012, publié sur ufctogo.com

Les jeunes de l’Union des Forces de Changement (UFC) ont condamné ce mercredi lors d’un point de presse, des violences enregistrées lors des dernières manifestations organisées par le Collectif "Sauvons le Togo" et ont invité le "gouvernement et la classe politique en général à privilégier le dialogue".

 

Mesdames, Messieurs les journalistes et hommes de média,

Des organisations de la société civile et des partis politiques regroupés au sein du « Collectif Sauvons le Togo » (CST), ont lancé une manifestation publique les 12, 13 et 14 Juin 2012 à Lomé. Le caractère violent de ces mouvements a non seulement indigné les populations et des partis politiques mais provoqué aussi des dissensions au sein du groupe ayant entrainé la démission de certaines organisations membres du Collectif. A l’issue de ces manifestations, la jeunesse UFC de Lomé Commune et Golfe a constaté avec consternation que le siège de son parti a été mis à sac.

En effet, le mardi 12 juin 2012 aux environs de 9h 15 mn, le personnel administratif et les militants de l’UFC présents au siège ont essuyé au portail, des injures, des menaces, de même que des propos diffamatoires ont été tenus à l’encontre du Président National du parti Gilchrist Olympio, de la part des manifestants du CST.

Pire encore, le mercredi 13 juin 2012 aux environs de 10h 30 mn, des manifestants du CST surexcités et armés de projectiles ont pris d’assaut le siège de notre parti : un premier groupe de manifestants arrivé a été rejoint quelques instants par une vague plus importante. Ils ont saccagé le groupe électrogène et sa toiture, la moto de notre sixième vice-président ; ils ont détruit l’enseigne du parti, les lampes d’éclairage, le haut- parleur mural et défoncé le portail. Une fois dans l’enceinte ils ont cassé des lames nacos, une table sur la terrasse, défoncé la porte principale donnant accès à la grande salle de réunion et emporté une vingtaine de chaises. Il faut souligner également que le hangar d’une revendeuse dont la maison est contiguë au siège du parti a été démoli.

Par ailleurs, nous avons constaté que le toit du bâtiment en face de la grande salle de réunion a été endommagé par des jets de projectiles.

Nous ne passons pas sous silence toutes les violences que nous avons subies depuis 2010 à ce jour. Les attaques verbales et physiques lors des célébrations de la fête de l’indépendance de 2011 et de 2012 contre nos militants et sympathisants habillés aux couleurs du parti, de même qu’à l’occasion des manifestations du FRAC.

Nous ne devons pas ignorer les agressions verbales quotidiennes, les diffamations et insultes dont sont victimes les militants et sympathisants de l’UFC.

Nous exhortons les acteurs politiques et les organisations de la société civile à prendre leurs responsabilités pour éviter que cet état de choses ne connaisse un paroxysme, car « la violence appelle la violence » et nous ne souhaitons plus revivre les évènements douloureux que notre pays a connus.

En effet, c’est la jeunesse qui a toujours payé un lourd tribut au cours de ces évènements. La preuve, en dehors de nombreux jeunes blessés, 53 sont interpellés et détenus actuellement, alors que tous les responsables du collectif vaquent allègrement à leurs occupations.

La jeunesse de l’UFC s’étonne que des défenseurs des droits de l’homme violent le droit d’honnêtes citoyens de vaquer librement à leurs occupations en :

- Empêchant les élèves d’aller à l’école,

- Renvoyant les bonnes femmes des marchés,

- Proférant des menaces à l’endroit des opérateurs économiques

- Organisant la casse des commerces qui ont ouvert,

- Cassant les biens publics et privés,

- Dépossédant les citoyens de leurs biens(portables, motos, sacs, argent,…)

- Rackettant les passants

- Perturbant les activités des services de santé (hôpital de Bè,centre médico- social Bon Secours)

Nous ne comprenons pas, au vu des revendications du Collectif, que des manifestants se soient pris à notre siège.

Pour toutes ces raisons, les jeunes militants et sympathisants UFC de Lomé C

Commune et Golfe invitent les faiseurs d’opinions (les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et autres) à mettre tout en œuvre pour promouvoir la pratique de la non- violence, un comportement citoyen dans le quotidien des togolais et à emprunter les voies du dialogue, de la concertation et de la compréhension mutuelle dans la résolution de toutes les questions d’intérêt national.

Nous sommes alors tous appelés à former nos militants et sympathisants à s’armer de patience, de persévérance et à les sensibiliser aux valeurs républicaines. Nous ne « sauverons » le Togo en cassant les biens publics, privés ni en détruisant nos routes et nos édifices publics, chèrement obtenus à la sueur du contribuable togolais. Il est aussi impossible « de sauver » notre chère patrie en empêchant nos sœurs et nos mères de se rendre au marché, en violentant les étrangers présents sur notre territoire tout en ignorant que nos frères et sœurs résident aussi dans les autres pays.

Nous invitons la jeunesse Togolaise à une prise de conscience individuelle et collective en s’engageant dans un débat constructif face aux enjeux de développement économique et social du pays. Ne nous laissons donc pas instrumentaliser par des politiciens manipulateurs qui, une fois leurs intérêts personnels assouvis, abandonnent la jeunesse à son triste sort !. L’histoire politique de notre pays malheureusement nous le démontre.

La jeunesse a ses revendications légitimes qu’elle peut obtenir par la négociation et le dialogue et non par la violence.

Il est temps que nous construisions le Togo et la jeunesse doit être consciente de son implication et surtout conquérir la place qui est la sienne dans le développement de notre pays.

Il faut combattre la violence sous toutes ses formes pour permettre la reconstruction du Togo dans la paix et la sérénité. Après 40 ans de lutte, la situation de notre pays exige un courage politique nouveau.

Pour finir, nous exhortons le gouvernement et la classe politique en général à privilégier le dialogue et les voies légales comme moyens de résolution de tout différend.

Le peuple togolais a versé trop de son sang dans la lutte pour la reconquête de sa liberté confisquée.

La jeunesse de l’UFC, au vu des évènements de ces derniers jours lance un appel patriotique et pressant aux jeunes de tout bord à consolider le climat d’apaisement politique crée grâce à la signature de l’Accord historique UFC/RPT pour un meilleur essor du peuple togolais.

La jeunesse de l’UFC présente sa compassion à tous les blessés et condamne fermement l’intervention des forces de sécurité dans l’enceinte de l’église Saint Augustin d’Amoutivé et demande que de tels actes ne se reproduisent plus sur la Terre de nos Aïeux.

Vive la jeunesse togolaise pour que vive un Togo apaisé et prospère

Fait à Lomé, le 20 Juin 2012

 

© Copyright Jeunesse des Forces de Changement (JFC)

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