Droits de l’homme

La CVJR devant la presse ce samedi à Dapaong

par Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) , le 26 septembre 2011, publié sur ufctogo.com

Ce samedi 24 septembre 2011, les audiences se sont poursuivies à Dapaong par 9 témoignages. Dans la matinée, 4 témoins et victimes des cas d’emprisonnement abusif, d’assassinat, de torture et d’exécution sommaire pour cause de faune ont été auditionnés, ainsi que cinq autres témoins et victimes des violences de 2005 à Mango.

 

COMMISSION VERITE, JUSTICE ET RECONCILIATION

POINT DE PRESSE n°10

(Samedi, 24 septembre 2011)

Ce samedi 24 septembre 2011, les audiences se sont poursuivies à Dapaong par 9 témoignages. Dans la matinée, 4 témoins et victimes des cas d’emprisonnement abusif, d’assassinat, de torture et d’exécution sommaire pour cause de faune ont été auditionnés, ainsi que cinq autres témoins et victimes des violences de 2005 à Mango.

Toutes les violations des droits humains évoquées ont été perpétrées par des autorités administratives civiles ou militaires. Un cas d’un responsable politique en activité a été signalé comme instigateur et/ou parrain des violences. On lui prête même le rôle de distributeur d’armes.

S’agissant particulièrement des événements de 2005, les affrontements ont opposé Dozo et N’Djé dans les quartiers Djabou et Assadro notamment faisant resurgir des conflits fonciers non encore réglés. Dans ces deux quartiers des cases et parfois des maisons entières ont été brûlées avec des dégâts matériels importants (effets personnels, récoltes, argent liquide, etc.). Djabou étant considéré comme le fief du RPT, il y a eu amalgame entre querelles politiques, conflits fonciers et dissensions claniques.

Malgré ces plaies encore mal cicatrisées, plusieurs intervenants ont reconnu la nécessité de se pardonner afin d’envisager la réconciliation ; car le calme apparent est trompeur, aucune action sérieuse de réconciliation n’ayant été entreprise.

Dans leur déclaration écrite remise à la CVJR et portant sur ces violences, les Forces Armées Togolaises assurent n’avoir pas identifié des cas de bavure de leurs éléments et recommandent à la CVJR d’initier des démarches de réconciliation entre les clans tchokossi à l’instar de celle entreprise par les autorités togolaises et celles du Haut Commissariat aux Refugiés (HCR).
Dans l’après-midi, la CVJR a reçu au cours d’audiences à huis clos des témoignages sur des cas de violations graves des droits humains relatifs au viol.
Avec les audiences de ce jour sont clôturées les audiences à Dapaong. Elles reprennent à Kara le mercredi 28 septembre 2011 à 8h par une séance introductive suivie des audiences publiques.
La CVJR remercie :
- toutes les populations des savanes,
- les autorités administratives,
- politiques,
- traditionnelles de la ville de Dapaong qui nous ont accueillis,
- la direction et le personnel de l’hôtel Dapaong où se sont déroulées toutes nos activités,
- tous les médias qui nous ont accompagnés au cours de cette étape des audiences programmées sur l’ensemble du territoire togolais notamment à Kara, Sokodé, Atakpamé Tsévié, Kpalimé, Aného et Lomé.

Dapaong, le 24 septembre 2011

 

© Copyright Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR)

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