POLITIQUE

KPATCHA GNASSINGBE TRAHI PAR SES AVOCATS

le 23 juillet 2012, publié sur ufctogo.com

 

On se rappelle qu’il y a plus d’un an, Kpatcha Gnassingbé et ses compagnons d’infortune ont été condamnés à de lourdes peines dans l’affaire de tentative contre la sûreté de l’Etat. Suite à la publication du rapport de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) remettant en cause les aveux des accusés, les avocats ont introduit un recours en justice devant la Cour Suprême du TOGO demandant la révision du procès de leurs clients dont Kpatcha Gnassingbé, le principal. Une initiative qui a donné une lueur d’espoir aux détenus et à leurs familles.

Malheureusement pour Kpatcha et ses codétenus, la Cour suprême a rejeté le jeudi 19 juillet 2012, le pourvoi en révision du procès d’atteinte à la sureté de l’Etat. Kpatcha et ses compagnons purgeront donc le reste de leur peine derrière les barreaux.

Fait marquant de ce procès tenu ce jeudi 19 juillet à Lomé, les avocats qui se faisaient remarquer régulièrement dans cette affaire ont purement et simplement brillé par leur absence. Comportement étrange surtout pour ces avocats membres des ODDH (Organisation des Défenses des Droits de l’Homme) qui, depuis l’éclatement des évènements en 2009, ont usé de tous les moyens et de toutes les occasions pour se faire entendre. Aucun mois ne s’était écoulé sans que les avocats et les ODDH ne montent au créneau pour exprimer leur point de vue sur le dossier KPATCHA GNASSINGBE et fustiger l’Etat togolais.

Cette prolificité a suscité plusieurs interrogations d’autant plus que, à côté ces ‘grands hommes’ que les avocats et les ODDH s’empressaient de défendre avec touts les moyens nécessaires, il y a des milliers de cas pour lesquels personne ne semble accorder la moindre importance. Parmi ceux-ci, il y a malheureusement des cas d’innocents, des enfants mineurs, des femmes enceintes et des personnes malades. La conséquence de l’insouciance ou du manque d’attention des Organisations de Défense de Droits de l’Homme à l’égard de ces détenus démunis ce sont ces décès multiple enregistré ces derniers temps et relayés abondamment aux yeux de l’opinion. Pour la seule prison de Lomé on a enregistré pas moins de 15 décès en l’espace de cinq mois.

On peut sauver le Togo autrement.

Pourquoi les membres des ODDH ne se soucient guère du cas de ce citoyen innocent qui croupi en prison depuis un an en attente d’un procès et dont le tort est d’avoir eu la malchance d’être née pauvre ? Pourquoi aucun membre des ODDH ne peut offrir une seule de sa journée pour plaider la cause d’un détenu ‘anonyme’ devant un juge souvent trop pressé à envoyer en prison des gens qui n’ont aucun soutien ? Pourquoi les membres des ODDH qui veulent sauver notre pays ne peuvent pas consacrer une semaine pour défendre ses mineurs et ses femmes qui n’ont pas les moyens de se payer un avocat. Pourquoi ces avocats ne peuvent pas utiliser leur énergie à défendre ces cas de litiges fonciers qui sèment consternation et désolation dans les familles togolaises. Des interrogations certes banales mais que se posent la majorité du peuple togolais impuissant dans ce monde où seul les plus forts et les riches ont toujours raison. A cette allure l’on est en droit de se demander si les citoyens togolais peuvent espérer ? A-t-on le droit d’espérer d’une justice juste pour les pauvres ? Un citoyen dont le patronyme ne résonne pas fort comme GNASSIMGBE, ou qui n’a pas les comptes bancaires bien garni peut –il espérer bien vivre ? Une série interminable de questions qui hante les togolais jours et nuit et qui le pousse au pessimisme. Pour un observateur qui voudrait passer un tout petit peu à la loupe, le fonctionnement de la justice togolaise et tous les marchandages qui s’y pratique, le dégout et la consternation sont souvent au rendez-vous.

Quand un défenseur de droit de l’homme abandonne mille cas de privations arbitraires de liberté pour se consacrer exclusivement à un seul dossier, à un seul détenu dont les « conditions de détentions sont d’ailleurs plus inintéressante qu’une personne en liberté », souffrez qu’on dise qu’il y a quelques choses qui ne va pas. Kpatcha GNASSINGBE est certes un homme et comme tel il mérite comme tous les autres togolais une justice équitable. Lors de son procès en 2011, contrairement à tous ce que les avocats nous ont fait croire par le truchement des médias, KPATCHA était en très bonne forme. A le voir sur les écrans d’aucuns avaient d’ailleurs clamé que la prison la rendu encore plus beau. Depuis un an il est détenu à la prison civile de Lomé. Chaque jours qui passe lui le prisonnier pour lequel, plus de 10 avocats se sont mobilisés côtoie des centaines de détenu voire des milliers, enfants mineurs, des femmes. Certains sont en prison pour des délits mineurs et d’autres sont carrément des innocents.

Ce fait n’est pas nouveau pour les avocats, du moins pour les avocats togolais de KPATCHA GNASSINGBE. AJAVON ZEUS, KPANDE Raphaël et Me AFANGBEDJI sont des togolais qui connaissent trop bien les problèmes des prisons togolaises. Tous membres des Organisations de Défenses de Droits de l’Homme et tout récemment du fameux Collectif Sauvons le Togo, n’ont à leur actif aucune œuvre de bienfaisance à l’égard de la population carcérale dans ce pays. Pour sauver le pays on pouvait commencer au moins par là. C’est bien leur domaine de prédilection. Tous avocats de profession, le peuple togolais, les personnes détenues dans les prisons de l’intérieur du pays étaient en droit d’espérer que les sauveurs prennent à bras le corps les diverses injustices criarde dans le domaine sociale surtout de la justice avant de s’aventurer sur le terrain politique. Les togolais sont beaucoup plus préoccupé par les problèmes quotidien de la vie que des revendications d’ordre politique qui ne les rapporte aucune solution dans l’immédiat. Ils sont des milliers, souffrez qu’on le dise, à être injustement incarcéré dans les prisons de notre pays. Lenteur des procédures judiciaires, détentions provisoires, manque de moyens pour se payer les services d’un avocat, ignorance totale des règles de la justice… les maux sont légions. Et pourtant nos avocats membres des ODDH et fondateurs du CST côtoie quotidiennement ces cas sans que cela ne les émeuve.

A les voir à l’œuvre on est parfois tenté de croire qu’il n’y a que de justice que pour les riches. Pas besoin d’une loupe pour s’en convaincre. Là où ils s’illustrent c’est souvent dans les dossiers des ‘grands hommes’.

Régulièrement nous avons assisté impuissant à des reportages de la télévision nationale qui nous présentaient le résumé des rentrés judiciaires et des audiences dans les tribunaux.On a vu des citoyens détenus et présentés devant le juge plus de deux ans après leur interpellation, des citoyens qui sont condamné sans avoir la chance de bénéficier du service d’un avocat etc. La justice n’existe que pour les riches. Eh oui KPATCHA GNASSINGBE n’est plus a présenté. Par la disponibilité de ses fonds, ses avocats ont défendu son dossier jusqu’à milles lieux de notre pays le Togo. Des USA jusqu’en France en passant par le Nigéria, les avocats ont fait montre d’un empressement sans pareil pour le sortir de la prison. Le monsieur a bien été usé financièrement, avouons-le. Plus de dix avocats dont certains venus exclusivement de Paris pour son cas. C’est la triste réalité de la vie. Mille personnes détenues au Togo pouvaient retrouver leur liberté si on leur consacrait les 1/10 des revenus et des efforts engagé dans la défense de Kpatcha GNASSINGBE.Épuisé financièrement par les trois ans de combats judiciaires pour retrouver sa liberté Kpatcha GNASSINGBE risque de connaître les difficultés que les pauvres détenus rencontrent dans leur vie quand elle se retrouve en face d’un système judiciaire complètement pourri. L’absence des avocats de Kpatcha GNASSINGBE le 19 juillet 2012 à l’exception de Me AFANGBEDJI à la Cour Suprême de Lomé révision est le signe de la fin d’une époque. La descente aux enfers pour l’homme qui a consacré toutes ses forces financières dans une défense qui n’a pas réussi à le sortir d’affaire vient de commencer. Ajavon Zeus, Raphaël KPANDE et AFANGBEDJI, avocats du demi-frère du président de la République habitués à défendre les clients riches ont tous simplement préférer s’affairer autour de l’autre client, AGBA Bertin beaucoup plus solide, une nouvelle vache qu’il faut traire jusqu’à épuisement.Comment comprendre l’attitude de ces avocats qui avaient eux-mêmes introduit ce recours en révision ? Ces avocats avaient claironnés sur tous les médias de ce pays que la défense de leur client n’était nullement motivée par l’appât du gain.

Qui trompe qui ?

Kpatcha Gnassingbé n’est plus ce qu’il était ! D’abord dépourvu de ses biens à la suite de son jugement, il a été ruiné par ses engagements financiers vis-à-vis de ses avocats. Sa femme et ses proches ont été également spoliés par des avocats qui ont multiplié des actions de saupoudrage à travers la pompeuse formule des ODDH pour endormir leur client qui avait fort intérêt à opter pour la conciliation. Pour faire durer le suspens et gagner le maximum dans l’affaire, on a prétendu que c’est le Chef de l’Etat qui s’opposait à un règlement de l’affaire à l’amiable. Que peut on faire avec un client qui a perdu la totalité de ses biens suite à un jugement ? Rien du tout. Il faut se trouver un nouveau filon. Il n’est pas assez loin. AGBA Bertin est pour l’instant une bonne affaire. Au lieu de trainer leurs robes noir le jeudi passé devant le juge GAMATHO, les avocats de KPATCHA GNASSINGBE ont décidé d’accorder la priorité aux « hommes vivants » en se présenter à Tsévié pour rencontrer Agba Bertin ; célèbre non seulement pour avoir escroquer plus de 50 milliards de FCA à un homme d’affaire arabe, mais célèbre aussi pour avoir été l’un des premiers togolais à avoir accepté de verser une rondelette somme de cent cinquante millions de francs CFA pour reprendre sa liberté. Ainsi fonctionne le système, on ne sauve que les riches.

Source :www.koaci.com

 

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