POLITIQUE

Interview de ORE DJIMON, 3ème vice-président de l’UFC, ministre de la Communication

par UFCTOGO.COM , le 24 avril 2013, publié sur ufctogo.com

ORE DJIMON : « Dans les plateaux, il y a 25 sièges en jeu, et si l’UFC arrivait à sortir des élections avec le maximum de sièges dans les plateaux, il n’y a pas de raison que l’UFC ne soit pas majoritaire au parlement »

Lisez-plutôt !

 

UFCTOGO.COM : Bonjour Monsieur le vice président,

ORE DJIMON : Bonjour,

UFCTOGO.COM : Comment se porte l’UFC dans la fièvre des préparatifs des prochaines élections législatives ?

ORE DJIMON : Je peux dire que l’UFC se porte bien et est prête pour participer aux prochaines législatives. Donc, elle se porte mieux.

UFCTOGO.COM : Pourquoi mieux ?

ORE DJIMON : Oui, mieux, parce que ce n’était pas évident qu’après la crise que l’UFC se réorganise, se structure à travers le territoire et s’arme pour le combat politique et électoral … Ce n’était pas évident ! Mais aujourd’hui, je crois que nous suscitons même la convoitise de nos adversaires et de nos détracteurs. Nous sommes suffisamment avancés. Cependant, il y a quelques difficultés, mais ils sont à minorer.

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UFCTOGO.COM : Vous êtes le vice-président chargé de la région des plateaux, dites-nous comment vous vous préparez pour que l’UFC remporte le maximum des sièges de cette région ?

ORE DJIMON : Oui, la phase importante d’un processus électoral, c’est la question du fichier électoral. Et c’est ce qui ce déroule actuellement. Eh bien, nous nous sommes bien organisés pour appuyer les trois fédérations qui étaient concernées dans la première zone, il s’agit de l’EST-MONO, ANIE et OGOU.
Le député de l’Ogou, Honorable TOKORO et moi, on s’est organisé pour appuyer les trois fédérations. Et .., vous n’êtes pas sans savoir que c’est parce que nous avons réussi à déjouer les coups et les manières dont les gens du RPT fraudent souvent les listes électorales qu’ils sont furieux et sont allés faire écrire dans la presse « Dounya » que le ministre Oré fait la chasse aux sorcières ou que le ministre Oré a fait enrôler des mineurs. Bref, c’est parce que le recensement est allé en leur défaveur... voilà ! Et, c’est ce que nous avons fait dans la plupart de ces trois fédérations.
Maintenant, pour la suite, les neuf autres fédérations concernées par la deuxième zone, nous avons travaillé, j’ai eu une séance de travail avec tous les cadres de ces fédérations, chacun d’eux à pris l’engagement d’aller sur le terrain, faire le suivi directe. Et, je leur ai donné le canevas de la démarche de ce suivi, je leur ai tout communiqué et après une séance de travail, ils sont partis avec le schéma type, c’est-à-dire, comment surveiller tout ce qui se passe, comment contrôler même nos éléments qui sont dans les CRV (Centre de Recensement et de Vote), les superviseurs que nous–mêmes nous avons déployés, notre représentant à la CELI, bref, comment coordonner les activités pour que le recensement se déroule dans les meilleures conditions. Et, ils sont partis pour la plupart, des députés et là où il n’y a pas de député, nous-mêmes nous faisons le suivi direct.
Et bien ! Au jour d’aujourd’hui et chaque soir, j’appelle les responsables de ces fédérations ou députés et ils me font le point parce que je suis au comité de suivi. Et donc, s’il y a des difficultés, nous les évoquons pour que la CENI les corrige immédiatement. Alors, je me réjouis du fait que tous ces députés sont sur le terrain. Certains viennent tout juste de me quitter après m’avoir fait le compte rendu. Nous croyons que la stratégie que nous avons adoptée nous permettra de sortir un fichier électoral qui est acceptable dans la région des plateaux. Çà, c’est la première étape, et c’est très essentiel parce que si nous ratons cette étape, la suite n’est pas aussi certaine. Mais, nous espérons que la majorité des électeurs attendus se fera enrôler dans la plupart de ces fédérations.
Outre cela, après le recensement, nous avons une stratégie d’occupation effective du terrain. Et ce, jusqu’à la précampagne et campagne. Cette stratégie est en trois volets, à savoir : la Communication, la mobilisation et les ressources matérielles et financières. Nous partageons aussi nos expériences, parce que les réalités dans la préfecture de DAYE n’est pas forcément la même dans la préfecture de HAHO. Et, avec le soutien du Président national, nous sommes en train de relever les défis.

UFCTOGO.COM : Êtes-vous satisfait du déroulement de processus de recensement dans la première zone ?

ORE DJIMON : Il faut dire qu’au niveau des préfectures OGOU et ANIE, le résultat n’a pas été ce que nous espérions, mais, c’est acceptable. Cependant, dans l’EST-MONO, nous apprécions le travail abattu.

UFCTOGO.COM : Qu’avez vous déploré dans ces deux préfectures ?

ORE DJIMON : Nous avons déploré le fait que cette circonscription électorale (OGOU-ANIE) soit trop lourde pour une seule CELI. Et, je l’avais personnellement bien souligné lors de nos discussions.
D’abord, nos CELI sont en nombre incomplet. Et, on demande à quatre ou à cinq personnes de coordonner le recensement électoral dans deux préfectures, de densité de plus de 300 000 habitants, et on leur demande le même résultat qu’une CELI sur un territoire de 500 km2, vous voyez ?
Par ailleurs, les problèmes de pannes, de Kits, d’imprimantes à l’intérieur des deux préfectures. Si un kit tombe en panne, il faut attendre deux jours avant que le technicien arrive, parce qu’il faut que la CELI soit informée d’abord, et il y a des zones où il y a même pas de réseau téléphonique. Il y a, au fond de la préfecture d’ANIE, vers la frontière du Bénin, deux ou trois villages qui n’ont pas été recensés. Tout simplement, parce que la distance entre ces villages et le CRV est très importante. Il fallait faire vite et aller les recenser sur place, ce qui n’a pas été fait parce que la CELI était débordée. On ne peut pas accuser la CELI de n’avoir pas été à la hauteur de la tâche, mais cinq personnes pour gérer le processus dans deux préfectures aussi vastes et si denses, … C’est çà !! Mais comme le vin est tiré, et qu’il faut le boire, nous l’avons fait avec… voilà !!

UFCTOGO.COM : Actuellement se déroulent le processus de recensement dans la seconde zone. Avez-vous pris des dispositions afin que ces mêmes problèmes ne se reproduisent plus ?

ORE DJIMON : Bien sûr ! Bien sûr ! Des dispositions sont prises. Comme je venais de le dire, j’ai tenu des réunions auxquelles a pris part l’Honorable TCHAMPANA et qui est actuellement sur le terrain avec son vice président, M. Mally. Ils sont appuyés par le coordonnateur de l’Amou, qui est aujourd’hui membre de la CELI. Ils font un travail très remarquable. Et je suis en contact avec eux tous les jours. C’est dans le HAHO, très vaste, 3000 km2 et où nous n’avons aucun cadre politique ayant les moyens nécessaires, mais nous avons sur place une équipe dynamique et très solide et qui bénéficie de nos soutiens pour une meilleure supervision du recensement. C’est le même cas à AKEBOU.
Dans KPELE, j’ai sensibilisé mon collègue NUNYABU qui est très est attentif aux activités de la fédération. Dans le KLOTO, il y a l’Honorable ADJIMA, dans AGOU, il y a l’Honorable KPOYI, qui vient de me quitter et avec lui, j’ai fais le point du processus dans la zone. A DANYI, c’est l’Honorable SOGADI, dans WAWA, c’est l’Honorable NYAMEKOU, dans le MOYEN-MONO, l’honorable ADJANGBA n’est pas sur le terrain mais, je l’appelle souvent et je travaille avec son président fédéral. Et, là où il y a personne, j’interviens moi-même directement.

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UFCTOGO.COM : Monsieur le vice-président, que dites-vous de la grogne sociale au niveau des syndicats des travailleurs et qui a entrainé des conséquences douloureuses pour tous les togolais, en particulier pour certaines familles de la ville de Dapaong ?

ORE DJIMON : Écoutez !! C’est un fait que nous déplorons et que nous regrettons à l’UFC. Personnellement, je trouve que c’est malheureux qu’on en arrive là. Et, c’est un problème qui doit être géré avec la plus grande attention. Je pense que c’est ce que le Gouvernement est en train de faire. Le Président national de l’UFC, Gilchrist OLYMPIO, est très engagé dans cette affaire. Il a déjà rencontré le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Ils en n’ont discuté. Je crois qu’il a prodigué d’utiles conseils au Chef de l’Etat, lesquels conseils permettront de sortir de cette situation définitivement. Maintenant, le gouvernement et les syndicats sont encore en pour-parler pour boucler les derniers réglages. L’annonce du déblocage de dix milliards, non inscrits sur le budget actuel, permettra aux fonctionnaires de souffler un peu, d’ici la fin de l’année pour que dans le budget de 2014 toutes les revendications soient intégrées. Je crois que, pas à pas, nous sommes entrain de sortir de cette étape de turbulence.
UFCTOGO.COM : Quels sont les efforts que le parti fait pour soulager les populations de la région du joug que la pauvreté et du chômage ?

ORE DJIMON : Il y a de cela deux ans, j’ai décidé d’aider nos femmes à s’auto épanouir à travers la constitution de groupements. J’ai commis un cabinet qui a pour domaine d’intervention le développement communautaire. Et, c’est ce cabinet qui a aidé les femmes dans 16 villages à se constituer en groupements. Ces groupements, une fois constitués et les textes déposés, ils ouvrent des comptes au niveau des institutions de micros finances. Et, moi, j’interviens pour que ces micros finances leur octroient des crédits. L’expérience a été faite en 2012, et elles ont entièrement remboursé leurs crédits.
Pour cette année, je crois qu’il y aura une amélioration en termes de montant pour appuyer ces femmes. Et donc, il y a actuellement la nécessité de les mettre ensemble pour créer une association. Ce qui a été fait et elles m’ont invité le Samedi dernier à Morétan. Le bureau de l’Association a été mis en place. L’Association est dénommée Association des Groupements pour l’Epanouissement des Femmes de l’Est-Mono (AGEF/EM). Chaque groupement compte au minimum 60 membres. L’association a été créée samedi dernier, j’ai remis symboliquement une enveloppe de 300 000 FCFA au bureau de l’association pour que le travail puisse commencer parce qu’il y a plein de groupements qui sont entrain de s’organiser à travers la préfecture, une fois constitués, ils vont envoyer leur demande d’adhésion au niveau de l’association.
Puisque à terme, on voudrait que chaque village ait un groupement de femmes, tous les villages de l’Est-Mono soient dotés de groupements de femmes et coordonner par cette association. L’association vient de naitre, les moyens mis à leur disposition, elles vont tout formaliser, élargir leur champs d’action et maintenant, qu’elles soient outillées pour frapper aux portes des partenaires pour leur intervention.
Quel est l’objectif fondamental ? C’est de permettre aux femmes de l’EST-MONO, de s’auto épanouir et de pouvoir encadrer et supporter leurs enfants dans l’apprentissage et dans leur cursus scolaire. Mieux encore, qu’elles puissent soutenir leurs maris pour que le taux d’émigrations vers le Nigéria diminue, parce que c’est un fléau chez moi dans l’EST-MONO. Les jeunes, parce qu’ayant sa femme, un ou deux enfants et n’arrivant pas à les supporter, abandonne la femme et part pour le Nigéria. Certains meurent en route, d’autres sont tués par des brigands au retour. Donc, les femmes s’organisent pour que ce fléau diminue d’intensité.

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UFCTOGO.COM : Un message aux militants en général et en particulier à ceux des Plateaux ?

ORE DJIMON : Le message, c’est de dire qu’à partir du moment où le recensement est en cours, c’est de savoir que la bataille est engagée, plus de répits, mais par contre, plus de détermination, plus d’engagement, plus de conviction, plus de sérieux dans le travail pour que les plateaux puissent apporter la victoire à l’UFC. Il faut rappeler que dans les plateaux, il y a 25 sièges en jeu, et si l’UFC arrivait à sortir avec le maximum de sièges dans les plateaux, il n’y a pas de raison que l’UFC ne soit pas majoritaire au parlement.

UFCTOGO.COM : Et à l’endroit des citoyens en général ?

ORE DJIMON : A l’endroit des citoyens, c’est d’espérer, de ne pas sombrer dans le pessimisme, dans le découragement,…non ! Il faut de l’endurance. Vous votez, vous n’avez pas le résultat escompté, ce n’est pas une raison pour renoncer à cela. Il faut persister, il faut persévérer et un beau jour la lumière va jaillir. C’est la seule façon de faire sortir notre pays de cette situation. Il faut l’audace pour espérer parce que notre pays va changer, notre pays va évoluer et sortir de cette situation. J’en suis convaincu.

UFCTOGO.COM : Merci Monsieur le vice président,

ORE DJIMON : C’est moi qui vous remercie.

La rédaction

 

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