ABLODE VIWO

Droit de réponse aux allégations de Monsieur Eric Armerding

par Ablodé Viwo , le 22 octobre 2010, publié sur ufctogo.com

ABLODE VIWO est le nom d’un groupe de réflexion et d’action, constitué « d’intellectuels engagés » togolais et de « gardiens du temple de l’UFC historique et authentique ». Ces derniers ont décidé de s’impliquer dans le débat politique togolais et de faire oeuvre de pédagogie et de clarification, tant sur les stratégies politiques pour une alternance et une démocratisation véritable sans exclusion, sur la ligne politique de l’UFC et ses propositions pour un développement économique, social et culturel du TOGO.

 

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Eric Armerding

Monsieur Eric Armerding, célèbre pour être à la fois le premier beau frère de monsieur Gilchrist Olympio, ancien Directeur Principal à l’Unesco, et un des plus anciens et proches compagnons de route du « leader historique et charismatique de l’opposition togolaise », a posé depuis le 9 août 2010 un certain nombre d’actes publics qui mettent en cause son honnêteté intellectuelle au déclin de sa vie et mettent en lumière sa versatilité humaine et politique au soir de sa vie bien remplie où il serait grand temps pour lui d’aspirer à la sagesse, à la concorde, à la réconciliation, et surtout mettent en lumière son manque de loyauté humaine et politique envers son beau-frère et mentor politique en ce moment critique de son combat politique indéfectible de plus de quarante ans en faveur de la « démocratie togolaise » et du « peuple martyr togolais », et dont il se montrait si fier d’être le prestigieux conseiller spécial, avant de se mettre aujourd’hui à son âge à « hurler avec les loups » et à se jeter au sein d’une « meute de chiens » sur une proie qu’ils croient facile de leur avidité de « sang politique » au prix d’un « acte parricide ».

Compte tenu du trouble que ces actes n’ont pas manqué de susciter auprès des anciens et indéfectibles fidèles de « l’UFC historique, authentique et mythique », et pour en limiter les dégâts auprès de ceux-ci, de peur qu’ils ne se laissent abuser de bonne foi par ces actes qui les incitent jusqu’au débauchage malsain à le suivre dans son « aventure et errance politique » dans l’espoir d’un parti politique pompeusement et irrespectueusement baptisé ANC, nos responsabilités au sein de « l’UFC historique, authentique et mythique » nous obligent à sortir de la réserve que nous imposait jusqu’à ce jour le respect et l’admiration que nous devions à monsieur Armerding, pour « mettre les points sur les i » et défendre l’honnêteté intellectuelle, la fidélité humaine et politique, la moralité inviolable et le moral des troupes des « fidèles de l’UFC historique, authentique et mythique », de tous les combattants pour la démocratie togolaise, et de tous les « re-bâtisseurs de la Cité togolaise », auxquels vient de lancer un appel pressant le « Père de la démocratie togolaise » dans son dernier meeting à Aflao le dimanche 17 octobre 2010, et dont la fidèle transcription en français de son discours en éwé à ses auditeurs est disponible sur le site UFCTOGO.COM.

En effet, d’entrée de jeu de sa « Note aux auteurs du mémorandum des Amis de Gilchrist Olympio » en date du 9 août 2010 et qui porte la marque d’un papier rédigé à la hâte sans le travail qu’imposent la rigueur et l’honnêteté intellectuelle dont il se réclame, dans le but affiché de réfuter par l’artifice du démenti diplomatique l’accusation de complot ourdi de longue date contre son beau-frère, son mentor et le Président Fondateur et Président National de son parti par plusieurs de ses plus proches collaborateurs et profiteurs, tant sur le plan politique que matériel, qui sont des tristes illustrations vivantes de l’adage de chez nous selon lequel « l’ingratitude est le salaire de l’existence » (akpémado mado yé nyi xixemé pé fétou » en éwé), Eric Armerding a écrit : « on ne gagne pas la sympathie ni l’adhésion d’un peuple en lui racontant des inexactitudes voire des mensonges. Il s’en aperçoit tôt ou tard et se retourne contre les auteurs de ces méfaits ».

Le problème sérieux de rigueur, d’honnêteté intellectuelle et d’honnêteté tout court que pose ce discrédit qu’Eric Armerding jette faussement sur les prétendus « auteurs de ces méfaits », c’est que rien de ce qu’il apporte comme témoignage dans sa « déposition à charge » ne constitue une contradiction patente avec les faits qu’il prétend réfuter. On pourrait dire au mieux que son témoignage apporte des compléments ou des variantes d’information, un peu comme les témoignages des « quatre évangélistes » qui, malgré leur divergence sur certains points, ne constituent nullement des contradictions mutuelles.

Ce qui est plus inquiétant pour la rigueur et l’honnêteté intellectuelle actuelles d’Eric Armerding, c’est que trois semaines après la publication de son « brûlot », son aîné et « compagnon d’aventure et d’errance politique » Tété Godwin a fait paraître un article plus emprunt de mesure et de prudence mais dont le titre « Togo debout ! La lutte doit continuer » est contredite par les déclarations répétées du Président National de l’UFC depuis son discours mémorable au congrès extraordinaire de « l’UFC historique, authentique et mythique » du 12 août 2010 et auquel font échos sa conférence de presse à Lomé du 28 septembre 2010 et son dernier meeting de Lomé que ses détracteurs feraient mieux de lire attentivement avant de travestir ses déclarations explicites et « d’accuser de rage son chien qu’on veut noyer ». Dans son article en question, Tété Godwin confirme les dates rapportées par le « mémorandum » faussement incriminé pour fonder l’ancienneté de la crise à l’UFC née de l’ambition mal placée et démesurée du « vizir qui veut devenir calife à la place du calife » et qui est suffisante pour motiver l’accusation de « complot ourdi par le vizir et ses complices ».

De plus, dans leurs « dépositions devant tribunal sacré de l’histoire », Eric Armerding et Godwin Tété ont « péché par omission » en ne mentionnant pas l’initiative prise à la fin 2008 par un membre du « conseil des sages de l’UFC » et connu sous le nom de « Togoto », qui a réuni le Président National de l’UFC et son Secrétaire Général de l’époque pour les confronter à la rumeur du complot qui courait déjà et pour le déjouer à temps.

Dans tous les cas, indépendamment de cette accusation et de cette rumeur persistante depuis au moins 2005 et qui courait depuis 2003, les tentatives avortées d’exclusion provisoire puis définitive du Président Fondateur de l’UFC et la tentative tout aussi ratée de « l’auto proclamation calife à la place du calife par un vizir » à la faveur du congrès illégal, illégitime et fictif de l’UFC du 10 août 2010 consistant simplement en fait à rendre public des documents préparés d’avance, prouvent irréfutablement sans preuves ni discussions supplémentaires la réalité du « complot » ourdi de longue date contre le Président Fondateur et Président National de l’UFC.

Aussi, est-il fort éloquent que ni Eric Armerding, ni Tété Godwin ne fait la moindre allusion dans leurs articles en question à ces tentatives d’exclusion qui constituent le paroxysme de la « guerre fratricide à l’UFC », commettant ainsi « devant tribunal sacré de l’histoire » un autre « péché par omission », qui cette fois-ci n’est plus « véniel », mais « capital ».

La liste des problèmes sérieux de rigueur, d’honnêteté intellectuelle et d’honnêteté tout court posés à Eric Armerding par sa « Note aux auteurs du mémorandum des Amis de Gilchrist Olympio » et que nous venons de relever n’est pas encore complète. Il reste un problème de taille. En effet, dans cette « déposition à charge contre lui-même », Monsieur Eric Armerding a écrit : « A partir du 18 janvier 2010, j’ai reçu des appels téléphoniques de quelques présidents de sections de la Fédération internationale de l’UFC m’informant qu’Elliot Ohin leur demandait de saisir la CENI pour récuser la candidature de Jean-Pierre Fabre. Je suis le Président de la Fédération Internationale UFC et n’avais pas compris qu’une telle initiative soit prise à mon insu. J’ai expliqué à nos compatriotes présidents des sections de la Fédération internationale qu’ils n’avaient aucune autorité pour effectuer une telle démarche ».

Comme l’ont si judicieusement écrit le tout nouveau Président de la fédération internationale de l’UFC et ancien secrétaire général de cette fédération depuis sa création en 1992, Monsieur Magloire Olympio, ainsi que le Président de la section France de cette fédération, Monsieur Georges Beke, dans leur déclaration en date du 1er octobre 2010 disponible sur le site UFCTOGO.COM, ce dernier argument d’Eric Armerding « constitue un cas de jurisprudence intéressant sur lequel pourraient s’appuyer les observateurs et acteurs de la démocratie togolaise, notamment dans le camp des « Fabristes », pour juger les actes posés par les divers protagonistes de la crise actuelle qui mine et affaiblit la démocratie togolaise, avec l’honnêteté intellectuelle requise par la vraie démocratie, à ne pas confondre avec la démagogie et le populisme, avec leurs artifices de sophistes pour abuser de la bonne foi et de la crédulité des militants et de l’opinion publique ».

Ce cas de jurisprudence, que ces deux responsables de la Fédération Internationale de l’UFC proposent dans leur déclaration d’appeler à juste titre « la jurisprudence Armerding », a déjà été appliqué par ces responsables dans cette déclaration pour démontrer « d’abord clairement, même aux « talibans Fabristes », que le Président National de l’UFC avait raison de défendre les prérogatives et les pouvoirs que lui confèrent les statuts et les règlements intérieurs de l’UFC, notamment l’article 21 des statuts de 1994 en vigueur stipulant : « Le Président du Bureau National est le premier responsable du Parti. Il signe tous les actes et, après avis des autres membres du Bureau, les décisions qui engagent le Parti. Il représente l’UNION DES FORCES DU CHANGEMENT (U.F.C.) dans tous les actes de la vie civile. Il préside les assemblées et les réunions du Conseil Exécutif National et du Congrès National convoqué extraordinairement. Il coordonne les activités au sein du Bureau National ». Ce cas de jurisprudence confirme donc avec éloquence et brio les arguments de la déclaration du Cabinet du Président National de l’UFC en date du 8 juin 2010 « sur l’illégalité et l’illégitimité de la prétendue exclusion provisoire du président fondateur de l’UFC », disponible sur le site officiel de l’UFC. »

Cette « jurisprudence Armerding » démontre également avec autant d’éloquence et de brio la contradiction logique et morale interne de ce dernier qui a encouragé et même poussé « les membres dissidents et comploteurs de l’UFC » de l’ancien Bureau National de l’UFC a commettre à l’encontre du Président National de l’UFC et ipso facto Président du Bureau National de l’UFC des actes d’illégalité, d’illégitimité, d’irrespect et d’immoralité qu’il dénonce lui-même avec la force du droit lorsque de tels actes de portée infiniment moindre sont commis à son encontre. Rappelons à ce sujet que tout bureau politique sans son président statutaire est une sorte de « monstre juridique sans queue ni tête ».

Sachant pertinemment que, au sujet du fameux accord UFC-RPT, le Président National de l’UFC a bien consulté le Bureau National de l’UFC en réunion statutaire, ainsi que ses plus éminents membres en tête à tête, et ce au moins trois fois dans les deux semaines qui ont précédé la signature de cet accord, Monsieur Eric Armerding est-il conscient qu’il parlait en fait de lui-même et de tous ceux qu’il a encouragé et poussé dans « l’illégalité et l’illégitimité, et l’immoralité », à bafouer les règles élémentaires de respect des procédures statutaires et démocratiques, de respect de l’autorité statutaire, démocratique et légitime, de respect des droits de l’homme et de la dignité humaine de son interlocuteur, surtout lorsqu’il est son aîné, son bienfaiteur ou son « père spirituel ou politique », lorsqu’il déclarait dans son discours d’introduction à la prétendue « assemblée générale extraordinaire de l’UFC-FRANCE » du 3 octobre 2010 : « De l’avis général, s’il y a aujourd’hui une crise grave qui mine l’UFC, c’est que certains de ses membres et non des moindres ont bafoué les règles de démocratie, de liberté et de respect des droits de l’Homme qui fondent le combat de notre parti et que nous inculquons méthodiquement à nos membres et à travers eux au Peuple Togolais ; cela afin de justifier les raisons de notre lutte pour l’accession au pouvoir et pour que demain nous ne recommencions pas les mêmes errements que nous reprochons aujourd’hui à ceux qui nous gouvernent » 

En lançant de fausses accusations explicitement contre les « auteurs du mémorandum des Amis de Gilchrist Olympio », et implicitement contre le Président National de l’UFC, Eric Armerding a donc pris lui-même le risque de recevoir en pleine figure le boomerang qu’il a lui-même lancé en direction d’autres, expérimentant par lui-même le maxime disant : « celui qui se pose en s’opposant s’expose sans pouvoir à s’imposer ».

Après avoir lancé ce boomerang et après avoir lancé depuis le 3 octobre 2010 des opérations tous azimuts de « débauchage malsain » des membres de toutes les sections de la Fédération Internationale de l’UFC au profit de l’hypothétique ANC, même de la section naissante de la Norvège qui vient de publier un communiqué de soutien à toutes les initiatives en cours du Président National de l’UFC, notamment à l’accord UFC-RPT, nous venons d’apprendre le jeudi 21 octobre 2010 par le journal « Chronique de la Semaine » publié à Lomé que : « Selon une source proche de l’ANC, les cerveaux de ce parti, en l’occurrence Eric Amerding et Me Georges Lawson s’apprêtent à se rendre à Ouagadougou pour rencontrer le président du Faso, Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise togolaise. Ces envoyés de Jean-Pierre Fabre iront demander au facilitateur de mettre la pression sur le gouvernement pour ouvrir des discussions avec leur nouveau parti ANC qui n’a même pas encore obtenu son récépissé. Et pourtant, le président de ce parti, Jean-Pierre Fabre, a toujours martelé qu’il ne discutera avec personne et qu’il réclame rien que sa « victoire ».
Lors de ses derniers meetings, Jean-Pierre Fabre vociférait encore qu’il n’était pas question d’entreprendre une quelconque négociation avec le régime RPT avec lequel Gilchrist Olympio a accepté de collaborer. Jean-Pierre veut-il maintenant emboîter le pas à son mentor Gilchrist Olympio en acceptant discuter avec le RPT ? ».

N’est-ce pas un comble d’immoralité que Monsieur Eric Armerding cherche à utiliser les relations politiques de son ancien mentor auprès desquelles ce dernier l’avait introduit pour l’exercice de sa fonction de conseiller spécial auprès de lui, pour se servir de ces relations afin de combattre politiquement son ancien bienfaiteur politique et son propre beau-frère ? N’est-il pas là en train de lancer un autre boomerang ?

Avant de terminer, qu’il nous soit permis de nous tourner vers tous les anciens ou indéfectibles fidèles de « l’UFC historique, authentique et mythique », ainsi que vers tous les observateurs attentifs de la vie politique togolaise actuelle, qui sont exposés au risque d’être impressionnés, interpellés et troublés par l’attitude et le comportement politique actuelles de monsieur Eric Armerding vis-à-vis de son ancien mentor et bienfaiteur politique et son propre beau-frère qu’il prétend connaître si bien et qu’il prétend avoir servi si fidèlement et de manière aussi désintéressée. Nous aimerions leurs dire que cette attitude et ce comportement ne sont pas nouveaux dans l’histoire douloureuse du « peuple martyr togolais », que Sylvanus Olympio, le Père du Togo model et moderne, Père de l’indépendance togolaise et père de Gilchrist Olympio, en a souffert lui-même de la part de son propre beau-frère, frère de son épouse Dina Grunitzky, dont il a été également un mentor politique au début de sa vie politique togolaise, et qui a fini par devenir son principal adversaire politique après la création en 1946 du Parti Togolais du Progrès (PTP) de Nicolas Grunitzky, le principal parti concurrent du parti de Sylvanus Olympio, le Comité de l’Unité Togolaise (CUT), créé en 1941 par transformation du Cercle des Amitiés Françaises (CAF) créé dès 1936. Grâce à l’appui de l’administration française au Togo, Nicolas Grunitzky a même réussi à « brûler la politesse » à son mentor politique en devenant et 1956 le premier « Premier Ministre du Togo », avant que Sylvanus Olympio ne lui succède à ce poste après la célèbre victoire électorale du 27 avril 1958 et ne devienne le premier « Président du Togo » le 27 avril 1960, et avant que Nicolas Grunitzky ne profite involontairement de l’assassinat de Sylvanus Olympio le sinistre 13 janvier 1963 pour lui succéder comme « Président du Togo » jusqu’en 1967. La genèse, l’évolution et la fin tragique des relations entre Sylvanus Olympio et son beau-frère Nicolas Grunitzky sont bien relatées au chapitre « L’homme tranquille » du livre édifiant « Sylvanus Olympio, Le Père de l’indépendance togolaise », de Atsutsé Kokouvi Agbobli.

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Nicolas Grunitzky

Cette comparaison de ce que Sylvanus Olympio a souffert de son beau-frère Nicolas Grunitzki, avec ce que Gilchrist Olympio est en train de souffrir de son beau-frère Eric Armerding nous fait naturellement penser que ce dernier ne fait que « rejouer » dans l’histoire politique actuelle du Togo le rôle que Nicolas Grunitzky y avait joué plus d’un demi siècle plus tôt, conformément à la parole de sagesse prêtée au Roi Salomon : « Ce qui fut, cela sera, ce qui s’est fait se refera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Qu’il y ait quelque chose dont on dise : « tient, voilà du nouveau ! », cela fut dans les temps qui nous ont précédés » (L’Ecclésiaste, 1,9-10).

Mais toute comparaison a des limites, et en dépit de la curieuse ressemblance physique entre Nicolas Grunitzky et Eric Armerding, ce serait faire injure à ce premier que l’assimiler ce second et ce serait faire trop d’honneur à ce dernier que de l’assimiler à ce premier. En effet, malgré tout ce que Nicolas Grunitzky doit à son beau-frère sur le plan affectif comme politique, personne ne l’a jamais accusé ce premier de « traîtrise » vis-à-vis de ce dernier, car comme l’a écrit le Président français Georges Clemenceau, « un traître est celui qui quitte son parti pour un autre ». « Avec armes et bagages, comme le ministre français Eric Besson en pleine campagne électorale présidentielle française en 2007 », aurions-nous envie d’ajouter. Apparemment, c’est bien le cas d’Eric Armerding, qui en demandant à celui qui a osé signer le communiqué « illégal et illégitime » de l’exclusion provisoire de son beau-frère, Président Fondateur et Président National de l’UFC, de signer également par dérogation la démission d’Eric Armerding de l’UFC parvenue au nouveau Secrétaire Général de l’UFC le 12 octobre 2010, comme lui-même s’en vante dans sa « lettre aux sections de la fédération internationale de l’UFC au sujet de la création de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) au Togo », a inventé « le forfait de la trahison par procuration », comme ne manquerait pas de le railler Georges Clemenceau, en lui ajoutant malicieusement que « les traites à l’UFC ne sont pas dans le camp que croient les profanes ».

Monsieur Gilchrist Olympio pourrait se consoler du « forfait de trahison par procuration » de son « beau-frère bien-aimé » en pensant avec H. de Montherland (Carnets, 1930-1944, Gallimard) que « Il y a un bon côté de la trahison des êtres. Quel élan renforcé vers celui qui ne trahit pas ! », et en pensant avec M. Sachs que « on ne trahit bien que ceux qu’on aime » (Derrière cinq barreaux, Gallimard).

Pour terminer, qu’il nous soit permis d’inviter monsieur Eric Amerding et tous les « nouveaux zélateurs et ouvriers de la dernière heures de la démocratie togolaise » à méditer sérieusement et aussi souvent qu’il leur sera possible sur l’aphorisme suivant du philosophe Friedrich Nietzsche, « le maître du soupçon » : « tu as un idéal en vue. Mais es-tu fait d’une pierre assez noble pour pouvoir en tirer une telle statue divine ? Sinon, tout ton travail n’aboutirait-il pas à une sculpture barbare ? Un blasphème de ton idéal ? » (Le gai savoir, aphorisme 215).

ABLODE VIWO
22 octobre 2010

 

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