Fête de l’indépendance

Discours solennel du Président Nationnal de l’UFC à l’occasion du 27 avril, fête de l’Indépendance

par Gilchrist Olympio , le 27 avril 2011, publié sur ufctogo.com

Mes chers compatriotes,

Nous marquons aujourd’hui l’anniversaire de notre première année de marche dans ce deuxième cinquantenaire de vie qu’a ouvert notre cher Togo l’année dernière.

 

Comme je vous le disais lors de mon allocution de fin d’année 2010, ce nouveau cinquantenaire est une nouvelle page blanche où nous aurons à écrire un autre chapitre de l’histoire de notre jeune Nation.

Durant cette année de renouveau, c’est donc résolus à continuer notre lutte pour une alternance pacifique et négociée et confiant en notre capacité collective à faire avancer notre pays vers un futur prospère et plus heureux, que nous nous sommes attelés à travailler à cette douloureuse mais nécessaire réconciliation nationale en vue de donner essor à une véritable renaissance économique et démocratique du Togo.

Malgré les lenteurs et les lourdeurs du système que nous cherchons à réformer, force est de constater que le processus de rénovation de notre pays est engagé et le travail de notre équipe au sein du gouvernement contribue efficacement à redonner un élan certain à l’économie moribonde du pays.

Les finances du Togo se sont assainies considérablement, même si d’énormes progrès restent à faire dans le domaine de la transparence de la gestion de l’état. Les infrastructures routières du pays et de la ville de Lomé sont en reconstruction grâce aux nouveaux accords aboutis avec nos partenaires financiers. Un budget de relance est en application et comprend plusieurs mesures d’aide à l’insertion des jeunes et de promotion de l’emploi. Nos infrastructures de formation universitaire, technique et professionnelle sont en expansion pour la première fois depuis plus de 30 ans. Plusieurs secteurs d’activité économique commencent à ressentir les effets de cette relance.

Mais si ce début est prometteur et porteur de germes de progrès, nous devons nous préparer à la réalité que la route vers notre liberté totale et notre prospérité économique est encore longue.

L’indépendance que nous cherchons à construire aujourd’hui est différente de celle qu’avaient gagnée nos ainés en Avril 1960. Cette indépendance mettait un terme au fléau de l’oppression coloniale et était pour eux l’aboutissement de plusieurs longues décennies de résistance civique, combinée à une stratégie courageuse de participation active aux rouages de l’autorité administrative en vue de la réorienter au service du peuple qu’elle opprimait.

Nous n’avons plus aujourd’hui en nous la joie sans limites et l’esprit de liesse qui avaient animés nos ainés au soir de cette indépendance.

Nous sommes muris qu’une « indépendance souveraine déclarée » ne garantit pas à un peuple son indépendance pleine, la liberté de ses citoyens, leur droit à participer à la vie et aux choix de leur pays, leur prospérité économique, et leur sécurité physique. C’est muris de notre expérience des résultats du premier cinquantenaire Togolais et des réalités qui ont jalonnées l’histoire du progrès Africain, que nous avons choisi une fois encore, comme nos ainés jadis, d’œuvrer de façon directe et participative à changer le présent du Togo pour influencer son futur.

Pour l’Union des Forces De Changement, le projet de notre deuxième cinquantenaire consiste à la construction de la deuxième colonne vertébrale de l’indépendance réelle du pays, seule a même de la rendre durable et motrice : elle est basée sur l’indépendance et la souveraineté de l’individu, et non sur la souveraineté d’un état-nation, à l’intérieur de ses frontières, sans considération pour le bien être de ces citoyens.

C’est donc pour l’UFC en replaçant la raison d’être de notre indépendance, la justification de notre existence en tant que nation, autour du bien être de l’individu, du togolais, de sa famille, de ses enfants, et de sa liberté physique, sociale, économique et politique, que nous aboutirons ensemble le projet républicain qui a germé le 27 Avril 1960. Nous demandons à tous nos concitoyens de se joindre à ce projet, et de travailler avec nous à créer un futur meilleur pour nos enfants et nos petits enfants.

Que Dieu bénisse le Togo, et que notre pays renaisse d’une indépendance nouvelle et renforcée par la liberté individuelle de ses fils et de ses filles.

Ablodé, Ablodé, Ablodé Gbadja !

 

© Copyright Gilchrist Olympio

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
samedi
23 septembre 2017
Lomé 27°C (à 12h)