POLITIQUE

Déclaration du Président National de l’UFC, Gilchrist Olympio, lors de la conférence de presse marquant la comémoration du 05 octobre 1990, ce jour, anniverssaire des 22 ans.

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 5 octobre 2012, publié sur ufctogo.com

Une conférence de presse animée par le Président National de l’Union des Forces de Changement ( UFC), Gilchrist Olympio, pour marquer la célébration de l’une des dates les plus importantes dans l’histoire de la lutte démocratique du Togo à savoir "le 05 octobre 1990", a réuni un grand nombre de journalistes, des membres du corps diplomatique et certains militants du parti le 05 octobre 2012 à Lomé.

Voici la déclaration faite par le Président National, Gilchist Olympio, au cours de la circonstance, placée sous le thème "05 octobre 2012 (22 ans) : quelles avancées démocratiques pour le Togo ? :

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Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique et des Organisations Internationales,

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

La conférence de presse à laquelle nous vous convions, s’est imposée à nous en ce jour symbolique du 5 Octobre 2012, comme la nécessité de poser un regard rétrospectif sur le chemin de la démocratisation depuis le 5 Octobre1990 jusqu’à ce jour.

De l’analyse sans complaisance que nous aurons faite de la situation, dépendront le diagnostic que nous poserons et l’attitude idoine que nous adopterons pour faire face avec courage et réalisme, aux futures échéances qui nous attendent et qui, non seulement, redessineront la nouvelle configuration de l’échiquier politique togolais, mais permettront également d’administrer la preuve de notre engagement résolu pour le changement démocratique.

Le processus de démocratisation de notre pays, est un écheveau particulièrement complexe qu’il nous faut démêler, tant les phases et les évènements qui le jalonnent, laissent entrevoir un grand espoir, mais se révèlent vite, porteurs de germes de fourberies ; autrement dit, nous connaissons les difficultés que suscite l’exercice normal de la démocratie dans un pays en crise de croissance.

De la clandestinité à la révolte du 5 Octobre 1990, du parti unique à l’effectivité de la charte des partis politiques et l’organisation de la conférence nationale souveraine, les togolais ont connu leur lot de souffrances, de répression aveugle, d’emprisonnements arbitraires, d’enlèvements, d’assassinats, de hold-up électoraux et des engagements très peu respectés à l’issue de dialogues multiples.

Il y a lieu d’admettre que cette période de transition qui s’est traduite par la mise en place d’un Haut Conseil de la République ( parlement de transition faisant office d’une assemblée constituante ), d’un gouvernement d’union nationale de transition, piloté par un premier ministre issu de ladite conférence nationale, a également connu une floraison de publications comme pour exalter les bienfaits d’une liberté d’expression retrouvée.

Mais, les habitudes ayant la vie dure dans une dictature, une remise en question par l’armée de ce gain d’espace de liberté, a mis fin au rêve caressé par tous les togolais de voir notre pays s’affranchir de cette chape de plomb.

La disparition du président Eyadéma a offert l’occasion rêvée d’une alternance dans les règles constitutionnelles, cependant les togolais ont vite déchanté et compris qu’il faille remettre l’ouvrage sur le chantier.

Pour ce faire, plusieurs dialogues et concertations bilatérales ont été entreprises ( Accra, Abudja, Paris, Sant Egidio, Ouagadougou à plusieurs reprises). Mais le pays n’a toujours pas trouvé de solution acceptable par une vaste majorité.

Face au constat de délabrement avancé de notre pays, face au délitement social ( prostitution des jeunes, le taux important du chômage des jeunes etc…)

Face à la chèreté de la vie, à la misère dans laquelle croulent les populations, à la pauvreté endémique, face à l’insalubrité ( ordures, eaux stagnantes) qui menace la santé de nos compatriotes, face à la vétusté des infrastructures hospitalières, scolaires et routières, fallait-il rester les bras croisés et se contenter des lamentations et des incantations stériles ? ou fallait-il dans un sursaut citoyen transcender les bannières partisanes pour sauver notre pays à la dérive ?

C’est cette dernière option qu’a retenue l’UFC en acceptant de signer l’accord historique du 26 mai 2010, ouvrant ainsi, de nouvelles perspectives pour notre pays, convaincue qu’elle a toujours été que seul le développement doit être au cœur de nos préoccupations. Il y a lieu de reconnaître que l’affrontement perpétuel avec le régime n’a, à ce jour, donné de résultats probants.

Par ailleurs, si les différents cadres de concertation et de dialogue qui devaient proposer des pistes de réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que recommandées par nos partenaires au développement, n’ont pas connu les succès escomptés, c’est que les réformateurs sont cooptés sans des règles bien définis et certains de ces responsables n’ont aucune légitimité ou représentativité.

C’est pour cette raison que l’UFC estime que la solution pour sortir de la crise, est la mise en place d’un parlement démocratique qui doit jouer le rôle d’une assemblée constituante chargée de ces réformes.

L’UFC invite par conséquent, tous les partis politiques, les associations de la société civile à se pencher, dans les meilleurs délais, sur les facteurs pouvant garantir des élections libres, crédibles, transparentes, démocratiques et dont les résultats seront acceptés par tous.

Toutes autres tentatives d’effectuer ces réformes avant les élections démocratiques et transparentes, connaîtront des échecs à l’instar de ce qui se passe depuis 20 ans.

Ablodé, Ablodé, Ablodé Gbadjaaaaaa !!!!!!!!!!!

Je vous remercie.

 

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