Transports

CEDEA0 : les pratiques anormales sur les routes encore à des niveaux élevés

par Agence de Presse Sénégalaise (APS) , le 31 août 2010, publié sur ufctogo.com

Les pratiques anormales en vigueur sur les axes routiers inter-Etat de la zone CEDEAO restent à des niveaux élevés, malgré les baisses enregistrées au cours du second trimestre de l’année 2010, indique le 12-ème rapport de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA).

 

‘’Une demi-décennie après la mise en place de l’OPA, l’ensemble des indicateurs de pratiques anormales sur les axes routiers inter-Etats ouest-africains, restent à des niveaux élevés, d’où leur maintien au rouge’’, note une copie du document.

Le rapport relève des baisses par rapport au premier trimestre de l’année de l’ordre de -0,28% pour l’indicateur ‘’Nombre de contrôles’’, -18,82% pour l’indicateur ‘’Perceptions illicites’’ encore appelé ‘’rackets’’.

Pour ce qui est du ‘’Temps de contrôle’’, il a chuté de -6,98%, selon l’OPA qui mené des enquêtes du 1-er avril au 30 juin 2010 sur six corridors. Il s’agit de Tema-Ouagadougou, Ouagadougou-Bamako, Lomé-Ouagadougou, Bamako-Dakar, Abidjan-Ouagadougou et Abijan-Bamako.

L’autre section du rapport porte sur deux autres corridors – Kantchari- Accra et Fada N’gourma-Parakou - suivis par le projet régional ‘’Agri business and Trade Promotion’’ de l’USAID.

Le Sénégal occupe le troisième rang sur six pays en termes de rackets sur les axes routiers inter-Etats de la CEDEAO, selon le 12-ème rapport de l’OPA.

‘’Par Etat, la Côte d’Ivoire occupe le premier rang dans le classement des pays à fort taux de rackets (aux 100 km) suivie du Mali, du Sénégal, du Burkina, puis du Togo et enfin du Ghana’’, note le document.

En Côte d’Ivoire, la moyenne des taxes illicites versées tous les 100km est passée de 7.444 FCFA au premier trimestre à 5.929 au deuxième trimestre. Au Burkina, elle est passée de 4.377 FCFA à 3412 FCFA. Au Sénégal, cette moyenne a chuté de 5.025 FCFA à 3787 FCFA, là où au Mali elle est passée de 4.846 FCFA au premier trimestre de l’année à 4.022 FCFA au deuxième, contre 11.400 au deuxième trimestre 2009.

Le rapport indique qu’en Côte d’ivoire, ‘’ce sont les Forces nouvelles qui sont en tête des rackets, suivies de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane’’. Au Mali, la Police est ‘’particulièrement ciblée, suivie de la Douane, de la Gendarmerie et des agents percepteurs de la taxe sur la surcharge’’, poursuit le document. ‘’Au Sénégal, c’est la Gendarmerie qui rackette le plus, suivie de la Police, de l’Immigration et de la Douane’’, selon le rapport.

‘’Au Burkina, c’est la Douane qui est montrée du doigt, suivie, de la Police de la Gendarmerie et de l’Immigration’’, ajoute l’OPA. Au Togo, la Police arrive en tête de rackets suivie de la Douane, de la Gendarmerie et de l’Immigration. Au Ghana, la police est particulièrement indexée suivie de la Douane et de l’Immigration.

‘’En termes de +Perceptions illicites+’’, le corridor-Ouagadougou-Bamako se repositionne à nouveau en tête des corridors à fort taux de rackets aux 100 km avec 5412F CFA rackettés tous les 100 km , soit un lourd tribut de 49.792F CFA à payer par voyage’’. Le rapport indique que ‘’le Mali est en grande partie responsable de cette situation avec 37.140 FCFA extorqués par voyage contre 12.652 FCFA au Burkina.

Comparées aux résultats du trimestre précédent, les perceptions illicites par voyage sont en baisse de 7,11% sur l’ensemble des corridors Tema-Ouagadougou, Ouagadougou-Bamako, Lomé-Ouagadougou, Bamako-Dakar, suivis par l’OPA, passant de 36.772 FCFA à 34.158 FCFA.

La prise en compte des résultats des corridors Abidjan-Ouaga et Abidjan-Bamako entraine un accroissement de la baisse qui tend désormais vers 18,42 %.

Les enquêteurs mettent cette situation ‘’à l’actif des trois pays que sont la Côte d’Ivoire (-40,5%, le Burkina (-42,41%) et le Mali (46,24%). Des baisses de perceptions illicites sont constatées sur les 2/3 des corridors : Lomé-Ouaga (-3,73%), Bamako-Dakar, (-19,52%), Abidjan-Ouaga (-41,07%) (la plus forte baisse, Abidjan-Bamako (-11,91%).

La plus forte hausse de taxes illicites, par contre, est constatée sur le corridor Tema-Ouagadougou, soit 10,05%, passant de 20.022 FCFA (tous les 100 km) au premier trimestre à 22.034FCFA au second trimestre. ‘’Par rapport à la même période de l’année dernière, on note une baisse de 17,43 % sur l’ensemble des trois corridors Tema-Ouaga, Ouaga-Bamako et Lomé-Ouaga.

En termes de ‘’Nombre de contrôles’’, ‘’le corridor Ouaga-Bamako demeure toujours celui le plus dense avec trois arrêts aux 100km, soit 30 arrêts par voyage’’.

Une situation de tracasseries routières ‘’imputable, selon le document, à la partie malienne du fait du nombre élevé de contrôles sur son tronçon qui, à lui seul, enregistre cinq arrêts aux 100km, soit 21 contrôles par voyage contre 9 du côté burkinabè.’’ Le corridor Lomé-Ouagadugu enregistre ce trimestre le nombre le moins élevé de contrôles avec 19 contrôles par voyage, soit deux arrêts aux 100km.

Pour ce qui concerne l’indicateur ‘’Temps de contrôle’’, le corridor Abidjan-Bamako est en tête, avec 24 mn perdues tous les 100 km, ‘’soit un énorme retard de 277mn (4h37mn) accusé par voyage’’, note l’OPA créée en 2005 pour la bonne gouvernance routière sur les axes routiers reliant les Etats ouest-africains.

‘’Par Etat, la Côte d’Ivoire occupe la première place dans le classement des pays à long temps de contrôle aux 100 km, suivie du Sénégal, du Mali, du Ghana, puis du Burkina et enfin du Togo’’, poursuit le rapport.

Le corridor Lomé-Ouagadougou enregistre les temps de contrôle les moins élevés avec 9mn de contrôle tous les 100km, soit 88mn par voyage.

‘’L’on constate avec indignation que le nombre de contrôles, les niveaux de rackets et les temps de contrôles sont toujours élevé, ce qui doit interpeller chaque acteur de contrôle et/ou de sécurité (…) posté le long des axes routiers inter-Etats à travailler dans le sens de l’accélération de la facilitation de la fluidité du trafic’’.

‘’Face à cette situation d’évolution en dents de scie, l’OPA invite les Etats à intensifier la sensibilisation et le plaidoyer en vue de réduire substantiellement les pratiques anormales nuisibles à la fluidité du transit et du transport des personnes et des marchandises sur les corridors routiers inter-Etats’’, souligne le rapport.

ADI/ASG

Tambacounda, 31 août (APS) -

 

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