Banque Mondiale/FMI

Blanchiment d’argent, trafic d’or et financement du terrorisme : Le Togo cité par le FMI

par Mali Web , le 16 mars 2010, publié sur ufctogo.com

 

16 pays africains dont le Mali [Ndlr : et le Togo] bénéficient en ce moment d’une assistance du Fonds Monétaire International (FMI) dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme par le biais du détournement de la production d’or et de diamants. Une assistance motivée par le constat d’un détournement des ressources minières dans des buts criminels.

Disponible sur son site que le Fonds monétaire International (FMI) rappelle que « L’Afrique a une production estimée à 19 milliards de dollars d’or et six milliards de dollars de diamants par an » Il se trouve, poursuit le communiqué, qu’un montant non connu est blanchi ou détourné chaque année pour servir des buts criminels, tels le financement du terrorisme, le blanchiment d’argent, entre autres.

La délicatesse du sujet, en tout état de cause, ne semble pas étrangère, au ton plutôt modéré de l’Institution monétaire et l’euphémisme qui caractérise le communiqué. « Conseiller et sensibiliser » les pays miniers concernés « grâce à un ensemble de programmes et séminaires d’assistance technique visant à les aider à s’attaquer à leurs faiblesses institutionnelles ».

C’est la stratégie adoptée par l’institution internationale. Six pays francophones prennent en ce moment part à un séminaire sur la question à Tunis. Il s’agit du Burundi, de la Centrafrique, de la Côte-d’Ivoire du RD Congo, du Togo et bien entendu, du Mali. D’autres activités de même type sont attendues dans les mois à venir. C’est grâce à un fonds essentiellement alimenté par six pays européens, trois du Golfe et la Corée du Sud que l’initiative a été rendue possible. Le communiqué précise par ailleurs qu’une meilleure régulation et supervision du secteur des minerais précieux n’aidera pas seulement les pays producteurs à combattre ces phénomènes (le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent), mais elle stimulera également leurs recettes fiscales et améliorera leur situation budgétaire ». Voici donc qu’en plus du soupçon (qui ne dit pas son nom) de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent à travers la production d’or, on parle désormais d’une déficience de l’exploitation et de l’usage fait de nos ressources minières. Un constat qui vient au moment où les Maliens se demandent justement pour qui brille leur or.

B.S. Diarra

 

© Copyright Mali Web - Visiter le site

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
jeudi
19 octobre 2017
Lomé 26°C (à 06h)