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Voyage sur un nuage de... lait !

par Destination Santé , le 25 juin 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Voyage sur un nuage de... lait ! :: Les vautours victimes du diclofénac... :: Contre la rage, rien de mieux que la vaccination animale :: L’arsenic tue... à 20 ans de distance ! :: Contre la malnutrition, les Nations-Unies changent de braquet ! Le Nigeria iode son sel !

 

Voyage sur un nuage de... lait !

Sources de calcium, de vitamine D, aliments fonctionnels... les produits laitiers offrent autant de visages que de bienfaits. Petit périple dans notre dossier « voie lactée », où le lait est dans tous ses états...

L’attrait nutritionnel du lait ne se résume pas au calcium. S’il contribue activement à consolider le squelette, c’est aussi parce qu’il contient, dans sa forme non écrémée, de la vitamine D. En favorisant l’assimilation intestinale du calcium et sa fixation dans l’os, elle aide à renforcer le squelette.

L’association calcium-protéines est un autre des piliers de la protection osseuse conférée par les laitages. Les protéines du lait participent à la croissance de l’os, et entretiennent la densité minérale osseuse. Autre atout du lait et ses dérivés : des biopeptides, fragments de protéines actuellement très étudiés dans la lutte contre l’hypertension artérielle et la dépression.

Ajoutons à ce profil nutritionnel flatteur un soupçon de vitamines (A et B2 notamment), un zeste de magnésium, une pincée de lactose, une cuillérée d’acides gras et des... ingrédients mystérieux qui restent à découvrir ! Enfin, n’oublions pas les bénéfices offerts par les ferments des yaourts et des probiotiques, dont les vertus sont largement établies. D’où l’importance d’attribuer une place de choix - sans excès - aux produits laitiers.

Quand ils sont dits « allégés », ces produits n’ont en aucun cas la vocation de faire office de « produits de régime ». Ils répondent à une attente de plaisir, qui s’inscrit dans des recommandations nutritionnelles visant à limiter les apports en matières grasses et/ou en sucres. La démarche de « l’allégé » est intéressante, car elle permet de réduire les apports caloriques tout en se faisant plaisir. Toutefois, tous les allégés ne se valent pas ! Vous trouverez ainsi des produits aux qualités nutritionnelles très différentes.

Comparez les étiquettes !

Si vous souhaitez savoir ce que vous mangez, apprenez à décoder l’étiquette. S’il y a trop d’informations, fixez-vous quelques repères. Commencez par l’étiquetage nutritionnel : c’est lui qui vous informe sur la composition du produit en énergie et en nutriments. Prenez en compte l’apport calorique pour 100 g, mais aussi à la portion. C’est ce qui reflète le mieux ce que vous allez réellement consommer. Comparez les apports en protéines et en lipides : si le second est plus élevé que le premier, il y a des chances que le produit soit relativement gras.

Référez-vous enfin à la liste des ingrédients, sachant que tous doivent être répertoriés en commençant par les plus importants en quantité. Quant aux allégations santé, (allégé en matières grasses, sans sucres joutés, riche en fibres, participe à renforcer les défenses naturelles de l’organisme, contribue à l’équilibre de la flore intestinale et aide à réguler le transit...) elles sont aujourd’hui régies par une directive européenne qui vous garantit le sérieux des recherches et des preuves scientifiques, ainsi qu’une totale transparence sur les quantités des ingrédients ou nutriments.

Que faut-il penser des produits enrichis en stérols végétaux ? En fait, plus de 60 études scientifiques ont démontré que les stérols végétaux aident à réduire le taux de cholestérol sanguin. Ces composés d’origine végétale sont naturellement présents dans les graines oléagineuses, les céréales, les fruits et légumes... et certains produits laitiers enrichis. Mais là encore, tous ces produits ne se valent pas. Tous ne sont pas soutenus par des dossiers scientifiques solides garantissant un seuil minimal de stérols, gage de l’efficacité du produit.

Alors dans le cadre d’un régime alimentaire adapté, riche en fruits et légumes, et d’une démarche médicale appropriée, les laitages enrichis en stérols végétaux réduisent l’excès de cholestérol de manière significative. Cet effet permet par exemple, de renforcer celui d’un médicament hypocholestérolémiant.

Comment ça marche ? Une fois consommés en quantités suffisantes, les stérols végétaux limitent l’absorption du cholestérol au niveau de l’intestin. Et ils favorisent son élimination. Résultat : la quantité de cholestérol présente dans le sang diminue.

Une souche de ferment, oui, mais laquelle ?

Comment choisir entre yaourts et probiotiques ? Le yaourt est, par définition, un lait fermenté par deux bactéries exclusivement (le Lactobacillus bulgaricus et le Streptococcus thermophilus). Celles-ci lui confèrent saveur et texture, ainsi qu’une grande digestibilité. Notamment pour les personnes intolérantes au lactose, le sucre du lait.

La dénomination yaourt fait donc toujours obligatoirement référence à ce type de produit, qu’il se boive ou se mange. Les seules différences résident dans les saveurs, les teneurs en sucres, l’allègement... Encore une fois, lisez bien les étiquettes !

Les probiotiques quant à eux, sont composés de bonnes bactéries. Des organismes vivants microscopiques (souvent une bactérie ou un ferment) qui ont des effets positifs sur la santé de l’hôte. Arrivées vivantes - et en quantités suffisantes - dans l’intestin, elles y exercent une action bénéfique reconnue. Les probiotiques contiennent généralement une ou plusieurs souches de bonnes bactéries (qui peuvent être les deux ferments du yaourt), chacune avec un rôle bien spécifique. Ainsi, certaines souches probiotiques vont-elles renforcer nos défenses naturelles et nous aider à être plus résistants. D’autres contribueront à réguler le transit intestinal. Elles soulageront par exemple, une constipation. C’est bon à savoir au moment de vos achats ! Faites le bon choix !

Enfin, difficile de parler des produits laitiers sans aborder leur dimension plaisir qui fait appel à tous nos sens. Riche de saveurs, d’odeurs, voire de couleurs ils font indéniablement partie des délices de la vie et de la table. Mais pour en décupler le plaisir, sans culpabilité, il faut savoir les apprécier à leur juste valeur.

Un repas « riche » mérite sans doute de se conclure par un dessert lacté. De même, prendre un yaourt allégé aux fruits après le dîner, c’est limiter les apports en sucres de la journée... Ce sont les petits plaisirs qui font les grands équilibres !

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Les vautours victimes du diclofénac...

Entre la santé et l’environnement, il n’y a décidément qu’un pas... Et souvent un faux pas, d’ailleurs ! Illustration en Inde, où trois espèces de vautours sont aujourd’hui en voie d’extinction, semble-t-il pour avoir ingéré trop de... diclofénac, un anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS). Explications.
Au cours de ces quinze dernières années, 95% des vautours du sous-continent indien ont disparu. L’hypothèse d’une maladie infectieuse a d’abord été envisagée, mais rapidement abandonnée. Au profit de la piste conduisant au diclofénac, un AINS autrefois largement utilisé en médecine vétérinaire.

Pendant toutes ces années, les vautours se sont nourris des carcasses du bétail traité au diclofénac. Et des études post-mortem- des autopsies n.d.l.r. - ont révélé sur le tard, que les rapaces étaient sensibles aux résidus de ce médicament. Avec des conséquences qui allaient de l’insuffisance rénale à une maladie mortelle, la goutte viscérale.

Aujourd’hui, l’usage vétérinaire du diclofénac est interdit en Inde. Mais pas dans les autres pays de la région. Résultat, les vautours ne sont plus en mesure d’exercer leur rôle « d’éboueurs », si important dans cette partie du monde où bon nombre de cadavres animaux sont abandonnés sur la voie publique. Comme le souligne Christian Jouanin, dans La Lettre de l’Académie nationale de Pharmacie, « cette fonction est aujourd’hui reprise par les rats et les chiens ». Mais semble-t-il, sans la même efficacité. « Ce qui accroît d’autant les risques de maladies humaines telles que la rage ou la peste ». Et c’est bien notre faute après tout...

Contre la rage, rien de mieux que la vaccination animale

Chaque année dans le monde, 50 000 à 60 000 personnes sont encore tuées par la rage. Soit environ 150 par jour, principalement en Afrique et en Asie. Lors d’un colloque qui s’est tenu récemment à Paris, l’OMS et l’OIE ont insisté sur l’importance de prévenir cette maladie, grâce à la vaccination animale. Et particulièrement celle des chiens, dont les morsures sont responsables de 99% des cas de rage dans le monde. « La vaccination de ces animaux constitue vraiment la principale mesure pour contrôler et éradiquer la rage », a insisté le Dr Bernard Vallat, directeur général de l’OIE.

Non seulement cette stratégie est efficace, mais en plus elle présente un intérêt économique indéniable : « la vaccination d’un chien coûte entre 20 et 100 fois moins cher que le traitement d’un patient mordu par un animal. Voilà pourquoi il est indispensable que les pays investissent dans leurs services vétérinaires, pour contrôler la maladie à sa source ». Actuellement, la grande majorité des cas de rage survient en Afrique et en Asie.

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L’arsenic tue... à 20 ans de distance !

Les conséquences d’une exposition à l’arsenic peuvent se faire sentir pendant des années ! Des auteurs chiliens évoquent même un risque de cancer des poumons ou de la vessie, 10 à 20 ans après avoir bu de grandes quantités d’eau contaminée à l’arsenic.

Rappelons que dès 1980, le Centre international de Recherche contre le Cancer (CIRC) de l’OMS à Lyon, a classé cette substance comme agent cancérogène. Or quelle que soit son origine, l’arsenic tue. En 1998 et 2000, il aurait provoqué plus de 250 000 décès au Bangladesh. Aux Etats-Unis, en Chine et en Inde, des flambées d’affections dues à une intoxication par l’arsenic ont également été rapportées.

Dans le cas d’espèces, le Pr Guillermo Marshall et son équipe de l’Université catholique de Santiago (Chili), ont analysé les taux de mortalité par cancer dans deux régions du pays entre 1950 et 2000. Dans l’une, l’eau de boisson présentait des taux élevés d’arsenic . Dans l’autre région en revanche, elle n’était pas polluée.

« Le nombre de décès par cancers de la vessie et du poumon a commencé d’augmenter 10 ans après l’exposition des populations à l’arsenic. Et une hausse encore plus importante a été constatée 20 ans après », affirme l’auteur. Et dans la région polluée, la mortalité par cancer a été trois fois plus élevée que dans l’autre ! Notons enfin la vulnérabilité particulière des femmes, puisque le nombre de morts par cancer de la vessie a été deux fois plus important chez ces dernières que chez les hommes.

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Contre la malnutrition, les Nations-Unies changent de braquet !

Pour lutter contre la malnutrition aiguë qui dans le monde, affecte pas moins de 20 millions d’enfants de moins cinq ans, l’OMS a mis au point une méthode originale : la distribution d’aliments énergétiques, dans les villes et villages mêmes. La prise en charge traditionnelle de ces enfants à l’hôpital, est souvent complexe à mettre en oeuvre. Dans de nombreux pays en développement notamment, les familles n’accèdent pas facilement aux établissements de santé. Avec l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Comité permanent des Nations-Unies (SCN), l’OMS a donc choisi une voie nouvelle.

Elle consiste à distribuer des aliments énergétiques pâteux ou friables, que les enfants peuvent consommer dès l’âge de 6 mois sans addition d’eau, ce qui permet de réduire le risque d’infection bactérienne. Ces aliments apportent tous les nutriments nécessaires pour traiter un enfant à domicile. Cette méthode a déjà permis d’améliorer considérablement les taux de survie des enfants malnutris en Egypte, au Malawi, au Niger et au Soudan. Le but bien entendu, c’est désormais d’étendre le plus possible cette démarche.

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Le Nigeria iode son sel !

L’UNICEF félicite publiquement le gouvernement du Nigeria pour avoir « réussi son programme d’iodation universelle du sel ». Ainsi 98% de la population a-t-elle désormais accès à une nourriture suffisamment iodée pour se prémunir contre toute carence dans ce domaine. Rappelons que cette dernière au cours de la vie fœtale, peut être avoir des conséquences gravissimes et notamment, un retard mental. Dans les cas extrêmes, cette carence peut être à l’origine de crétinisme, certains individus présentant dans les régions touchées, un QI inférieur de 10 à 15 points à la moyenne.

« En 1993 quand le Nigeria a lancé son programme » souligne l’UNICEF, « à peine 40% du sel consommé dans le pays était iodé. Et dans les années 80, la carence en iode concernait près de sept enfants sur dix ! ».

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