Coup d’Etat

Violents heurts à Lomé entre la police et plus de 3000 manifestants : 2 morts

par Reuters , le 12 février 2005, publié sur ufctogo.com

 

UPDATE 11H52 GMT

Deux opposants tués lors d’affrontements avec l’armée au Togo (officiel)

LOME (Reuters) - Deux manifestants opposés à l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé sont morts samedi dans des affrontements avec les forces de sécurité togolaises déployées pour mettre un terme à ce rassemblement à Lomé, a annoncé le ministre de l’Intérieur.

François Boko a affirmé que des soldats avaient tiré des coups de semonce pour disperser la foule qui encerclait leur véhicule dans le quartier de Bé, fief de l’opposition.

Deux personnes ont malheureusement été tuées, a-t-il déclaré à Reuters.

Deux autres manifestants ont également été blessés lors d’un incident distinct, a-t-il ajouté.


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Photo AFP

LOME (AFP) - Des gendarmes togolais ont chargé et tiré des grenades lacrymogènes samedi pour disperser plus de 3.000 personnes qui manifestaient à Lomé à l’appel de l’opposition pour protester contre le "coup d’Etat" du président investi Faure Gnassingbé, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il s’agit du plus important rassemblement de l’opposition depuis l’investiture le 7 février de Faure Gnassingbé.

Les heurts ont commencé en début de matinée dans le grand quartier populaire de Bè, un des fiefs de l’opposition.

Les manifestants, criant des slogans hostiles au nouveau pouvoir, ont notamment bloqué la circulation sur l’un des boulevards du quartier en tentant d’ériger des barricades et en brûlant des pneus, a constaté l’AFP.

Les manifestants se sont heurtés aux gendarmes qui ont essayé de disperser la foule en lançant des grenades lacrymogènes et en chargeant.

Sous la pression des forces de l’ordre, les manifestants se sont éparpillés dans les rues adjacentes du quartier, notamment à "Bé Souza", où ils tentaient immédiatement de redresser des barricades de fortune à tous les carrefours et d’y enflammer des pneus.

Ceux-ci lançaient des pierres sur les policiers et les gendarmes, mais il n’y a pas eu d’affrontement direct, au corps à corps.

La foule scandait également des slogans hostiles à la France et au président français Jacques Chirac, "complices", selon elle, du président défunt Gnassingbé Eyadéma, et puis de son fils Faure Gnassingbé.

Le président Chirac avait présenté ses condoléances à la famille du président Eyadéma, disant regretter la disparition "d’un ami de la France".

La France a appelé le Togo à "mettre un terme à la transition" en cours en organisant des élections "libres et démocratiques".

Les manifestants répondaient à l’appel de six formations de l’opposition, dont l’Union des Forces de changement (UFC, de Gilchrist Olympio en exil) pour un rassemblement "pacifique".

Le gouvernement a interdit depuis lundi toute manifestation pour une durée de deux mois, période du "deuil national" décrété suite à la mort samedi du président Gnassingbé Eyadéma.

Les autorités ont, depuis lors, renouvelé leurs mises en garde contre les éventuels "fauteurs de trouble", prévenant d’une "réaction énergique" des forces de l’ordre.

Un rassemblement de quelques centaines de personnes avait déjà été dispersé vendredi à Lomé.

Le général Eyadéma est décédé le 5 février à l’âge de 69 ans après 38 ans de règne sans partage à la tête du Togo.

Son fils, Faure Gnassingbé, désigné par l’armée togolaise et confirmé comme son successeur par l’Assemblée nationale après une révision constitutionnelle, a prêté serment le 7 février.

Les pays ouest-africains ont notamment qualifié la situation de "coup d’Etat". L’Union africaine (UA) et le reste de la communauté internationale continuent de réclamer le retour à l’ordre constitutionnel.

AFP

 

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