Communiqué

Violations par les autorités togolaises des résolutions de l’ONU sur l’Angola

par UFC , le 8 mai 2000, publié sur ufctogo.com

 

Déclaration de l’UFC
(Condamnant les violations par les autorités togolaises des résolutions de l’ONU sur l’Angola)

L’Union des Forces de Changement (UFC) a pris connaissance avec beaucoup d’intérêt, de l’intégralité du rapport qu’a soumis au Conseil de Sécurité de l’ONU, un groupe d’experts présidé par l’Ambassadeur canadien FOWLER et chargé d’enquêter sur les violations des sanctions votées, par le Conseil de Sécurité, contre l’UNITA.

Ce rapport caractérisé par sa modération, son sérieux, et surtout sa précision, met en cause les autorités togolaises, notamment le Chef de l’Etat togolais, Monsieur Gnassingbé EYADEMA, dans des pratiques de contournement, au profit de l’UNITA, des sanctions prises par le Conseil de Sécurité, à savoir :
- 1- Les sanctions sur les armements et l’équipement militaire,
- 2- Les sanctions sur le pétrole et les produits pétroliers,
- 3- Les sanctions sur le diamant,
- 4- Les sanctions relatives aux biens matériels et financiers de l’UNITA,
- 5- Les sanctions relatives à la représentation et aux voyages à l’étranger.

Les conclusions de ce rapport qui mettent en lumière le rôle de notre pays dans la persistance de la guerre civile en Angola, sont accablantes pour les autorités togolaises. Elles ne peuvent nier la réalité des faits qui leur sont reprochés :

- le gouvernement bulgare a reconnu avoir délivré à des sociétés bulgares, de 1997 à ce jour, 19 permis d’exportation d’armes vers le Togo.

- il est de notoriété publique que plusieurs enfants et proches parents de Jonas SAVIMBI, ainsi que des officiels de l’UNITA vivent au Togo depuis longtemps d’où ils vont et viennent.

Les autorités togolaises permettent donc à l’UNITA de continuer de s’équiper en matériel de guerre pour être en mesure de continuer la guerre, alors qu’elles savent que l’objectif poursuivi par l’ONU à travers les sanctions, est l’arrêt de la guerre : c’est l’illustration parfaite de la duplicité dont elles ont toujours fait preuve et qui caractérise le régime EYADEMA..

Quelles que soient les raisons : humanitaire, vénale ou idéologique, pour lesquelles les autorités togolaises violent les résolutions de l’ONU, en aidant l’UNITA à contourner les sanctions qui la frappent, elles alimentent la guerre civile en Angola et prolongent, de ce fait, les souffrances des populations angolaises. Les sanctions sont conçues pour contraindre l’UNITA à s’impliquer dans un règlement politique de la crise, dès lors que cette organisation se trouve menacée dans son existence et dans sa force de frappe militaire.

Les populations togolaises savent depuis longtemps que par leurs pratiques, les autorités togolaises constituent un danger pour la paix au Togo, dans la sous région ouest-africaine, en Afrique et dans le monde. Elles viennent d’en avoir confirmation.

Les populations togolaises savent depuis longtemps que, par leurs pratiques, les autorités togolaises mettent notre pays au ban de la communauté internationale. Il convient de rappeler que :

- En janvier 1993, à la suite du massacre de manifestants lors d’un meeting de l’opposition, l’Union Européenne (UE) a suspendu sa coopération avec le Togo.

- En novembre 1998, à la suite du coup de force électoral du 26 juin 1998, l’UE a maintenu la suspension de sa coopération avec le Togo.

- En 1999, les rapports d’Amnesty International, de la Fédération International des Droits de l’Homme (FIDH), du Département d’Etat américain, mettent en cause les autorités togolaises, dans de graves violations des Droits de l’Homme.

Ce rapport de l’ONU qui pointe, encore une fois, un doigt accusateur sur les autorités togolaises, confirme bien que c’est par leur seules pratiques que les autorités togolaises se mettent au ban de la communauté internationale.

L’UFC trouve surréaliste la mise en place par le régime togolais d’une commission d’enquête nationale chargée de le disculper.
L’UFC considère inacceptable que les autorités togolaises contribuent à la souffrance des populations angolaises, en exportant loin de chez elles, la désolation qu’elles sèment dans leur pays.
L’UFC demande à la communauté internationale de faire preuve d’une extrême vigilance et d’une grande fermeté à l’égard des autorités togolaises qui ont toujours su se soustraire à leurs obligations en jouant de l’important réseau de complicité tissé à travers le monde du fait de leur longévité au pouvoir.
L’UFC exhortent les populations togolaises à se mobiliser massivement, pour en finir une fois pour toutes, lors des prochaines échéances électorales, avec un régime fauteur de guerre au Togo, en Afrique et dans le monde.

Fait à Lomé, le 8 mai 2000
Pour le Bureau National,
Le Secrétaire Général
Jean-Pierre FABRE

UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
59 Rue Koudadzé Lom-Nava BP 62168
Tel/Fax 21 33 32 Lomé-Togo
http//www.ufctogo.com

 

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