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VIH-SIDA : l’allaitement maternel remis en selle

par Destination Santé , le 15 avril 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : VIH-SIDA : l’allaitement maternel remis en selle :: Ne lui léguez pas des kilos en héritage :: Après la variole, la dracunculose bientôt éradiquée ? :: La France pointe du doigt un nouveau stupéfiant :: VIH : un nouveau traitement :: Baisse « sensible »... mais non chiffrée sur un anti-VIH :: Il est petit, le Kiki... :: Grippe : des vaccins sur culture de chenilles ?

 

VIH-SIDA : l’allaitement maternel remis en selle

Les enfants qui bénéficient d’un allaitement au sein exclusif, même lorsque leur mère est séropositive au VIH, sont moins exposés à la contamination que leurs congénères élevés avec un allaitement « mixte » associant du lait maternel et des laits industriels.

Il semblerait que ces derniers ne préservent pas la muqueuse intestinale de l’enfant, qui se comporte comme une barrière naturelle face au virus du SIDA. Le Pr Hoosen Coovadia et ses collègues, de l’Africa Centre for Health and Population Studies en Afrique du Sud, ont suivi 1 372 enfants nés de mères séropositives. Neuf sur dix étaient nourris exclusivement au sein tous les autres recevant un allaitement mixte.

Or le niveau de contamination par le VIH a été presque deux fois plus élevé chez les enfants de ce dernier groupe. Et en cas d’association d’aliments solides au lait maternel -en particulier des bouillies - le nombre de contaminations a été multiplié par 11.

Autre avantage de l’allaitement exclusif, la mère serait mieux protégée des abcès mammaires et autres complications qui facilitent la transmission du virus. C’est un acquis important, puisque plus de 300 000 enfants seraient ainsi infectés chaque année, particulièrement en Afrique. Selon Hoosen Coovadia, ces résultats prouvent que « l’allaitement maternel est la seule solution-clé pour lutter contre la mortalité infantile ». Une conclusion moins nuancée que les recommandations de l’OMS en la matière.

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Ne lui léguez pas des kilos en héritage

Grossesse et obésité ne font pas bon ménage, la nouvelle n’est pas surprenante ! Cette fois, une étude américaine met en avant le risque, lorsqu’une mère obèse donne naissance à un enfant, que ce dernier présente un surpoids dès l’âge de 3 ans. Avec tous les risques qui en découlent pour sa santé.

Le Dr Emily Oken et son équipe de la Harvard Medical School à Boston, ont analysé les dossiers médicaux d’un millier de jeunes mamans. Leur objectif, étudier la relation entre leur poids et celui de leur enfant.

Il en ressort que lorsqu’une femme présente un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 29 - le seuil de l’obésité est fixé à 30 - son risque de donner naissance à un bébé en surpoids est multiplié par quatre ! Lorsque l’IMC est situé entre 20 et 25, « le risque pour les enfants est le même que pour des adultes », explique Oken. « Ils sont notamment exposés à une élévation de la tension artérielle, au diabète et à une élévation du taux de cholestérol »...

Voici selon les auteurs, les repères que les futures mères devraient garder à l’esprit pour assurer les meilleures chances à leur enfant :
- Pour un IMC inférieur ou égal à 19,5, la prise de poids durant la grossesse devrait se situer dans une fourchette de 7 kg à 11,5 kg ;
- Pour un IMC compris entre 20 et 25, elle devrait être de 11,5 kg à 16 kg maximum ;
- et pour un IMC supérieur à 29, ils recommandent de faire très attention. La prise de poids durant la grossesse selon eux, devrait être absolument limitée à... 6kg.

Rappelons que l’obésité n’est pas qu’un problème américain ... Selon le Bureau régional de l’OMS par exemple, « la prévalence de la surcharge pondérale va de 32% à 79% chez les hommes, et de 28% à 78% chez les femmes ».

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Après la variole, la dracunculose bientôt éradiquée ?

La dracunculose, qui en 1989 faisait encore 3 millions de victimes dans une vingtaine de pays, n’en affecte plus désormais que 25 000 dans 9 pays. Ces malades vivent pour l’essentiel en Afrique subsaharienne mais si tout va bien d’ici 2 ans, cette maladie ne devrait plus être qu’un (très) mauvais souvenir.

Une vieille compagne, puisqu’on en a retrouvé les traces sur certaines momies égyptiennes ! Et une compagne terriblement invalidante. Car d’après certains historiens le « serpent féroce » évoqué par les papyrus égyptiens ou assyriens ne serait autre que le ver responsable de la dracunculose...

Un ver de 50 à 80 cm de long qui, sorti des cours d’eau douce, « élit domicile » sous la peau de l’homme. Généralement dans le bas d’une jambe où il provoque comme un feu intérieur qui amène le patient à chercher le soulagement par tous les moyens... Bien souvent, en recourant à des bains d’eau fraîche... ce qui provoque la ré-infestation des puits et des sources dans les villages !Ce n’est pas tout. La dracunculose est une maladie à la saisonnalité forte. Elle « flambe » habituellement durant les mois d’été, au moment des moissons. D’où son surnom de « maladie des greniers vides ».

Pour en venir à bout, il est nécessaire d’assurer tout à la fois un approvisionnement fiable et protégé en eau potable, une éducation en profondeur des populations locales et bien sûr le traitement des eaux stagnantes. Les programmes d’adduction d’eau, les actions concertées sur le terrain semblent avoir suffisamment porté leurs fruits pour, en moins de 20 ans, diviser par 100 le nombre des malades ! Encore deux ans à tenir...

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La France pointe du doigt un nouveau stupéfiant

Iboga : retenez bien le nom de cet arbuste. L’un de ses composants - l’ibogaïne - vient d’être classé comme stupéfiant par le Ministère de la Santé. Son utilisation se développerait « dans le cadre d’activités sectaires au travers de séminaires ‘de revalorisation de soi’ et de ‘voyage intérieur’ »...

Des activités potentiellement dangereuses donc, et qui se dérouleraient principalement dans les départements de l’Ardèche, du Calvados et de l’Eure-et-Loir. Le ministère souligne également « la présence de l’Iboga sur Internet où il fait l’objet d’une promotion très active ». La racine de cet arbuste des forêts équatoriales d’Afrique de l’Ouest, contient une douzaine d’alcaloïdes. Au nombre de ces derniers figure l’ibogaïne, une substance proche de celles présentes dans différents champignons hallucinogènes.

A doses élevées, l’ibogaïne est responsable d’hallucinations visuelles et auditives parfois très anxiogènes pouvant induire des comportements suicidaires. Sa neurotoxicité a déjà été démontrée chez l’animal. Un décès a été constaté en France en 2005, et plus d’une dizaine à travers le monde.

Actuellement, aucune étude n’a prouvé que cette substance a un quelconque intérêt thérapeutique. Des travaux ont été menés pour étudier son impact sur le traitement de la dépendance aux opiacés, à la cocaïne et à l’alcool. Leurs résultats au stade actuel, sont décevants.

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VIH : un nouveau traitement

Une équipe espagnole a prouvé l’efficacité d’un nouvel inhibiteur de protéase - le darunavir - dans la prise en charge des patients infectés par le VIH et résistants aux traitements. Une bonne nouvelle, compte tenu des taux d’échecs encore élevés (entre 11% et 21%) de ces derniers.

En fait, le darunavir a révélé tout son intérêt en association avec un autre antirétroviral couramment utilisé, le ritonavir. Pendant 48 semaines, le Dr Bonaventura Clotet et ses collègues de l’hôpital universitaire Trias i Pujol à Barcelone, ont administré -2 fois par jour - la combinaison darunavir-ritonavir à 110 patients en échec thérapeutique. Ils ont ensuite comparé leurs résultats avec ceux d’un groupe contrôle traité par d’autres associations d’antirétroviraux.

Selon les auteurs, la combinaison darunavir-ritonavir a clairement montré son intérêt thérapeutique, permettant une nette amélioration des défenses immunitaires et une chute beaucoup plus importante de la « charge virale. » Ces résultats sont qualifiés d’« encourageants ».

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Baisse « sensible »... mais non chiffrée sur un anti-VIH
L’OMS se félicite de la décision des laboratoires Abbott de baisser les prix de ses antirétroviraux de deuxième intention. Ces traitements sont administrés aux patients qui développent des résistances, souvent en raison d’une observance difficile ou insuffisante.

Il s’agit du lopinavir/ritonavir, commercialisé sous le nom de Kaletra/Aluvia. Cette bi-thérapie est reconnue par l’OMS comme « particulièrement efficace en seconde intention ». La baisse des prix est qualifiée de « sensible » par l’OMS, qui assure cependant ne pas en connaître précisément le montant. Elle s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’ONU en faveur d’un accès universel d’ici 2010, aux traitements et aux soins pour les personnes vivant avec le VIH.

Le chemin pourtant, sera long ! Fin 2005, seulement 1,3 million de séropositifs étaient sous antirétroviraux dans les pays en développement... C’est bien loin des 3 millions que l’OMS et l’ONUSIDA s’étaient assignés comme objectif en 2003.

Et dans certains pays d’Afrique Subsaharienne, seuls 5% des malades du SIDA bénéficieraient de traitements efficaces. Même si, et l’OMS s’en réjouit, « le nombre des patients (dans le monde) sous traitement antirétroviral continue d’augmenter ». Mais le médicament, même accessible au plus large nombre de patients, ne sera jamais qu’une partie de la solution de la maladie. Le médecin et les infrastructures sanitaires sont indispensables... et presque partout absents dans les pays les plus atteints.

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Il est petit, le Kiki...

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Pourquoi le Bichon maltais ou le Yorkshire terrier sont-ils si petits ? L’explication à leur format de poche se trouverait dans leur ADN. Une découverte - mais si, c’en est une ! - que nous devons à une équipe de l’Université de l’Utah, aux Etats-Unis.

Tout le monde s’en doutait, mais personne n’avait encore réussi à le prouver. Gordon Clark et Kevin Chase, des biologistes américains, sont donc allés explorer les gènes de nos chères boules de poils. Leur objectif, percer une fois pour toutes le plus petit secret canin : la raison pour laquelle certains chiens arborent une taille digne d’un chaton.

Bingo ! L’explication se nichait dans une lilliputienne séquence du chromosome 15. C’est elle qui, selon les auteurs, « réduirait l’activité d’un gène de croissance connu sous le nom de IGF1 ». Chez l’Homme, ce gène contribue à la croissance durant toute la période de la naissance à la fin de l’adolescence. Puis il passe le relais à un compère. Désormais si l’on vous demande pourquoi Kiki est si petit, vous ne resterez pas coi !

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Grippe : des vaccins sur culture de chenilles ?

Une équipe américaine a mis au point un nouveau type de vaccin contre la grippe saisonnière, qui s’annoncerait particulièrement prometteur. Ce dernier est élaboré non à partir d’oeufs embryonnés comme les vaccins anti-grippaux classiques, mais de cultures cellulaires... d’insectes.

Et plus particulièrement de chenilles, comme le précise dans les colonnes du JAMA le Pr John Treanor, de l’Université de Rochester aux Etats-Unis. Avec son équipe, il a testé ce vaccin expérimental auprès de 460 volontaires, chez qui le taux d’infection a chuté de 86% par rapport à des sujets non-vaccinés.

Baptisé FluBIOk, ce vaccin élaboré par la société Protein Sciences repose sur l’expression du gène de l’hémagglutinine par un virus vecteur -un baculovirus- cultivé sur une lignée cellulaire. Cette nouvelle approche permet de s’affranchir de la culture sur oeufs embryonnés, très contraignante et génératrice de longs délais. Dans ce cas en effet, le processus de fabrication peut durer de 4 à 6 mois !

Si les résultats sont confirmés sur de plus larges cohortes, « cette technique permettra de gagner du temps dans l’élaboration des vaccins. Elle offre aussi un potentiel de production non limité » nous explique le Dr Luc Hessel, directeur des Affaires médicales Europe de Sanofi Pasteur MSD. « Mais il faudra encore patienter quelques années pour la développer à l’échelon industriel et franchir toutes les étapes réglementaires nécessaires à l’enregistrement du vaccin ».

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