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Un vaccin contre le paludisme d’ici 2025 ?

par Destination Santé , le 24 décembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Un vaccin contre le paludisme d’ici 2025 ? :: Gardasil : promis, les pays en développement n’attendront pas ! :: La justice libyenne condamnée unanimement :: La mort, malgré le manque de preuves... :: Nestlé veut-il le bien des enfants ?

 

Un vaccin contre le paludisme d’ici 2025 ?

Un rapport, rendu public par les principales organisations sanitaires mondiales, en appelle à une action commune pour la mise au point d’un vaccin contre le paludisme. Avec comme objectif de parvenir à sa commercialisation d’ici 2025.

La nouvelle « feuille de route pour la technologie du vaccin » a été lancée à Bangkok, dans le cadre du Forum mondial de recherches sur les vaccins. Et ce n’est pas un document de pure forme. Plus de 230 experts représentant 100 organisations de 35 pays ont participé pendant deux ans à l’élaboration de cette « Feuille de route ».

Celle-ci définit 11 priorités, dans quatre domaines de travail : recherche, mise au point du vaccin, essais cliniques en Afrique, politique et commercialisation. « Il faut davantage d’échanges d’informations et de collaboration pour mieux exploiter les études et éliminer le travail inutile » a souligné le Dr Melina Moree, de la PATH Malaria Vaccine Initiative. Rendez- vous donc, en 2025...

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Gardasil : promis, les pays en développement n’attendront pas !

« Il a fallu 15 ou 20 ans pour que les vaccins conventionnels soient accessibles aux pays en développement. Nous mettons tout en oeuvre pour que, s’agissant du Gardasil, cela se compte en mois ». La réponse de l’inventeur du vaccin contre le cancer du col à l’OMS n’a pas traîné...

« C’est à des prix spectaculairement moins élevés (que son prix dans les pays riches n.d.l.r.) que nous mettrons ce vaccin à disposition d’organisations comme le GAVI ou d’autres, qui ont pour mandat de diffuser les vaccins auprès des pays en développement ». Margaret G. McGlynn préside la Division vaccins de l’Américain Merck and C°. Elle s’exprimait dans ces termes à Lyon, ville française, à l’occasion d’une visite de terrain organisée sur son site de production Marcy l’Etoile par la joint-venture Sanofi Pasteur MSD.

Visite éminemment politique, menée par les deux présidents de Sanofi Aventis et Merck and C° Jean-François Dehecq et Richard T. Clark. En présence aussi de représentants de la presse internationale. Pas moyen en revanche de savoir la conception qu’auraient les responsables de l’entreprise, d’un prix « spectaculairement moins élevé ». Même quand les enjeux sont humanitaires la concurrence conserve ses droits et après tout, pourquoi serait-ce un problème reconnaissent les observateurs. Il est cependant important de savoir que les approches dans ce sens sont en cours.

Mc Glynn a ainsi confirmé que d’ores et déjà, « des propositions ont été faites au Conseil d’administration du GAVI sur la base d’une étude financière poussée. Ce dernier devrait être amené à l’étudier très prochainement. Tout cela prend du temps, mais le raccourcissement de ce délai relève pour nous de la plus haute priorité ». L’OMS et le Fonds des Nations-unies pour les Activités de Population (FNUAP) soulignaient la semaine passée que le prix du Gardasil « constituera un sérieux défi à son introduction rapide là où on en a le plus besoin - les pays les plus pauvres ». Les deux organisations tiennent leur réponse... et une promesse dont elles vont certainement suivre très attentivement la mise en œuvre.

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La justice libyenne condamnée unanimement

La condamnation des 5 infirmières et du médecin palestinien par la justice libyenne provoque l’indignation en Europe. L’Association « Avocats sans frontières » monte au créneau et dénonce le régime de Kadhafi. La Bulgarie elle, est bouleversée.

« C’est une grande injustice », nous lance Adeline Vezinet d’Avocats sans Frontières chargée de cette affaire. « Les accusés sont innocents, tout le monde le sait ». Plusieurs expertises internationales ont en effet catégoriquement démenti la théorie de « l’inoculation volontaire du virus du SIDA à des fins scientifiques » avancée par la justice libyenne.

En fait selon Vezinet, ce simulacre de procès est destiné à la consommation intérieure libyenne. « Acquitter les soignants reviendrait pour le régime de Kadhafi à tenir pour responsable les services hospitaliers libyens. Résultat, la justice de ce pays avec son manque d’indépendance n’a voulu prendre en compte que les éléments à charge ». Les avocats de la défense n’ont en effet pas pu avoir accès à l’ensemble du dossier...

De son côté, le gouvernement bulgare est « profondément indigné ». Katya Deleva conseiller politique de l’ambassadeur de Bulgarie en France jointe par téléphone, s’élève contre « ce verdict terrible. Toute la nation est bouleversée, c’est un coup très dur pour notre peuple. » Mais Sofia veut faire face. « Nous allons bien évidemment interjeter un recours, le dernier possible, en nous tournant vers la Cour suprême libyenne. Nous n’avons que 2 mois pour cela. Mais il faut aboutir à une solution définitive, favorable à nos infirmières » et au médecin palestinien.

L’Association Médicale Mondiale (AMM) qui représente plus de huit millions de médecins s’est également déclarée choquer par la sentence. « Au delà de cette prise d’otage par les autorités libyennes, nous sommes très inquiet pour le peuple libyen », nous a affirmé Otmar Kloiber, secrétaire général de l’AMM. « Car sur le plan de la coopération sanitaire, aucun pays ou organisation au monde n’a désormais le désire de travailler avec ce pays. C’est très sérieux ». Les 6 soignants sont emprisonnés depuis 8 ans dans les geôles de Tripoli. Décidément, le Père Noël n’est pas Libyen.

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La mort, malgré le manque de preuves...

La cour d’appel de Libye a donc condamné à mort 5 infirmières bulgares et un médecin palestinien pour avoir selon les juges, volontairement inoculer le virus du SIDA à 426 enfants de l’hôpital Benghazi. Les études des plus grands experts mondiaux innocentant les accusés ont été écartées par le tribunal.

A l’énoncé du verdict, les familles des enfants infectés ont dansé et chanté, arborant des calicots représentant les infirmières en croque-morts. Mais ce que ces familles ne savent pas, dans un pays où la propagande tient lieu d’information, c’est que la communauté scientifique internationale est unanime pour affirmer que le virus du SIDA circulait dans l’hôpital bien avant l’arrivée des soignants en Libye... En clair, les mauvaises conditions d’hygiène seraient à l’origine des infections.

« Le procès n’est pas équitable car il n’a pas pris en compte les avis d’experts et les rapports internationaux » sur la question, déclare Ivan Paneff d’Avocats sans Frontières. Désormais, les condamnés n’ont plus que la possibilité de se tourner vers la Cour suprême libyenne. « Elle peut modifier, réduire ou annuler le verdict », a expliqué le ministre de la justice Ali al-Hasnaoui. Mais le dénouement pourrait bien venir de l’extérieur des tribunaux. Car pour l’Union européenne et les Etats-Unis, cette affaire est avant tout politique. C’est donc par la négociation ou plus probablement sous la pression internationale qu’un compromis pourrait être finalement trouvé...

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Nestlé veut-il le bien des enfants ?

Les activistes de l’IBFAN clament leurs doutes sur ce point. Lors d’une manifestation organisée à Londres à l’occasion de la remise du « Prix Nestlé du livre pour l’Enfance » ils ont mis les points sur les ‘i’...

« Les pratiques agressives déployées pour la commercialisation des aliments de l’enfance tuent des enfants et sont à la source de souffrances dans le monde entier. (...) Les sociétés engagées dans cette activité sont liées par le Code international de Commercialisation des Substituts du lait maternel adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé. Mais Nestlé est responsable de davantage de violations de ce Code que toute autre compagnie. » Depuis des années, l’ ONG International Baby Food Action Network poursuit ces industriels de sa vindicte. Et particulièrement le géant suisse, dont les infractions à ce code occupent 17 des 94 pages de son rapport annuel.

L’UNICEF et l’OMS, entre autres organisations internationales, sont également très critiques. Déjà dans un courrier de novembre 1997 Carol Bellamy, la Directrice Exécutive de l’UNICEF, dénonçait au président de Nestlé Peter Brabeck-Letmathe « des pratiques inappropriées de marketing, qui contribuent à la malnutrition infantile, à la morbidité et la mortalité dans tous les pays. Pour tout ce qui concerne l’allaitement au sein ou le respect du Code international, ni l’OMS ni l’UNICEF ne font de distinction entre pays développés et pays en développement. »

Or depuis 1997, la situation n’évolue guère. Les promotions illicites de laits artificiels se poursuivent - en violation de l’article 5.3 du Code en question - et cela dans la plupart des pays. Elles sont attestées par de nombreux rapports, à Houston au Texas, comme aux Philippines ou en Afrique sub-saharienne. L’ONG britannique avait donc établi un barrage filtrant pour informer les personnalités invitées à la remise du Prix du Livre pour l’Enfance. Dénonçant « l’association de Nestlé à cette action », elle demande « au comité organisateur de renoncer à son sponsoring. Ce qui représenterait une victoire pour les nourrissons du monde entier, et mettrait un terme à une opération de propagande d’entreprise »

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