Démocratisation

UE-Togo : pas d’aide sans élections libres et transparentes

par RFI (France) , le 4 septembre 2004, publié sur ufctogo.com

Ecouter également le reportage de RFI (Lecteur Windows Media Player ou compatible)

 

Bruxelles propose une reprise sous condition de la coopération avec le Togo

C’est une nouvelle encourageante pour le Togo. La Commission européenne propose une reprise sous condition de la coopération avec Lomé qui était suspendue depuis 1993.

En avril dernier, à la demande des Européens, le gouvernement togolais avait pris une série de 22 engagements qu’il commence à concrétiser.

La Commission de Bruxelles salue les récentes initiatives en matière de droits de l’Homme dans le domaine, notamment, de la justice et des médias. Mais elle note que Lomé doit encore faire de sérieux efforts en matière de démocratisation. « En dépit de rencontres préliminaires, le dialogue national avec l’opposition n’a pas réellement commencé et la révision du cadre électoral n’a pas démarré », note la Commission.

Bruxelles a donc proposé cette semaine au Conseil des ministres européen un plan pour normaliser les relations avec Lomé aux conditions suivantes : une fois que le gouvernement togolais se sera mis d’accord avec toutes les parties concernées pour instaurer un nouveau cadre électoral et une fois qu’il aura fixé les dates pour la tenue des élections législatives, alors, l’Union européenne déciderait de reprendre sa coopération avec le Togo. En pratique, l’aide financière ne serait débloquée qu’au lendemain des élections qui, bien sûr, devront être démocratiques et transparentes.

La Commission a bon espoir de voir sa proposition rapidement adoptée par le Conseil européen.

Le gouvernement togolais aurait ensuite intérêt à agir vite, souligne un expert.

Il y a trois ans, lorsque l’Union européenne avait réparti pour cinq ans les montants de son aide au titre du 9ème FED entre les différents pays ACP, Bruxelles avait réservé 100 millions d’euros pour le Togo. Ce montant a considérablement fondu. Tout pays dont l’aide est suspendue pour violation de la démocratie et des droits de l’homme, voit en effet sa part amputée de 20% par an. Le gouvernement togolais a déjà perdu 60 millions. S’il parvient à adopter avant la fin de l’année un cadre électoral et une date pour les élections, il aura accès à 40 millions d’euros (plus 12 millions au titre du Stabex). S’il attend l’an prochain, la manne européenne, indique-t-on à Bruxelles, ne sera plus que de 20 millions.

Anne-Marie Mouradian

 

© Copyright RFI (France) - Visiter le site


Télécharger
( 348.6 ko )

Imprimer l'article
Imprimer

Envoyer par mail
Envoyer

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
jeudi
30 mars 2017
Lomé 28°C (à 00h)