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Togo : un complot de mercenaires, sans mercenaires ni complot

par Libération (France) , le 12 septembre 1979, publié sur ufctogo.com

23 août 1979 : Pour liquider son opposition, le président togolais fait condamner à mort par contumace les deux fils de l’ex-président Sylvanus Olympio qu’il avait fait assassiner en 1963.

 

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"El presidente" Eyadema Photo © Gamma 1979

Gilchrist Olympio, l’un des fils de l’ancien président togolais assassiné en 1963, a été condamné à mort par contumace par la Cour de Sûreté de l’Etat, avec sept autres « comploteurs », fin août. Il était accusé d’avoir voulu assassiner le président Eyadéma et d’avoir engagé des mercenaires dans ce but. Dans une interview à Libération il s’explique et accuse Eyadéma d’avoir monté cette affaire assez rocambolesque pour pouvoir s’attaquer, voir même éliminer une partie de ses opposants, à commencer par le fils de l’ancien président Olympio.

Lomé, 23 août. Le petit Togo vit un moment qui se veut historique. Le trop fameux « procès des mercenaires » débute devant la Cour de Sûreté de l’Etat. Sans mercenaires et sans le « gros gibier », les principaux accusés sont en fuite. Quinze « comploteurs » de deuxième ordre, sont donc jugés, et le procès est plus que public. Des haut-parleurs retransmettent les débats à l’extérieur du tribunal de la capitale togolaise : des milliers de gens sont au rendez-vous mais n’ont pu trouver place à l’intérieur. Et le malaise commence aussitôt. Tout d’abord les accusés n’ont eu droit qu’à trois avocats commis d’office la veille du début du procès. Ils n’ont pu étudier le dossier qu’avec le seul exemplaire disponible et préparer un semblant de défense qu’en l’espace de 24 heures. Pourtant, ils feront un forcing pour se faire entendre par un jury convaincu d’avance de la culpabilité des quinze « comploteurs ». Un avocat français, Me Hervé Bochet essaye, en compagnie d’un collègue béninois, de se faire accepter par la Cour comme défenseur. Ses cartes sont en règle, et la convention franco-togolaise en matière judiciaire l’autorise à plaider à Lomé. Mais sa requête est refusée. Les avocats togolais qui prennent la relève récusent à leur tour deux des cinq juges - tous nommés par le gouvernement - qui avant l’ouverture du procès avaient publiquement réclamé la peine capitale pour les inculpés. Les deux juges sont des personnages très connus : le chef d’Etat-major de l’armée, le colonel Assila, et le lieutenant-colonel Amegee. Ceux-ci seront remplacés sur le champ. Puis l’un des avocats commis d’office accuse : « Demain, je ne voudrais pas passer devant ce haut lieu de la justice togolaise pour y lire à son fronton : ici on assassine ». En fait, la cour condamnera dix des quinze accusés à la peine de mort, dont huit par contumace. Le tout sur la base d’ « aveux » d’une comparse qui venait d’être littéralement kidnappée quelques mois avant à Accra, au Ghana. Mais la « longue farce » ne pouvait se terminer là. Quelques jours après, le président Eyadéma accordait sa grâce aux deux condamnés à mort détenus dans les prisons togolaises : Emmanuel de Souza, l’auteur des « aveux », et Teyi Lawson. Ajoutons que la cour elle-même avait demandé la grâce au chef de l’Etat togolais... Ainsi va la justice au Togo.

Une affaire rocambolesque

L’affaire est à la fois simple, rocambolesque et politique. L’unique quotidien togolais, « Togo presse » entièrement contrôlé par le régime Eyadéma a largement rendu compte de la version officielle. Version qu’a retenue la cour, et qui se base uniquement sur les « aveux » de Souza et sur les déclarations, fort bien rémunérées par la suite, de l’un des dits mercenaires, David Tomkins. La voici.

Février 1976. Un ancien colonel de l’armée canadienne, Tom Finan, propose à quatre membres du SAS britannique un coup d’Etat au Togo. Lesquels acceptent de passer quelques jours à Lomé pour étudier l’affaire de près, et présentent leurs conclusions à Finan : le coup est tout à fait possible mais il faut jouir de complicités dans l’armée togolaise et d’un certain soutien populaire.

Mai 77. Finan informe les quatre du SAS qu’une équipe de Togolais (civils et militaires) est prête ; ils déclinent l’offre, se disant sur d’autres coups plus intéressants. Deux de leurs « amis » s’en chargent, séjournent quelques temps au Togo pour mettre au point le « coup » et forment un commando de treize « experts ». Prévu pour juillet 77 leur « coup » n’aura jamais lieu. En effet, dans l’avion qui les amènent de Londres à Zurich, avant d’aller au Ghana, deux d’entre eux, complètement saouls, se disputent et attirent l’attention de la police suisse qui découvre dans leurs bagages une matraque et des cisailles pour barbelés. Le « complot » est éventé et les treize mercenaires renvoyés à Londres.

Septembre 77. Une autre « équipe », qu’a mis sur pied le même Finan est au Togo pour dresser des plans, prendre des photos, inspecter les armes. L’opération prévue pour le 15 octobre, doit attaquer la voiture d’Eyadéma, tuer le président. Un « groupe de soutien » débarquera à l’aéroport de Lomé ; une junte composée d’officiers complices demandera l’assistance militaire au Ghana. Ce dernier aurait accepté d’envoyer à Lomé un régiment blindé, en attendant l’arrivée du nouveau président du Togo.

Selon Eyadéma, deux jours avant la date prévue, l’ambassadeur des Etats-Unis, prévenu par les services britanniques, informe le président togolais du « complot ». Les troupes sont consignées. En vain. Les mercenaires disparaissent, comme par enchantement. Les autorités togolaises affirmeront avoir découvert des munitions dans un faux puisard ainsi que des armes, cachées « dans la lagune » près de Lomé.

Un mercenaire cause, touche de l’argent, puis s’en va.

Quelques mois plus tard, un certain David Tomkins, qui se dit expert en explosifs, contacte le président Eyadéma pour lui raconter les dessous de l’affaire. Ses déclarations enregistrées par les autorités seront étalées par la suite à la une de « Togo Presse ». Il « révèle » que les vrais auteurs du « complot » sont les fils de l’ancien président togolais, Sylvanus Olympio, assassiné en 1963 par Eyadéma lui même. Gilchrist et Bonito Olympio, des hommes d’affaires vivant à l’étranger, deviennent alors les « ennemis publics » de la « Révolution togolaise ». Tomkins, après avoir touché une somme plus qu’importante, quitte très tranquillement le Togo, sans être nullement inquiété par les autorités. Il déclare que ses honoraires de mercenaire ne lui ont jamais été versés par les Olympio.

Huit du 2 au 3 juin 1979. Deux « conspirateurs », Emmanuel de Souza et Teyi Lawson, en fuite au Ghana, sont arrêtés par les autorités locales et remis au Togo. Pour Amnesty International et l’opposition togolaise ils ont été enlevés par un commando togolais. Le président Eyadéma lui, voit les choses autrement :
« Le président ghanéen Akuffo exécuté depuis, nous avait demandé de libérer une trentaine de ghanéens détenus chez nous, dit-il. J’ai donné mon accord à condition que la police ghanéenne nous livre les deux “comploteurs togolais” ».

De Souza passe alors aux « aveux ». Et la version définitive du « complot » est mise au point : au centre, bien sûr, les fils de Sylvanus Olympio, qui seront condamnés à mort par contumace. Nous avons rencontré à Paris, Gilchrist Olympio qui, pour la première fois depuis treize ans, a accepté de prendre position contre Eyadéma : « J’ai dit à Eyadéma, nous déclare t-il, que j’étais prêt, à accepter la juridiction de n’importe quel tribunal européen, nord-américain ou d’un pays africain qui respecte tant soit peu les droits de l’homme. Il n’a pas accepté. »
Ce refus n’a rien d’étonnant de la part d’un président général qui gouverne le pays depuis treize ans à coup de décrets, sans lois ni constitution. Gilchrist ne craint qu’une chose : « Comme je voyage beaucoup, il se peut qu’un jour mon avion ait une panne technique et qu’il soit obligé d’atterrir au Togo. Dans ce cas, je ne sais pas ce qu’Eyadéma pourrait me réserver. Mais en dehors de cela, a ne faut pas prendre trop au sérieux ma condamnation à mort. Mon frère Bonito en est à sa troisième condamnation à mort, et il vit toujours... »

Pour le fils d’Olympio, les « aveux » d’Emmanuel de Souza n’ont aucune valeur : « Je le connais bien. C’est un jeune cousin à moi, qui est venu me voir assez souvent, pour avoir des conseils dans le domaine des affaires. Connaissant bien le régime Eyadéma, je suis même étonné de le savoir toujours en vie... Quand il s’est présenté au tribunal on l’a entendu dire : « J’ai signé la déposition parce que je souffrais trop des passages à tabac et des tortures à l’électricité »... De plus, il n’a jamais pu voir un avocat sans que des militaires du régime soient présents... Il se peut qu’on lui ait promis la vie sauve s’il passait aux aveux. Isolé, maltraité, il a sûrement eu peur ».

Des mercenaires escrocs

« J’ai appris l’existence de ce "complot des mercenaires" à Singapour. Dès mon retour à Paris j’ai lu beaucoup d’articles sur cette affaire, notamment celui de « Jeune Afrique » en juin 78. N’étant pas mis en accusation, je n’ai rien déclaré. Puis en novembre dernier un certain David Tomkins me téléphone pour me proposer un « plan formidable » pour faire disparaître le régime Eyadéma. Il se dit spécialiste dans plusieurs domaines de l’art militaire, que personnellement je ne connais pas. Je lui dis OK, envoyez-moi ce plan ». .. Non, je préfère vous rencontrer » a t-il répondu.. J’ai refusé. Tomkins m’a alors dit qu’il allait envoyer ce plan dans un hôtel parisien, à mon intention. Il a en effet laissé un plan dessiné en vert, rouge et bleu à l’hôtel Mercure de l’Avenue des Ternes, que j’ai récupéré quelques jours après. Dans ce plan, plutôt farfelu, il disait qu’il comptait, avec l’aide de quelques camarades, mettre des explosifs dans des cars, au moment où Eyadéma devait se rendre au travail. etc... J’ai trouvé cette histoire assez bizarre, d’autant que Tomkins me réclamait déjà 40 000 dollars ».

« Une semaine après, Tomkins me téléphone à nouveau pour m’annoncer que si je ne lui envoyais pas les 40 000 dollars, il irait voir Eyadéma pour lui dire que mon frère et moi l’avions recruté en vue de l’assassiner. Tout en me menaçant. Je lui ai répondu qu’Eyadéma n’avait pas besoin de mercenaires pour savoir que nous sommes des opposants... ».

Tomkins se rend ensuite chez l’ambassadeur togolais à Bruxelles, qui met au courant le président Eyadéma. Selon Scotland Yard, Tomkins aurait reçu entre 100 et 150 millions d’ancien francs, d’Eyadéma. « J’ai compris alors, qu’Eyadéma pouvait se servir de ce Tomkins contre moi. J’ai donc décidé d’aller à Londres porter plainte auprès de Scotland Yard. On m’a sorti un dossier sur David Tomkins et John Banks, qui entre temps s’étaient rendus à Lomé faire toutes les déclarations contre nous. Scotland Yard, m’a appris qu’ils avaient déjà fait le tour de l’Afrique pour extorquer de l’argent en exposant de « grands complots de mercenaires » à des présidents menacés. Ils l’ont fait en Zambie, au Zaïre, au Mozambique et en Angola. (Il semble que John Banks ait recruté personnellement le fameux Callan, le mercenaire au service de Roberto Holden capturé et exécuté par la suite en Angola. Callan, selon Scotland Yard, était un « sérieux », alors que tous les autres n’étaient que « des écoliers » qui n’avaient même pas tiré avant d’être faits prisonniers...). Scotland Yard m’a ensuite demandé de lui signaler mes entrées et mes sorties, en ajoutant qu’il allait alerter les services français. Un certain M Antonini, de la police judiciaire m’a en effet convoqué au quai des Orfèvres, et je lui ai dit qu’en décembre dernier Eyadéma avait envoyé quinze homomes au Ghana pour assassiner mon frère aîné, Bonito. Ces hommes de main, arrêtés et interrogés par la police ghanéenne, ont reconnu avoir été chargés de l’assassinat de Bonito, tout en ajoutant qu’un autre groupe, composé uniquement de « blancs », avait été chargé de faire de même avec moi à Paris, et qu’une troisième « brigade » était partie à Abidjan pour tuer mon troisième frère. J’ai signé un procès verbal indiquant tout ceci, pour dénoncer le fait qu’Eyadéma essayait d’éliminer les exilés qui pourraient menacer son régime. Je n’ai jamais plus entendu parler de Tomkins. J’ai appris par la suite que Banks et Tomkins avaient été très bien reçus au Togo par Eyadéma. »

Nous ne pouvons plus nous taire

Gilchrist Olympio n’est pas un politicien. Docteur es sciences économiques à Oxford, il a occupé un poste d’économiste aux Nations Unies jusqu’en 1964, date à laquelle il a commencé à travailler au Fond monétaire international, en tant que professeur d’économie dans le département Afrique. En 69 il est nommé directeur de l’African Mining and Finance Companv (une compagnie privée basée à Londres). Il crée ensuite sa propre société, la Western Engeneering corporation. Aujourd’hui il a choisi de sortir de l’ombre et d’accuser ouvertement le régime militaire instauré par Eyadéma en 67 : « Je n’ai jamais fait de politique dans mon pays, ni du vivant de mon père ni après sa mort. Si nous nous sommes tus pendant dix-sept ans, c’est parce que nous voulions donner la possibilité à Eyadéma de faire ses preuves. Aujourd’hui nous pouvons faire un assez triste bilan de sa gestion. Nous sommes opposants pour des raisons très précises. En tant que démocrates, nous souhaitons qu’il y ait un début de gouvernement représentatif au Togo et que l’on se mette d’accord sur un planning du retrait des militaires de la vie politique. Comme cela se passe au Ghana et au Nigéria. Nous voudrions que cessent les assassinats politiques, les incarcérations arbitraires, les punitions collectives. Sur le plan économique, règne la corruption et la gabegie. Il est inadmissible que ce petit pays qui a un budget de 250 millions de dollars se soit endetté jusqu’à un milliard 200 millions de dollars. Ce qui veut dire que le Togo doit rembourser chaque année une somme équivalente à la moitié de son budget. Le régime Eyadéma a choisi la politique des investissements spectaculaires et tape-à-l’œil : des grands hôtels, une aciérie au moment où toutes les grandes aciéries d’Europe occidentale sont en difficultés, une raffinerie de pétrole avec une capacité d’un million de tonnes par an et qui coûte plus de 120 millions de dollars, alors que notre consommation annuelle est de l’ordre de 200 000 tonnes. Que fera-t-on de 800 000 tonnes de pétrole restants ? Eyadéma a dit qu’il exporterait le pétrole raffiné au Nigéria, grand producteur de brut. Celui-ci exporterait son brut pour le faire raffiner au Togo avant de le récupérer ? C’est de la blague. Et dans le secteur agricole les investissements sont minimes : selon la Banque centrale moins de 2% de crédits sont alloués à l’agriculture, qui est restée au même niveau qu’en 1960 ».

Pour Gilchrist, les attaques d’Eyadéma contre lui même et ses frères, visent en réalité à mettre en accusation les « grandes familles » du sud-togolais : les de Souza, Lawson et Olympio qui, ayant été colonisés avant les populations du nord, ont pu prendre en main le pays dès son indépendance, en 1960. Le coup d’Etat d’Eyadéma originaire du centre-nord contre le président Olympio en 1963, s’explique d’abord par des raisons personnelles. « Sergent-chef de l’armée française, Eyadéma avait été démobilisé en 1962, après la guerre d’Algérie, à laquelle il avait participé. En compagnie d’autres militaires togolais ayant servi dans l’armée française en Algérie, il s’est alors établi à Cotonou (Bénin), d’où ils ont demandé à plusieurs reprises à Olympio d’être intégrés dans l’année togolaise. Mais Olympio n’en voulait pas, parce qu’il ne comptait pas mettre sur pied une grande armée qui aurait absorbé une bonne partie du budget de l’état. Début 63, Eyadéma et treize autres militaires "au chômage" sont passés à l’action. Ils ont cerné la maison d’Olympio, arrêté les deux gardes (non armés) de l’entrée et ouvert le feu.
J’ai moi même compté par la suite environ 4000 impacts de balles dans la seule chambre à coucher de mon père, qui s’était déjà réfugié à l’ambassade des Etats-Unis. Les treize militaires y sont allés, ont fait sortir mon père et l’ont abattu de six balles, avant de lui couper les veines. Eyadéma lui-même a tiré deux balles sur le président Olympio. Eyadéma a déclaré ensuite que l’assassinat de mon père était une question de « justice divine »avant de préciser qu’il avait eu l’appui du gouvernement français, et notamment de Jacques Foccart. En réalité lui et ses amis voulaient se faire réintégrer dans l’armée togolaise. A ce moment là, Eyadéma ne songeait pas à prendre le pouvoir. C’est pour cela qu’il ont installé à la présidence M. Grunisky, ami de la France, qui avait été battu par mon père lors des élections de 1958. Puis, en 1967, Grunisky est démis de ses fonctions, et Eyadéma devient chef d’Etat ».

Assassinats et disparitions

Pour Gilchrist Olympio, cependant, le régime militaire et dictatorial d’Eyadéma n’est pas du même type que celui de Bokassa ou d’Idi Amin Dada : « Il est vrai qu’Eyadéma s’appuie comme Amin et Bokassa, sur une arme constituée à 85 % de militaires originaires de son ethnie. Mais Eyadéma, contrairement à Amin, est très sensible à l’opinion internationale. Il fait des pieds et des mains pour donner une image démocratique du Togo : il invite souvent des journalistes pour leur montrer ce que lui-même veut qu’ils voient. Il s’est même vanté d’en avoir acheté un certain nombre. Il est vrai qu’Eyadéma n’a fait tuer qu’une centaine de personnes, mais le problème des droits de l’homme ne se pose pas en termes quantitatifs. Je ne vous citerais qu’un exemple d’assassinat politique au Togo. Il s’agit du beau-frère d’Eyadéma, qui a été d’abord mitraillé dans sa voiture par un commando dont faisait partie le président lui-même. N’étant pas mort, sur le coup, ce lieutenant a été hospitalisé par sa femme (également blessée lors de l’attentat). Le même commando s’est alors rendu à l’hôpital, la nuit suivante et l’a achevé. Et les "disparus" du Togo ? Où sont tous ceux qui ont été arrêtés avant le "procès des mercenaires" mais n’ont même pas comparu ? Personne ne sait où ils sont depuis leur arrestation. Je vous en parle, même s’il s’agit parfois d’anciens « amis » du président, car nous opposants, nous sommes décidés à provoquer un mouvement de masse, regroupant toutes les forces politiques togolaises, afin de lutter ensemble pour les libertés fondamentales démocratiques les plus élémentaires, avant la tenue d’élections vraiment libres ».

Elio COMARIN
Libération (France) - 12 septembre 1979 - Archives UFCTOGO.COM

 

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