Elections

Togo : manifestation de l’opposition à Lomé

par AFP , le 26 septembre 2009, publié sur ufctogo.com

 

Plusieurs milliers de Togolais ont manifesté samedi à Lomé pour protester contre la façon dont a été élu le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), chargée d’organiser et de superviser l’élection présidentielle de février 2010, a constaté l’AFP.

A l’appel de l’Union des forces de changement (UFC, principal parti d’opposition), les manifestants ont parcouru certaines rues de Lomé avant d’organiser un meeting sur une place publique.

Le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio, ainsi que d’autres hommes politiques de l’opposition, dont l’ancien Premier ministre Kodjo Agbéyomé, ont participé à cette marche pacifique.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR, deuxième force politique de l’opposition) de Yawovi Agboyibo, principal allié de l’UFC depuis février, s’était retiré de l’organisation de cette manifestation vendredi soir, pour "respecter les recommandations" du facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré.

Certains manifestants scandaient des slogans hostiles au régime. Sur des pancartes, on pouvait lire : "communauté internationale, ne soyez pas complice", "ensemble, mobilisons-nous pour empêcher la machine à fraude du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir)" ou encore "France, nous voulons des élections apaisées".

"La méthode utilisée par le RPT pour désigner le président de la Ceni démontre qu’il est prêt à tous les coups tordus", a affirmé M. Olympio, qui a dénoncé un "nouveau coup de force" du pouvoir, invitant les autres partis politiques de l’opposition à "rejoindre les rangs" de la contestation.

Les représentants de l’UFC et du CAR - les deux partis d’opposition représentés au Parlement - ainsi que deux membres de l’opposition extra-parlementaire ne siègent plus depuis quelques jours à la Commission électorale, composée de 17 personnes (5 pour le CAR et l’UFC, 5 pour le parti au pouvoir, 3 pour l’opposition extra-parlementaire, 3 pour la société civile et 1 pour l’administration).

C’est la première fois que la Ceni organisera un scrutin présidentiel. La tâche incombait auparavant au ministère de l’administration territoriale.

Plusieurs personnalités, dont l’homme d’affaires Nicolas Lawson, candidat malheureux en 2003 et 2005, et l’homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’Etat du président français François Mitterrand, ont déjà fait acte de candidature face au président sortant Faure Gnassingbé. Ce dernier ne s’est encore toutefois pas déclaré.

 

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