Présidentielle 2003

Togo : hold-up constitutionnel

par Le Droit (Canada) , le 20 juin 2003, publié sur ufctogo.com

Un scénario comme tant d’autres lors des élections présidentielles en Afrique : le président sortant, collé à son siège, ne veut pas partir, et ce malgré le choix du peuple qui cherche un homme neuf, capable d’une démocratie juste et transparente qui oeuvre pour le bien de tous.

 

Le Sénégal, le Congo, la Côte-d’Ivoire, Madagascar et d’autres pays ont écrit dans leur histoire ces pages opaques et sanglantes des élections présidentielles.

Au Togo, le président sortant Gnassingbé Eyadema, confisque le pouvoir depuis 36 ans : le peuple ne l’a jamais élu.

Les élections présidentielles du 1er juin ont eu lieu dans la terreur et le cafouillage électoral le plus absolu. Eyadema se veut président à vie : qu’importe les irrégularités lors des scrutins, les suffrages exprimés dépassant les votants, les violations des droits humains, les violences et la suspension des votes dans la ville de Tsévié, pour ne citer que cette ville, le bourrage des urnes, les arrestations, les blessés et les morts sans fondement, M. Eyadema tient à son siège, avec toutes les manipulations, toutes les tricheries, tous les mensonges possibles et inimaginables qui habillent si bien M. Eyadema...

Et pourtant les sondages donnent la victoire au candidat Bob Akitani avec 54,89% des voix !

Le ridicule ne tuant pas, Jacques Chirac, président de la République française, pays dit de liberté, d’égalité et de fraternité, n’a pas hésité à valider les résultats du scrutin en félicitant M. Eyadema pour la énième fois, battant de vitesse la Cour Suprême, seule institution capable de rendre le verdict des urnes au Togo.

Dans l’histoire de ce petit pays qui n’aspire qu’à la paix totale et au développement véritable, la fébrilité de M. Chirac à soutenir et cautionner la présidence de M. Eyadema est une ingérence qui n’a plus sa place en plein XXIe siècle. Cette ingérence donne libre cours aux violences des militaires qui sous l’égide du colonel Ernest Gnassingbe, fils de M. Eyadema, tuent sans état d’âme les Togolais qui réfléchissent à un discours autre que celui du dictateur.

Djondo Koffi

 

© Copyright Le Droit (Canada)

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
dimanche
20 août 2017
Lomé 23°C (à 22h)