Santé

Togo /VIH-sida : une loi protégeant les personnes adoptée reste ignorée.

par Xinhua (Chine) , le 16 août 2006, publié sur ufctogo.com

 

Une loi de protection des personnes en matière de VIH/sida sera bientôt rendue applicable après l’approbation des dispositions qui sont en étude au niveau du ministère de la Santé publique, a-t-on appris mardi des sources du Conseil national de lutte contre cette pandémie.

La loi adoptée en décembre 2005 est peu connue du grand public et n’est pas jusque-là appliquée, pendant que des Togolais se plaignent de l’inexistence de dispositif juridique de cette nature.

Elle est contenue dans un document de 32 pages comportant 8 chapitres et 71 articles relatif à la recherche clinique, aux dispositions de prise en charge, aux dispositions pénales et à la protection des personnes vulnérables dont les enfants, les femmes et les personnes infectées et affectées.

Il est prévu dans ce document des dispositions qui punissent les auteurs et complices des faits attentatoires aux droits des personnes infectées et affectées, les discriminations et les violations du secret médical en ce qui concerne le personnel du corps médical.

Les peines correctionnelles prévues dans le dispositif vont de 1 mois à 3 ans d’emprisonnement, alors que les peines criminelles vont de 5 à 10 de réclusion.

Dans la capitale togolaise, il est souvent rapporté que des individus séropositifs ou faisant la maladie du sida, parmi lesquels les touristes et les étrangers sont cités, contaminent sciemment des jeunes filles ou jeunes garçon togolais.

Aussi ce document est accueilli avec soulagement au regard des faits de contamination criminelle rapportés et également au regard de la divulgation par certaines personnes du statut séropositif de tierces personnes.

Des sources officielles révèlent que le taux de séroprévalence au Togo est passé de 6% en 2005 à 3,2% en 2006. Les statistiques ajoutent que 120 000 personnes vivent avec le VIH dans ce pays dont 18 000 ont besoin des antiretroviraux (ARV) et que seules 5 400 personnes bénéficient du traitement par les antiretroviraux.

En matière de dépistage volontaire, 48 centres de dépistage volontaire et autonomes ont dépisté près de 60 000 personnes en 2005 avec un taux de prévalence de 12%.

 

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