Analyse

Thérapie de choc à la place du placebo.

par Elliott OHIN , le 24 novembre 2003, publié sur ufctogo.com

Le véritable pessimisme ne consiste pas à pointer les difficultés objectives d’un pays mais à les nier. Le Togo est malade et cette maladie a débuté le 13 Janvier 1963.

 

Aujourd’hui, notre pays est à l’agonie et seule une thérapie de choc peut le sauver. Le placebo que prescrit Eyadéma et son équipe sera fatal pour la terre de nos aïeux. Il est donc de notre devoir à tous de refuser ce placebo pour la survie de notre patrie.

La fatalité n’occupe aucune part dans le déclin du Togo et le redressement ne relève pas davantage de la fatalité que le déclin ; il est uniquement affaire de prise de conscience, de volonté et de courage. A l’UFC, nous disons que la clé du changement est nécessairement politique. Il requiert trois conditions : une réelle prise de conscience des citoyens, un projet global et cohérent de changement, un homme et des équipes pour le porter. Les deux dernières conditions à savoir, un projet global et cohérent de changement, un homme et des équipes pour le porter sont subordonnées à la réalisation de la première condition, une réelle prise de conscience des citoyens. Si l’UFC remplit les deux dernières conditions, la première dépend uniquement de notre peuple. Pour l’UFC, il est acquis qu’aucune force ou influence extérieure y compris Française ne sauvera le Togo à la place des Togolais. Voila pourquoi le parti a entrepris un travail profond d’aide de prise de conscience par notre peuple en faisant l’effort de s’implanter sur tout le territoire. Entreprise difficile et périlleuse sous un régime dictatorial qui se donne comme mission d’annihiler tout ce qui peut permettre à notre peuple de se libérer. Ainsi, plusieurs de nos militants sont jetés en prison pour avoir tenté de faire prendre conscience à notre peuple de l’état de déliquescence avancée de notre pays. Avisés du fait que la prise de conscience par notre peuple débouchera inéluctablement sur leur fin, le tyran et ses affidés utilisent tous les moyens pour la retarder. Cette prise de conscience au niveau du peuple y compris chez nos frères d’armes aura une finalité salvatrice pour notre pays, c’est à dire le départ d’Eyadéma, responsable de tous nos maux et obstacle à tout changement. Il est donc clair que ce travail impérieux de prise de conscience doit se poursuivre tous azimuts pour rapidement sauver notre patrie. Au sein de l’UFC, nous en faisons une priorité et convions tous les autres partis à en faire autant car la libération pacifique de notre pays en dépend. Nous ne pouvons mobiliser notre peuple pour chasser Eyadéma du pouvoir que si ce peuple y compris les hommes d’armes ont réellement pris conscience de la nuisance chronique que constitue Eyadema pour notre pays. La prise de conscience a toujours permis aux peuples de se libérer du joug du despotisme et de l’obscurantisme. Il doit en être de même pour le peuple Togolais.

Si à l’UFC, nous disons que la clé du changement est nécessairement politique c’est justement parce que la prise de conscience par le peuple est l’essence même de la politique par opposition à la dépolitisation qui est la non prise de conscience ayant comme corollaire l’abstention et le refus d’un peuple décontenancé. Cela signifie également que nous considérons qu’une situation non politique porte en elle même les germes du malheur du peuple. C’est justement cette dépolitisation qui a permis à Eyadéma d’oppresser notre peuple pendant 40 ans. A l’UFC, nous disons la politique est liberté et nous la préconisons pour permettre à notre peuple d’acquérir enfin ses lettres de noblesse et de retrouver sa dignité.
De même qu’il n’y a pas de discussion possible avec celui qui affirme que 2+2=5, de même, il n’est pas d’entente possible au sein du champ politique avec celui qui nie le fait que 2+2=4. La discussion laisse alors la place aux armes et cela, nous voulons l’épargner à notre peuple en exigeant le départ d’Eyadéma qui est ennemi de la société politique donc ennemi de la paix.

Nous savons aussi, qu’il n’y a pas de politique sans débat, ni débat sans liberté totale des hommes de débattre. Voila pourquoi à l’UFC, nous préconisons une discussion mais, cette discussion ne peut efficacement se faire qu’entre les amis de la paix.

Peuple Togolais, 40 ans c’est trop, refusons le placebo d’Eyadéma, extirpons le mal, appliquons une thérapie de choc pour enfin redonner vie à notre patrie.
ABLODE.

Elliott Ohin,
Ancien Secrétaire Général de L’UFC,
Membre du Bureau National,
Représentant de l’UFC en Amérique du Nord.

 

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