Bceao

Tassement de la croissance dans l’espace UEMOA

par Sud Quotidien (Sénégal) , le 8 juillet 2003, publié sur ufctogo.com

La situation économique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) est caractérisée pour l’année 2003 par un ralentissement. La cause les chocs externes et internes qui ont fini par laminer les efforts d’une stabilité économique impulsée depuis quatre ans.

 

La situation en Côte d’Ivoire n’est pas sans effet sur la marche de l’union économique et monétaire commune. En effet, note la Bceao, malgré une politique monétaire prudente mise en oeuvre avec la maîtrise des taux d’intérêts et qui a permis de juguler l’évolution à la hausse des prix tout en consolidant les réserves de change, les chocs externes (tenue des cours des matières premières, tension encore perceptible en côte d’Ivoire, ) ont eu raison des efforts de croissance.

En glissement annuel, le taux d’inflation est estimé à 2% à fin juin 2003 contre 3,5% à fin juin 2002. En outre, le taux de couverture de l’émission monétaire (billets de banque) par les réserves de change avoisine 118%. Ce qui signifie que pour un franc d’émis et en circulation au sein de l’union économique et monétaire, la garantie est de 118%. Ce qui a permis, dans une certaine mesure à l’union de faire face aux chocs exogènes.

Réduction des taux d’escompte de 1%

Les perspectives économiques de l’union se présentent sous de meilleurs auspices, mais restent liées à l’application correcte par les Etats membres des réformes structurelles et poursuivent l’assainissement des finances publiques, de manière à permettre une relance durable de l’économie régionale. Dans ce contexte, la banque centrale a décidé à compter d’hier 7 juillet de réduire ses taux directeurs de 100 points de base. Ainsi, le taux d’escompte passe de 6,50% à 5,50% et le taux de pension de 6% à 5%. Face à l’état de l’économie et pour évier l’installation de la déflation qui touche actuellement certaines économies dites développées, la stratégie mise en place par les institutions est soit d’encadrer le crédit ou de jouer sur les taux d’intérêt en réduisant le prix du loyer de l’argent.

L’option prise par l’institut d’émission et qui, on l’espère, ne tardera pas à relancer l’activité économique sous-régionale, est de jouer sur les taux d’intérêts à la baisse. Cet assouplissement de la politique des taux d’intérêt accompagne la dynamique du marché financier régional qui de plus en plus permet de lever des fonds et de financer les Etats grâce à l’épargne locale avec l’émission de titres publics. Cela traduit la confiance des épargnants, des investisseurs et des institutions financières dans la solidité des mécanismes de fonctionnement de l’union monétaire.

Orientations de 2004 : d’abord l’assainissement des finances publiques

Les orientations stratégiques de politique économique pour les huit Etats de l’Union économique et monétaire ouest africaine sont aussi connues . Ces grandes lignes qui devront porter la croissance économique ont pour nom : surveillance multilatérale, politique industrielle commune et politique commerciale commune.

Au titre de la politique industrielle commune, " le programme pour la restructuration et la mise à niveau de l’industrie des pays de l’Uemoa " sera mise en place. La base industrielle de l’union déjà restreinte, s’est dégradée ces dernières années sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs. De plus, avec la libéralisation des marchés et l’ouverture des négociations des accords de partenariat économique avec l’union européenne, les préférences commerciales dont bénéficient les Etats de l’Union vont disparaître à terme. En conséquence, un effort d’adaptation du tissu économique et particulièrement du secteur industriel s’impose.

Au niveau global, le programme s’insère dans une stratégie de relance de la production industrielle, de promotion de l’investissement, de création d’emplois et d’amélioration de la compétitivité des économies. Au niveau des entreprises, le programme vise à permettre aux entreprises de devenir compétitives en termes de qualité et de productivité, mais aussi de suivre et maîtriser l’évolution technologique en s’adaptant aux exigences de l’intégration régionale et la compétition internationale.

Pour ce qui est de la politique commerciale commune par contre, la décision d’établir des accords commerciaux entre l’Uemoa d’une part, et d’autre part l’Algérie, l’Egypte et le Liban, concourt à la diversification des partenaires commerciaux.

Mounirou Fall

 

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