Barbarie

Tant que le crime payera...

par Elliott OHIN , le 11 mars 2006, publié sur ufctogo.com

 

Tant que le crime payera au Togo, la démocratie vaudra chère pour notre peuple. Ne nous leurrons pas. Ce n’est pas le clan Gnassingbé à qui profite le crime, qui instaurera la démocratie sur la terre de nos aïeux. Si la démocratie peut être considérée par le peuple comme un vaccin vivifiant, elle est par contre un poison mortel pour les usurpateurs du pouvoir. Raison pour laquelle, le clan Gnassingbé n’instaurera jamais la démocratie au Togo. Voila pourquoi j’accuse nos parents d’avoir laissé le crime payé sans réagir promptement. J’accuse nos parents d’avoir laissé notre patrie dans les mains d’un assassin. Le 13 janvier 1963, lorsque Etienne Eyadéma a crapuleusement assassiné le président démocratiquement élu, il aurait du subir le sort légal réservé dans une société normale à un assassin de cet acabit. En février 2005, lorsque Faure Gnassingbé et son clan se sont accaparés dans le sang du pouvoir, nous avons le devoir légitimement impérieux de leur faire subir le sort réservé aux gangsters criminels de leur envergure. Si nous ne le faisons pas et, laissons encore l’histoire se répéter, le fils sera pire que le père. Et, à notre tour, nous serons tous accusés plus tard par nos enfants. N’oublions surtout pas que le futur pour lequel nous nous battons sera le présent dans lequel vivrons nos enfants.

Mais pourquoi donc le fils sera t-il pire que le père ? . Le fils a eu plus d’atouts que le père pour être plus conscient des actes qu’il pose. Ne dit-on de lui qu’il a fait des études supérieures et même une escale dans une université Américaine. Pays qui passe pour être le sanctuaire de la démocratie. Et, malgré cela, faisant fi de la notion élémentaire de la souveraineté qui repose uniquement sur la volonté du peuple, Gnassingbé II comme son père a choisi la voie de la barbarie pour s’accaparer du pouvoir. Choix donc bien délibéré de sa part. Si on dit du père qu’il fut un pantin à la solde d’une puissance étrangère au moment où il a commis cet assassinat qui a plongé jusqu’à ce jour notre pays dans le désarroi, nous ne pouvons dire cela du fils qui a eu en mains toutes les données pour mesurer le degré de son acte. Voila pourquoi, le fils sera pire que le père. Non Faure Gnassingbé ne peut instaurer la démocratie sur la terre de nos aïeux. Puisque le crime avait payé pour mon père, pourquoi pas pour moi, a-t-il sûrement pensé en usurpant tragiquement le pouvoir. Il est de notre devoir à tous de le faire déchanter.

Tant que le crime payera au Togo, la démocratie vaudra chère. Préparons-nous tous à payer cher notre démocratie. Pour honorer la mémoire de toutes les victimes, ce long cortège de souffrances et de destins brisés, pour leur rendre la dignité et pour le futur, il nous faut aujourd’hui agir. Nous ne devons plus éviter ou différer d’agir.
Aux grands maux, les grands remèdes.

A l’U.F.C nous avons fait le choix intransigeant de la démocratie et rien ne peut contrarier ou affadir cette exigence.
Défions dignement le fatalisme, la résignation, le désenchantement ou la désespérance.
Notre victoire est certaine et dépend uniquement de nous tous.

Ablodé !

Elliott Ohin,
Ancien Secrétaire Général de l’U.F.C.,
Membre du bureau national,
Représentant de l’U.F.C. en Amérique du Nord

 

© Copyright Elliott OHIN

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