Emission

Sur RFI, Gilchrist Olympio livre ses analyses sur la situation politique au Togo et en Afrique

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 15 novembre 2003, publié sur ufctogo.com

Ce Samedi 15 novembre 2003, Gilchrist Olympio était sur RFI l’invité de l’émission « Une semaine d’actualité » animée par Pierre-Edouard Deldique.

Lire et Ecouter l’émission avec Windows Media Player (ou compatible).

 

GIF - 1.8 ko

Le président de l’UFC a livré ses analyses sur les thèmes suivants :

Le Togo : il n’est pas question de cohabiter avec Eyadéma...

Il y a un blocage total au Togo...J’ai été invité par la Commission « développement et coopération du Parlement européen et nous avons fait une proposition concrète de sortie de crise...

Lorsqu’on parle d’un dialogue, lorsqu’on parle d’un gouvernement de transition qui doit déboucher sur des élections transparentes et libres...élections présidentielles, législatives et locales...mes compatriotes voudraient savoir si Eyadéma sera toujours en place, car il ne faut pas oublier qu’il est en place depuis 40ans, et le pays s’est considérablement appauvri et nous sommes dans un gouffre économique, social et financier. Dans notre plan, il n’est pas question de garder M. Eyadéma. Nous aimerions que M. Eyadéma quitte la scène politique le plus vite possible, mais qu’on lui donne toutes les garanties et une amnistie pour que lui-même, sa famille et ses amis puissent partir en retraite. Car, il faut avouer que 40 ans, c’est un bon moment, et même pour un bon chef d’Etat, cela fait beaucoup...

Les élections présidentielles en Mauritanie : les dirigeants se sont embourbés dans un système de dictature...

C’est à peu près ce qui se passe au Togo... Les libertés fondamentales ne sont pas respectées...l’opposant principal a été interpellé à deux jours des élections : nous trouvons que tout ceci est très mauvais. Les dirigeants se sont embourbés dans un système de dictature. Mais cela doit changer ; le contient doit sortir de cette situation si nous voulons réintégrer dans le monde, la communauté des Nations...

La crise ivoirienne et le sommet d’Accra : c’est une situation difficile, il faut que chacun fasse un pas.

Toutes les discussions ont eu lieu à huis clos...Et des protagonistes principaux de la crise n’était pas là : MM SORO et OUATTARA.

Cela pose certaines questions... : est-ce que ce genre d’aréopage que sont les chefs d’Etats d’Afrique occidentale est le bon pour gérer et régler ce genre de problème...Selon les renseignements que nous avons reçus, le problème de la Cote d’Ivoire n’était le seul problème discuté. Il y avait d’autres problèmes, entre autres, le froid ou la crise larvée qui existe entre le Togo et le Burkina...

Sur la Cote d’Ivoire, c’est une situation difficile, et il faudrait que M. Gbagbo fasse un pas vers l’opposition et que l’opposition soit un peu plus flexible...

La Guinée et la période préélectorale : des artifices juridiques, la violence ou la peur sont utilisés pour exclure les candidats...

Les principaux partis ne vont pas participer au scrutin, Alpha Condé, Siradiou Diallo, etc.... Mais ces manières d’empêcher sont des techniques employées dans beaucoup de pays africains qui utilisent des artifices juridico techniques pour exclure les candidats ou carrément la violence, la peur pour que les gens ne se présentent. Et je crois qu’en Guinée, en excluant on ne fait que différer la violence qui tôt ou tard va exploser dans ce pays...

Sur la démocratie en Afrique : Il faut un minimum de démocratie et une véritable responsabilité des dirigeants devant le peuple.

On a essayé la dictature pendant presque 40 ans : cela n’a rien donné. Essayons au moins la démocratie pour voir si on aura un résultat un peu plus satisfaisant. La démocratie implique avant tout que celui qui gouverne soit responsable devant le peuple ; et s’il est responsable devant son peuple, les erreurs peuvent être corrigées.

Mais s’il est tout seul, un despote, et qu’il n’a aucune contrainte devant lui, quand il se lance dans une mauvaise voie, comme cela est le cas au Togo, le pays va à vau-l’eau, il s’appauvrit et va dans un gouffre. C’est pour cela que nous croyons que le minimum, c’est une démocratie, même si elle n’est pas parfaite...

Les priorités de l’UFC pour le Togo : Un gouvernement de transition sans laparticipation de M. Eyadéma qui devra prendre sa retraite

Nous voulons que le peuple choisisse librement ses représentants et ses leaders. Notre priorité est la proposition que j’ai faite à l’Union européenne. Il faut rapidement faire un dialogue qui doit aboutir à un gouvernement de transition. Ce gouvernement de transition doit organiser en étroite collaboration avec la Communauté internationale des scrutins présidentiel, législatif et cantonal...

La rédaction ufctogo.com

 

© Copyright La rédaction UFCTOGO.COM


Télécharger
( 3 Mo )

Imprimer l'article
Imprimer

Envoyer par mail
Envoyer

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
dimanche
19 novembre 2017
Lomé 27°C (à 19h)