Politique

Soudou, le tombeau de la dictature Togolaise.

par Séna Alipui , le 5 mai 2008, publié sur ufctogo.com

 

Il y a 16 ans, la dictature militaire Togolaise, dans un ultime effort pour vaincre la volonté populaire mettait le paquet pour éteindre le phare qui apportait la lumière dans les ténèbres du Togo.

Le 05 mai 1992, un commando puissamment armé attaque le convoi du Président Olympio entre Bafilo et Soudou. Bombes, armes automatiques, bref tout un arsenal de guerre est déployé contre un convoi civil pour tenter de barrer la route à Gilchrist Olympio.

Le bilan est lourd, on compte 12 morts, 27 blessés et des dégâts matériels importants.

Le président Olympio, est grièvement blessé par 12 balles et repose entre la vie et la mort.

Le bon Dieu qui connaît tout un chacun décide que les cancres ont tort et que la mission du président doit se poursuivre, aussi, le sauve t-il de cette pénible épreuve à laquelle tout homme ordinaire aurait trépassé.
Les grands hommes passent souvent par l’épreuve de la chair avant de rentrer dans les plus belles pages de l’histoire. Là ou des hommes ordinaires à l’instar d’un Joseph Koffigoh aurait abandonné, eux, se relèvent et poursuivent toujours plus forts.

Seize ans plus tard, l’attentat de Soudou reste riche en enseignements pour tout les Togolais.

Nous ne saurions en ces quelques lignes parler de tous les enseignements que recèlent ce lâche attentat mais une courte liste comprendrait les points suivants :

La lutte populaire est invincible.

L’attentat était un acte maléfiquement et minutieusement planifié pour barrer route au peuple en éliminant physiquement son leader. L’échec de cet attentat prouve à suffisance que les armes n’arrêteront pas les Togolais dans leur quête de liberté.
Ouvrir le feu à volonté sur des civils en tuera, en blessera en effraiera mais les survivants se lèveront et continueront la lutte pour la liberté.

On peut tuer bien des Togolais mais on ne peut pas tuer tout le peuple.

La mission du Président Gilchrist Olympio est de libérer le Togo.

Qu’un homme survive à un attentat où il a pris 12 balles n’est pas un évènement banal.
Chaque homme qui vient sur terre à une mission à accomplir, mission au terme de laquelle
Il est rappelé vers son créateur. Le fait que le président ait survécu à cet attentat confirme sa mission qui est de libérer le Togo et cette mission n’étant pas achevée, les hommes au cœur mauvais ne peuvent pas malgré leur puissance le renvoyer à son créateur avant la fin de sa mission.
Il y a beaucoup de leaders de qualité dans divers domaines au Togo, mais pour la lutte que nous menons en ce moment , je suis d’avis qu’il est celui qui a été choisi et sa mission est de libérer le Togo.

Les voies alternatives sont une perte de temps pour le Togo et les Togolais.

Depuis le soulèvement du 05 Octobre, nombre de Togolais s’improvisent politiciens et tentent de proposer différentes approches pour résoudre la crise politique Togo.
Certains pensent que si le Togo va mal c’est la faute au RPT seul, à l’UFC seule, d’autres pensent que c’est la faute au deux et veulent jouer soit aux arbitres ou enlever l’un des deux ou les deux protagonistes de la lutte de la scène ou mieux, les diviser pour les affaiblir.
Chacun selon ses croyances arrive avec des remèdes différents.
Certains le matin sont avec le pouvoir, à midi ils sont opposants le soir ils sont neutres, d’autres sont avec l’opposition le matin, à midi ils sont neutres et le soir ils sont avec le pouvoir. D’autres et c’est les pires ne parlent que du problème et des solutions quand vient le temps de passer à la pratique, ils ne sont pas prêts ou ne veulent rien savoir de la politique.
Chaque Togolais dit avoir une solution dans poche mais le problème persiste.
Résultat, c’est brouillard sur la scène politique alors que la problématique du problème Togolais est simple :
On veut le changement ou bien on veut la continuité ?
Selon son humeur du moment et pour ne pas avoir à faire face à la dure réalité de son illégitimité, de son illégalité et de son échec complet, le pouvoir en place joue sur ces politicards pour acheter du temps.

À Soudou, pendant l’attentat, pendant la crise, le véhicule pour avancer était celui dans lequel se trouvait le président. Ils n’ont pas commencé à se demander s’il fallait descendre de la voiture pour négocier avec ceux qui tiraient ou s’il fallait continuer en marchant ou en courrant. Ils ont continué à avancer avec le véhicule dans lequel ils étaient jusqu’à ce qu’ils échappent complètement aux forces du mal.

Ceci dit, nous sommes sous les feux nourris de l’adversaire, les théoriciens aux multiples voix alternatives, rangez vos théories et aider la force populaire à échapper aux forces du mal.
Lorsque nous sortirons des eaux troubles, le peuple étudiera vos scénarios et choisira ce qui lui convient le mieux.

L’Union fait la Force.

Ce vieil adage, se révèle à nouveau à nous dans l’attentat de Soudou.
Sous les feux de la bête, les occupants du véhicule n’ont pas commencé à se chamailler pour voir qui allait conduire la voiture, vers quelle destination allait il la conduire, à quelle vitesse, s’il y a assez d’essence, s’il y a assez d’air dans les pneus ou assez de liquide lave glace ou encore si le chauffeur a bien mangé avant de prendre le volant.
Chacun à sa place et selon ses fonctions jouait son rôle dans une Union dictée par la priorité de l’heure. Personne n’a fui, ni débuter des réflexions scolaires sur la voie à suivre.
La mort et la misère n’ont que faire de nos théories.
Dans une complémentarité remarquable et sans confusion de rôles, ils ont échappé à leurs adversaires.

Sans Union à Soudou il n’y aurait pas eu de survivants.

Ceci dit, les Togolais veulent le changement, L’UFC, c’est l’Union des Forces de Changement.
Si vous voulez le changement, vous nous ralliez dans le cas contraire vous servez de béquille au régime, il n’y a pas de troisième voie si ce n’est celle des hypocrites et ou des traîtres.
Si vous nous ralliez, il y a de la place pour tout le monde , lorsque tous ensemble nous aurons opéré le changement chacun sera libre d’aller faire ce qui lui plaît dans la vie.
Le Togo regorge de beaucoup de ressources de tout ordres et j’invite l’ensemble de la classe politique à se regrouper derrière l’UFC pour le changement en 2010.
Voilà 18 ans que la division nous immobilise sous les feux de l’adversaire.
Trois ans de sacrifices dans un ralliement à l’UFC pour avoir la liberté à durée indéterminée valent plus la peine que trois ans de divisions qui vont se solder part une reconduction de la dictature pour une période indéterminée.

Une multiplication des candidatures de l’opposition pour la morceler couplée avec la fraude et l’usage de l’armée pourrait nous coûter le changement si nous n’y prenons garde.

Pour conclure ce message sur les quelques enseignements à tirer de l’attentat de Soudou, Je dirai que la dictature Togolaise est morte à Soudou il y a 16 ans.
L’élite de cette dictature s’est déployée dans réelle nature et sa toute puissance pour barrer la route à l’élite de la force populaire et elle a lamentablement échoué et ce en dépit des moyens colossaux qu’elle a déployé et des dégâts matériels et humains qu’elle a causé.

La lutte populaire est invincible, le Président Gilchrist Olympio a pour mission de libérer le Togo, les voies alternatives quelqu’en soient leur qualité et la qualité de ceux qui les proposent sont une perte de temps au Togo et aux Togolais au vu de notre situation prise dans sa réalité et sa globalité.
Nous devons donc aller à l’Union autour des forces du changement et de son leader pour opérer le changement en 2010.

L’Union de toutes les forces qui veulent le changement quelqu’en soient leur appartenance politique est le prix à payer pour la liberté au Togo.

Notre destination, c’est le changement, le véhicule c’est L’UFC, le chauffeur c’est Gilchrist Olympio et l’écrasante majorité des Togolais sont les passagers.

La balle est donc dans votre camp, il vous appartient de determiner et décider si vous voulez faire partie du changement de 2010 du dedans ou de dehors ou si vous préférez la continuité de la médiocrité.

Pour nous autres, l’attentat de Soudou nous indique la conduite à tenir pour avoir un changement au Togo et je vous invite à nous rejoindre pour la poursuite et l’aboutissement de la lutte.

La lutte continue.

Séna Alipui

Lire aussi : Soudou 5 mai 1992 : le terrorisme d’Etat du régime Eyadéma

 

© Copyright Séna Alipui

Trésorier de UFC Section Canada

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