Conjoncture

Situation économique et financière du Togo

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 1er juillet 2003, publié sur ufctogo.com

L’activité économique, sous l’impulsion des secteurs primaire et secondaire, a enregistré un taux de croissance de 4,2 % en 2002 contre -0,3 % en 2001 dans un contexte marqué par un recul du taux d’inflation annuel moyen qui s’est situé à 3,1 % contre 3,9 % en 2001.

 

La situation des finances publiques s’est traduite par une détérioration des principaux soldes budgétaires qui sont passés d’un excédent en 2001 à un déficit en 2002. Le déficit global a été de 0,7 % en 2002 contre un excédent de 0,5 % en 2001.

En ce qui concerne les comptes extérieurs, le déficit courant hors dons rapporté au PIB nominal s’est réduit à 11,6 % en 2002 contre 14,3 % en 2001, en liaison notamment avec une contraction du déficit de la balance des services.

La situation monétaire a été caractérisée par une diminution de 2,5 % de la masse monétaire expliquée par une amélioration des avoirs extérieurs nets et une baisse du crédit intérieur.

En ce qui concerne les indicateurs de convergence budgétaire, seul le critère relatif au solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal a été respecté.

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Évolution économique récente :

La Production

En 2002, l’activité économique a enregistré un taux de croissance de 4,2 % contre -0,3 % en 2001, sous l’impulsion des secteurs primaire et secondaire qui ont progressé respectivement de 8,3 % et de 9,2 %.

Au niveau du secteur primaire, cette croissance a été réalisée grâce aux performances de l’agriculture et de l’élevage, en progression respective de 9,6 % et de 6,5 %. Dans le secteur secondaire, la croissance a été impulsée par le regain d’activités des industries extractives et manufacturières, en hausse respective de 18,1 % et de 8,1 %. De même, les activités enregistrées au niveau du sous-secteur " électricité, eau et gaz " ont porté la croissance en progressant de 14,2 % en 2002 contre 4,0 % en 2001. Les activités des BTP ont baissé de -2,3 % contre -17,8 % en 2001.

Le secteur tertiaire, par contre, est en repli de 2,0% contre une hausse de 3,2 % en 2001, en liaison avec les reculs observés dans la quasi-totalité des autres branches du secteur.

Au total, les contributions à la croissance des secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont été respectivement de 3,1 points, 1,7 point et - 0,6 point.

Du côté de la demande, la croissance a été portée essentiellement par la consommation finale qui a augmenté de 4,2 %, en liaison avec une tenue de la consommation privée qui a cru de 6,0 %. Concernant l’investissement, il s’est contracté de 13,6 %, en relation avec le repli de 10,1 % des activités du secteur privé. S’agissant des échanges extérieurs, les exportations et les importations sont en hausse respectivement de 6,7 % et 2,2 %, en relation avec une activité économique tonique en progression de 4,2 % contre -0,3 % en 2001.

Au total, les contributions de la consommation, de l’investissement et des échanges extérieurs au taux de croissance ont été respectivement de 6,1 points, de -2,2 points et de 0,3 point.

En terme nominal, l’épargne intérieure brute a représenté 0,8 % du PIB contre 4,4% en 2001. L’investissement total s’est établi à 13,4 % du PIB contre 16,2 % en 2001, du fait de la baisse des investissements directs étrangers qui passent de 5,4 % du PIB nominal en 2001 à 3,3 % en 2002.

En 2003, la croissance économique est projetée à 3,1 %, portée essentiellement par les secteurs primaire et secondaire. Le secteur primaire progresserait de 3,5 % sous l’impulsion des cultures vivrières, consécutive à une meilleure pluviométrie. Quant au secteur secondaire, porté par les perspectives de la poursuite d’un regain d’activités des industries extractives et manufacturières, il augmenterait de 8,6 % contre 9,2 % en 2002. Le secteur tertiaire enregistrerait une faible croissance de 0,2 % contre -1,3 % en 2002.

Ainsi, les contributions à la croissance des secteurs primaire, secondaire et tertiaire seraient respectivement de 1,4 point, de 1,7 point et de 0,1 point.

Du côté de la demande, la croissance en 2003 serait notamment favorisée par l’investissement et les exportations qui progresseraient respectivement de 23,7 % et de 4,6 %. En effet, les opérateurs du secteur privé verraient leurs activités progresser substantiellement de 13,2 %, en liaison à une augmentation des investissements directs étrangers. La consommation et les importations seraient en retrait de 2,0 % et de 1,3 % contre respectivement 4,2 % et 2,2 % en 2002.

Au total, les contributions à la croissance de l’investissement, de la consommation et des échanges extérieurs seraient respectivement de 3,1 points, -2,9 points et 2,9 points.

En terme nominal, l’épargne intérieure brute représenterait 3,6 % du PIB en 2003 contre 0,8 % un an plus tôt. Le taux d’investissement s’établirait à 16,0 % du PIB.

Les Prix et l’Inflation

L’année 2002 s’est réalisée dans un contexte de recul de l’inflation dont le taux annuel moyen a été de 3,1 % contre 3,9 % en 2001.

En glissement annuel au cours du premier trimestre 2003, le taux d’inflation a été de -0,3 % contre 0,3 % au cours de la même période de l’année 2002. Les prévisions pour 2003 indiquent une accalmie du niveau général des prix avec un taux d’inflation annuel moyen de -0,6 %.

Finances Publiques et Dette Publique

S’agissant des finances publiques, les opérations financières de l’Etat ont enregistré en 2002, une aggravation du déficit global. Cette évolution défavorable résulte d’un recul simultané des recettes totales et dons et des dépenses totales et prêts nets.

En effet, les recettes totales et dons se sont contractés de 12,7 % en liaison avec un faible recouvrement des recettes budgétaires qui ont baissé de 5,6 % pour les recettes fiscales et de 53,5 % pour les recettes non fiscales. Les contre-performances enregistrées dans le recouvrement des recettes fiscales sont essentiellement imputables au mauvais rendement de la TVA qui passe d’un taux de progression de 13,1 % en 2001 à 0,1% en 2002, d’une part, et à la baisse drastique des impôts sur les biens et services dont le taux de croissance a été de -20,8 % contre 38,7 % en 2001. De même, les recettes au titre des taxes sur les biens et services et sur le commercial international ont été respectivement de -1,3 % et de 5,6 % contre 7,1 % et 18,2 % en 2001. Les dons ont également diminué, passant de 4,6 milliards en 2001 à 3,5 milliards en 2002, soit une contraction de 24,5 %.

Les dépenses totales et prêts nets se sont contractés de 10,4 %, en relation avec la réduction respectivement de 6,2 % et de 9,6 % des dépenses courantes hors intérêts et des autres dépenses courantes. Les dépenses en capital se sont contractées de 28,8 % en 2002, en liaison avec la baisse de 43,1 % de la composante externe de l’investissement.

En dépit de la baisse des dépenses, l’exécution du budget 2002 s’est soldée par une dégradation des principaux soldes budgétaires, excepté le solde budgétaire de base. Le déficit budgétaire global est ressorti à 0,7 % du PIB nominal en 2002 contre un excédent de 0,5 % en 2001. Le déficit global hors dons rapporté au PIB nominal s’est situé à 1,0 % contre un excédent de 0,1 % en 2001. Le solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal s’est détérioré pour ressortir à 0,1 % en 2002 contre 1,2 % en 2001.

S’agissant du déficit budgétaire global base caisse, il s’est établi à 9,1 milliards contre 14,6 milliards en 2001. Ce déficit a été couvert par des ressources extérieures à hauteur de 7,3 milliards et des ressources intérieures par un désengagement de l’Etat à concurrence de 16,4 milliards.

En dépit de cette couverture du déficit global base caisse, l’exécution budgétaire s’est traduite par des accumulations d’arriérés de paiement intérieur et extérieur, d’un montant de 31,6 milliards en 2002 contre 56,6 milliards en 2001.

En 2003, les prévisions budgétaires indiquent à nouveau une détérioration de la situation des finances publiques. En effet, les recettes totales et dons progresseraient de 12,6 %, moins rapidement que les dépenses totales et prêts nets qui augmenteraient de 27,3 %. Cette évolution des dépenses totales est principalement expliquée par l’accroissement de 17,0 % des dépenses courantes dont les transferts et subventions progressant de 52,5 % et les autres dépenses courantes de 31,8 % contre -9,6 % en 2002. Les dépenses en capital progresseraient fortement de 86,4 % contre -28,8 % un an plus tôt, en relation avec la reprise des investissements extérieurs qui croîtraient de 150,2 %.

Ainsi, les principaux soldes budgétaires se dégraderaient davantage en 2003. Le déficit budgétaire global rapporté au PIB nominal serait de 2,6 %, tandis que le déficit budgétaire global hors dons s’établirait à 3,6 %. Le solde budgétaire de base rapporté au PIB est projeté à -0,9 %, en opposition à l’équilibre prévu dans le programme pluriannuel adopté en décembre 2002.

En ce qui concerne le déficit budgétaire global base caisse, il s’établirait à 32,1 milliards, avec un besoin résiduel de financement de 56,7 milliards non entièrement couvert. Toutefois, il n’est pas prévu d’accumulation d’arriérés de paiement intérieur et extérieur en 2003.

En ce qui concerne la situation de la dette publique totale, le taux d’endettement s’est amélioré en passant de 126,4 % en 2001 à 113,6 % en 2002. En dépit des progrès réalisés, le niveau de la dette publique n’est pas soutenable. Seul un traitement de fond, notamment dans le cadre de l’initiative PPTE, pourrait permettre d’assurer sa soutenabilité. Bien qu’étant éligible, le Togo n’a pas encore atteint le point de décision en raison des difficultés rencontrées pour conclure un programme appuyé par les Institutions de Bretton Woods. Ces difficultés sont également liées au retard enregistré dans l’élaboration d’un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP).

En 2003, les prévisions indiquent une baisse du taux d’endettement qui se situerait à 107,4 %, en dépit du financement exceptionnel dû aux arriérés de paiement. Il faut souligner que la situation de la dette intérieure n’est pas assez détaillée.

Le Commerce Extérieur et la Balance des Paiements

Le solde global des paiements extérieurs est ressorti excédentaire de 14,4 milliards contre 8,0 milliards en 2001. Ce résultat est imputable à la contraction du déficit des transactions courantes dont l’impact a été partiellement atténué par la baisse du compte excédentaire de capital et d’opérations financières.

Le déficit des transactions courantes s’est situé à 106,0 milliards, en repli de 17,9 milliards par rapport au niveau atteint en 2001. Cette évolution est liée aux effets conjugués de la réduction des déficits des services, de celui des revenus et de la hausse du compte des transferts courants.

Le déficit des services s’est fixé à 38,2 milliards contre 42,6 milliards en 2001, du fait de l’accroissement des entrées nettes au titre des voyages et des prestations de services (transit, manutentions, transport), en liaison avec la crise en Côte d’Ivoire. Parallèlement, le solde déficitaire des revenus a été ramené de 21,5 milliards à 15,4 milliards, en raison essentiellement du recul des charges d’intérêt sur la dette extérieure.

Quant à l’excédent des transferts sans contrepartie, il s’est chiffré à 68,0 milliards, du fait des entrées au titre des transferts privés. Le déficit de la balance commerciale s’est établi à 120,4 milliards, en raison de la progression de 36,5 milliards des importations, en particulier celles des produits pétroliers.

Hors transferts officiels, le déficit courant rapporté au PIB est ressorti à 11,6 % contre 14,3 % en 2001.

L’excédent du compte de capital et d’opérations financières s’est établi à 120,4 milliards contre 135,6 milliards en 2001. Cette évolution est imputable principalement aux investissements directs et aux autres investissements qui ont été ramenés respectivement de 51,9 milliards à 33,9 milliards et de 68,3 milliards à 64,8 milliards. La baisse des autres investissements est liée à la contraction des tirages sur emprunts publics.

Le financement exceptionnel situé à 44,9 milliards, est constitué exclusivement d’arriérés de paiement sur la dette extérieure.

En 2003, les transactions extérieures courantes se solderaient par un déficit de 82,1 milliards contre 113,6 milliards retenus précédemment. Cette situation traduit une évolution des exportations plus favorable que prévu. En effet, les exportations s’établiraient à 338,5 milliards contre des prévisions de 325,4 milliards, en liaison notamment avec la hausse des ventes extérieures de phosphates et de ciment. Les importations ressortiraient à 452,1 milliards contre un niveau initialement projeté de 427,9 milliards, sous l’effet d’un accroissement des achats de produits pétroliers, de produits alimentaires et de biens d’équipement. Hors dons, le déficit courant extérieur se situerait à 98,9 milliards, soit 9,3 % du PIB, contre 136,4 milliards initialement, soit 13,1 % du PIB. L’excédent de balance des paiements serait de 10,2 milliards.

La Situation Monétaire

La position extérieure nette des institutions monétaires s’est établie à 69,3 milliards à fin décembre 2002, soit une hausse de 14,5 milliards par rapport aux réalisations de la même période de l’année précédente. Cette évolution est consécutive à la hausse de 14,2 milliards des avoirs extérieurs nets de la Banque Centrale et de 0,3 milliard de ceux des banques.

L’encours du crédit intérieur s’est élevé à 164,1 milliards à fin décembre 2002, en baisse de 25,0 milliards ou 13,2 % par rapport à fin décembre 2002.

Les crédits à l’économie ont baissé de 9,6 milliards ou 7,0 % passant de 137,9 milliards à fin décembre 2001 à 128,3 milliards à fin décembre 2002. Les crédits de campagne ont diminué de 0,8 milliard pour s’établir à 0,3 milliard à fin décembre 2002.

La position nette du Gouvernement s’est améliorée de 15,4 milliards pour s’établir à 35,8 milliards. Cette évolution résulte de la baisse de 12,5 milliards des engagements de l’Etat vis-à-vis du système bancaire. En effet, les avances directs de la BCEAO ont baissé de 5,3 milliards, tandis que l’encours des concours du FMI s’est contracté de 5,5 milliards.

La masse monétaire s’est contractée de 6,0 milliards, soit 2,5 % pour s’établir à 234,0 milliards. Ce repli de la liquidité intérieure a été porté par la circulation fiduciaire qui a diminué de 22,5 milliards ou 26,3 %, les dépôts en banque ayant augmenté de 16,5 milliards ou 10,8 % au cours de la période sous revue.

En 2003, la masse monétaire augmenterait de 5,2 % en s’établissant à 272,6 milliards. Cette évolution résulterait de l’accroissement des avoirs extérieurs nets de 10,2 milliards et de la progression de 2,3% du crédit intérieur qui s’élèveraient ainsi à 190,2 milliards.

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Situation de la convergence :

La situation des critères de convergence se présenterait comme suit :

Critères de premier rang :

Le ratio solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal s’est situé en 2002 à 0,1 % contre 1,2 % en 2001, pour une norme communautaire supérieure ou égale à zéro pour cent. Cette évolution est imputable à la contraction de 12,4 % des recettes budgétaires totales.

En 2003, le solde budgétaire de base devrait se détériorer, passant d’un excédent de 0,1 % à un déficit de 0,9 %, pour un objectif initialement fixé à 0,0%. Cette dégradation résulterait de l’accroissement de 15,5 % des dépenses de base par rapport à 2002.

Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à 3,1 % en 2002 contre 3,9 % en 2001 pour une norme communautaire de 3% maximum. En 2003, les tensions inflationnistes diminueraient avec un taux d’inflation annuel moyen de -0,6 %.

Le ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal serait de 113,6 % en 2002 contre 126,4 % en 2001, pour une norme communautaire de 70 % maximum. En 2003, ce taux d’endettement est projeté à 107,4 %.

Les arriérés de paiement :

La non-accumulation d’arriérés de paiement intérieurs sur la période de la gestion courante ne serait pas respecté en 2002, avec une accumulation de nouveaux arriérés de paiement intérieurs à hauteur de 1,1 milliard contre 17,6 milliards en 2001. En 2003, il n’est pas prévu d’arriérés de paiements intérieurs.
La non-accumulation d’arriérés de paiement extérieurs sur la période de la gestion courante ne serait pas respecté en 2002. Il y aurait une accumulation d’arriérés de 30,6 milliards contre 39,0 milliards en 2001. En 2003, il n’y aurait pas d’accumulation d’arriérés de paiement extérieurs.
Toutefois, l’existence en 2003 d’un besoin résiduel de financement de 56,7 milliards pourrait compromettre la réalisation de l’objectif de non accumulation d’arriérés de paiement intérieurs et extérieurs.

Critères de second rang :

Le ratio de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales s’est établi à 44,7 % contre 45,1 % en 2001. Ce ratio demeure toutefois supérieur à la norme communautaire de 35 % maximum. En 2003, ce ratio est attendu à 44,8 %.

Le ratio des investissements publics financés sur ressources internes rapportés aux recettes fiscales s’est situé à 7,4 % en 2002 contre 6,5 %. Ce ratio est particulièrement en retrait par rapport à la norme communautaire de 20 % maximum. Cette contre-performance est imputable aux contraintes budgétaires dans un contexte d’absence de soutien financier extérieur, ayant entraîné des arbitrages défavorables aux dépenses d’investissement. En 2003, ce ratio est projeté à 7,1 %.

Le ratio du déficit extérieur courant hors dons rapporté au PIB nominal s’est contracté en passant de 14,3 % en 2001 à 11,6 % en 2002, largement en deçà de la norme communautaire de 5 % maximum. Compte tenu du caractère structurellement déficitaire de la balance commerciale, la réalisation de ce critère demande la mise en œuvre d’une politique de diversification de la base productive. En 2003, ce déficit passerait à 9,3 %.

Le taux de pression fiscale s’est dégradé de 1,3 point pour se fixer à 11,3 % en 2002 pour une norme communautaire de 17 % minimum. En 2003, ce taux se stabiliserait à 11,4 %.

En 2002, l’évaluation de l’état de la convergence indique, qu’à l’instar de 2001, seul le critère relatif au solde budgétaire de base a été respecté. Les difficultés d’ordre socio-politique ainsi que l’absence de programme appuyé par les Institutions de Bretton Woods expliquent cette situation, entravant les performances du Togo en matière de convergence. Ainsi, le profil des critères de convergence, à l’exception du taux d’inflation annuel moyen, risquerait de connaître la même évolution en 2003. Toutefois, si la même rigueur budgétaire en matière de maîtrise des dépenses publiques appliquée en 2002 se maintenait, alors, le ratio du solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal pourrait ressortir positif, à l’instar des résultats enregistrés en 2001 et en 2002.

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Point de mise en œuvre des directives relatives au cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques

En matière d’application des cinq Directives des finances publiques, il ressort que l’effort de transposition dans l’ordre juridique interne des textes relatifs à l’harmonisation des finances publiques se poursuit. Par acte communautaire, la situation se présente comme suit :

les Directives relatives à la Loi de Finances et au Règlement général sur la comptabilité publique n’ont pas encore été transposées ;
les Directives relatives à la Nomenclature budgétaire de l’Etat et au Plan Comptable de l’Etat ont été effectivement transposées ;
la Directive relative au Tableau des Opérations Financières de l’Etat (TOFE-UEMOA) n’est pas encore mise en œuvre.
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Conclusions et recommandations :

En dépit des efforts déployés au plan budgétaire et au plan des réformes structurelles, la situation économique et financière du Togo reste encore fragile.

Le redressement de cette situation économique et financière ainsi que l’amélioration de l’état de convergence, requièrent le soutien des Autorités dans les domaines suivants :

la reprise effective de la coopération avec la Communauté financière internationale, en particulier, l’Union européenne ;
l’application de mesures rectificatives en vue de mieux couvrir le besoin résiduel de financement ;
l’intensification des efforts d’assainissement des finances publiques, à travers une maîtrise des dépenses courantes primaires et une mise en œuvre effective du code de transparence dans la gestion des finances publiques ;
l’élaboration et l’adoption de la loi organique et du Règlement général sur la comptabilité publique et la conformité du TOFE en vigueur avec le TOFE-UEMOA ;
le renseignement détaillé de la dette intérieure.

Source : Commission de l’UEMOA, Juillet 2003

 

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