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SIDA : une bataille gagnée en Zambie

par Destination Santé , le 9 septembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique santé de la semaine :: SIDA : une bataille gagnée en Zambie ::
Gare à la petite toux qui traîne... :: En Afrique, le SIDA terrasse les professionnels de santé ! :: Ne laissez pas loucher votre enfant :: Contrefaçon médicamenteuse : un commerce mortel ! :: Un « p’tit dej’ » copieux, c’est une journée qui démarre bien.

 

SIDA : une bataille gagnée en Zambie

Contre le VIH/SIDA, les programmes de traitement à grande échelle, ça marche ! Exemple en Zambie, l’un des pays les plus touchés par la pandémie. Près de 16% de la population y est infectée, une proportion qui monte à... 22% dans la capitale, Lusaka.
Le Dr Jeff Stringer, de l’Université d’Alabama aux Etats-Unis, vient de présenter au 16ème Congrès international sur le SIDA qui se tenait à Toronto, les résultats d’une étude sur 21 755 patients séropositifs. En 2002, le gouvernement zambien a décidé d’étendre l’accès aux antirétroviraux. Aujourd’hui, Stringer fait le point sur ce programme.

Sur la totalité des patients, 16 198 ont reçu des antirétroviraux. De nombreux malades sont décédés dans les premiers mois car leur état de santé était trop altéré. Trois mois plus tard la mortalité a rapidement chuté jusqu’à 5 décès pour 100 patients et par année. Soit un niveau comparable à celui que l’on observe dans les pays développés ! Pour l’auteur, la réussite de ce programme repose sur quatre facteurs : l’engagement politique, l’encadrement des professionnels de santé, les ressources financières et enfin le suivi des patients.

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Gare à la petite toux qui traîne...

Elevée par l’OMS au rang d’urgence mondiale dès 1993, la tuberculose est aujourd’hui avec le paludisme et le SIDA l’une des trois maladies infectieuses qui font le plus de victimes dans le monde.

L’arme du crime ? Le bacille tuberculeux, une bactérie connue sous le nom savant de mycobacterium Tuberculosis. Il se loge le plus souvent dans les poumons, mais peut également s’installer dans différentes parties de l’organisme : les ganglions, les reins, la peau, les os ou l’appareil génital.

La contamination se produit uniquement par voie aérienne. Comme pour un simple rhume. En parlant, en toussant ou en crachant, la personne atteinte de tuberculose émet des bacilles qui se répandent dans l’air ambiant, portés par des micro gouttelettes de salive. L’infection se fait donc, simplement, par inhalation. Et ça va très vite ! Si le malade n’est pas pris en charge, il peut à son tour infecter 10 à 15 personnes en moins d’une année.

Résultat, à chaque seconde dans le monde une nouvelle personne contracte la maladie. Mais comment savoir si l’état de faiblesse général qui s’ensuit est bien provoqué par la tuberculose ? Plusieurs signes doivent vous alerter. Car il faut être très vigilant, surtout si vous avez été en contact avec un malade.

Les symptômes les plus courants sont une diminution de l’appétit qui se prolonge dans le temps, une perte de poids assez brutale, une perte de tonus, de la fièvre, des suées nocturnes sans raison apparente - c’est-à-dire en l’absence de chaleur excessive -, une douleur dans la poitrine... En fait ces signes peuvent parfois être confondus avec ceux d’autres maladies. On pense notamment à un état grippal. C’est là le danger...

Une petite toux qui dure plus de 3 semaines par exemple, n’est jamais anodine. Vous devez vous faire ausculter. Et si vous trouvez du sang dans vos crachats, agissez immédiatement. Il y a urgence. Cela signifie en effet, que le bacille tuberculeux s’attaque à vos poumons. Au moindre doute, n’hésitez surtout pas à consulter. Plus la maladie sera dépistée tôt, plus la guérison sera rapide et assurée.

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La tuberculose de plus en plus difficile à traiter

L’OMS s’inquiète de l’émergence de tuberculoses à bacilles ultra résistants et « pratiquement impossibles à traiter ». Des souches mortelles qui poussent l’Organisation à demander aux Etats de renforcer leurs mesures de lutte, surtout en Afrique.
Une réunion d’experts organisée par le Conseil de la Recherche médicale en Afrique du Sud est d’ailleurs prévue aujourd’hui et demain à Johannesburg, la capitale sud-africaine. Elle doit évaluer « les actions requises pour s’attaquer au problème crucial de la pharmacorésistance ». C’est-à-dire la résistance de plusieurs bacilles aux antituberculeux actuels.

Ce fléau menace sérieusement les populations d’Afrique subsaharienne, déjà durement touchées par le VIH-SIDA. Et ce n’est pas un hasard. Comme il déprime les défenses immunitaires, le VIH multiplie par trente le risque, pour une personne, de développer la tuberculose après un contact avec le bacille tuberculeux. Les pays de l’ex-Union soviétique et d’Asie présentent aussi des taux de tuberculose ultrarésistante inquiétants. L’apparition de résistances aux antituberculeux est principalement due à un défaut d’observance du traitement par le patient et à une mauvaise qualité des médicaments.

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En Afrique, le SIDA terrasse les professionnels de santé !

Comparée à la fuite des cerveaux, le VIH/SIDA affecte bien davantage les ressources humaines du secteur de la santé, en Afrique subsaharienne. Exemple avec une étude menée dans un district de Zambie.

Dans les dix prochaines années, le SIDA devrait y faucher la vie de 37% des infirmières et de... 70% des officiers de santé. D’après les calculs du Pr Frank Feeley de l’Université de Boston, seuls 23% du total des professionnels de santé quitteront leur poste pour travailler à l’étranger.

Un autre exemple ? En 2000 en Zambie, 298 infirmières sont mortes du SIDA et 169 ont quitté le pays pour travailler au Royaume-Uni. « Arrêter l’hémorragie de la fuite des cerveaux, cela requiert un investissement bien plus important que de prendre en charge les patients séropositifs », souligne l’auteur. « D’autant plus que nous avons les outils pour traiter les patients séropositifs ».

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Ne laissez pas loucher votre enfant

Le strabisme, l’enfant qui louche, est la première cause de perte d’acuité visuelle d’un oeil chez le jeune enfant. Au lieu de profiter de ses deux yeux, il a un oeil « dominant » qui gère, seul, la vision de près comme de loin. L’autre ne travaille pas.
Cet oeil « oisif » court le risque de voir s’installer une amblyopie, maladie qui se caractérise par « la baisse importante de l’acuité visuelle ».

Le strabisme congénital apparaît généralement vers l’âge de 4 à 6 mois. En revanche, le strabisme accommodatif se manifeste entre 4 et 6 ans et les spécialistes en décrivent bien d’autres formes. Que le problème soit découvert par la famille ou par un médecin, l’enfant doit être reçu par un ophtalmologiste qui affirmera le diagnostic, recherchera sa cause éventuelle et mettra au point une stratégie de correction.

Plus le diagnostic sera précoce et plus on aura de chances d’écarter le risque d’amblyopie. Plus tôt l’acuité visuelle sera restaurée, plus grandes seront les chances d’obtenir une guérison sans rechute.

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Contrefaçon médicamenteuse : un commerce mortel !

Gucci, Lacoste ou Vuitton... des marques souvent associées à la contrefaçon. Perçue comme un délit d’ordre économique, celle-ci prend une toute autre nature lorsqu’elle s’attaque aux médicaments. Car elle s’apparente alors à un commerce criminel.

On ne meurt pas de porter un faux sac à main. En revanche un médicament contrefait, lui, peut tuer. A l’image des 200 000 patients atteints du paludisme qui meurent chaque année dans le monde, victimes des faussaires et des mafieux qui distribuent de faux médicaments.

Car un médicament sur dix vendus dans le monde serait un faux ! D’après une étude de la Food and Drug Administration américaine en effet, les préparations contrefaites représenteraient plus de 10% du marché mondial. Soit 32 milliards de dollars de bénéfices par an !

Dans un pays comme le Cameroun , 70% des antipaludéens seraient contrefaits. Dans les pays de l’ex-Union soviétique, entre 10% et 20% du chiffre d’affaires d’un produit sont le fait de... faux génériques. Et ces exemples pourraient être multipliés...

Les faux ne connaissent pas de frontières : du Viagra en France, du sirop contre la toux au Nigeria, des statines aux Etats-Unis. En 15 jours à peine au mois de mars, 360 000 cachets de faux Viagra ont été saisis par les douanes françaises à Roissy. En 2004 au niveau européen, plus de 800 000 boîtes de médicaments ont été interceptées. La première victime bien sûr, c’est le consommateur. Floué, trompé, il ignore que son traitement sera inefficace, voire dangereux pour sa santé.

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Un « p’tit dej’ » copieux, c’est une journée qui démarre bien

Le petit-déjeuner est un allié indispensable pour attaquer la journée en pleine forme. Aussi bien pour les grands que pour les petits. Et un « pt’it dej’ » réussi, c’est au moins quatre éléments : un laitage, des sucres lents, un liquide... et un fruit.
En se privant de ce repas, l’enfant mais aussi l’adolescent déséquilibre totalement ses apports énergétiques quotidiens. Ceux-ci se trouvent alors concentrés sur seulement deux repas et de multiples grignotages qui vont entraîner une prise de poids.

Sans oublier que la privation du petit déjeuner nuit aux performances intellectuelles et à la créativité. Elle peut aussi être à l’origine d’une hypoglycémie, voire de pertes de connaissance susceptibles d’intervenir en fin de matinée. Et pour cause, après une nuit de sommeil et une matinée, votre ventre -ou celui de votre enfant- est vide depuis quasiment... 15 heures !

Le petit déjeuner est vraiment un repas comme les autres. Voilà pourquoi, il est important de prendre le temps de ce repas. Trois ingrédients sont indispensables : un laitage (lait, yogourt, fromage blanc, gâteau de riz), des sucres lents (pain, céréales sans sucres ajoutés, biscottes...) et un liquide pour rétablir l’équilibre hydrique après la nuit : un thé, un café ou un chocolat. N’oubliez pas non plus un fruit. Il apportera les vitamines et le « coup de fouet » de ses sucres.

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