Presse

Revue de presse du 14 février

par UFCTOGO.COM , le 14 février 2009, publié sur ufctogo.com

- Gratuité de l’école : La farce de Faure qui fait problème. (Forum)
- Blanchiment d’argent : plus de 550 millions FCFA saisis au Togo, un Libanais expulsé (Ouestaf News)
- Débarquement d’armes de guerre au Port autonome de Lomé (Liberté hebdo)
- La République des strangulateurs : Essence : Bénin (350 F), Ghana (moins de 200 F), Togo (500 F) (Forum)
- Le régime à l’heure de la séduction : Politique nationale des petits travaux, rien que des petits travaux (Liberté Hebdo)

 

Gratuité de l’école : La farce de Faure qui fait problème
par Forum de la Semaine (Togo) le 10 février 2009

La Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN) était en grève de 48 h les jeudi 5 et vendredi 6 février 2009. Ce débrayage fait suite à deux entretiens, l’un avec le ministre des Enseignements primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, et l’autre avec celui de l’Economie et des Finances.

Selon la FESEN, ces deux entretiens n’ont pas permis de trouver une solution à leurs préoccupations qui se résument à la lenteur affichée dans la réalisation des mesures d’accompagnement promises après la suppression des frais scolaires, le retard accusé dans l’adoption du décret relatif aux indemnités de fonction des chefs d’établissement du secondaire 1er et 2èmes cycles, des inspecteurs et des conseillers pédagogiques. A ces préoccupations, s’ajoutent d’autres problèmes à savoir le flou entretenu par les autorités sur les deux mois d’arriérés de salaire de 1999 des enseignants auxiliaires, la prise en charge des enseignants des écoles spécialisées et enfin la non interpellation des premiers responsables de l’enseignement confessionnel par le gouvernement en vue d’aplanir les problèmes des enseignants de cet ordre.

Cette situation désastreuse que les autorités s’activent à dissimuler n’est que la conséquence directe de cette fameuse gratuité de l’école brandie par les tenants du pouvoir comme le cadeau de Faure aux populations.

L’effet boomerang de la farce de la gratuité de l’école

La fameuse gratuité de l’école apparaît au regard des difficultés actuelles comme une décision incongrue sans un travail préalable sur le terrain. En prenant la décision de rendre ce qu’il appelle l’école gratuite, le gouvernement avait déclaré sur tous les toits que des mesures d’accompagnement seront prises pour aider les responsables d’écoles à faire face aux problèmes logistiques et organisationnels liés à l’affluence des élèves. Plus de 4 mois après la rentrée scolaire, les directeurs attendent toujours la subvention de 2 000 F par élève. Les enseignants volontaires que le gouvernement a promis recruter dans l’enseignement lors du dernier concours de recrutement sont également oubliés. Depuis donc 4 mois, chaque directeur d’école n’a perçu que 126 500 F CFA : 40 000 F pour les déplacements du directeur et 86 500 F versé à la COGERES, une structure conjointement gérée par les chefs d’établissements et les parents d’élève.

Voilà la pagaille que le gouvernement de Faure pour des visées électoralistes, a semée dans l’enseignement, laissant les chefs d’établissements face à une situation où ils sont obligés de débourser de l’argent de leur propre poche pour payer le matériel de travail. La grève de 48 h observée la semaine dernière n’est qu’un avertissement. Si des dispositions nécessaires ne sont pas prises dans les meilleurs délais pour remédier à cette situation, il est à craindre que l’enseignement primaire et secondaire ne soit paralysé dans les prochains jours.

Forum de la Semaine (Togo)


Blanchiment d’argent : plus de 550 millions FCFA saisis au Togo, un Libanais expulsé
par Ouestaf News (Sénégal) le 9 février 2009

Un ressortissant libanais a été expulsé du Togo pour avoir été arrêté alors qu’il convoyait 1,100 million de dollars soit plus de 550 millions FCFA en espèces.

Les faits remontent au mois de janvier 2009 lorsque M. Chmeisani Toufic Ahmad a été appréhendé à l’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé en possession des sommes en liquide, rapporte le site officiel du gouvernement togolais qui cite l’hebdomadaire l’Union.

« Interrogé sur place, Chmeisani Ahmad fait comprendre que cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes libanais revendeurs de véhicules d’occasion au Togo qu’il est chargé de convoyer sur Beyrouth, la capitale libanaise », affirment les mêmes sources.
Au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), il est interdit de voyager avec des montants en liquide excédant 5000 dollars US (soit environ 2,5 millions FCFA, selon les taux actuels) .

Sur décision du gouvernement, le Libanais a été expulsé et des instructions fermes données pour que l’agrément de sa société ainsi que son titre de séjour lui soient « retirés ».

A Lomé, alors que les questions sur les destinataires véritables des sommes d’argent saisies restent sans réponse, les suspicions vont dans le sens d’un financement des activités du Hezbollah, le parti pro-islamiste libanais ou alors des opérations d’évasion fiscale.

La circulation d’argent sale est devenue une sérieuse gangrène en Afrique de l’ouest, où la corruption et l’implication parfois des plus hautes autorités des Etats rendent difficile le combat contre le blanchiment.

Pourtant, depuis 1999 les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont mis en place le Groupe intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent (GIABA), pour freiner le phénomène, mais celui-ci ne cesse de prendre de l’ampleur.

Depuis un peu plus deux ans, est venue s’y greffer l’intensification des réseaux de trafics de drogue, marquée par l’arrivée massive des grands cartels des barons latino-américains, qui sont une autre source d’argent sale que les bénéficiaires essaient aussi d’injecter dans l’économie régulière.

Ouestaf News (Sénégal) - Visiter le site


Débarquement d’armes de guerre au Port autonome de Lomé
par Liberté Hebdo (Togo) le 10 février 2009

Les Togolais savent bien que depuis son accession à la souveraineté internationale, leur pays n’a jamais eu à livrer une guerre à un quelconque Etat comme c’est le cas pour d’autres pays pour lesquels, livrer bataille est devenu une pratique coutumière. Pourtant, chaque année, le recrutement dans l’armée nationale n’a jamais connu de répit. Et Dieu sait que le rythme du départ à la retraite dans l’armée n’a aucune corrélation avec celui des recrutements. D’où un effectif somme toute pléthorique pour l’armée togolaise qui comme toutes les armées du monde, est cruellement budgétivore.

Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 février dernier, un navire du nom de LEOPARD consigné par une société de consignation de la place, aurait débarqué au Port autonome de Lomé et plus précisément au poste 4, des roquettes, lance-roquettes et munitions. Ce matériel de guerre et ces munitions seraient-ils destinés à l’armée nationale (FAT) ? Si cette hypothèse est confirmée, il y a lieu de se poser la question de savoir pourquoi une telle commande d’armement. Car, passer pareille commande supposerait que le Togo serait en guerre et que son stock de roquettes, lance-roquettes et munitions aurait été épuisé, d’où l’urgence de le renouveler.

Le Togo n’étant pas en guerre, passer pareille commande à pareil moment de la part des hommes au pouvoir, serait synonyme de faire preuve de méchanceté, en banalisant les multiples problèmes existentialistes qui minent quotidiennement la vie de millions de Togolais, pour donner la priorité à l’achat de matériel de guerre. L’Etat n’est même pas en mesure d’assurer le déplacement d’une catégorie de ses fonctionnaires à raison de 5000 FCFA par tête et par mois, sur une longue période. Alors que le carburant est à 350 F le litre au Bénin à côté, tout ce qui a pu être accordé aux Togolais c’est de le ramener de 600 à 500 F, ce qui fait dire à beaucoup que les autorités togolaises font des affaires sur le dos de leurs compatriotes.

Dans la mesure où le Togo n’est pas en guerre, ce ne serait pas aussi sans objet, de faire le lien avec le récent redéploiement intempestif d’une impressionnante artillerie lors du 13 janvier 2009 auquel un bémol a été mis entre-temps en guise d’harmonisation avec l’esprit de réconciliation nationale tant prôné. Dans cet esprit, l’arrivée d’une telle cargaison répondrait-elle à l’idée selon laquelle, pour certains compatriotes, les autorités togolaises voudraient lancer un avertissement au nouveau pouvoir ghanéen ?

On peut encore se demander si cette commande d’armes et munitions entre dans le cadre de la menace dernièrement adressée aux Togolais depuis Kara.

Il y a une autre question à se poser dans cette affaire. Seraient-ce des armes commandées par la Côte d’Ivoire et qui transiteraient par le Togo ? La question n’est pas sans importance dans la mesure où, dans la même journée du jeudi 5 février 2009, tous les Togolais ont aperçu le PM ivoirien, Guillaume Soro dans leurs murs. Serait-ce une simple coïncidence ? La question reste posée.

En tout état de cause, au cas où cet achat d’armes serait fait par le pouvoir togolais pour les besoins des FAT, il y a lieu de regretter ce qui suit : Le budget togolais souffre d’un déficit à combler, les médecins togolais et le corps médical en général ont un cahier de doléances non encore satisfait entièrement par les autorités et la menace de grève n’est pas définitivement écartée. On n’oublie surtout pas les étudiants de l’ENAM qui ont rencontré leur ministre de tutelle il y a quelques jours pour des négociations et n’auraient obtenu que des promesses. Les structures sanitaires manquent toujours de moyens pour la prise en charge des malades. Les fonctionnaires togolais traînent toujours leurs problèmes irrésolus jusqu’ici malgré le dialogue social tripartite auquel le pouvoir ne semble pas donner toute l’importance qu’il mérite.

A toutes les demandes d’amélioration de leurs conditions de vie formulées par les fonctionnaires, les étudiants et autres acteurs de la vie publique nationale, la réponse toute trouvée des autorités est : « Il n’y a pas de sou ». Et pourtant !

Alain Simouba - Liberté Hebdo (Togo)


La République des strangulateurs : Essence : Bénin (350 F), Ghana (moins de 200 F), Togo (500 F)
par Forum de la Semaine (Togo)

C’est un paradoxe des plus frustrants mais qui est érigé en système de gestion. Le gouvernement togolais est prompt à augmenter les prix des produits pétroliers dès que le baril du pétrole augmente sur le marché international. Par contre, il est lent à revoir les prix à la baisse quand le baril du pétrole connaît une chute.

Depuis la dernière diminution du prix de l’essence de 595 à 500 F, le baril du pétrole ne cesse de dégringoler sur le marché international, tournant aujourd’hui autour de 40$, voire moins. Un tour dans les pays voisins permet d’apprécier la réalité des faits.

Au Bénin voisin, le prix de l’essence est ramené à 350 F le litre. Au Ghana, une somme de 1000 F CFA donne droit à presque 6 litres d’essence. En d’autres termes, le prix de l’essence au Ghana est à moins de 200 F. Le bon sens ne comprend alors pas pourquoi au Togo le prix de l’essence continue d’être maintenu à 500F à la pompe par le gouvernement. Le lieu d’approvisionnement du Togo est-il différent des autres pays voisins ? Le comble est que la semaine dernière, l’essence était introuvable sur le marché, obligeant les populations à se rabattre sur les détaillants dans les rues.

Comme piqué au vif, le ministre du Commerce, Guy Madzé Lorenzo a débarqué sur les écrans de la TVT pour lire une déclaration, accusant les pétroliers de n’avoir pas signalé à temps la baisse de leurs stocks. D’autres sources estiment qu’en réalité, cette pénurie découle de la volonté de l’Etat de monopoliser tout le circuit de distribution du carburant. Sûrement un nouveau coup des insatiables « Barons » du pouvoir qui cherchent par tous les moyens à faire main basse sur les secteurs juteux du pays.

Du reste, le maintien du prix du carburant à 500F est incompréhensible non seulement au Togo, mais aussi dans les pays voisins où l’on se pose des questions sur le sens même de la politique du gouvernement de Faure. Pour l’heure, cette situation profite à des vendeurs de rue qui font des affaires sans payer des impôts malgré que l’Etat fasse planer sur eux des menaces d’amendes et d’empoisonnement.

Forum de la Semaine (Togo)


Le régime à l’heure de la séduction : Politique nationale des petits travaux, rien que des petits travaux
par Liberté Hebdo (Togo) le 11 février 2009

Depuis quelques semaines, on voit à Lomé et dans ses banlieues, de gros camions transportant du sable et quelquefois de la latérite. Ces sable et latérite sont destinés au remblayage de vastes trous laissés dans les rues par les pluies de l’année passée, voire de l’année surpassée pour certaines voies, ou servent à retaper quelques grandes voies de la zone complètement dégradées et qui n’ont jamais eu droit à l’asphalte et n’en auront peut-être pas avant longtemps.

Ces travaux font suite au replâtrage des chaussées de la capitale entrepris depuis l’arrivée du Premier Ministre Gilbert Houngbo et qui n’est que partiellement exécuté pour le moment, et au curage des caniveaux de la capitale qui a eu lieu dans le courant du mois de novembre 2008 et exécuté par quelques jeunes chômeurs parmi lesquels de braves « sexe faible ».

A défaut d’une politique nationale des grands travaux au Togo entre 2005 et 2009, c’est à ces colmatages que les Togolais assistent depuis quelques temps. En parcourant les rues non asphaltées de Lomé et ses banlieues (préfecture du Golfe notamment), on fait deux types de constats.

Le premier, c’est que les engins des travaux publics ayant raclé le sol sur une certaine distance, donnent à vue d’œil à ces voies, un aspect plus attrayant par rapport à ce qu’elles étaient quelques jours plus tôt. En revanche, du point de vue pratique, c’est la croix et la bannière pour quelques catégories d’usagers. C’est notamment pour les motocyclistes et les cyclistes confrontés à l’hostilité des tonnes de sable que le problème se pose en terme de commodité, contraints qu’ils sont d’affronter sur des distances relativement longues une vaste couche de sable.

De là, très souvent, les cyclistes se voient obligés de traîner leur vélo. L’impression générale des motocyclistes et cyclistes, c’est que les gouvernants ont endommagé la voie en voulant l’arranger de cette manière. Pour eux, faute de pouvoir y mettre de la latérite, il eut mieux valu la laisser en l’état, maugréent-ils souvent. Dans la réalité, il suffit de se mettre à la place de ces usagers pour pouvoir mieux appréhender la chose. Cette politique de raclage de la voie, au fait, n’arrange que les voitures et leurs conducteurs qui ont tout le loisir de charger de poussière les yeux des passants et des riverains.

Le deuxième constat ou problème, c’est que dans certains quartiers où les habitants, en l’absence de politique de collecte et d’enlèvement des ordures ménagères de la part des autorités politiques, se sont permis de prétendre procéder au remblai des vastes trous laissés par les eaux pluviales sur la voie publique, on en est arrivé à des collines (pour ne pas dire montagnes) de déchets. Au moment de procéder au raclage des rues, il aurait mieux valu vider préalablement ces rues de leurs ordures, au moyen des camions utilisés. Les conducteurs d’engin de raclage n’ont fait que répandre ces déchets localisés au départ, sur des centaines de mètres.

Il faut le dire , comment ne serait-il pas ainsi, vu que l’intelligence extraordinaire du Togolais, depuis quelques années et sous l’emprise de la récompense de la paresse et du moindre effort, la meilleure école qui se soit imposée à presque tous dans le pays, semble subir une involution au lieu d’évoluer ? Ainsi, à des centaines de mètres, on aperçoit de loin un cocktail de plastics noirs, blancs, et autres éléments de souillure environnementale. Désagréable à voir, il faut le dire ! C’est le cas surtout des quartiers Adidogomé, Gblenkomé et Aflao-Sagbado, Avédji.

A dire vrai, en dehors de la voie pavée allant de l’hôtel Todman à Tokoin Wuiti, qu’on peut loger dans la politique des grands travaux de Faure, il n’y a pas d’autres travaux dignes de ce nom. Le reste n’est que de petites bricoles à classer dans « la politique des petits travaux » si cette dénomination existe. Déjà, on remarque que quelques endroits replâtrés de la voie asphaltée se dégradent à petits coups. Ces replâtrages sont la grande trouvaille dont semble s’enorgueillir le Premier Ministre, alors que beaucoup s’attendaient à voir le bitumage en bonne et due forme de certaines voies ou tronçons. C’est par exemple à observer au niveau du carrefour des feux tricolores de l’hôtel Todman.

Eu égard à tout ce qui précède, nous on se demande s’il n’aurait pas mieux valu s’imposer chaque année, de goudronner deux rues dans la ville de Lomé. A un tel rythme, au moins six rues seraient sorties complètement du lot de ces rues à racler. Déjà, avec tout le carburant utilisé pour les travaux de raclage et de couverture de latérite de quelques rues ordinaires de la ville et de ses banlieues, les Togolais n’attendent que les prochaines pluies pour voir partir en fumée tout ce qui vient d’être fait. Comme si jamais, rien n’avait été fait. Que d’efforts pour rien, que de carburant brûlé pour rien et d’argent jeté par la fenêtre ! Tout ça, pour séduire à l’approche de la présidentielle.

Prions que les dirigeants apprennent un jour à faire peu de réalisations, mais bien. De grâce, qu’on ne dise pas aux Togolais qu’il n’y a pas d’argent pour des réalisations ! Il y a de l’argent pour tout dans ce pays. C’est une question de bonne volonté. Tant qu’on ne mettra pas un terme au pillage des deniers publics par une catégorie de citoyens couverts par l’impunité, on fera toujours de la bricole, sous prétexte qu’il n’y a pas de sou pour la politique des grands travaux.

Alain SIMOUBA - Liberté Hebdo (Togo)

 

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