05/07 au 11/07

Revue de la presse togolaise du 5 au 11 juillet 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 12 juillet 2004, publié sur ufctogo.com

Voici les thèmes essentiels qui ont fait la une des journaux de semaine : Dialogue national, procès Me Agboyibo/Harry Olympio, Interview de Gilchrist Olympio et son retour imminent à Lomé, Confidentiel : Renaud Muselier veut museler Agbéyomé Kodjo

 

MOTION D’INFORMATION
- Echec programmé du dialogue national.
- Que va faire Eyadéma ?

" Depuis le clash de mercredi dernier, il apparaît aux yeux de tout le monde que le dialogue tant attendu entre le pouvoir RPT et l’opposition n’aura probablement pas lieu de si tôt, du moins dans les conditions actuelles. Et pourtant, le 14 avril 2004, la délégation gouvernementale qui s’était rendue à Bruxelles, avait fait du dialogue avec l’opposition le premier des engagements pris devant l’ UE".

Pour MOTION D’INFORMATION, quelque chose ne va pas bien entre l’opposition et le pouvoir. L’opposition traditionnelle exige la mise sur pied d’un comité qui aurait pour tâche de définir le cadre, les modalités et l’ordre du jour du dialogue. Quant au pouvoir, les consultations sur des sujets précis assortis de recommandations à soumettre au chef de l’ Etat constituent déjà un dialogue. Mais s’il en est ainsi pourquoi le gouvernement s’est - il alors engagé à un dialogue ouvert, crédible dans un cadre structuré et transparent ?

Le journal poursuit son analyse en ces termes : "Eyadéma sait qu’en cas d’échec des consultations avec l’UE, lui-même, sa famille et les amis politiques du régime RPT risquent de se voir infliger des sanctions ciblées qui mettraient encore un peu plus la dictature togolaise au banc de la communauté internationale".

Entre pouvoir RPT et opposition, le dialogue national va probablement se terminer avant d’avoir commencé.

L’enthousiasme suscité par les 22 engagements pris à Bruxelles par le gouvernement est en train de se fondre comme du beurre au soleil. Jusqu’à présent, le pouvoir n’a fait preuve d’aucune volonté politique pour vraiment respecter à la lettre, l’esprit des engagements. A ce jour, il a eu des consultations avec les partis politiques et associations. Tout le monde s’attendait à une présentation des synthèses de ces consultations par le gouvernement. Mais chose curieuse à la place le gouvernement re-convoque les partis politiques et les associations à une discussion sur révision du code électoral. Il est facile de comprendre que le souci primordial du gouvernement est juste de présenter à l’UE un dossier étoffé sur une "mise en scène" de l’application des engagements pris à Bruxelles.

Il était bien convaincu que les vrais partis d’opposition ne seraient pas au rendez - vous. Ainsi ferait-il de leur boycott le principal argument à présenter l’UE comme ayant empêché l’avancée de la mise en application des engagements. Curieusement ces partis ont répondu à l’invitation. "Arrivés sur les lieux par délégation de deux ou trois, les partis s’étaient vu signifier que seuls les chefs de délégation étaient autorisés à accéder à la salle où devait se tenir la réunion. Les autres membres de la délégation devaient attendre à l’écart en attendant la fin de la réunion".

Selon le témoignage rapporté par le CAR "ont pris part à la réunion, des représentants de plus de 24 partis politiques dont les deux tiers au moins sont de la mouvance présidentielle. Etaient également présentes, six associations de la société civile dont cinq de la mouvance présidentielle".

Cette réunion n’a pas été appréciée par les responsables politiques sérieux. Et ils l’ont manifesté. "Les responsables des partis d’opposition auraient élevé de vives protestations contre le fait que le gouvernement les ait convoqués pour une séance de travail en passant purement et simplement sous silence les propositions qu’ils avaient faites concernant la mise en place d’un comité préparatoire du dialogue national ... Les représentants des partis politiques et des associations relevant de la mouvance présidentielle, ont quant à eux défendu l’idée que c’est au gouvernement de déterminer les modalités d’organisation du dialogue national du moment où c’est bien le gouvernement qui en a pris l’engagement..."

A l’issue de ces échanges, le PM aurait clôturé la séance en déclarant que la cause était entendue et que le comité de réforme du code électoral est mis en place..." Ce comité est composé d’une trentaine de personnes dont les 2/3 au moins ressortiraient de la mouvance présidentielle."

De toute vraisemblance, au regard de leurs positions, le CAR , la CDPA , l’UDS-TOGO et l’ADDI ne siègeraient pas au sein de ce comité.

Le CAR de Me Agboyibo a par ailleurs réagi face à cette nouvelle mascarade en ces termes " par le biais de "ce fameux comité de réforme du code électoral ", le Premier Ministre venait ainsi d’enterrer le dialogue national". Pour cela, le CAR n’entend pas s’associer à cette manœuvre visant à évacuer le dialogue national.

Tous les partis dénoncent l’absence de cadre structuré et transparent pour le dialogue. L’UFC considère qu’il " est aujourd’hui évident que la volonté politique de la mise en oeuvre des 22 engagements souscrits par le gouvernement devant l’UE ...est inexistante et que le gouvernement préfère adopter une lecture erronée de la nature et de la portée politique de ces engagements". (Lire l’intégralité de la déclaration sur :
http://www.ufctogo.com/article.php3?id_article=485 ).

LA TRIBUNE DU PEUPLE

Interview exclusive de Gilchrist Olympio : ( pour lire l’intégralité de l’interview cliquez sur le lien :
http://www.ufctogo.com/article.php3?id_article=479 )

Interrogé à propos du dialogue inter-togolais, Gilchrist Olympio, le Président de l’UFC conclut que : " Tout est bloqué ". Trois mois après la signature des engagements, en donnant son appréciation de leur mise en application par le gouvernement SAMA, le principal opposant au régime de M.Eyadéma a dit ce qui suit : "Le moins que l’on puisse dire est que le bilan de la mise en application de ces engagements est très préoccupant. L’attitude du gouvernement exprime l’inexistence absolue d’une volonté politique de mettre sincèrement en oeuvre ces engagements. Tout est de la poudre aux yeux pour tromper la communauté internationale...

... Le gouvernement fait tout pour éviter le respect des engagements. Il est clair aujourd’hui que le gouvernement se démène pour échapper à la reprise du dialogue avec "l’opposition traditionnelle" et préfère comme d’habitude, se consacrer à la pratique du dilatoire dans lequel il excelle. Tout est donc bloqué... Nous ne cautionnerons pas une stratégie visant à dénaturer le dialogue et à empêcher l’abrogation des dispositions d’exclusion introduites unilatéralement par le régime dans la Constitution de 1992 et le code électoral issu du CPS.
... Il n’est pas question de laisser le gouvernement nous divertir avec cette proposition. L’UFC n’enverra aucun représentant participer aux travaux de cette commission. Cette prétendue réforme n’est qu’une manœuvre du gouvernement visant à noyer "l’opposition traditionnelle" dans une nébuleuse de partis et d’associations à sa solde et qui ne sont pas représentatifs des populations togolaises..."

A la question de savoir s’il prévoit son retour dans le cadre de ce dialogue, M. Gilchrist Olympio a répondu : " Il est clair que... la présence de tous les protagonistes de la crise est déterminante au succès de ces assises. Voilà pourquoi depuis un moment et malgré tous les obstacles, je mets tout en oeuvre pour rentrer dans mon pays, le Togo. Si tout va bien, vous me verrez bientôt parmi vous pour contribuer à la réussite de ce dialogue fondamental ..."

Selon Gilchrist Olympio, " Il nous faut faire preuve d’une extrême vigilance et d’une grande fermeté vis-à- vis de tout ce qui a trait aux élections"...

FORUM

Selon le FORUM un journal français révèle la stratégie d’Eyadéma pour se maintenir au pouvoir. "Dans sa parution No 450 du 1er juillet 2004, le célèbre journal français " La lettre du Continent " révèle la stratégie mise en place par le président Eyadéma en vue de se maintenir au pouvoir. Le confrère, avant de dire "encore bravo ! "au président togolais pour les 22 engagements pris devant l’UE et sous le titre : " La stratégie de Gnass " , écrit que " Côté pile , face à l’UE , Gnassingbé Eyadéma joue les urnes et côté face, il mise sur sa propre progéniture."Pour cela, le journal estime que Eyadéma est un homme à facettes."

- CAR - Me Agboyibo / Harry Olympio

Harry Olympio fout le bordel avec la complaisance du Tribunal. Le procès tant attendu reporté deux fois de suite a eu lieu le mercredi 07 juillet 2004 au Palais de Justice de Lomé et a duré 11 heures d’horloge.

"Après de longs débats sur les questions de procédure et des 52 prétendus démissionnaires du CAR, le Procureur de la République, dans son réquisitoire, a demandé la relaxe pure et simple du sieur Harry Olympio estimant qu’il subsiste des doutes pour ce qui a trait à l’argent que Me Agboyibo a reçu du chef de l’Etat pour créer son parti car pour lui, Me Agboyibo a été un collaborateur du chef de l’Etat ... En ce qui concerne la question du délit de diffamation et d’atteinte à l’honneur du CAR et de son président, le Procureur a estimé que le délit n’est pas constitué..."

"Dans un speech qui frise le mépris à l’endroit de l’institution judiciaire, le sieur Harry Olympio qui a été invité à produire ses témoins, avait désigné à la surprise générale , Me Agboyibo pour lui dire de s’auto-accuser." Tenant une Bible dans ses mains, il a invité Me Agboyibo à jurer sur la Bible qu’il n’a pas reçu l’argent du chef de l’Etat. Ce que Me Agboyibo, sans la moindre hésitation, a fait.

Les quinze avocats de la partie civile ont démontré de façon claire la culpabilité du prévenu. Mais contre toute attente, le président a mis fin à la séance en remettent le délibéré sur le 14 juillet 2004.

Il faut souligner en passant que Harry Olympio et ses deux co-accusés n’ont pas d’avocat.
(Un communiqué de presse du collectif des avocats est produit à la fin de notre revue de presse. Il montre dans quel état d’esprit les jugements sont rendus au Togo et jusqu’où peuvent aller les affidés du régime RPT)

- Confidentiel : Renaud Muselier veut museler Agbéyomé Kodjo

La France veut faire taire Agbéyomé Kodjo pour satisfaire Lomé. Selon ce journal, l’asile français de l’ex PM, Agbéyomé Kodjo, continue de déranger les autorités françaises. "Après son intervention sur la RFI, sous pression et menace du personnel de rentrer en grève au cas où son élément ne passait pas, notre confrère de La Lettre du Continent No 450 du 1er juillet 2004, révèle comment Agbéyomé Kodjo avait été reçu par le Secrétaire d’Etat français, Renaud Muselier pour le faire taire. "Renaud Muselier lui a dit qu’il était désolé, qu’il sait que sa femme est française mais qu’il a intérêt à se taire s’il veut continuer à bénéficier de l’asile en France". Le journal poursuit en écrivant que "l’ancien PM a tenté de reprendre la parole mais Renaud Muselier la lui a refusée".

LA DEPECHE

- Le pouvoir togolais au pied du mur

" Finies les consultations tapageuses avec les partis politiques...où le gouvernement donne l’air de vraiment négocier mais n’entretient qu’un flou en accordant aussi l’audience à des minuscules partis politiques proches du pouvoir, c’est-à-dire des partis satellites du RPT..."
"L’heure n’est - elle pas aux accords ? Le gouvernement a dès aujourd’hui l’obligation de faire une synthèse de ces premières rencontres avec l’opposition ou ce qu’il considère comme l’opposition, mais ceci à l’intention de l’opinion publique... Les 22 engagements souscrits par le PM à Bruxelles... placent le gouvernement togolais devant ses responsabilités".

- Une mission de haut niveau de l’UE attendue le 20 juillet prochain à Lomé ?

- Changement à la tête de la Commission de l’UE

Que peut espérer le Togo de M.Manuel BARROSO ?

" Dans les milieux politiques togolais, le départ de Romano Prodi a été accueilli avec un ouf de soulagement. Considéré à tort comme " le saboteur de la politique de paix du général Eyadéma", son départ... selon un observateur, laisse entrevoir des chances au Togo d’avoir accès à l’aide de cette institution..." Mais au-delà de ces prises de position, le journal conclut que le départ de Romano Prodi "ne changera rien à la politique entre le Togo et l’institution européenne."

- Dialogue inter-togolais en panne ! L’UE devrait nommer un médiateur permanent

C’est eut-être une solution. Mais il vaut mieux ne pas y rêver !

- Iran au secours de l’Université de Kara

L’Université de Kara est présentement abritée par l’ENI (Ecole Normale des Instituteurs) de Kara. Bientôt elle aura ses propres bâtiments. La République Islamique d’Iran a accepté de financer pour 805,5 millions de francs les travaux de sa construction. Le protocole d’accord relatif à l’exécution du mémorandum d’aide entre les deux gouvernements vient d’être signé.

("Wait and see" comme disent les Anglais "on verra bien" s’il s’agit bien des locaux de l’Université de Kara ou des Moquées pour former des ayatollah togolais).

TOGO - PRESSE du mercredi 07 juillet 2004

Le journal s’initie au discours factuel.
"Dans l’esprit du dialogue national, le gouvernement a initié une série de consultations avec la classe politique et la société civile." Sur les 30 partis politiques invités , 28 ont répondu à l’appel tout comme 75 associations sur les 80 conviées.

Mais selon le communiqué, "il subsiste au niveau de quelques interlocuteurs des difficultés de compréhension ou d’interprétation de certains termes des engagements ainsi que des divergences sur les participants, le cadre et le contenu national initié par le gouvernement."

- Voici les points d’accord :
- opportunité et utilité du dialogue
- pas de contestation sur la présence au dialogue des trois protagonistes que sont le gouvernement, l’opposition et la société civile
- la plupart des participants ne veulent pas rééditer les expériences des dialogues précédents
- le principe d’un dialogue permanent n’a été réfuté par personne
- sur les engagements, 14 des 22 ne posent pas de problèmes majeurs de compréhension ou d’interprétation
- pour la plupart des participants, l’évocation de l’Accord Cadre de Lomé est un anachronisme

- Les points de non -convergence
- deux partis politiques, le CAR et l’UFC estiment que la société civile ne devrait pas participer au dialogue politique. Elle ne peut être associée qu’aux aspects socio - économiques des engagements
- la société civile elle -même estime être concernée par tous les engagements
- au sein de la société civile , les syndicats veulent être reconnus comme une entité à part et proposent les quotas de représentation suivants :1/3 gouvernement , 1/3 opposition , 1/6 syndicats et 1/6 société civile
- des divergences subsistent également au niveau de la compréhension des notions d’ "opposition traditionnelle ", de cadre structuré et transparent, du contenu du dialogue.
- sur la reprise de la coopération, contrairement aux vœux de la plupart des participants (partis politiques et société civile), le CAR, la CDPA, l’ADDI et l’UFC pensent qu’il revient à l’UE de décider du moment de la reprise de la coopération avec le Togo.

(Voilà le dialogue au pays du plus vieux dictateur de la terre. La comédie du parti unique, de la pensée unique, le mensonge comme règle de conduite des affaires de l’Etat)

COLLECTIF DES AVOCATS DU CAR
C O M M U N I Q U E
Concernant le dossier
CAR et Procureur de la République
C/ Harry Olympio et deux autres

Le Collectif des avocats constate que le nommé Harry Olympio s’emploie à déformer sur les médias ce qui s’est passé le mercredi 07 juillet 2004 au Palais de Justice de Lomé dans le procès en diffamation intenté contre lui et ses deux comparses.

Le Collectif tient à souligner que les propos que tient l’intéressé ne sont que des affabulations qui illustrent une fois de plus son talent de menteur.

La réalité, la voici :

1. A l’audience sus-mentionnée du tribunal correctionnel de Lomé, le sieur Harry Olympio a reconnu que c’est lui qui a confectionné le document incriminé à partir d’un manuscrit de quelques lignes du sieur Adokpo Akpamou. Ce document contient des allégations d’une extrême gravité dont aucune ne figure dans le manuscrit.

2. S’expliquant sur les mobiles du montage, le prévenu a déclaré que s’il a confectionné et fait diffuser ce document à l’encontre du CAR, c’est uniquement parce que Me Agboyibo a refusé de rencontrer le Président de la République pour le dénouement de la crise nationale alors que lui, Harry Olympio, avait laissé croire au Chef de l’Etat que le Président du CAR souhaitait le voir. Il n’a donc pas contesté avoir réalisé une campagne de diffamation du CAR et de son Président. Il s’en est au contraire réjoui.

3. Entre autres faits mensongers relatés dans son le document, M. Harry Olympio a allégué que le Chef de l’Etat a donné de l’argent à Me Agboyibo pour créer le CAR.

4. Au cours des débats, le Tribunal et les avocats du CAR demandèrent à plusieurs reprises à M. Harry Olympio d’apporter la preuve de son allégation. Pendant plus de 2 heures, il tourna en rond le Tribunal par des bavardages orduriers en laissant entendre par moments qu’il apportera plus tard la preuve exigée.

En vain le Tribunal chercha à freiner ses digressions, en lui faisant comprendre que c’est sur le champ qu’il doit apporter la preuve des faits allégués. Il reprenait chaque fois de plus belle sa comédie. Sur insistance des conseils du CAR, il a fini par déclarer qu’il a un témoin et qu’il allait dévoiler son nom. Un grand silence régna dans la salle. Et c’est alors qu’il déclara : ‘’mon témoin c’est Me Agboyibo’’ (le plaignant). Ce fut un tollé de rires dans la salle.

Et, sachant en professionnel que la meilleure façon de mentir est de mentir avec des détails, il ajouta que c’est à la prison civile de Lomé que le plaignant, Me Agboyibo, lui aurait confié que le Chef de l’Etat a financé la création du CAR. L’indignation du public fut au comble. Tout le monde avait compris que le bonhomme n’était pas en mesure de produire le moindre écrit ou témoignage à l’appui de son allégation.

5. C’est alors et comme pour suppléer cette carence qu’il a sorti le second acte de sa pièce de théâtre en déposant sur la barre du Tribunal, la Sainte Bible et en interpellant Me Agboyibo de venir y jurer s’il est réellement convaincu qu’il n’avait pas pris de l’argent de Eyadema pour créer le CAR. Ce procédé de preuve sortait de l’ordinaire. Le Tribunal n’en a pas l’habitude. Me Agboyibo aurait préféré ne pas s’y prêter. Toutefois, et pour lever de l’esprit du public le doute que cherchait à créer Harry Olympio, Me Agboyibo s’est approché de la barre et après s’être fait ouvrir un passage de la Bible, y apposa sa main droite et déclara : ‘’Ni à la création du CAR, ni durant ses 13 ans d’activités, je n’ai pas pris un franc chez le Président de la République’’.

6. Le sieur Olympio ayant vu sauter en éclat le second morceau de sa pièce de théâtre, s’était senti acculé. C’est alors qu’il en était venu à son troisième morceau de comédie en proposant au Tribunal de se transporter, ensemble avec les parties concernées et les avocats, chez le Chef de l’Etat pour vérifier si les faits allégués sont vrais ou faux. Me Agboyibo déclara en réponse qu’il est disposé à accepter la proposition à condition que le sieur Harry Olympio fasse du Chef de l’Etat son témoin en affirmant que ce dernier lui a confié avoir financé la création du CAR. L’intéressé se déroba tout confus à l’interpellation. Ainsi échoua le troisième et dernier acte de sa pièce de théâtre.

7. Entre temps, le sieur Adopko Akpamou invité de son côté à dire sur quoi il s’est fondé pour s’associer par sa signature aux propos tendant à faire croire que la création du CAR a été financée par le Chef de l’Etat, déclara tout comme Harry Olympio que son témoin c’est le plaignant, Me Agboyibo. Et il surpassa Harry Olympio en ridicule quand il en était venu à dire : ‘’Me Agboyibo m’avait fait entrer une première fois dans sa chambre à coucher, sur son lit pour me faire la confidence. Il m’a fait la même confidence une deuxième fois dans la même chambre alors que j’étais en compagnie d’une cousine également assise à nos côtés sur le même lit !!! ‘’.

8. On comprend, dans ces conditions que le nombreux public venu le 07 juillet 2004 au Palais de Justice de Lomé ait été profondément choqué d’entendre le Procureur de la République déclarer qu’il y a du doute sur le point de savoir si les agissements de Harry Olympio et de ses 2 comparses ont porté ou non atteinte à l’honneur du CAR et de son Président.

9. Et il est tout autant surprenant, qu’à propos du faux commis par le sieur Olympio, le Procureur de la République ait émis du doute sur le rapport d’expertise versé au dossier alors que l’intéressé lui-même s’y est rallié en renonçant à solliciter une contre expertise.

10. Le collectif des Avocats demeure convaincu que le Président du Tribunal prendra ses responsabilités le 14 juillet 2004 pour l’honneur de la justice togolaise.

Fait à Lomé, le 09 juillet 2004
Pour le Collectif,
Bâtonnier AMEGANDJIE

 

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