29/11 au 05/12

Revue de la presse togolaise du 29 Novembre au 5 décembre 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 5 décembre 2004, publié sur ufctogo.com

Les journaux de la semaine n’ont pratiquement rien présenté de nouveau. C’est dire qu’il n’ y a pas eu de faits ayant marqué la vie socio-politique. Beaucoup, sinon presque tous, sont revenus sur les commentaires des faits récents, entre autres, la décision de l’Union Européenne, le drame organisé de Lomé2.

 

"Le Combat Du Peuple" qui est devenu à coups de billets de cfa, la caisse de résonance de Lomé2 perpétue "son combat contre le peuple". Ce journal qui fait partie de ceux qui font la politique de l’autruche titre : "Faux débat autour de la reprise de la coopération avec l’UE".

Heureusement pour le griot qui anime ce journal !

Il travaille pour d’autres autruches !

Sinon il n’aurait pu écrire dans ses colonnes toutes les contradictions et les contre-sens qui suivent :

Selon ce journal appartient à Lomé2 et est à ses ordres "l’UE a abrogé la décision d’adresser au gouvernement togolais la lettre du Conseil et de la Commission du 14 décembre 1998. Cette décision met un terme aux sanctions. En clair, il s’agit d’une levée de sanctions. Ainsi la reprise progressive assortie de mesures d’accompagnement et de contrôle vient de démarrer. C’est donc un nouvel épisode qui s’ouvre avec à la clé de nouvelles perspectives ... "

Toujours selon ce journal de Lomé2 "D’ores et déjà , il est permis de dire que le Togo revient de loin et que le débat sur la reprise ou non de la coopération est un faux débat qui relève de la malhonnêteté intellectuelle de ceux qui, dans leur vision étriquée, n’acceptent pas que le régime Eyadéma a fait de progrès, a marqué de points et refusent de lui concéder la moindre circonstance atténuante... "
Le griot de Lomé2 perd la raison jusqu’à oublier les conditions posées par l’UE sur le cadre électoral lorqu’il écrit "Au lieu de polémiquer inutilement sur la reprise de la coopération, il vaut mieux, pour les uns et les autres, de s’organiser en toute responsabilité pour faire face aux futures échéances qui se profilent à l’horizon. La bataille sera rude. Et si l’opposition, dite radicale, persiste dans le dilatoire et privilégie la politique de la chaise vide, elle risque de perdre définitivement le combat pour la conquête du pouvoir, car tout porte à croire que désormais le baobab a pris racine".

Oui le baobab a pris des racines et les journalistes qui animent "Le Combat Du Peuple"se de ses feuilles mortes et de ses racines desséchées. C’est cela notre à notre avis, face des propos absolument faux et surtout irréfléchis propagés pour amuser la galerie et faire plaisir au locataire de Lomé 2.
Ces propos ensanglantés qui sont à l’origine de la tragédie de Lomé2 !
Et pourtant, les griots en font toujours des gorges chaudes.
Ils n’ont pas d’égard pour les 13 morts qu’ils déclarent eux-mêmes. Il est à regretter qu’à cause du ventre, des journalistes tournent le dos à la vérité et au jugement de l’avenir qui les attend et verse dans la désinformation.
Comment peut-on dire que le débat sur la reprise de la coopération avec l’UE est un faux débat alors que l’Union Européenne a déjà déclaré que l’interprétation que le gouvernement togolais se donne de sa décision est erronée ?

A notre sens, ce n’est un faux débat que pour ceux qui veulent faire triompher le mensonge sur la vérité, ériger le mensonge et la désinformation en système et cacher au peuple la vérité. Tous les Togolais souhaitent la normalisation des relations avec l’UE pour mettre fin aux souffrances criardes et indescriptibles du peuple organisées et entretenues par Eyadéma Gnassingbé et son régime. Cette normalisation est toujours attendue par la cupidité d’un tyran.
Cet organe de presse de Lomé2 revient sur le "Drame du 20 novembre 2004", parlant des sacrifiés de Lomé2. Il indique que dans une conférence de presse de la Ministre de la Santé, le gouvernement persiste et signe , avec ses éléments de preuve à l’appui qu’il y a eu13 morts et 217 blessés. Le journal écrit "La Ministre de la Santé, Mme Suzanne Aho , épouse Assouma, entourée de ses collaborateurs, a organisé et animé une conférence de presse le 24 novembre 2004 dans la salle de réunion de son ministère. C’était pour faire le point et lever l’équivoque sur le drame du 20 novembre 2004 suite à la manifestation organisée à Lomé 2.. . "Elle a fourni les précisions chiffrées suivantes : 13 morts, 217 blessés dont 156 au CHU de Tokoin , 53 au Camp RIT et 8 au CHU Campus. Selon la Ministre , "le gouvernement a assisté financièrement les familles des défunts. Certains sont déjà inhumés et d’autres le seront prochainement."

Notre avis est que tout cela est difficile de croire. Nous doutons de la véracité de ce bilan. Certes, fidèle à la politique de désinformation, de mensonge et de violence cultivée par le régime, la "servante de service", Madame la Ministre n’a aucun intérêt, au regard de l’ampleur du drame, à donner des chiffres exacts. Ce serait bien révoltant et pourrait retourner le peuple contre le pouvoir RPT. De l’avis d’un certain nombre de témoins présents sur les lieux et d’organes de presse sérieux, le nombre de morts est bien loin de celui fourni par le gouvernement. Les familles des victimes seraient même forcées de se taire de peur des représailles du pouvoir. Et ce n’est pas parce que c’est la Ministre de la Santé qui donne un bilan qu’il est ipso facto vrai et c’est malheureux que dans leur élan irrépressible de se remplir les poches et le ventre, des journalistes perdent le sens critique des faits.

On lira dans les colonnes de ce journal, au sujet du drame du stade de Kégué survenu le 1er octobre 2004 à la sortie d’un match de football que la gestion du stade de Kégué ne relève pas de la compétence de la Fédération Togolaise de Football mais des Chinois qui ont construit le stade. Il s’agit filer les maillots sales aux Chinois et non aux autorités togolaises dont le "fils du père" président de la Fédération Togolaise de Football. On se rappelle que le 1er octobre 2004, une coupure électrique avait provoqué une bousculade à la suite de laquelle on a déploré 4 morts et 8 blessés. Une commission d’enquête constituée à cet effet pour situer les responsabilités n’ a pas encore donné les résultats tant attendus.

Le Crocodile est sorti de la mare avec ses griffes tout dehors pour parler de : "Augmentation du prix des carburants. Les Togolais poignardés dans le dos". Selon Le Crocodile "L’augmentation soudaine des prix des produits pétroliers... est intervenue à un moment où les Togolais s’y attendaient le moins. La précarité de la vie au Togo devient d’emblée accentuée pour les citoyens dont les revenus suffisent à peine à répondre aux besoins les plus élémentaires ... Cette augmentation créera une situation de grande indigence pour les Togolais dont les salaires ou les revenus sont minables depuis des décennies. Pour les fonctionnaires de l’administration publique, c’est le début d’un calvaire nouveau".

Il faut s’attendre à ce que cette augmentation des prix des produits pétroliers ait des répercussions néfastes importantes sur le prix des denrées de base. Que deviendra notre peuple déjà accablé et écrasé par un poids de plus en plus insupportable de la cherté de la vie ?

Le Crocodile se demande : "Pourquoi le pouvoir jubile - t -il ?"
Il écrit : "Le 15 novembre dernier, le Conseil de l’Union Européenne abrogeait la décision de l’Union qui avait annoncé au gouvernement togolais le 14 décembre 1998, la suspension de la coopération de cette institution avec le Togo. Cela signifiait en clair une reprise de la coopération, mais une reprise partielle car une correspondance adressée au Premier Ministre dit clairement que la reprise totale est conditionnée par des élections législatives libres et régulières. C’est la raison pour laquelle , précise le journal, "les jubilations du pouvoir suscitent des interrogations".
"Nous savons bien l’allergie du pouvoir aux élections démocratiques, libres et transparentes. Pour preuve, on n’a qu’ à se référer dans un passé récent de notre histoire aux élections présidentielles de 1993 , de 1998 et à celles de 2003. Tout se passe comme pour le pouvoir, le plus difficile était l’abrogation de la décision et une fois cette étape franchie, grâce au soutien des pays amis, ces mêmes pays interviendront de nouveau pour contourner les conditions trop lourdes pour le gouvernement".

Un titre à la une du journal Le Crocodile évoque le "Nouveau mémorandum de l’UFC sur la Constitution et le code électoral" et précise "Le pouvoir RPT veut à tout prix voler les élections.
Pour Le Regard "Les ministres s’accusent avant l’enquête".
Il écrit que selon le communiqué officiel relatif au conseil des ministres du 24 novembre 2004 , "les membres du gouvernement ont présenté leurs excuses au chef de l’Etat et au peuple togolais pour les manquements et les insuffisances qui n’ont pas contribué à éviter la tragédie. Ils ont promis d’en tirer des leçons pour l’avenir. Le Conseil dénonce l’exploitation malsaine et irrévérencieuse pour nos morts faite par certains individus de ces malheureux événements".
Nous ne retrouverons plus nos pauvres compatriotes morts dans la course contre la famine qui mine le Togo dans ses profondeurs mais il est clair que les responsables du drame de Lomé 2 se reconnaissent. Ce n’est pas pour rien qu’ils commencent déjà par présenter des excuses. Mais n’est-ce pas là une subtile manière de clore l’enquête demandée par leur chef avant même qu’elle ne soit ouverte ?
Mais pour l’hebdomadaire Le Regard , " Si le chef de l’Etat tient à ce que les responsabilités soient situées, ces excuses ne doivent pas l’impressionner. "Mais à l’allure où vont les choses et comme cela se passe dans ce rectangle de pays, poursuit Le Regard, "les membres du gouvernement qui ont conduit les Togolais à l’abattoir sont assurés de leur impunité au nom de la magnanimité du "Guide bien aimé".
Mais attention, précise Le Regard, " cela va constituer un précédent dangereux car il est trop facile de distribuer des notes circulaires réquisitionnant les agents de l’Etat et de ramasser des citoyens des villes et des villages environnants par camions entiers pour les diriger vers une résidence qu’on sait très bien qu’elle ne peut contenir tout ce monde et qu’après que des Togolais eurent perdu la vie dans ce que d’aucuns ont appelé " une folle entreprise de manifestation et de désinformation", on vienne bigrement raconter qu’on présente des excuses au peuple ..."

Le Regard a titré également cette semaine : "Le général Eyadéma, victime de la crise ivoirienne" avant de poursuivre : "Un fournisseur d’armement du président Gbagbo, déguisé en homme d’affaires profite de l’hospitalité togolaise pour mettre à mal la médiation du général-président dans la crise ivoirienne en faisant de Lomé une base-arrière".

"Pendant que nous sommes là à discuter, certaines informations font état de préparatifs pour de nouvelles attaques à Bouaké. On parle même de bombardiers pré-positionnés au Togo et au Ghana" Ainsi parlait, selon JAI , un chef d’Etat lors d’un mini-sommet à Abuja sur la crise ivoirienne".

Suite à ces accusations, le porte-parole du gouvernement, dans un communiqué, nie toute implication du Togo dans les prétendues livraisons d’armes à la Côte d’Ivoire. "Le gouvernement tient à démentir de la façon la plus ferme, les rumeurs malveillantes propagées par certains médias sur son implication dans de prétendues livraisons d’armes."

On a su par la suite, précise le journal, que le média en question était "La Lettre du Continent". Selon le porte-parole du gouvernement, "les appareils MIG 23 arrivés à Lomé en pièces détachées à l’insu des autorités gouvernementales ne sont plus en état de voler" Le journal rapporte les propos de François Soudan, un autre griot du chef de l’Etat togolais qui soutient que "les deux appareils en pièces détachées sont venus d’Abidjan et ont été remontés par une équipe de techniciens biélorusses."
Il y a tout de même quelque chose de gênant dans cette histoire. Le Togo ne disposant pas d’une usine aéronautique, qui a donc autorisé cette manœuvre dans l’un des aéroports le plus sécurisé de la sous-région ? Le Regard ne manque pas de s’interroger sur ces points. "Qui a ordonné l’atterrissage de l’Antonov 124 à l’aéroport de Lomé ? Pourquoi est-ce à l’aéroport de Lomé que les techniciens biélorusses à la solde de Laurent Gbagbo ont choisi de venir monter leurs avions de chasses ? "

Tout cela est curieux du moment où le chef de l’Etat togolais déconseille l’option militaire et s’active dans la médiation pour ramener la paix. Pour Le Regard, " il faut dénoncer publiquement ce genre de personnages qui tentent de se servir du Togo comme base-arrière pour embraser toute la sous-région à partir de la Côte- d’Ivoire".

A notre avis, il y a anguille sous roche !

Pour qui connaît le régime togolais, rien détonnant qu’on joue à la fois au pompier et qu’on tienne le rôle principal de pyromane ! La crise en Côte d’Ivoire profite de la crise togolaise. Le sergent-général a besoin de la crise ivoirienne pour dissimuler sa propre crise togolaise et continuer de servir à quelque chose à des dirigeants français qui refusent de voir la vérité en face. Le cas du Togo est similaire au cas de la Côte d’Ivoire, car tous deux sont des systèmes d’exclusion et de répression.

Le Regard parle également du "paradoxe d’une reprise déjà célébrée" et indique que "Le gouvernement hésite devant 40 millions d’euros d’aide de l’UE".
Ce journal signale que : "On a fait crier aux populations que tout est acquis alors que le plus difficile reste à faire" En suivant de près l’actualité politique et la version du pouvoir, "on a plutôt l’impression ...que les autorités croient avoir obtenu ce qu’elles veulent et n’entendent nullement évoluer vers une reprise totale.
"La position du gouvernement est très délicate. Il est entre deux bouts difficilement conciliables : adopter le code contesté ou rebrousser chemin pour arriver à un code consensuel. Le pouvoir RPT est présentement divisé entre ces deux positions. Pour les premiers, les trois partis de l’opposition doivent reconnaître leur défaite et se plier à la volonté du gouvernement. Plus question de revenir sur le code électoral. Les tenants de la deuxième position sont pour une ouverture à l’endroit de ces partis en vue d’un code qui recevrait l’aval de tous les partis. Cette tendance ne semble pas avoir le vent en poupe. De toute façon, rien n’est encore arrêté. Mais si le RPT persistait dans sa position, l’UE se trouverait dans l’obligation de revoir sa position pour des sanctions appropriées à la situation.

Le Regard est revenu sur les accidents tragiques du stade de Kégué et de Lomé2 en indiquant que la LTDH exige la publication des résultats des enquêtes. "La LTDH a constaté avec amertume qu’en moins de deux mois des incidents au stade de Kégué (10 octobre 2004 ) et à Lomé2 (20 novembre 2004 ) ont occasionné des dizaines de morts et de blessés. A chaque fois, le chef de l’Etat a fait ouvrir une enquête. A cet effet, la LTDH exige la publication des résultats des enquêtes et du résultat du nombre de morts et de blessés pour mettre fin aux rumeurs".
"La LTDH dénonce par ailleurs le non-respect par le pouvoir RPT de la neutralité de l’administration qu’il instrumentalise pour faire chanter les fonctionnaires et autres agents de l’Etat afin de les obliger à participer aux manifestations du RPT. Il s’agit là d’une manipulation des consciences inadmissible et d’une violation flagrante des 22 engagements, de l’article 36 de la Constitution de la République du 14 octobre 1992".

Rien de surprenant me diriez-vous !

Au Togo, c’est toujours le parti unique qui est au pouvoir.

A la semaine prochaine pour une nouvelle revue de la presse togolaise.

 

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