26/04 au 02/05

Revue de la presse togolaise du 26 avril au 02 mai 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 3 mai 2004, publié sur ufctogo.com
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L’actualité journalistique de cette semaine est creuse. Il y a de ces moments dans la vie des sociétés, des nations et des peuples. Plusieurs hebdomadaires n’ont pas paru cette semaine. Les raisons à cela sont peut-être les festivités du 27 avril ou la mévente.

 

Les journaux de la place sont tous revenus sur l’ouverture des consultations du 14 avril dernier entre le pouvoir et l’Union Européenne avec pratiquement les mêmes commentaires et analyses que la semaine dernière. A cela s’ajoute l’interview accordée par Monsieur Edem Kodjo à notre confrère LE TOGOLAIS.

Pour tous ceux qui ont lu cette interview, la conclusion est la même : "Kodjo va répéter son numéro d’avril 1994" "Monsieur Kodjo n’a pas changé et il est loin de changer. Sa fidélité au RPT reste constante".

Ce qui est surprenant est que Monsieur Edem Kodjo a été très virulent dans sa réponse à un certain nombre de questions dans sa tentative vaine de justification de son intégration dans la délégation du pouvoir-rpt. Pire il s’en est pris sans les nommer à certains partis politiques dont les leaders n’ont pas apprécié favorablement cette nouvelle coalition CPP-RPT-PDR.

Ce voyage que d’aucuns considèrent comme un acte de haute trahison vient simplifier la tâche à l’Opposition qui voit sortir de ses rangs pour son plus grand bonheur certains de ceux qui pendant longtemps ont perturbé sa cohésion. Mais ce n’est pas fini ! Le peuple doit rester vigilent.

L’actualité de cette semaine s’est également faite sur le campus universitaire où les étudiants en assemblée générale ont été dispersés par la police à coup de gaz lacrymogène et passés à tabac. Ces derniers ont répondu par des jets de pierres qui auraient mis les forces de l’ordre en déroute.

En vue, une réédition du 5 octobre 1990 !

L’Assemblée générale des étudiants était destinée à réclamer une amélioration des conditions d’études lorsque certains d’entre eux ayant constaté la présence parmi eux de personnes qui n’étaient pas des étudiants, ont interpellé ces intrus qui a leur tour ont fait appel aux forces de l’ordre qui, une fois sur les lieux, ont fait preuve d’une violence extraordinaire en lançant dans l’assistance des gaz lacrymogènes. Tout laisse à penser que les faux étudiants étaient des agents du pouvoir qui ont été démasqués.

La preuve est que 48 heures après les premiers accrochages, les étudiants toujours en assemblée, ont de nouveau reçu la visite de ces faux étudiants mandatés pour semer le désordre avec l’appui des forces de l’ordre qui n’ont pas manqué de servir. Il a eu beaucoup de blessés dans le camp des étudiants. Personne n’était épargné. Les hommes en uniforme tabassaient à volonté tout ce qui bougeait.

Des journalistes de la presse privée ont été sauvagement battus.

Le lendemain l’un d’entre eux a raconté sa mésaventure sur une radio privée. Il déclarait qu’à un moment donné, il n’en pouvait plus. C’est en pleur qu’il a dû courir pour se réfugier au côté du ministre Agba de l’enseignement supérieur qui était sur les lieux comme pour piloter le massacre des étudiants.

Mais ce dernier affichait une indifférence totale face à cette situation comme pour dire à ses bourreaux de continuer la basse besogne. Même lorsque le journaliste agressé déclinait son identité, sa fonction et son badge de journaliste, les hommes en uniformes ont continué à le rouer de coups. Les étudiants ont de leur côté aussi blessé des policiers à coups de pierre et ont incendié des véhicules administratifs.

LA TRIBUNE DU PEUPLE a publié une lettre de l’UFC en date du 21 avril 2004. Dans cette lettre adressée au Premier Ministre, l’UFC demande au RPT des "mesures de confiance" concernant le traitement de ses dirigeants.

L’objet de la lettre est ainsi libellé : Réclamation du respect d’engagement pris par le Togo à Bruxelles.

L’UFC demande :

- l’arrêt des poursuites contre les détenus politiques : Palanga, Aganon, Godevi, Atantsi, Osséni, Panamnéwé, Tossavi, Amouzoukpé, Hillah, Akouehonou, Damessi,
- l’arrêt de toute procédure judiciaire contre le Vice-Président de l’UFC Patrick Lawson et le Secrétaire Général, Jean-Pierre Fabre et la restitution des passeports et cartes d’identité confisqués,
- la restitution du titre de voyage (passeport) du Président National de l’UFC et la délivrance d’une carte d’identité et d’un passeport togolais à M.Gilchrist OLYMPIO,
- la restitution des ordinateurs et autres matériels, effets et documents de l’UFC saisis chez le Secrétaire Général de l’UFC lors de la perquisition de son domicile.

Une copie de cette lettre a été envoyée aux représentants des pays de l’Union Européenne, aux Présidents des républiques du Ghana, du Bénin, du Sénégal, à des dirigeants de confessions religieuses togolaises, à l’Union Africaine, à l’UEMOA, à la CEDEAO.

Ce même journal révèle qu’après la mort du sergent Messah Komla Yao dit "GG" des FIR (en détention depuis 11 mois dans les locaux de la gendarmerie nationale de Lomé avec une trentaine de militaires soupçonnés à la veille des présidentielles de juin 2003 d’être impliqués dans une préparation d’acte de déstabilisation du régime) les compagnons d’armes du défunt ont été déférés à la prison civile de Lomé le 26 avril 2004.

LA TRIBUNE DU PEUPLE titre également : "le préfet de Kloto a interdit la manifestation du 27 avril de l’UFC à Kpalimé". Et cela, au mépris des engagements no 1.3 et no 3.3. pris par le pouvoir. Le Bureau National de l’UFC a adressé une lettre de protestation au Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation à cet effet. A Lomé, il y a eu comme manifestations de la fête de l’indépendance : une messe, un défilé avec fanfares, les réjouissances populaires et le pique-nique.

LE TAMBOUR écrit : "Interview : Edem Kodjo reconnaît enfin ce qu’il a toujours nié"

Il y a un nouveau titre dans les kiosques : FORUM DE LA SEMAINE. C’est son premier numéro qui vient de paraître. Il titre : "invites par le pouvoir, les ACP soutiennent l’opposition : les ambassadeurs recommandent la révision de la constitution et du code électoral"

En effet, à la fin de leur mission, la délégation des Ambassadeurs des pays ACP a soumis aux autorités togolaises un certain nombre de recommandations parmi lesquelles la révision de la Constitution et du code électoral ainsi que la formation d’un large gouvernement d’union nationale.
Le même journal révèle qu’extradé de Hollande, le policier Kpabré Seydou est toujours détenu à la Direction Générale de la Police Nationale. En service au poste de police de la frontière Togo-Ghana, on l’accusait d’aider les leaders de l’opposition dans leur traversée de la frontière.

Après des menaces et des intimidations, il a préféré prendre le large. Le journal précise qu’il est ramené ligoté au Togo parce que considéré comme étant en situation irrégulière.

CARREFOUR titre : "le gouvernement togolais et l’obligation des résultats". Selon ce journal, "Après toutes ces années de souffrances endurées par le peuple, l’histoire et les générations à venir seront sévères envers ceux qui choisiront d’être des entraves à la reprise de la coopération. La plus grande part de responsabilité repose sur le parti au pouvoir, certes. Mais au-delà de toute considération, c’est de l’intérêt du Togo et des Togolais qu’il s’agit. Et c’est bien ça le plus important"

La rédaction ufctogo.com

 

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