19/07 au 25/07

Revue de la presse togolaise du 19 au 25 Juillet 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 25 juillet 2004, publié sur ufctogo.com

Les titres des journaux de cette semaine ne diffèrent pas fondamentalement de ceux de la semaine dernière. Il est toujours question des consultations UE / Togo, du probable retour de M. Gilchrist Olympio au Togo, de ses documents de voyage et de l’hypothétique reprise de la coopération de sa coopération avec le Togo.

 

- L’ENQUETEUR dans son numéro 8 parle au sujet du Président Gilchrist Olympio d’un « retour à haut risque » en même temps il fait savoir « il est possible qu’on assiste à une grande démonstration des militantes et militants de l’ UFC / PFC qui échapperaient à tout contrôle ».

- ECHOS D’AFRIQUE revenant sur le thème du respect des 22 engagements pris par le gouvernement se demande : « L’opposition veut - elle paralyser le processus ? »
Pour ce canard qui évoque par ailleurs le « Retour hypothétique de Gilchrist Olympio au bercail » comme étant « une diversion pour torpiller l’ouverture politique du gouvernement » les Togolaises et Togolaise se demandent si les rédacteurs ont perdu la tête. Ils se demandent en quoi le retour du Président Gilchrist Olympio dont le parti est le représentatif au Togo et qui reste par ailleurs incontournable pour sortir de crise, viendrait « torpiller ... ».

On réalise bien que cette presse « ronfle » pour le camp de la tyrannie. Mais est-ce pour autant une raison pour ne plus réfléchir avant d’écrire ? Comme quoi les agents du pouvoir font très mal leur boulot pour lequel ils sont si bien payé.

- MOTION D’INFORMATION de son coté fait savoir que « contrairement aux affirmations du gouvernement Gilchrist Olympio n’a obtenu ni carte d’identité ni passeport » Parlant d’une éventuelle rencontre Eyadéma - Gilchrist Olympio, il soutient que l’entente est impossible entre les deux ennemis héréditaires qui font semblant de se traiter en adversaires politiques. [Ses propos méritent d’être nuancés. Ce sont là des présomptions de journalistes qui ne sont pas fondées pour ce qui est de l’UFC]

- La TRIBUNE DU PEUPLE a titré que « Le pouvoir remet en cause les engagements de Bruxelles » avant de poursuivre : « le pouvoir a piégé l’opposition pour s’offrir des discussions unilatérales autour d’un nouveau cadre électoral ... Ainsi en proposant une commission composée d’un représentant par parti politique et par association, le pouvoir a réussi à incommoder l’opposition traditionnelle pour l’amener à refuser la constitution d’une telle commission »
[Où est le piège pour l’Opposition ? Nous ne le voyons nulle part. Une affirmation sans démonstration donc ! S’il y a un piège, c’est bien celui qui se referme sur Eyadéma et son gouvernement qui font semblant de respecter les 22 engagements et de les mettre en œuvre]
Le procès Me Agboyibo/Harry Olympio démontre que même sur l’engagement 2.7, le gouvernement togolais triche : « Le procès a démontré à la face du monde le vrai visage de la justice togolaise qui a du mal à dire le droit ... Le déroulement de ce procès montre que le régime tourne l’ UE en bourrique sur l’engagement 2.7 relatif à l’indépendance de la justice... »

La TRIBUNE DU PEUPLE citant un article de son confrère ivoirien « Le Patriote », se demande si Alassane Ouattara et Gilchrist Olympio n’auraient pas le même destin comme ils rencontrent le même déboire.

Après avoir montré la similitude des difficultés ayant depuis lors jalonné le parcours du leader du RDR et celui de l’ UFC, il en vient à la conclusion que Alassane Ouattara et Gilchrist Olympio ont le même destin et la même aura. « Si le président du RDR se présentait aux élections, il les aurait sans doute battus à plate couture. Il fallait donc l’éliminer. On l’a accusé d’avoir utilisé un passeport burkinabé... La même logique s’exprime dans le cas togolais. Sans le vouloir, le régime est en train de montrer la primauté raciale même si à l’origine de cette cabale, il était plutôt question d’exclure Gilchrist Olympio du trône..."

Les négociations inter-togolaises vues du Burkina font ressortir les inquiétudes du journal " Le Pays ". Rappelant les paroles de militaire, le journal se demande si dans les négociations inter-togolaises : Eyadéma est il sincère. Il écrit :
" Tous ceux qui ont cru à Eyadéma lorsque celui-ci avait pris l’engagement en 1999 sur les grades de général et devant Jacques Chirac de quitter le pouvoir en 2003, l’ont appris à leurs dépens.

... Le président de l’UFC, Gilchrist Olympio, leader du principal parti d’opposition au Togo, pour son retour au pays, n’entend pas jouer les marionnettes. Il a déjà annoncé les couleurs en n’envoyant pas de représentant au comité chargé de réviser le code électoral. Le CAR... et la CDPA ... boycottent également la concertation ... L’absence de ces trois ténors ne présage rien de bon ..."

- CARREFOUR abordant la question des examens de fin d’année parle des résultats catastrophiques du Bac qui révoltent les populations.
Le journal s’indigne de l’indifférence des autorités devant ces faibles résultats et écrit :" Ailleurs, en France, en l’occurrence, lorsque les admis au Bac sont inférieurs à 70%, c’est un débat national qui est engagé, le ministre de l’éducation est vivement interpellé devant l’Assemblée nationale. On en a même vu, d’éminents professeurs et philosophes de leur état, qui ont dû démissionner pour moins que cela parce qu’ils ont failli.
Chez nous au Togo du général Eyadéma, nous allons plutôt voir les sieurs Komi Klassou et Charles Kondi Agba se répandre sur les médias d’Etat saluer « les efforts louables du gouvernement et du meilleur de nous tous pour l’école togolaise et l’avenir de la nation »

[Et oui s le meilleur d’eux tous est celui dont on parle, on comprend bien leur propre incurie ! Pour un club de gens qui ne veulent pas du bien pour leur peuple ce n’est rien d’étonnant. Ce ne sont pas les affameurs du peuple qui lui volent le pain qui viendront se préoccuper de son esprit]

Pour ce qui est du bilan des consultations UE/Togo, à la suite d’une analyse sur ce qui est fait et sur ce qui reste à faire, le journal parvient à la conclusion suivante : « ... Il est loisible de remarquer que même si le gouvernement a fait des efforts, beaucoup reste à faire. La stratégie qui a consisté à liquider les questions des droits humains qui, en fait, ne constituent aucune menace pour le pouvoir, tout en favorisant le dilatoire autour des questions politiques, risque de gripper les efforts du gouvernement ..."

CARREFOUR publie la réaction de la LTDH suite à la publication de la synthèse des consultations par le gouvernement. La LTDH ne cache pas sa méfiance et doute de la sincérité de ce document du moment où aucune organisation, en dehors de la mouvance présidentielle, n’a assisté à ces consultations. Bien plus, la LTDH saisit cette opportunité et fait d’importantes révélations. « Concernant la séance de travail à laquelle notre organisation a été conviée, le 18 juin 2004, la LTDH tient à dénoncer le ton discourtois et menaçant utilisé par le gouvernement à l’encontre de sa délégation , accusée à tort d’avoir rédigé le rapport de la FIDH sur le Togo ... La FIDH prend acte de la déclaration solennelle du Ministre de l’Intérieur qui, pour clore la séance de lynchage ... a signifié à la délégation qu’il ne signera jamais de sa plume un récépissé à la LTDH ..."

Pour la LTDH, « si le gouvernement a l’entière responsabilité de la mise en oeuvre des engagements, cela ne signifie pas qu’il doit faire ce que bon lui semble ... La réédition des expériences de la Conférence Nationale Souveraine et du Comité Paritaire de Suivi ne doit pas faire peur au pouvoir s’il est sincère dans ses engagements ..."

Abordant le volet de la gestion de la période d’après dialogue, la LTDH note que " Nul ne peut confier à la partie qui croit le moins à la démocratie, le soin de relancer tout seul un processus démocratique. A l’issue des négociations, une équipe gouvernementale transitoire qui inspire confiance à toutes les parties au dialogue devra être mise en place pour conduire le Togo vers de vraies élections démocratiques et transparentes sous le regard de la communauté internationale..."

- Le COMBAT DU PEUPLE quant à lui continue de son côté de combattre la démocratie et ses défenseurs. Il s’illustre au fil des semaines dans des attaques sans fondement, dirigées contre l’UFC et son leader. De toute vraisemblance, c’est le job actuel pour lequel il devrait être grassement rémunéré et qui lui permet par ailleurs de voyager au frais du pouvoir. L’UFC, ses millions de militants et son président ont vu pire mais restent toujours au premier front de la bataille pour instaurer la démocratie au Togo.

Dès sa sortie de prison, le « patron » de ce journal a lui changé de combat. Il a vu que le nouveau combat pour renforcer la tyrannie est rémunérateur alors le vrai combat pour la liberté lui coûte le cachot. Il a choisi de mettre sa force et toute son énergie au service du dictateur de Lomé 2. Cet ancien pensionnaire de la prison civile de Lomé s’est complètement mis au service de l’ignominie qu’il défend becs et ongles.
Prenez, chers lecteurs, votre courage à deux mains pour lire les insanités et les monstruosités qu’il a débitées cette semaine dans ces colonnes.

« Le dialogue implique nécessairement la participation de tous les protagonistes de la scène politique. Et qui dit protagonistes ne saurait exclure l’UFC et son président M. Gilchrist Olympio. Sur l’échiquier politique togolais, l’UFC, à cause du mythe qui entoure son leader, se comporte non seulement comme le chef de file des partis de l’opposition, mais comme le parti qui dispose et use sans discernement, de son veto à tout propos, tout comme les Etats-Unis d’Amérique au Conseil de Sécurité de l’ONU. L’UFC est un parti politique qu’on ne critique pas au risque d’être qualifié de traître. Cependant la réalité est tout autre, puisque, l’UFC, tous les jours que Dieu fait, commet de véritables bourdes politiques qui grèvent dangereusement l’évolution sereine du processus démocratique dans notre pays... M.Gilchrist Olympio est un intouchable à qui tout est permis. Fatalement, les Togolais trouvent des excuses à tous les travers de cet homme... L’assassinat du feu président Sylvanus Olympio, père de Gilchrist Olympio est un fond politique sur lequel l’UFC fonde sa popularité... Si M. Gilchrist Olympio veut rencontrer le président Eyadéma, nous pensons que la démarche la plus rationnelle, c’est de s’adresser officiellement à Eyadéma. M. Gilchrist Olympio doit se débarrasser de sa peur bleue, se saisir de son courage, aller voir Eyadéma et lui dire face à face ce qu’il veut. Un homme politique doit avoir une dose de courage et éviter chaque fois de se comporter comme une mauviette..."

[Quand la plume est dirigée par ventre au lieu de la tête !]

Une autre démonstration du « Combat contre le peuple » apparaît dans un article de ce journal au sujet du procès CAR/Harry Olympio où il parle de la débâcle existentielle d’un politicien en mal de crédibilité et dit que « Me Agboyibo a joué et perdu ».

[Nous nous demandons en quoi Me Agboyibo a perdu. Sous d’autres cieux, Harry Olympio serait sous les verrous . Est-ce parce que au pays du Dictateur il ne l’a pas été qu’il faut dire que Me Agboyibo a perdu ? Il est insensé de soutenir un tel point de vue. Qui ne sait pas que le droit n’a pas été dit pour la bonne raison que la justice togolaise est aux ordres de qui on sait ? Cette affaire a impliqué à de divers niveaux les plus hautes instances de la hiérarchie politique du Togo. On comprend aisément la coloration politique du verdict qui a été donné. Mais de là, dire que Me Agboyibo « a joué et perdu », c’est montrer implicitement qu’on se réjouit de la victoire de l’injustice et qu’on n’est pas un défenseur de la liberté et des droits de l’homme ni un porte-parole des sans voix comme devraient l’être tout journal sérieux paraissant au Togo.

Le journal se plaît d’avoir su dire à temps que cette poursuite était inopportune parce que le « procès impliquait sans le dire, une haute institution de la République, à savoir le Chef de l’Etat ».

Cela revient exactement à dire que dans la vie de la cité, lorsqu’ une affaire ou un procès implique les autorités administratives ou politiques, on doit se garder de dire le droit. Mais pour peu qu’on voie clair dans l’itinéraire de ce journaliste de bas astral qui diffuse de telle propos à des fins alimentaires et matérielles qu’il poursuit bassement, on ne peut que réaliser la gravité de la corruption qui nous gangrène au Togo.

Le journal poursuit en ces termes : « De toute façon, en initiant ce procès contre Harry Olympio, le Car et son président national ont accordé de l’importance et une sorte de crédit à une déclaration qui ne le méritait pas. Mais nous avons été voués aux gémonies ».
« Il n’est superflu de rappeler ici les propos tenus par Me Agboyibo dans le temps à l’endroit de ces bêtises. Pour le leader du CAR, l’atteinte à l’honneur demande une réplique immédiate. Seuls ceux qui ont leur ventre à la place de la tête trouveront que Me Agboyibo a joué et perdu. Quant à nous autres, il s’en est sorti grandi par le fait que le sieur Harry Olympio n’a pas su prouver ses allégations ».

Le « combat contre le peuple » termine son analyse par cette réflexion tout à fait révélatrice de la nature du pouvoir au service duquel il est : « En voulant laver son honneur, Me Agboyibo a plutôt donné l’occasion à Harry Olympio de se mettre en relief et à se faire humilier. Les mains dans les poches et sans aucun conseil pour sa défense, il s’était non seulement amusé aux dépens de Me Agboyibo et de ses avocats, mais parfois de la justice... C’était tout simplement lamentable. Me Agboyibo a joué et perdu. Mais il l’aura voulu."

- Pour LE REGARD, « Le Togo oublié à l’UE pour deux mois » ceci en raison des vacances d’été. Mais de source informée pour Bruxelles « l’unanimité semble faite au niveau de l’Institution Européenne que l’engagement 1.1 n’a toujours pas connu un début d’exécution alors que le gouvernement soutient qu’il respecte cet engagement à merveille. On a l’impression que même le chef de l’Etat n’accorde aucune importance à l’application de ces engagements... Pour l’heure, le gouvernement togolais est libre de faire ce qu’il veut jusqu’en septembre..."

LE REGARD parle du vrai visage du comité de la réforme du code électoral et écrit qu’en dehors du CAR, de la CDPA et de l’UFC, la CFN de Koffigoh et le PSR (qui a présenté un candidat lors des dernières élections présidentielles) ne siègent pas eux-aussi au sein de ce comité. Mais est-ce là véritablement un autre fait révélateur du rejet quasi unanime par la classe politique de la conception arbitraire, fantaisiste et folklorique du dialogue national du gouvernement ? On peut penser que oui si des tractations avec ces partis proches du RPT ne les conduisent pas à un revirement.

Selon ce journal, le comité se compose de la façon suivante : 19 partis dont 15 de la mouvance présidentielle, un de l’opposition : l’ADDI, une tendance indéterminée :FADD, deux de l’opposition préférée : la CPP (Edem Kodjo) et le PDR (Zarifou Ayéva). Sur les 18 Associations et ONG, 6 sont de la mouvance présidentielle, une est d’une tendance indéterminée : Pax Perpetua et une indépendante : GF2D/CRIFF.

Le journal conclut son analyse en ces termes : " On verra qui du gouvernement ou de l’Opposition traditionnelle aura raison lorsque l’UE se sera définitivement prononcée sur le rendement qu’auront fourni les autorités togolaises."

 

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