17/05 au 23/05

Revue de la presse togolaise du 17 au 23 mai 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 24 mai 2004, publié sur ufctogo.com
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La presse togolaise s’est surtout attardée cette semaine sur les conditions d’ouverture du dialogue inter-togolais face aux simulacres d’efforts que tente de montrer le gouvernement aux ordres dont la marionnette principale est Sama.

 

LA TRIBUNE DU PEUPLE évoque que pour la reprise de la coopération Union Européenne/Togo, le gouvernement appelle l’Opposition au dialogue.

Les réactions des partis politiques de l’Opposition ne se sont pas faites attendre.

Pour l’UFC, "Il est indispensable que des réunions préparatoires aient lieu entre l’opposition et le pouvoir. "Le CAR quant à lui pense que "c’est de concert avec l’opposition traditionnelle que le gouvernement doit définir les modalités d’organisation du dialogue" Pour la CDPA, "il est indispensable que l’ouverture du dialogue proprement dit soit précédée des discussions préalables"

Au sujet du procès des étudiants de l’Université de Lomé, ce journal annonce la relaxe de 6 personnes et la condamnation de neuf autres à des peines de 18 mois de prison fermes. A côté, le Ministre Foli Bazi de la justice crée la polémique à propos des détenus politiques. Sur la BBC, il a déclare qu’il n’y a pas de prisonniers politiques au Togo. "Ceux qui sont incarcérés le sont pour des délits de droit commun"

En réaction contre ce gros mensonge, le journal s’est référé au site internet « www.ufctogo.com » pour publier la liste de prisonniers politiques du régime encore en détention.

L’EVENEMENT quant à lui fait « l’annonce d’un dialogue politique aux contours flous » et expose les réserves qu’exprime l’Opposition.

Dans un communiqué de presse, le CAR écrit ce qui suit :
"Il ressort des articles de presse qu’en dehors des formations politiques qui ont entrepris le dialogue inter-togolais en 1999, d’autres partis politiques seraient également destinataires de la lettre circulaire. Le CAR considère qu’une telle extension des participants au dialogue est incompatible avec 2 passages de l’engagement du gouvernement concernant le dialogue national... Le gouvernement ne s’est pas engagé à initier un nouveau dialogue mais à reprendre celui annoncé en 1999... Il va de soi que ce sont les partis politiques ayant précédemment négocié qui doivent se retrouver pour reprendre le dialogue interrompu entre- temps".
Même son de cloche du côté de la CDPA qui dit qu’il doit s’agir " d’une reprise crédible du dialogue avec l’Opposition traditionnelle dans un cadre structuré et transparent".

« Pour cela, il faut ensemble déterminer :

- le cadre du dialogue,
- l’ordre du jour,
- le lieu et la date,
- les garants du bon déroulement du dialogue et de la mise en œuvre effective des décisions. »

La CDPA déplore le fait que "les médias publics continuent à être des lieux de lecture de motion de dénigrement des partis politiques d’Opposition et de leurs leaders"...La CDPA demande "de la part de l’Exécutif un geste décisif afin que le problème lancinant de passeport du Président de l’UFC soit définitivement réglé pour lui permettre de prendre part au dialogue"

L’UDS-TOGO de son côté déplore "la méthode utilisée qui ne garantit pas au dialogue annoncé toutes les chances d’un aboutissement positif" Le PSR (Pacte Socialiste pour le Renouveau) rend publique une déclaration dans laquelle il informe la population qu’il n’a à ce jour reçu "aucune correspondance du gouvernement relative audit dialogue"
MOTION D’INFORMATION titre « l’Opposition embarrassée, les togolais dubitatifs et l’Union Européenne dans l’expectative. Ce canard revient aussi sur « l’ouverture prochaine du dialogue national, les réactions de la CDPA, du CAR, de l’UFC, de l’UDS-TOGO et du RSDD, les accusations sur les troubles sur le campus, la CDPA et l’UFC interpellent la TVT sur les déclarations mensongères »
LE REGARD met à la une : « Imposture politico-médiatique : Lomé 2 fait semblant de dialoguer avec ses opposants »
Le journal fait remarquer que "Le gouvernement invite l’Opposition au dialogue en même temps qu’il fait appel à des voyous pour proférer de fausses accusations sur les médias publics contre ceux avec qui il prétend dialoguer. Face à cette situation, on se demande si la démarche du Premier Ministre est sincère"

Autre titre du regard « Pour un dialogue crédible et apaisé, l’UFC exige la restitution des documents de voyage de son Président ».
Dans une lettre datée du 17 mai 2004 au Premier Ministre, l’UFC demande "des réunions préparatoires entre l’opposition traditionnelle et le pouvoir en place pour déterminer :

- les partis au dialogue,
- l’ordre du jour,
- le lieu et la date,
- les garants de la bonne fin du dialogue"

Par ailleurs, l’UFC demeure sérieusement préoccupée par la situation discriminatoire imposée à son Président national, toujours dépossédé de ses documents de voyage et frappé du refus de délivrance d’une carte nationale d’identité, pour l’obtention de laquelle, il avait régulièrement accompli les formalités au Commissariat central de la ville de Lomé le 29 avril 2003.
Le Regard revient sur la « Polémique au sujet des détenus politiques au Togo » et annonce que « le gouvernement redoute un nouveau toilettage de la constitution »

En effet conformément à l’engagement No 2.5, le gouvernement doit "revoir le mandat et le statut de la Commission des droits de l’homme en vue de garantir son indépendance effective par rapport aux autorités administratives dans un délai de 9 mois"
C’est un fait bien connu que toutes les fois que le gouvernement est épinglé en matière de droits de l’homme, il invoque la création de cette commission pour se justifier. Cette fois-ci, il a reconnu implicitement l’inféodation de cette commission au pouvoir politique en s’engageant à revoir son statut.

Mais le hic, c’est qu’on ne peut revoir le statut de la CNDH sans toucher à la Constitution. Tout comme au sujet de la CNDH, le statut de la HAAC devra aussi être revue (confer. engagement no 3.6) au travers de la Constitution.

Le pouvoir craint que ces engagements n’ouvrent la voie au débat sur la révision de la Constitution un débat pouvant aboutir à l’abrogation des dispositions fascistes introduites par le part unique RPT dans la loi fondamentale.

La rédaction ufctogo.com

 

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