14/06 au 20/06

Revue de la presse togolaise du 14 au 20 Juin 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 21 juin 2004, publié sur ufctogo.com

Notre rédaction a sélectionné cette semaine, quelques hebdomadaires togolais qui sont la Tribune du Peuple, Le Point, Crocodile, Combat du Peuple, Le Canard Indépendant, Nouvel Echo, Togo Presse pour vous livrer la revue de la presse togolaise du 14 au 20 juin 2004. Les grands titres des journaux de cette semaine tournent autour des points suivants :
- rencontre de la délégation présidentielle avec les partis politiques et la société civile ;
- face à face entre Me Agboyibo et Harry Olympio au palais de la justice ;
- FIDH : rapport 2004 sur le TOGO : l’arbitraire comme norme et 37 ans de dictature

 

Pour La Tribune du Peuple qui titre " Consultations entre les partis politiques et le gouvernement : le dialogue désormais lancé", les consultations devant aboutir à la tenue du dialogue inter-togolais ont commencé effectivement le jeudi 10 juin et se poursuivent.
Pour les tenants de la dictature, [dont le niveau de culture de liberté rend difficile l’appréhension de ce qui distingue un dialogue national d’une consultation entre le Rpt et ses adversaires en vue d’un dialogue] c’est le dialogue inter-togolais qui a ainsi démarré avec ces consultations. Pour ceux-ci, il est donc hors de question de parler de préparation ; dès lors le dialogue sera terminé quand le RPT aura reçu et écouté [en maître du Togo] les différents partis politiques et la société civile.
En réalité, ces consultations s’inscrivent plutôt dans le cadre général des préparatifs devant conduire au dialogue inter-togolais qui, certainement doit mettre face à face les tenants d’une dictature féroce et ceux qui défendent la démocratie pour le peuple togolais. Un dialogue ne saurait être remplacé par des entretiens destinés à l’organiser pour peu que l’on soit doté d’un bon sens élémentaire. [C’est dire que le nivellement par le bas mis en œuvre au Togo depuis plusieurs décennies a créé aussi d’énormes dégâts d’ordre mental et intellectuel]

A la suite de ces consultations, quelques impressions ont été livrées par des leaders des partis politiques. Nous avons retenu pour vous quelques unes d’entre elles. Avec le professeur Léopold Gnininvi Secrétaire Général de la CDPA, qui a fait un communiqué de presse, il faut retenir que son parti a rencontré le Premier Ministre togolais, félicite l’UE pour son implication effective dans la crise togolaise et rassure les uns et les autres que la CDPA apportera sa contribution pour la réussite du dialogue. Mais le communiqué précise que la CDPA n’a pas un rôle aussi actif que le gouvernement à tenir dans la normalisation.

Pour ce qui a trait au cadre du dialogue, la CDPA affirme que les protagonistes (que sont les partis visés par l’engagement no 1.1, à savoir le gouvernement et la société civile doivent reprendre le dialogue interrompu. La CDPA trouve que "la société civile qui a une conscience civique très élevée ..." doit être associée et peut même être chargée de la présidence des travaux en association ou avec l’appui de la communauté internationale " pour que le dialogue ne se réduise pas à un simple contrat entre la classe politique sur le dos de la population".

La délégation de l’UFC qui a rencontré le gouvernement a été conduite par son 3ème Vice-président, M. Patrick Lawson. Voici sa déclaration :"Nous venons de rencontrer la délégation gouvernementale. Nous nous sommes entretenus d’un certain nombre de sujets que nous ne voudrions pas révéler parce qu’il s’agit pour nous de préparer le dialogue qui s’annonce. Nous avons eu l’impression d’être compris et nous n’avons pas manqué également d’évoquer un certain nombre de problèmes qui sont spécifiques à notre parti... Ce qui est important pour nous, c’est la réussite de ce dialogue afin que le Togo retrouve la sérénité nécessaire pour son évolution. On voudrait que tous les sujets qui minent l’avancée de notre pays puissent être abordés et trouver une solution au cours de ce dialogue."

L’UFC a, par la suite, sorti un communiqué dans lequel il exhorte le pouvoir à prendre en compte ses préoccupations entre autres, la mise en place urgente d’un comité préparatoire mixte, la restitution des documents de voyage à son président, M. Gilchrist Olympio, la libération des détenus politiques, des étudiants et autres personnes détenues à la suite des incidents des 28 et 30 avril 2004 afin que le dialogue se déroule dans un climat politique apaisé et serein.

Voici les propos du président de la CPP , M. Edem Kodjo :"Pour nous, le dialogue, nous ne le voyons pas comme une autre conférence nationale, ni comme un autre CPS. [Ce sont aussi les points de vue du RPT, des Ambassadeurs ACP et de tous ceux qui sont au service de la dictature d’Eyadéma]. Nous le voyons comme l’organisation pratique de discussions visant à obtenir sur les points principaux qui intéressent et l’opposition et la mouvance présidentielle, un accord pour aller de l’avant. Et ces points principaux concernent probablement les questions électorales qui sont celles qui apparaissent souvent comme les plus importantes". Pour l’ancien premier collaborateur d’Eyadéma et probablement le prochain aussi, il est temps pour qu’on passe aux choses sérieuses."Je crois que le temps n’attend plus de nous que nous discutions de midi à quatorze heures, que nous passions des mois à discuter, à entrer dans le vif des sujets problématiques, à passer un long moment. Aujourd’hui, il faut qu’on trouve une solution. Nous devons la trouver rapidement pour que nos puissions repartir sur de bons pieds".

Voici la déclaration de Me Agboyibo à la suite de sa rencontre avec le premier ministre : "Nous avons partiellement discuté de la préparation du dialogue national. Nous avons passé en revue les points essentiels de ce dialogue. Nous avons, du côté du CAR, proposé que pour la préparation de ce dialogue, il faut une structure, une cellule mixte comprenant la sensibilité au pouvoir et l’Opposition. Nous avons, pour terminer, proposé qu’à l’étape actuelle de démarrage de préparation de ce dialogue, il faut que le chef de l’Etat continue à s’impliquer". Le CAR a par ailleurs, rendu public un communiqué dans lequel il reprend les propositions que le parti avait faites lors de la rencontre avec la délégation présidentielle.

Le Pacte Socialiste pour le Renouveau s’est aussi entretenu avec la délégation présidentielle. A la suite de l’entretien, son porte-parole, M. Wolou Komi s’est confié à la presse en ces termes :"Nous avons dit au gouvernement quelle est notre conception du dialogue ou si vous voulez, les 22 engagements qui ont été pris par le gouvernement, comment nous le concevons, les sujets qui doivent faire l’objet de discussions, les différents participants. Ce sont les questions qui ont fait l’objet de discussion. Et le gouvernement nous a, dans une certaine mesure aussi, fait comprendre qu’elle est sa conception du problème... Nous n’avons rien proposé. La conception que nous avons du problème, c’est que d’une part, s’agissant d’un dialogue ouvert, il faudrait déterminer, en quelque sorte, les participants à ce dialogue. Il s’agit de la reprise du dialogue qui doit être ouvert d’abord et voir ensuite les participants, les thèmes qui doivent être débattus.

Ce qui ressortira des propos tenus par le président du PDR, Zarifou Ayéva que nous citons prouve qu’il est fatigué d’une longue lutte pour la liberté qui ne l’alimente pas : "Quand on vous invite à venir parler d’un sujet, c’est du dialogue..." Pour cet ancien ministre de quelques mois de Monsieur Eyadéma,"les 22 engagements comportent un certain nombre de problèmes qui ont été déjà ciblés par l’UE. Venir en face du gouvernement pour lui demander où il en est, c’est déjà un dialogue". [Connaissant il a quelques années la rationalité de cet homme on pense qu’il y a eu une véritable métamorphose d’inversion biologique].
Chaque togolaise et togolaise se situera et dira qui sont ceux qui nous mènent en bateau depuis des décennies. Et en cela, le cynique et l’inique étaient tous au rendez-vous à savoir le dialogue du Rpt avec le Rpt. C’est ainsi que Dama Dramani dira que " Le RPT est venu faire ses propositions au gouvernement pour le bon déroulement du dialogue. Mais pour la sincérité du dialogue et l’efficacité, nous préférons ne pas faire de déclarations tapageuses et sensationnelles. Pour nous, c’est le résultat du dialogue qui compte. Et ces résultats doivent être faits dans l’intérêt du pays." [Nos geôliers nous parlent comme s’ils allaient devenir nos hôteliers].
En lisant un autre journal, Le Point, c’est le "face à face Agboyibo-Harry Olympio" qui retient l’attention. Dans un communiqué de presse rendu public le mercredi 9 juin 2004, le CAR et son leader , Me Agboyibo informaient le public de la citation de Harry Olympio à comparaître le 16 juin 2004 devant le tribunal correctionnel de Lomé "pour être jugé au sujet des faits diffamatoires allégués à l’encontre du CAR et de son leader et du document fallacieux qu’il a fait diffuser en mars 2004 par presse audiovisuelle et par presse écrite."

Les circonstances de l’incrimination font état de ce que les nommés Adokpo Kokouvi Akpamou et Adjévi Têvi et 52 autres personnes supposées être membres du CAR "ont notifié leur démission en bloc" de ce parti et ceci par une lettre lue à la télévision nationale et reprise dans certains journaux. Entre autres allégations mensongères, poursuit le communiqué, les auteurs de la lettre de démission ont affirmé que "c’est avec l’argent du chef de l’Etat" que le parti de Me Agboyibo a été créé. Selon le Car, des vérifications ont montré "qu’aucune des 52 personnes présentées comme étant ses militants (...) ne figure nulle part sur la liste des membres du parti. Et cela amène le CAR à conclure que " le sieur Harry Olympio, agissant en complicité avec les sieurs Adokpo Akpamou et Adjévi Têvi, a conçu et fait diffuser un faux document avec l’intention manifeste de porter atteinte à l’audience du Car et à l’honneur de son leader."
Au sujet des violations de droits de l’homme, Agbéyomé Kodjo ancien premier ministre de Eyadéma confirme les constats de la FIDH. Dans la journée même de la publication, l’ex-baron du régime, a depuis son exil parisien réagi à travers un communiqué confirmant les allégations contenues dans le rapport de la FIDH. Pour lui "Le quotidien des Togolais se conjugue avec la peur, les intimidations, le racket , la confiscation des média d’Etat pour la propagande du régime et le dénigrement des leaders de l’opposition. La justice est aux ordres et les institutions sont instrumentalisées par le Prince qui n’a qu’une seule ambition : demeurer au pouvoir quoiqu’il arrive, prenant ainsi en otage tout un peuple".

Le Crocodile fait de gros titres sur "Affaire CAR -Harry Olympio : Echauffourées hier au Palais de Justice".

Le procès n’a pas eu lieu comme prévu. Les deux parties étaient bien là avec la foule des grands jours. Mais par faute de sonorisation de la salle, le procès n’a pas pu se tenir et est reporté dans huit jours. Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque la TVT, le média de la désinformation , informait le public que le procès a été reporté pour permettre à Me Agboyibo de verser la caution exigée.

[Que pouvons nous encore en dire quand les faits parlent seuls ! Voilà qui annonce bien les couleurs quant à l’issue de ce procès. La justice togolaise étant aux ordres, une fois de plus, il y a de quoi s’attendre à ce que le droit ne soit pas dit. Mais le paradoxe est que bien qu’emprisonné et humilié de diverses manières par le pouvoir RPT, le sieur Harry Olympio continue à rouler pour ce même pouvoir. Dépendance alimentaire oblige.

[Justice aux ordres du Prince ! Qu’on se rappelle qu’en 2001 ! l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (l’UNSIT), suite à des propos diffamatoires et mensongers tenus par les médias d’Etat à son endroit, les avait traduits en justice. Il a été alors demandé à cette centrale syndicale de verser une somme de 15 millions de francs avant que le procès n’ait lieu. N’ayant pu trouver ladite somme, ce procès n’a jamais eu lieu. La même machination est-elle en préparation pour le CAR ?].

Toujours est-il que le Palais de justice a été dernièrement le théâtre d’affrontements entre les militants et les sympathisants du CAR et du RSDD. Il y a eu des injures, des jets de pierres, des empoignades voire des blessés. Un blessé du nom de Lawson Richard présenté au siège du CAR déclare avoir été atteint par une pierre lancée par Harry Olympio lui-même.
Le journal précise que Me Agboyibo a laissé entendre que les accrochages survenus sont un montage de Harry Olympio. Ce jour-là, le sieur Harry Olympio n’avait rien d’un responsable politique et de surcroît leader d’un parti politique [Depuis toujours]. Il était dans tous ses états. Tant il était copieusement hué par la foule. Harry Olympio soutiendra par la suite qu’il s’était réfugié au Commissariat Central pour échapper à de jeunes gens qui l’ont poursuivi. [Les taxis motos réclamaient le prix de leur service que Harry Olympio n’a pas payé].
M. Harry Olympio nie avoir lui-même lancé des cailloux et attribue la responsabilité des incidents au CAR et à son président. Déjà dans la salle , on entendait des cris du genre : "Harry voleur, bandit" fuser de toutes parts. A la sortie de la salle d’audience, les huées s’amplifiaient de plus bel. Et ce fut la place aux jets de pierres et aux altercations.

La "Rencontre Gouvernement-Opposition : Halte à la distraction. Place aux actes" est un autre article dans lequel Crocodile jette le pavé dans la marre en pointant non du doigt mais d’une patte bien griffée "des leaders qui se sont enterrés eux-mêmes par manque d’activités ont curieusement refait surface" à la faveur du dialogue.

Tout le monde voit venir le jeu du RPT quand à dessein la mouvance présidentielle parle de nouveau paysage politique au Togo. Il y a de sérieuses inquiétudes qui planent sur les participants et l’issue de ce dialogue.
Pour Crocodile, le Togo est en crise, assaillis par des problèmes de toutes sortes qui ont été à l’origine des 22 engagements pris par le gouvernement. Alors, on doit s’acharner à résoudre ces problèmes, à sortir le Togo du bourbier dans lequel il s’est enlisé par la faute de ses dirigeants et non à faire du folklore, à initier un dialogue pour plaire à l’UE et à la Communauté Internationale.

Mais la contribution fondamentale de ce journal est que pour "donner une chance au dialogue politique, les protagonistes de cette crise que sont la mouvance présidentielle et l’opposition traditionnelle ont besoin de facilitateurs". Car en effet, on a du mal à comprendre en l’état actuel des choses que ce soit un des protagonistes de la crise, le pouvoir RPT, qui s’octroie le droit de recevoir, d’écouter les doléances de l’autre protagoniste. Le journal affirme qu’il est urgent que ce soient les facilitateurs qui enregistrent les doléances aussi bien du pouvoir que de l’opposition. "Pour éviter de dialoguer pour dialoguer, il faut dialoguer autrement au Togo" conclut le journal. [Parlant de perspicacité et de pertinence, Crocodile en a fait montre. L’écoutera t-on ?]

Le Combat du Peuple est entré dans l’arène d’un combat contre le peuple comme nous le faisions observer déjà il y a une semaine avec des titres qui en disent long : "Rapport de la mission internationale d’enquête de la FIDH au Togo ; Conférence de presse de la FIDH à Paris : la stratégie de la surenchère".

Nous vous annoncions un combat contre le Peuple, lisez les écrits de ce journal "Les dossiers sur les violations des droits de l’homme au Togo se suivent et se ressemblent ces derniers temps par leur manque de rationalité et d’objectivité" Pour ce journal , la FIDH s’est contentée de "ressasser les faits passés et de les actualiser pour les besoins de la cause" Et cela, poursuit le journal n’est pas sérieux de la part d’une organisation de son rang. C’est "un rapport fortement tendancieux et totalement irresponsable. La FIDH est devenue un instrument politique dangereux au service des forces impérialistes qui cherchent à déstabiliser toute l’Afrique".

Le griot ajoute que "le gouvernement togolais, dans le souci de permettre aux journalistes togolais, surtout à ceux de la presse, de couvrir l’événement, a fourni les moyens à six journalistes pour faire le déplacement de Paris ".

[Cela nous le savions avant qu’il n’ait été dit que des journalistes togolais sont payés pour dire qu’au Togo les droits de l’homme ne sont violés. Parmi ces journalistes, se trouvait le directeur de publication du "Combat contre le peuple". Nous savons où il a dormi en France et les honoraires qu’il a reçus. Cela montre une fois de plus que le pouvoir est prêt à dilapider les deniers publics quand il est question de se réhabiliter aux yeux de la communauté internationale. Rien ne l’arrête. Rien ne saurait le rebuter. En ces temps, ô combien difficiles pour la trésorerie publique, payer le voyage aller-retour à de piteux journalistes sans éthique et sans morale, payer leur hébergement et autres pour aller couvrir à Paris une conférence de presse, ma foi, cela est de la légèreté, de l’enfantillage, de l’insouciance. Et les étudiants attendent leur bourse. Il serait même plus juste de parler d’absence de patriotisme et de sens de responsabilité. Ces journalistes alimentaires et dépendants qui sont allés en mission pour défendre la dictature se sont très bien acquittés de leur mission comme nos lecteurs peuvent s’en rendre compte]

Le Canard Indépendant n’est pas boiteux. Si ce journal n’est qu’à sa 6ème parution, c’est à cause de son jeune âge. Il titre au sujet du dialogue national que deux tendances se précisent avant d’ajouter qu’ "à défaut d’une précision de l’UE sur la façon dont le dialogue national doit être mené conformément à l’engagement no 1.1., le dialogue national se présente pour le moment comme "un serpent de mer... le défilé des délégations conduites par des individus connus pour être des outils de diversion aux mains du pouvoir et leurs déclarations déphasées délivrées à la presse à leur sortie indiquent qu’une fois encore on est loin d’une réelle volonté d’œuvrer pour une sortie de crise. "

Le passage à Lomé de deux eurodéputés alimentaires français mis sur les bancs de touche de leurs partis n’a pas échappé à "Le Canard Indépendant" qui relève que Fodé Sylla et de Michel Ange Scarbonchi sont venus soutenir la dictature. Cette année, précise le journal, ils ne figurent même pas sur les listes de leurs partis pour les consultations électorales tenues dans les différents pays membres de l’UE pour l’élection des députés au Parlement européen.

Le Canard Indépendant parlera également des échauffourées au Palais de Justice, des nombreux blessés de part et d’autre et précisera que le RSDD et le CAR se renvoient les responsabilités.
Nouvel Echo indique que " Dans la perspective du dialogue national : Gilchrist Olympio bientôt à Lomé". Selon ce journal les consultations se déroulent dans un flou artistique total.
Tout en rappelant que ce n’est pas encore le vrai dialogue mais des préliminaires, du moins, les préalables à la préparation du dialogue, Nouvel Echo râle au sujet des conditions dans lesquelles ces consultations se déroulent et qui laissent à désirer. On a bien l’impression que c’est un folklore savamment organisé pour perdre le temps et jeter la poudre aux yeux de la communauté internationale. Le peuple ne comprend rien dans ce qui se passe et craint fort bien d’être une fois de plus joué par le pouvoir.

Au sujet du procès Yawovi Agboyibo contre Harry Olympio, Nouvel Echo écrit que : "le CAR dénonce la mise en scène du leader du RSDD". Il cite une déclaration de Président du Car en ces termes : " J’ai déjà fait la prison et je sais ce que c’est. Je ne le souhaiterais jamais même à mon pire ennemi. Il [parlant de Harry Olympio] doit reconnaître ses erreurs avant qu’il ne soit trop tard. Harry Olympio ferait mieux de dévoiler les preuves des faits qui lui sont reprochés au lieu de s’adonner à des mises en scène ". La bataille juridique s’annonce rude.

Togo Presse du vendredi 18 juin 2004 nous a aussi annoncé dans le cadre du dialogue national, que "la délégation gouvernementale a reçu hier les médias publics et les confessions religieuses" et qu’une commission technique chargée d’améliorer la HAAC a été officiellement installée. [C’est vous dire que le RPT est en train de nous faire encore des bébés dans le dos. Il a déjà révisé le code électoral pour le rendre démocratique à son goût ; à présent c’est le tour de la Haac]

La rédaction ufctogo.com

 

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