10/01 au 16/01

Revue de la presse togolaise du 10 au 16 janvier 2005

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 17 janvier 2005, publié sur ufctogo.com

- La visite au Togo du Commissaire européen M. Louis Michel et ses difficultés avec les experts de l’ UE en charge du dossier togolais,
- une éventuelle rencontre à Bruxelles de Louis Michel avec Gilchrist Olympio le leader de l’UFC, principal parti de l’opposition togolaise,
- le verdict attendu de l’UE quant au respect par le gouvernement des engagements pris à Bruxelles,
- le compte-rendu de la rencontre du commissaire européen avec les trois partis de l’opposition (CAR,CDPA, UFC),
- l’affaire Oumolou,
- le Sommet des chefs d’Etat de Libreville ...
tels sont les grands thèmes développés dans les presses de la semaine.

 

Au sujet de la visite de Louis Michel et de ses conséquences, "Le Combat du Peuple" poursuit son combat contre le peuple togolais en se rangeant du côté du dictateur qu’il sert à coup de billet de francs cfa. Nous retenons les écrits de ce journal qui ne trouve des défauts à l’Opposition togolaise pour l’Histoire car nous savons qu’au Togo, les girouettes tourneront encore quand la direction du vent va changer. Parlant de Louis Michel, le porte-voix de Lomé2 publie ce qui suit :

"Eh bien comme un messie, c’est-à-dire celui dont on attend le salut, il est venu, il a vu, il a entendu et il a parlé... Louis Michel, contrairement à son prédécesseur, connaît très bien les problèmes du continent africain. Ses propos démontrent clairement qu’il a tenté de ménager la chèvre et le chou... Ce que Louis Michel a dit de fondamental et qui doit faire réfléchir l’opposition dite traditionnelle, c’est qu’il a trouvé normal que la modification constitutionnelle soit faite par une nouvelle assemblée Nationale élue... La révision constitutionnelle était considérée aux yeux de plusieurs observateurs comme une sorte de casus belli... Les 3 partis de l’opposition ont donc placé la barre très haut pour des raisons politiques évidentes ..."

Par ailleurs, ce journal s’en prend à l’ UFC à travers son Secrétaire général Jean-Pierre Fabre (sans toutefois le désigner) lorsqu’il écrit : "Interrogé sur RFI à propos de la dissolution annoncée par le chef de l’ Etat, un responsable de l’UFC a répondu essentiellement que c’est un non-événement. Cette façon cavalière de balayer d’un revers de main les propositions d’un adversaire politique n’est pas de nature à permettre la recherche de solution et à faire évoluer le processus."
Poursuivant sa dérive lamentable, ce journal soutient que c’était la même chose en 1999 lorsque le chef de l’ Etat a décidé de ne plus se présenter aux présidentielles de 2003. Il écrit ce qui suit : "Certes, à l’époque, cet engagement n’était assorti d’aucune condition. Mais il était politiquement clair que le président Eyadéma ne saurait se retirer de la scène politique s’il n’obtenait pas de garanties pour sa personne, sa famille et ses partisans... Au lieu de prendre le président au mot, de l’aborder...de discuter avec lui, d’aplanir les difficultés et de trouver des solutions aux différents problèmes liés à son départ, l’opposition s’est enfermée dans une position de refus et fourbissait ses armes alors que le rapport de forces n’était pas en sa faveur".

C’est vous dire chers lectrices et lecteurs, que le mal togolais n’est pas seulement causé par les hommes au pouvoir. Des journalistes dont la mission est d’apporter plus d’éclairage aux événements nationaux préfèrent se mettre au service de l’obscurantisme et du machiavélisme d’un autre âge qui sévissent au Togo.

"Le Nouvel Echo" annonce que "Les 20 millions d’euros vont finalement échapper au Togo".

La date butoir était fixée au 31 déc.2004. Mais à la suite des tractations menées par les autorités togolaise, elle a été repoussée au 15 janvier 2005. Mais jusqu’ici rien ne se fait Aucune avancée palpable. "L’Assemblée Nationale a clôturé le mardi 5 janvier dernier sa session sans avoir adopté le code électoral... Du côté du gouvernement aucune initiative n’est prise après le séjour de Louis Michel. Le gouvernement n’a pas réagi aussi aux 11 propositions des 3 partis politiques de l’Opposition. Tout semble bloqué. On a même oublié la date butoir du 15 janvier. Pour les élections législatives, aucune date n’est fixée alors que Louis Michel parle de mars ou avril, le quotidien national TOGO - PRESSE parle d’avril ou mai.."

Le sommet des chefs d’ Etat de Libreville (Gabon) et les dessous de l’absence du président Eyadéma ont également retenu l’attention de "Le Nouvel Echo".

Une quinzaine de chefs d’Etat était au rendez-vous. Officiellement, le président togolais, était absent pour cause du décès et de funérailles de son frère aîné. Ce journal écrit : "Selon certaines sources, cette absence serait liée aux préparatifs de la fête du 13 janvier. D’autres langues parlent plutôt de la guerre des chefs ou des doyens".
On se rappelle que depuis le déclenchement des hostilités ... c’est Eyadéma qui a été désigné par ses pairs de la CEDEAO comme médiateur. La médiation a changé par la suite de main ."Après Bongo, l’autre doyen de l’Afrique centrale, c’est le président sud-africain, Thabo M’beki qui a le vent en poupe."

"Le Nouvel Echo" écrit par ailleurs qu’après avoir sifflé la fin du dialogue togolais, par ses déclarations, le Commissaire européen tente de se rattraper. Il aimerait rencontrer Gilchrist Olympio. Après les propos complaisants et flatteurs à l’endroit du régime togolais tenus à Lomé "le commissaire européen se retrouve dans une situation délicate avec son institution.
Des sources proches de Bruxelles indiquent que l’ancien ministre belge des Affaires Etrangères et les experts chargés du dossier togolais ne sont plus sur la même longueur d’onde. On lui reproche de s’être écarté de la feuille de route en tenant des propos tendancieux... On annonce par ailleurs que l’ Eurocrate aurait émis le vœu de rencontrer le leader de l’UFC Gilchrist Olympio... Pour l’heure, aucune date n’est fixée sur cette rencontre... Mais comment se prendra t-il pour amener les Togolais à un vrai dialogue ? Pourra-t-il faire changer la position du RPT ... surtout que le Secrétaire général du parti, Dama Dramani déclarait que "Le Commissaire européen nous a donné son point de vue qui n’est pas sensiblement différent de la position du RPT ?"

"Le Nouvel Echo" diffuse également la déclaration de la LTDH suite à l’augmentation des prix des produits de 1ère nécessité. La déclaration rendue publique le 5 janvier 2005 est signée du le Secrétaire général Ayayi Togoata Apédoh-Amah :
"La LTDH constate avec effarement l’augmentation abusive des prix des produits de première nécessité dans le pays, à l’instigation du gouvernement , depuis le mois de décembre 2004."

La déclaration s’en prend au " gouvernement illégitime peu soucieux du bien-être du peuple... Les dirigeants du régime RPT doivent comprendre que le développement d’un pays est une chose trop sérieuse pour être confié à des politiciens dont l’essentiel du temps est consacré à l’organisation des marches de soutien forcées et des lectures de motions mensongères sur les médias publics."

Quant aux syndicats togolais , la LTDH trouve que leur silence "est abasourdissant et coupable. La LTDH tient à féliciter les partis politique qui ont mobilisé la population à leur place..." Conclusion " une urgence s’impose aux travailleurs : s’organiser pour susciter de nouveaux leaders syndicalistes sensibles à leur sort."
De son côté "Le Regard" énonce que "Lomé 2 met Louis Michel en difficulté face à ses experts". Il écrit : "selon des informations qui nous parviennent de source généralement bien informée, notre pays serait en train de perdre les 20 millions d’euros contrairement à ce qu’il (Louis Michel ) avait laissé entendre."

Louis Michel se retrouve dans une situation embarrassante et risque d’être en porte à faux avec ses experts en charge du dossier togolais. "Tout était mis en oeuvre pour le séduire, obtenir de lui des faveurs et des déclarations complaisantes, voire rassurantes". Et il s’est laissé faire. Par contre, "il a échangé des propos rugueux avec les trois partis de l’opposition qui ont eu l’impression qu’il se faisait l’avocat du parti présidentiel... "

"Le Regard" écrit également que le commissaire européen envisage une rencontre avec Gilchrist Olympio. Selon ce journal, "La visite du commissaire européen n’a pas comblé les attentes de l’institution européenne. Elle a au contraire contribué à accentuer et à compliquer la situation... De source informée à Bruxelles, Louis Michel aurait manifesté son intention de rencontrer le chef du principal parti de l’opposition, Gilchrist Olympio à Bruxelles...
"Lors de son passage à Lomé , Louis Michel avait laissé entendre que la modification de la Constitution n’est pas à l’ordre du jour. " Mais à la suite des échanges avec les principaux partis de l’opposition, le Commissaire européen se serait rendu compte que les points visés par les demandes de l’opposition relevant du code électoral...sont en rapport avec la Constitution."
Louis Michel chercherait-il à convaincre Gilchrist Olympio pour se tirer de l’embarras dans lequel il s’est empêtré par précipitation ?"

Au sujet du drame du stade de Kégué, les causes sont connues ! A quand les responsabilités et les sanctions ? Telles sont les interrogations de "Le Regard". Sur ce sujet, on peut en savoir davantage dans l’article intitulé "Conclusions de l’enquête sur le drame du stade de Kégué" sur ce lien
http://www.ufctogo.com/article.php3?id_article=620
Au Palais de Justice de Lomé, dans l’affaire Oumomlou " le procès a été renvoyé au 28 janvier 2005 sur la demande du prévenu... La défense était assurée par un collectif d’avocats composé notamment de Maîtres Apévon Dodji, Ajavon Zeus, Attoh Messan Sylvain, Agboyibo Yaovi , Sanvie Lionel et Améganvi Isabelle..."

De son côté, le journal "Le Point", parle lui-aussi de l’arrestation et des mauvais traitements de Jean- Paul Oumolou et rappelle que l’OMCT est vivement préoccupée par cet arbitraire. Selon ce journal, un Comité d’Action pour la libération de Jean-Paul Oumolou (constitué des organes de presse démocratiques, des Ong et associations humanitaires) et coordonné par la LTDH est mis sur pied depuis l’enlèvement de Jean-Paul Oumolou. On peut également lire à ce sujet un communiqué en cliquant sur ce lien :
http://www.ufctogo.com/article.php3?id_article=619

Dans un communiqué signé par le président de la LTDH, M. Akwei, le 11 janvier 2005, un appel de fonds est lancé à "l’endroit de la population togolaise, des personnes physiques et morales de bonne volonté" pour " continuer sans relâche la lutte pour le respect des droits de tous."

Rendez-vous lundi prochain pour une nouvelle revue de la presse togolaise.

Merci de votre attention.

 

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