10/05 au 16/05

Revue de la presse togolaise du 10 au 16 mai 2004

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 17 mai 2004, publié sur ufctogo.com

Les journaux de la semaine reviennent abondamment sur le retour manqué à Lomé de l’ex-Premier Ministre de G. EYADEMA, Agbéyomé KODJO, des échauffourées sur le campus, des suites à donner aux consultations de Bruxelles que Lomé tarde à traduire dans les faits.

 

Le NOUVEL ECHO écrit au sujet l’annonce du retour au Togo de l’ex-Premier Ministre Agbéyomé Kodjo, que l’intéressé lui-même a conscience du fait qu’il ne saurait s’y hasarder du vivant de son mentor.
A propos du gouvernement de consensus, le NOUVEL ECHO soutient qu’ "il est hors de question qu’on choisisse le PM au sein de l’Opposition". Ce quotidien évoque des motifs fort tendancieux selon lesquels ni EDEM KODJO ni YOAVI AGBOYOBO ne sont la solution parce que pour le premier il lui serait difficile de faire adhérer les autres leaders à ses idées et pour le second il profitera de cette situation pour régler ses comptes à ses adversaires.

Concernant les échauffourées du campus, le journal publie un article écrit par le professeur Aimé Gogué. Ce dernier affirme que "cette violence aurait pu être évitée si l’AG convoquée par les étudiants n’avait pas été interdite et perturbée par les forces de l’ordre à coup de grenades lacrymogènes. Il faut reconnaître que c’est la seule forme de dialogue que connaît le type de régime que nous avons. Je ne vois pas la raison pour laquelle cette manifestation doit être interdite. C’est un droit inscrit dans notre Constitution".
Ce journal évalue à 800 millions le coût des revendications des étudiants mais cela ne représenterait rien au regard des folles dépenses de prestige du pouvoir.

MOTION D’INFORMATION titre sur plusieurs sujets qui sont : "Nouveau dialogue inter-togolais, l’opposition togolaise sera plurielle face au RPT, Rumeurs de nomination de E. Kodjo : le nouveau ballon d’essai pour intoxiquer l’opinion publique, l’interview de Me Agboyibo : "Pour le respect des engagements de Bruxelles ; l’opposition doit être solidaire "cf letogolais.com"

AKEKLE pique et répand son venin au sujet de la crise universitaire portée au sommet de l’Etat. "A en croire des délégués, les pressions s’exerçaient sur eux pour les amener à accepter malgré eux qu’il y avait des mains noires derrière les mouvements de grève ayant conduit aux émeutes et lire en dernier ressort des motions à cet effet".
"Des délégués auraient perçu de la part du Chef de l’Etat 3.000.000 fcfa et puisqu’ils sont au nombre de 21, lorsque vous faites le compte vous êtes à 63 millions de FCFA.

Pour le COMBAT c’est la fuite et le retour annoncé de Agbéyomé KODJO qui retient l’attention. Ce retour n’a pas eu lieu par contre les obsèques de feue Maman AK se sont déroulées sans lui. Paix à son âme. Selon certaines sources, les inquiétudes de A. KODJO seraient plutôt liées à sa gestion calamiteuses du Port autonome de Lomé ou des malversations et autres anomalies auraient été découvertes après son départ.

A notre avis, présomption de culpabilité pour présomption de culpabilité, ce sont tous le barons du RPT qui doivent être poursuivis pour détournements de deniers publics, enrichissement illicite, concussions, vols et recels de biens publics, etc. Des actions "de in rem verso" (en restitution de l’indu) les attendent.
LE REGARD titre "Quelle nouvelle loi sur la presse ?" Et pour cause ! L’UJIT (Union des journalistes indépendants) propose qu’on retourne au code de presse de 1998 quitte à lui appliquer des améliorations. Mais cette proposition n’est pas retenue.
Le Regard craint au vu des conditions de travail des membres de la commission chargée de cette affaire que la montagne n’accouche que d’une souris et qu on se retrouve à la fin avec un code de la presse monstrueux à soumettre dans la précipitation à une Assemblée au service du Roi. Ce journal rappelle qu’il ne sert à rien de tambouriner que les journalistes eux-mêmes ont été impliqués dans l’élaboration du nouveau code de la presse pour ensuite sortir une loi qui risque d’être dénoncée par ces mêmes journalistes".
Toujours selon Le Regard Lomé 2 tente de casser le mouvement des étudiants. On fait tout pour les contraindre au maquis, les couper de leur bases et on les récupère à coups de FCFA dans le but de les discréditer aux yeux de la masse estudiantine.
Le retour au Togo manqué de l’ex-Premier Ministre d’Eyadéma et les obsèques de sa mère se sont déroulées samedi dernier en son absence reviennent dans ce canard aussi.

On ose lever le voile sur la situation désastreuse des travailleurs togolais à l’occasion du 1er mai 2004. Est-ce une nouvelle naissance du syndicalisme ? Souhaitons le !

L’UNSIT (Union des syndicats indépendants du Togo) a retracé le calvaire des travailleurs togolais. Le bilan est éloquent :
- les travailleurs de Togotex ont 47 mois d’arriérés ; soit presque 4 ans de travail sans salaire ;
- les travailleurs de l’Hôtel de la paix ont plus de 40 mois d arriérés d’allocations familiales ;
- les retraites accusent 6 mois d’arriérés ;
- le gouvernement a décidé illégalement la suspension de la jouissance des avancements ;
- les quelques 35000 fonctionnaires de l’Etat enregistrent 4 mois d’arriérés de salaire.

Beau palmarès dirions-nous !
Puisque les Togolais vont au travail avant l’heure !

CARREFOUR a eu pour thèmes :
- "le dialogue national tarde à s’ouvrir à Lomé ;
- le gouvernement a la stricte obligation de tenir dans le délai imparti".

Dans son éditorial il pose des question : "sont-ils vraiment prêts pour le changement ? vont-ils effectivement obtempérer aux 22 engagements pris vis-à-vis de l’Union européenne ?

Carrefour rappelle comment "le mardi 11 mai dernier... les citoyens togolais ont encore été choqués de voir sur les chaînes de la télévision nationale quelques jeunes foutriquets annoncer des insanités et mensonges contre la CDPA et ses responsables..." et de conclure que "c’est être naïf que de croire que le RPT fera dos tout de suite à ses habitudes".
Il parle aussi du face-à-face UFC - KOFFI SAMA ou la guerre des communiqués suite à la lettre de l’UFC adressée au Premier Ministre lui demandant l’arrêt des poursuites contre les détenus politiques et autres prisonniers (confer. nos revues de presse antérieures). Le Premier Ministre avait répondu en attirant " l’attention sur la nécessite du respect de la séparation des pouvoirs".
Dans une nouvelle lettre l’UFC, lui a signifie que le gouvernement a l’obligation de mettre fin aux actes arbitraires en ces termes : "en votre qualité de Premier Ministre ... il vous revient donc d’agir auprès des ministres concernes .... pour que le gouvernement respecte ces 22 engagements" ... "vous ne pouvez invoquer une prétendue séparation des pouvoirs inexistante au Togo... pour vous soustraire ou soustraire l’un ou l’autre de vos ministres à l’exécution rapide des 22 engagements".
CROCODILE évoque la restitution à Jean-Pierre FABRE et Patrick LAWSON de leurs passeports ainsi que la restitution des ordinateurs de l’UFC. De sources proches des avocats de l’UFC, le juge d’instruction aurait pris une ordonnance levant l’interdiction de sortir du territoire qui frappait à tort de Jean-Pierre FABRE et Patrick LAWSON.

Mais le plus important reste à faire car le passeport de Gilchrist OLYMPIO est toujours confisqué et l’intéressé attend toujours de disposer de son passeport togolais et de sa carte nationale d’identité.

Crocodile aussi se demande à quand l’ouverture du dialogue RPT-OPPOSITION ET SOCIETE CIVILE ? Il exhorte à mettre fin sur les médias d’Etat aux déclarations de haine et de manipulation si on veut vraiment préserver la paix sociale au Togo.

La rédaction ufctogo.com

 

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