03/07 - 07/07

Revue de la presse togolaise - Semaine du 3 au 7 juillet 2000

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 7 juillet 2000, publié sur ufctogo.com

 

SOMMAIRE

CRISE POLITIQUE
- Les grandes décisions après le sommet de l’OUA (La Dépêche, n° 138 du 03 juillet 2000)
- La présidence de la CENI devra revenir à l’opposition (Le Scorpion-Akéklé, n° 54 du 03 au 09 juillet 2000)
- A propos de la présidence de la CENI : L’opposition doit taire des rancœurs (Carrefour, n° 239 du 06 juillet 2000)
DROITS DE L’HOMME
- Les jeunes de l’UFC décidés à en découdre avec le pouvoir (Nouvel Echo, n° 145 du 07 juillet 2000)
- Le procès des jeunes militants de l’UFC est renvoyé sine die(Crocodile, n° 489 du 06 juillet 2000)
- Vers la résurgence du terrorisme d’Etat au Togo (Le Combat du Peuple, n° 257 du 03 au 07 juillet 2000)
SOMMET DE L’OUA
- Une sécurité encombrante pour un show de Khadafi Le Regard, n° 188, du 04 au 14 juillet 2000)
- Le sommet de l’OUA, un prétexte pour menacer la presse (Le Regard, n° 188, du 04 au 14 juillet 2000)
ENSEIGNEMENT
- Drôle de vacances pour les étudiants de l’UB (Crocodile, n° 489 du 06 juillet 2000)
- Congé spécial de six semaines aux étudiants (Le Regard, n° 188, du 04 au 14 juillet 2000)
ECONOMIE
- La loi relative au secteur de l’électricité votée (Togo-Presse, n° 5811 du mercredi 5 juillet 2000)
- Probable privatisation de la CEET (L’Evénement, n° 48 du 05 au 11 juillet 2000)

CRISE POLITIQUE

Les grandes décisions après le sommet de l’OUA

Après la nomination des membres de la CENI par la représentation nationale, les grandes décisions à savoir l’installation solennelle des membres de la CENI suivie de la dissolution du Parlement n’interviendront qu’après le 36è sommet de l’OUA. De source proche du gouvernement la dissolution du Parlement interviendra fin septembre ou début octobre et décembre 2000. ( ) Le grand événement du projet de construction de Cité OUA c’est la participation de deux promoteurs allemands. MM.Graff Von Brôn et Uwe Bock. Le premier dirige la SATC, une société d’affaires, de tourisme, de promotion de logements modérés et de commerce et le second est à la tête de FIBA, une société de financement et de réalisation des projets dans le domaine du génie civile. ( ) Selon M. Tchamsi Assoulian, ingénieur civil représentant la SATC au Togo, les 7 villas sont réalisés à partir d’un choix de matériel qui s’adapte à notre climat et à notre environnement. Vues de l’extérieur, ces villas ont l’aspect d’une maison naturelle. Les éléments porteurs sont soit en métal ou en bois bien traité. ( ) Le coût total de ces 7 villas est estimé à 155 millions de F.CFA. 75 ouvriers et manoeuvres tout corps compris ont pris part à leur construction. Quel sort sera réservé aux 7 villas après le sommet de l’OUA ? Plusieurs possibilités. Les remettre aux autorités contre paiement ou les revendre. Les discussions sont engagées avec le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat. Les associations ou les ONG qui le désirent peuvent aussi les acquérir." (La Dépêche, n° 138 du 03 juillet 2000)

La présidence de la CENI devra revenir à l’opposition.

"( ) Vendredi 30 juin dernier, la cour constitutionnelle a reçu à son siège à Lomé, les serments des 20 membres composant la Commission Electorale Nationale Indépendante. Conformément donc à l’alinéa 3 de l’article 16 de la loi N° 2000-007 portant code électoral en République Togolaise.( ) Ainsi donc, le dialogue inter togolais amorcé il y a un an vient de réaliser l’un des points capitaux de son programme à savoir la mise sur pieds d’une Commission devant organiser les élections législatives anticipées et les autres consultations électorales à venir. ( ) Dans les jours à venir, la CENI devra se doter d’un bureau de 4 membres conformément à l’article 18 du code électoral. Cet article qui précise par ailleurs que la composition du bureau doit respecter le principe de la parité pose déjà un problème de fond qui sûrement sera l’objet de discussion et de tiraillement : "Le Président et le Rapporteur adjoint sont de la même politique, il en est de même du vice-président et du rapporteur". Le problème va donc poser sûrement au niveau du poste de présidence. C’est apparemment le seul poste à problème et dès que celui-ci sera fixé, le reste se jouera de coptation. (...) On se souvient que les codes électoraux précédents confiaient à priori les présidences de CENI à des officiers judiciaires et depuis lors, c’étaient les présidents des Cours d’appels. C’est ainsi que depuis le processus démocratique jusqu’à ce jour, se sont succédés à ce poste les magistrats comme Abdoulaye Yaya, Siphon Gaba et autres Mme Awa Nana. Ces personnalités dont l’appartenance à la mouvance présidentielle n’a jamais fait l’objet de doute, ont connu des fortunes diverses. (...) Il va falloir que la mouvance présidentielle comprenne que rien ne sert de chercher à s’accrocher à des postes d’où elle n’a jamais produit aucun résultat positif. Il faudra laisser, pour une fois , l’opposition elle aussi devant cette responsabilité et voir si quelque chose de positif peut en découler pour le bien de notre pays. (...) La réalité du terrain aujourd’hui oblige l’opposition à se ressaisir rapidement et à savoir faire ses divergences. Il lui faudra adopter une stratégie commune face à la forte mouvance présidentielle et comprendre que pour une dernière fois, les populations attendent beaucoup d’elle. Il faudra que cette opposition se décide à se battre pour prendre la présidence de la CENI" (Le Scorpion-Akéklé, n° 54 du 03 au 09 juillet 2000)

A propos de la présidence de la CENI : L’opposition doit taire des rancoeurs
"(...) Fidèle à ses habitudes de combats de tunnel, l’opposition affûte se nouveau ses armes pour faire montre de ses tares récurrentes et ouvrir les vannes aux escapades du pouvoir. En effet, bien même avant l’investiture des vingt membres de la CENI, certains états-majors des partis politiques postulaient déjà des noms de candidats à la présidence de la CENI. Cet état de fait en soit ne causerait nullement de problèmes si seulement ces velléités n’étaient pas assorties d’individualités frappantes. Au regard de ce qui se dégage des différents états-majors, il y a de réelles craintes que l’opposition n’offre au peuple le sombre tableau qui a caractérisé les années de brouille et de vaines querelles de personnes. (...) Pour l’ensemble des partis de l’opposition, l’unanimité est faite autour de l’idée que la mouvance présidentielle ne saurait revendiquer la présidence de la CENI ; dans la mesure où elles détient déjà la présidence de toutes les institutions du pays. Malheureusement, l’unanimité s’arrête à ce seul constat. Chaque parti va de sa propre et unique vue des choses et monte une folle enchère autour de son candidat. En dehors du PDR de Zarifou Ayéva qui déclare ne pas être candidat à la présidence de la CENI ; tous les autres partis de l’opposition vont de leurs singuliers états d’âme. Ainsi, que ce soit l’UFC, la CPP, la CDPA ou le CAR, tous prétendent au même poste. Ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes quand on sait qu’à la fin, l’on a besoin d’une seule personne. (...) Chaque parti a un candidat idéal et attend le soutien de l’autre, c’est à dire de celui-là qui a, lui aussi, un candidat ! C’est le comble de l’absurdité. Si l’unanimité a été trouvée autour du constat de la mainmise sur toutes les institutions de l’Etat par la seule mouvance présidentielle et que, de ce fait, il importe que la CENI soit dirigée par l’opposition, il revenait par conséquent à cette opposition de taire ses divergences pour se concerter et dégager à la fin un candidat dont le choix s’impose et ne saurait souffrir de contestation. Cela suppose que les concertations doivent précéder les propositions éparses de candidatures par les différents états-majors des partis. Il s’agit de comprendre que le simple constat de la mainmise du pouvoir sur les appareils de l’Etat, ne légitiment pas de facto les revendications de l’opposition qui croît agir déjà en territoire conquis. Tout le drame réside de ce fait que le pouvoir RPT a toujours des tas de surprises à offrir, surtout devant une opposition qui ne sait pas s’imposer. (...) Candidat idéal ou pas ou même plus qu’idéal, le peuple veut voir ses représentants se battre en rangs serrés pour arracher le poste de président de la CENI au pouvoir RPT, afin qu’il soit convaincu que les élections à venir ne seront plus à récidiver des comédies électorales du passé. Qu’il soit du CAR, de la CDPA, de l’UFC ou d’autres partis, le souhait de tous les partenaires du changement est que le futur président de la CENI soit issu de l’opposition" (Carrefour, n° 239 du 06 juillet 2000)

DROITS DE L’HOMME

Les jeunes de l’UFC décidés à en découdre avec le pouvoir

"On se rappelle que plusieurs dizaines de jeunes militants de l’Union des forces du changements (UFC) sont maintenus dans les prisons d’Eyadéma depuis plusieurs mois. Malgré les multiples démarches et autres grosses pressions émanant d’organisations internationales de la défense des droits de l’Homme, ces jeunes arbitrairement arrêtés, n’ont pas recouvré leur liberté jusqu’à ce jour. C’est dans ce cadre que le mercredi 5 juillet, de nombreux jeunes de ce mouvement ont choisi de descendre dans les rues au niveau du quartier Bè pour crier leur ras-le-bol et réclamer la relaxation pure et simple de leurs compagnons qui croupissent encore derrière les verrous. (...) L’UFC, lui voulait en descendant bruyamment dans les rues aux cris de "RPT parti de malheurs, Eyadéma dehors, barons menteurs, dignitaires du RPT voleurs, etc" lever le voile sur les tristes réalités togolaises. Interrogés, de jeunes manifestants n’ont pas caché leur volonté d’avoir choisi ce moment où dit-on Lomé était devenue la capitale de l’Afrique pour protester. Ils disaient toute leur rage à affronter les forces de l’ordre et braver les exactions quelles qu’elles soient. (...) Très bruyante et très organisée au départ, la "manif" s’effritera lentement pour se terminer en queue de poisson avec l’intervention devenue très musclée des forces de l’ordre. Et lors d’une réunion extraordinaire, les chefs encadreurs du mouvement demanderont aux enfants de diminuer leur ardeur pour réorganiser de façon plus rationnelle une autre démarche de dénonciation le 19 juillet ce que refusèrent les jeunes qui ont encore envahi les rues cet après-midi du 6 juillet. Le choc avec les agents du maintien de l’ordre fut d’une rare brutalité. Heureusement que ces échauffourées ne durèrent que quelques minutes. Il y eut encore des arrestations et on signale des blessés dans les rangs des jeunes militants contestataires." (Nouvel Echo, n° 145 du 07 juillet 2000)

Le procès des jeunes militants de l’UFC est renvoyé sine die.

"Hier mercredi 5 juillet a eu lieu au palais de justice de Lomé, le procès des jeunes militants de l’Union des forces du changement (UFC). A peine ce procès débuté, que l’audience a été levé. Motif : le juge de céans M.Yaba Mikémina a argué que "le dossier ne peut être instruit. Il est renvoyé par le tribunal pour rassembler les documents y afférents. A 9 heures 05, la sonnerie de la grande salle d’audience du palais de justice retentit. Le juge Yaba Mikémina, fait son apparition avec à sa suite M.N’Dakéna Atara, procureur de la République qui représentait le ministère public. (...) Après l’appel des prévenus, s’en est suivi celui des plaignants qui sont Radio Lomé (Bawa Sémédi le directeur), Attivi Dédé et Zandji Livingstone (Activiste proche du pouvoir). L’absence de ces derniers fut contestée. Ce constat n’a laissé indifférente la défense sur une réaction de Me Apévon Dodji qui a laissé entendre avoir aperçu à son arrivée au palais des agents de la TVT (eux aussi plaignants) et M.Bawa Sémédo, directeur de Radio Lomé. Il s’est donc étonné de l’absence spontanée de ces derniers devant le tribunal. Absence préméditée ou organisée, on ne saurait le dire ? Ainsi Me Jonas Sokpoh l’autre avocat de la défense, a fustigé cette manière de procéder du tribunal. Malgré les protestations de la défense, le Juge Yaba Mikémina est resté dans sa logique de renvoi. Me Apévon revient à la charge en ces termes : "Les agents de la TVT tout à l’heure présents dans la salle avant de se retirer, estimaient avoir reçu l’ordre de regagner leur lieu de travail. Pourquoi ceux-ci pourraient adopter une telle attitude alors que le procès n’avait même pas encore débuté..." A ces arguments et suite aux réactions de l’assistance, le juge Yaba pris de colère après avoir réclamé du calme, a levé la séance. Rappelons que les prévenus à savoir Aganon Koffi, enseignant au CEG Kelch à Kpogan, arrêté à son domicile) Amouani Foli, Xlématsri Kossi, Zodopé Edith, Afantodji Kossi arrêtés suite aux incidents qui avaient opposé le mercredi 23 février 2000, des militants de la jeunesse de l’UFC et des activistes proches du pouvoir. (...) Au moment où les prévenus sont ramenés en prison, une manifestation spontanée des militants de l’UFC a été organisée aux abords du palais. Des chansons patriotiques, ont été fredonnées, des slogans hostiles au pouvoir en place ont été prononcés. Un détachement de la police dépêchée sur les lieux pour le maintien de l’ordre a assisté impuissante à la manifestation" (Crocodile, n° 489 du 06 juillet 2000)

Vers la résurgence du terrorisme d’Etat au Togo

Des activistes du RPT menacent de détruire les imprimeries qui éditent les journaux d’opposition "(...) A quelques jours de l’ouverture de la Conférence des Chefs d’Etat africains dans notre capitale, les activistes du RPT n’ont trouvé mieux à faire que d’adresser des lettres ouvertes aux journaux privés d’opposition pour les menacer. Non seulement ces menaces ne s’arrêtent pas aux Directeurs de publication, mais elles sont aussi destinées aux imprimeries et aux établissements d’informatique qui travaillent pour les organes de presse ciblés. (...) Les auteurs de ces lettres de menace ne se cachent pas. Sûrs qu’ils sont de la garantie que leur offre le pouvoir, le coordinateur de leur soi-disant "Comité de résistance du peuple"(CRP) signe de son nom la fameuse lettre. Mieux, il est indiqué sur la lettre, la boîte postale, le téléphone et le fax. "(...) Manifestement, ces activistes du RPT ne craignent rien. Ils ont poussé l’outrecuidance jusqu’à se rendre à visage découvert au domicile de notre directeur de publication pour remettre main e main leur lettre de menace. "Par ailleurs, selon nos informations, ils ont pris contact avec notre imprimeur pour menacer de détruire son imprimerie. Dans un second temps, ils ont proposé de négocier avec lui les conditions propres à lui épargner leurs représailles. "Notre directeur de publication a téléphoné à ces voyous pour savoir ce qu’ils veulent. Ils se sont contentés de lui intimer l’ordre de "changer de plume" quitte à s’exposer à des représailles." (Le Combat du Peuple, n° 257 du 03 au 07 juillet 2000)

SOMMET DE L’OUA

Une sécurité encombrante pour un show de Khadafi

"(...) Des centaines d’agents de sécurité libyens seraient déjà à Lomé pour "préparer le terrain". On signale qu’à l’arrivée de Khadafi, ils seront plus d’un millier à assurer sa sécurité. L’événement n’est donc pas tant les travaux du sommet que le "one man show" de Khadafi qui fera parler de lui. Plaise au ciel que cette sécurité encombrante pour une seule personne ne transforme tout le Togo en un petit quartier de Tripoli "officiellement" en raison du sommet, l’ambassade des USA à Lomé a dû célébrer par anticipation la fête de l’indépendance le 30 juin dernier. Les habitants de la capitale togolaise se demandent à quelle sauce ils seront mangés. Surtout que quelques jours avant l’ouverture officielle du sommet, Lomé est inondée d’hommes en treillis. Khadafi s’impose déjà comme le seigneur du continent africain. Celui qui n’a pas pu unir l’UMA(l’Union du Maghreb arabe), veut diriger un Etat continental. C’est pas mal, mais on verra ce que produira ce projet onirique."(Le Regard, n° 188, du 04 au 14 juillet 2000)

Le sommet de l’OUA, un prétexte pour menacer la presse

"Le vendredi dernier, la HAAC a organisé précipitamment une journée de réflexion à l’intention des journalistes de la presse nationale publique et privée. "L’objectif latent de cette rencontre consistait à imposer une recommandation aux participants à l’occasion du sommet de l’OUA à Lomé. "Au terme de la recommandation, la HAAC se propose de "prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter tout écart de langage et toute diffusion d’informations diffamatoires à l’égard des personnalités politiques, constitutionnelles et étrangères sur les médias publics et privés avant, pendant et après le sommet". Que cache la décision de la HAAC d’éviter ce qu’elle a contribué à alimenter sur les médias publics par son silence complice et son incapacité à faire respecter la loi sur la presse ? "Quelle sera la méthode appropriée pour "éviter tout écart de langage" ? Qui est habilité à identifier une information diffamatoire ? "II y a là une intention manifeste de la part de la HAAC, aile marchante du pouvoir de justifier des atteintes à la liberté de la presse par les autorités qui se préparent à mettre toute la presse au pas par des mesures arbitraires."(Le Regard, n° 188, du 04 au 14 juillet 2000)

ENSEIGNEMENT

Drôle de vacances pour les étudiants de l’UB

"(...) La décision émane des autorités. Les cours sont de nouveau suspendus sur le campus de l’UB. Pour une durée de six semaines, il y aura un silence plat. Le personnel enseignant, les quinze mille étudiants n’y auront pas accès. Ils sont tous en "congé technique". De l’avis général, les étudiants sont unanimes à reconnaître que plutôt d’un "congé technique", les autorités veulent "disperser les énergies" à l’occasion de la tenue à Lomé de la 36e session ordinaire de l’OUA. Actuellement, un silence de cimetière sur le campus. Des étudiants qui sont logés dans les cités universitaires, sont conviés à les vider. Pour ceux qui ont des parents à l’intérieur du pays, des bus leur seront affectés pour retrouver les leurs en attendant la reprise des cours prévue pour la mi-août. Avec une année universitaire émaillée de grèves et d’incident divers, les étudiants qui n’ont pas eu l’aubaine d’avoir trois mois de cours, s’inquiètent sur leur sort. Beaucoup croient qu’il y aura une année blanche. (...) A en croire des informations de sources concordantes, la reprise des cours est fixée sur le 16 août 2000. Les étudiants seront soumis à la 1ere session le 2 octobre à partir du mois de décembre il n’y aura pas de vacances. Aussitôt va démarrer une nouvelle année universitaire" (Crocodile, n° 489 du 06 juillet 2000)

Congé spécial de six semaines aux étudiants

L’année blanche aux portes de l’UB "(...) Pendant 6 semaines il est interdit aux étudiants et à leurs professeurs de mettre les pieds sur le campus universitaire. Des étudiants ont été même sommés de quitter leurs logements. (...) Mais tout porte à croire que l’année universitaire est déjà compromise. Les cours devront reprendre après le 15 août 2000. Or jusque là, la majorité des étudiants n’ont pas totalisé trois mois de cours effectifs depuis le début de l’année universitaire 1999-2000. Les enseignants quant à eux, ne se retrouvent plus dans leurs papiers. Nombreux sont ceux qui pensent que quelle que soit la situation, les six semaines de congés "décidés" contre toute logique, concourent à blanchir l’année universitaire au Togo. "A moins d’un miracle, l’Université du Bénin n’est pas en mesure de respecter les normes fixées par le CAMES. C’est donc plus de 15 milles jeunes qui seront ainsi sacrifiés par un gouvernement qui préfère des dépenses de prestige à l’amélioration des conditions d’études.(...) Il semble que le pouvoir a mis les étudiants en congés pour éviter les troubles lors du sommet de l’OUA."(Le Regard, n° 188, du 04 au 14 juillet 2000)

ECONOMIE

La loi relative au secteur de l’électricité votée

"L’Assemblée nationale a clôturé hier à son siège à Lomé la 1ere session ordinaire de l’année après les travaux de sa 9e séance plénière. Cette séance présidée par le président de cette institution, M.Agbéyomé Kodjo, a permis d’adopter le projet de loi relatif au secteur de l’électricité, d’écouter les rapports des différentes missions effectuées à l’étranger par certains députés et suivre des communications. Selon le rapport de la Commission économique et de l’Aménagement du territoire présenté par M. Oukpamblé N’Déwi, ce projet de loi relatif au secteur de l’électricité s’inscrit dans le cadre général du processus de désengagement de l’Etat des secteurs productifs, en particulier des activités de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique. Il est donc nécessaire pour le gouvernement de prendre des dispositions permettant de mieux gérer ce secteur dans l’intérêt de tous car nul n’ignore l’importance qu’il revêt dans le développement d’un pays. (...) L’intérêt de cette libéralisation est de favoriser entre autre l’émergence des producteurs privés d’électricité. Ceci contribuera à réduire la dépendance de notre pays dans ce secteur et permettre l’accès de tous à l’énergie électrique aux meilleures conditions de coût et de qualité, indique le rapport. Après présentation du rapport sur le projet de loi, la commission a soumis le texte à l’Assemblée pour adoption. Les débats ont éclairé et mis les députés en confiance quant à l’avenir du secteur d’électricité dans notre pays. C’est alors que le texte fut adopté à l’unanimité" (Togo-Presse, n° 5811 du mercredi 5 juillet 2000)

Probable privatisation de la CEET

"Crée en 1983 puis reconvertie en société d’Etat en 1991, la Compagnie énergétique et distribuer l’énergie électrique au Togo. Même si, devant la faiblesse de la production de ses installations thermiques, le Togo a dû se retourner vers le Ghana voisin, il n’en demeure pas moins vrai que face aux constants problèmes de gestion au sein de la compagnie, l’Etat togolais avait envisagé sa privatisation. Lorsqu’en 1996, les autorités togolaises ont estimé qu’il était temps d’arrêter l’hémorragie au sein d’une société devenue incapable de payer les salaires à ses employés, une première tentative de désengagement avait échoué en 1999, l’évaluation faite dans le temps par la Banque mondiale n’étant pas suffisamment claire. Cette fois-ci, après des négociations de concession avec diverses sociétés étrangères, c’est finalement le consortium Elyo-Hydro Québec internationale qui a proposé aux autorités togolaises , le paramètres d’adjudication le plus convaincant. Il convient toutefois de rappeler que, dans les faits, il s’agit plus d’une convention de concession que d’une privatisation" (L’Evénement, n° 48 du 05 au 11 juillet 2000)

 

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