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Revue de la presse togolaise - Semaine du 01 au 05 mai 2000

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 5 mai 2000, publié sur ufctogo.com

 

Sommaire

FACILITATION
- Installation de la Ceni : Le projet de liste des membres va être transmis au gouvernement(TOGO PRESSE)
- Le CAR, la CDPA et l’UFC ont désigné leurs représentants à la CENI(Le Regard)
- L’Union européenne envisage de nouvelles pressions sur les autorités togolaises (Le Regard)
- Qui est le nouveau facilitateur Idée Oumarou ? (Le Regard)
SOMMET DE L’OUA
- 14 pays menacent de boycotter le sommet de l’OUA à Lomé. (Le Regard)
MEDIA
- Couverture du sommet : Lomé et Tripoli renforcent leur coopération dans le domaine de la communication(TOGO PRESSE)
- Je porte plainte contre le ministre Walla (Le Scorpion -Akekle)
- Sur la saisie arbitraire des publications par le gouvernement togolais (Le Scorpion)
- M. Messan Lucien du Combat du Peuple poursuivi pour avoir écrit la vérité (Le Combat du Peuple)
- Garde-à-vous (Nouvel Echo)
RAPPORT DE L’ONU
- Des personnes auxquelles il est interdit de voyager s’étaient vu délivrer des passeports par les autorités togolaises (Le Scorpion)
SOCIETE
- Les policiers grognent dans le silence (Tingo-Tingo)
- Le RPT réclame à ses militants 20 % de leur salaire (Le Regard)
- Peut-on sauver l’école togolaise ? (La Dépêche)
- La célébration du 27 avril fait paniquer les autorités(Le Regard)
- Me Occansey décide de porter plainte contre le gouvernement Eyadéma (Le Scorpion)
- La preuve que le RPT confond ses militants aux salariés togolais (Nouvel Horizon)

FACILITATION

Le CAR, la CDPA et l’UFC ont désigné leurs représentants à la CENI

"(...) D’ores et déjà le CAR, la CDPA et l’UFC ont désigné leurs représentants à la CENI. Sauf rectification de dernière heure, Ali-Diabacté Tadjoudine et le Dr Amaglo ont été retenus par le CAR, André Kuévie Johnson André ont été désignés par l’UFC. Sibabi Boutchou et Léon Foli pour la CDPA. Ces six membres ainsi désignés par leurs partis respectifs s’ajouteront aux quatre autres désignés par la CPP et le PDR pour le compte de l’opposition. Un responsable de la CPP contacté a sèchement refusé de répondre à notre question de savoir si ce parti a désigné ses représentants à la CENI. Mais, il est fort probable que Ahoomey Zunu soit de la partie. Par contre, il nous a été impossible de joindre le Président du PDR pour prendre connaissance des noms qu’il propose." (Le Regard, n° 179 du 02 au 08 mai 2000)

Installation de la CENI : Le projet de liste des membres va être transmis au gouvernement

"Les travaux de la 36è séance du Comité paritaire de suivi de l’Accord-cadre de Lomé se sont poursuivis hier à l’Hôtel-Ecole le Bénin en présence des délégués de la mouvance présidentielle et de l’opposition. Cette séance a été présidée par M Fambaré Natchaba de la mouvance présidentielle. Au cours de cette séance, le CPS a d’abord établi le projet de liste des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui va être transmis au gouvernement afin que celui-ci le soumette à son tour à la nomination par l’Assemblée nationale. (...) Compte tenu de l’importance des tâches de la CENI, le CPS demande que le processus d’installation de cet organe soit fait dans les meilleurs délais. En outre, le CPS après examen de la déclaration de l’Union européenne (UE) en date du 26 avril 2000 à Bruxelles, a pris acte de la volonté de cette institution de soutenir financièrement le processus électoral au Togo. Il a donc demandé que la question soit examinée en temps opportun par la CENI et le gouvernement." (Togo-Presse, n° 5771 du vendredi 5 mai 2000)

L’Union européenne envisage de nouvelles pressions sur les autorités togolaises

"(...)L’attitude des facilitateurs a suscité, des inquiétudes au niveau de la Commission européenne, au point qu’à Bruxelles, on entend freiner pour l’instant la mission des facilitateurs pour mettre tous les partis au dialogue devant leur responsabilité. La facilitation pourrait venir en appoint. A la Commission européenne, on n’a pas du tout apprécié la tendance des facilitateurs à diaboliser les trois partis de l’opposition CAR, CDPA, UFC. Certains pays de l’Union européenne auraient proposé que des pressions soient exercées sur la classe politique togolaise en général et le gouvernement en particulier afin que le processus électoral s’accélère. De source sure, on indique qu’il avait été demandé au gouvernement togolais de répertorier certains points qui nécessitent l’intervention financière de l’Union européenne dans le cadre de l’appui au processus électoral. Mais il s’avère que les autorités togolaises n’ont pas réagi à ce jour. Un tel comportement pourrait être interprété comme une manière délibérée de retarder ou de repousser les échéances électorales. Dans ce cas, avertit-on de source bien informée, la Commission européenne sera dans l’obligation de suspendre l’appui financier et technique au processus électoral" (Le Regard, n° 178 du 25 avril au 01 mai 2000)

Qui est le nouveau facilitateur Idée Oumarou ?

"(...) Il est l’un des caciques de l’ordre ancien qui, ensemble avec l’ancien président Ali SAIBOU, ont soutenu le coup d’Etat du colonel BARRE. IDE OUMAROU a été l’un des membres du fameux comité des sages qui avait sillonné le monde pour justifier le hold up électoral qui a permis à BARRE de se maintenir illégitimement au pouvoir. C’est probablement ce comité des sages qui a encouragé IBM à demeurer sourd aux revendications des formations politiques pour la restauration de la démocratie au Niger." (Le Regard, n° 178 du 25 avril au 01 mai 2000)

SOMMET DE L’OUA

14 pays menacent de boycotter le sommet de l’OUA à Lomé.

"(...) Des appels seraient lancés un peu partout afin que des sanctions soient prises contre le général. Ainsi, les 14 Etats membres de la SADC (Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe) viennent de se prononcer pour des mesures de rétorsion contre le Togo. Font partie de cette organisation, l’Afrique du Sud, La Namibie, Le Botswana, le Zimbabwe, la Zambie, l’Angola, la Tanzanie, l’Ouganda, le Kenya, la Somalie, le Malawi, le Lesotho, le Burundi et le Mozambique. Il est d’ores et déjà, proposé un boycott du sommet de l’OUA que le pouvoir tient à organiser cette année à Lomé. On ne tolérerait pas au Timonier d’entretenir des relations "coupables" avec Savimbi et d’alimenter la guerre en Angola en favorisant l’approvisionnement en armes et en carburant au mouvement rebelle. Bien que dans certains milieux, on se refuse d’accorder crédit à ces informations, on murmure que l’affaire est prise au sérieux en haut lieu au point qu’il aurait demandé à Mouamar Kadhafi d’user de son influence afin de convaincre les pays de la SADC à revoir leur position. Ce qui à priori n’est très pas aisée." (Le Regard, n° 178 du 25 avril au 01 mai 2000)

MEDIA

Pour une meilleure couverture médiatique du sommet de l’OUA au Togo, Lomé et Tripoli renforcent leur coopération dans le domaine de la communication

"(...) Les deux parties, conscientes que toute action vaut surtout par la manière dont elle est perçue, ont convenu selon le communiqué final de tout mettre en oeuvre pour que le trente sixièmes sommet de l’OUA bénéficie d’une communication efficace, permettant de faire comprendre davantage au monde le grand dessein de l’Unité africaine tel que la déclaration du sommet de Syrte l’a défini le 9 septembre 1999. A cet égard, la délégation libyenne a assuré la partie togolaise de son entière disponibilité à apporter sa contribution pour que la couverture médiatique du sommet puisse se faire avec efficacité et qualité. Ainsi, elle s’est engagée à mettre des équipes de la télévision libyenne à la disposition de la télévision togolaise. Par ailleurs, la délégation libyenne s’est engagée à oeuvrer pour que rapidement, d’autres besoins exprimés par la partie togolaise puissent recevoir une réponse appropriée dans le cadre de la coopération entre les deux pays." (Togo-Presse, n° 5768 du mardi 2 mai 2000)

Je porte plainte contre le ministre Walla

"La semaine dernière, notre parution N° 45 du 17 au 23 avril 2000 a été saisie sur le marché. Ayant tenté d’en savoir les raisons, il nous a été signifié que c’était sur ordre du Ministre Walla de l’Intérieur et de la sécurité. Que reprochait-on à cette parution ? Il nous fit comprendre que dans la suite du rapport de l’ONU que nous avons décidé de publier largement et par séquences à nos lecteurs, nous avions mis un titre qui n’avait pas plu à monsieur le ministre. Nous titrons : "5 millions de dollar... avaient été déposées par Savimbi auprès de Eyadéma... pour contourner les sanctions...imposées à l’UNITA." Eh voilà le crime était commis. Selon certaines indiscrétions, des proches collaborateurs du ministre auraient attiré son attention sur le fait que le titre n’émanait pas du journal et que c’était une phrase originale du rapport qui a été mis en exergue mais en vain. Le général-ministre exigea néanmoins que tous les exemplaires soient saisies. Une horde de policiers parfois en tenues ou en civil, prirent alors la chasse aux petits vendeurs à la criée leur arrachant tout ce qu’ils possédaient comme exemplaires du journal Akeklé. Jusqu’alors, nous attendons qu’on nous interpelle pour nous signifier un chef d’accusation et nous inculper mais en vain. Conclusion, aucun des articles publiés dans cette parution ne tombait sous le coup de la loi. Pourquoi alors le général-ministre a-t-il cru devoir ordonner la saisie des exemplaires ? La seule réponse à cette question est celle-ci : "Abus d’autorité" (...) On ne saurait dans un état de vrai droit que le Ministre devrait être mis en examen et répondre de ces actes de saisies intempestives qu’il opère sur des journaux dont les articles n’étaient en rien incriminés. Il serait alors jugé et condamné à payer à chacune des publications saisies les 500 000 F CFA de dommages et intérêts. Malheureusement la réalité est telle qu’il apparaît superflu de vouloir plainte contre le Ministre. Cependant pour l’histoire je porte plainte contre le Ministre Walla" (Le Scorpion -Akekle, n° 46 du 25 au 30 avril 2000)

Sur la saisie arbitraire des publications par le gouvernement togolais

"Suite à l’adoption de la loi portant modification du code de la presse, l’Association Togolaise des Editeurs de la Presse Privée avait exprimé son indignation et son inquiétude. Reporters sans Frontières, Amnesty International et l’Union Européenne ont également dénoncé cette loi qui restreint la liberté de la presse. En dépit de toutes ces réactions, le gouvernement togolais a décidé de passer à l’étape supérieure de la répression qu’il a engagé contre la presse privée. S’appuyant sur les mesures administratives de la loi liberticide, le ministre de l’intérieur et de la sécurité s’érige en véritable censeur a posteriori de la presse, ordonnant arbitrairement et pêle-mêle la saisie des journaux privés. Ainsi, en moins de trois semaines, cinq(5) hebdomadaires ont été retirés de la circulation sur ordre du ministre de l’intérieur et de la sécurité : Nouvel écho (24 mars 2000), Nouvelle République (28 mars), le Nouveau Combattant (29 mars), Crocodile (06 avril), Akéklé (17 avril). Ces journaux ont été saisis sans que leurs éditeurs ne soient informés de la charge portée contre eux, conformément à la loi liberticide. Cette censure a posteriori s’exerce en violation flagrante de la Constitution qui dispose en son article 26 alinéas 3 : "(...) la presse ne peut être assujettie à l’autorisation préalable, au cautionnement, à la censure ou à d’autres entraves. L’interdiction de diffusion de toute publication ne peut être prononcée qu’en vertu d’une décision de justice". Le but inavoué visé par le gouvernement togolais est d’asphyxier financièrement la presse privée pour hâter sa disparition totale. Face à cette situation alarmante, l’Association Togolaise des Editeurs de la Presse Privée en appelle aux organisations des droits de l’homme et à la communauté internationale afin que des pressions s’exercent sur les autorités togolaises pour que cessent ces pratiques d’une autre époque. L’ATEPP demande à tous les journalistes de rester mobilisés pour faire triompher partout où besoin sera la noble cause de la presse privée en proie à la dérive totalitaire et à la répression aveugle du gouvernement togolais. Fait à Lomé le 21 avril 2000" (Le Scorpion -Akeklé, n°46 du 25 au 30 avril 2000)

M. Messan Lucien du Combat du Peuple poursuivi pour avoir écrit la vérité

"(...) Une chose est cependant vraie. Le sieur Ahouadi Francis a abusé en tout point de vue de sa position. Nous savons depuis un certain temps, il s’était émancipé de toute tutelle au point de mener ses propres affaires et à sa guise. Par exemple, pour faire son commerce, notre correspondant de l’AFP profite de l’avion présidentiel pour transporter des appareils qu’il commande en France. Mieux il ne paie pas les taxes douanières sur les appareils qu’il importe et qu’il vend. Il réalise ainsi de gros bénéfices au dos du contribuable togolais. Non, Ahouadi est un serpent qui a trop vite grossi et cherche à mordre tout le monde. Il est clair que cela se faisait à l’insu du chef de l’Etat. Car le Président ne peut jamais accepter que quelqu’un fasse du commerce sans payer les droits de douane à l’Etat. En ce qui concerne les relations entre le ministre Panou et Ahouadi Francis, il est de notoriété publique que parmi tous les correspondants de presse accrédités au Togo, Ahouadi était le préféré de M Panou et qu’à ses débuts ; Ahouadi avait été chaperonné par M Panou bien avant même que celui-ci n’hérite du portefeuille de la communication." (Le Combat du Peuple, n° 247 du 25 au 28 avril 2000)

Garde-à-vous

"(...)Déjà la cynique opération pays propre a commencé : rabattre le caquet aux langues trop déliées en terrorisant les journalistes qui refusent de se ranger. Fermer l’université sans jamais le dire, l’essentiel c’est que les étudiants soient démobilisés jusqu’au jour J. Déjà les syndicats, surtout ceux des enseignants ont fait les frais des vastes assainissement avant sommet, ils se sont retrouvés dans les poubelles géantes du pouvoir très calé dans ce genre de manœuvre. Tuer dans l’œuf toutes les tentatives de grève avant et pendant le sommet. Recréer de toutes pièces une république du silence. Trouver des malfaiteurs partout et tenter de démontrer qu’ils sont la cause de notre mal. Préparer savamment des boucs émissaires en étant prêt à les montrer au cas où. Avoir à portée de la main des cerveaux lavés, et tout cas des jeunes menus fretins manipulés à même de réciter les malheureuses tirades officielles, histoire d’embrouiller les illustres hôtes. C’est pour toutes ces raisons qu’on est obligé de mettre tout le bon peuple au garde-à-vous...en attendant que la dictature et ses apprentis sorciers commencent et achèvent leur triste bal. Alors, attention, le RPT fait le ménage parce qu’il est dans les cordes, ; les cordes d’un sommet voulu qui pose plus de problèmes qu’il ne pourrait en résoudre. En vue du sommet on met le grappin sur tout ce qui est susceptible de faire tomber le géant masque du régime. A cause du sommet la République est consignée. Le pouvoir aurait aimé enfermer dans un placard géant les opposants, les journalistes de la presse indépendante, les défenseurs des droits de l’Homme, les vrais étudiants afin d’organiser un sommet sans histoire, son sommet...., en oubliant bien sûr de nettoyer ce qu’il y a de plus crasseux, les médias publics où se cache la vraie source des malheurs présents et à venir de ce régime. Pour le moment que personne ne bouge, il y sommet." (Nouvel Echo, n° 135 du vendredi 28 avril 2000)

RAPPORT ONU

Des personnes auxquelles il est interdit de voyager s’étaient vu délivrer des passeports par les autorités togolaises
"En dépit des sanctions qui interdisent les voyages des dirigeants de l’UNITA et des membres adultes de leur famille proche, le Groupe d’experts a constaté que les dirigeants de l’organisation ont la possibilité de beaucoup voyager et qu’ils en usent, se déplaçant vers de nombreuses destinations. En ce qui concerne Savimbi lui même, ses voyages sont organisées par le gouvernement concerné. En ce qui concerne les autres dirigeants ,leurs voyages sont facilités par la délivrance de passeports, souvent de fausse identités. Le Groupe d’experts a pu vérifier que les dirigeants de l’UNITA et des personnes figurant dans la liste de celles auxquelles il est interdit de voyager s’étaient vu délivrer des passeports par les autorités du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Dans des cas assez nombreux dont le Groupe d’experts a eu connaissance, ces pays ont délivré aux intéressés des passeports diplomatiques, des laissez-passer ou des passeports spéciaux. Il faut dire que bien des pays ont du mal à repérer les personnes interdites de voyage qui se déplacent sous une fausse identité mais dont les papiers sont valides. Les pays de l’Union européenne éprouvent aussi bien des difficultés particulières pour ce qui est de reconnaître les individus une fois qu’ils ont pénétré le territoire de l’Union et de restreindre leurs déplacements d’un pays à l’autre." (Le Scorpion -Akekle, n° 46 du 25 au 30 avril 2000)

SOCIETE

Les policiers grognent dans le silence

"Depuis quelques mois la Police togolaise grogne en silence et proteste contre la manière discriminatoire du traitement de salaire dont elle fait l’objet auprès du ministre des Finances. Ainsi les policiers et les agents du Ministère de l’Intérieur et de sécurité sont actuellement victimes de deux mois d’arriérés de salaires alors que de l’autre côté les militaires et les gendarmes ont au plus quelques jours de retard. Les policiers ne sont pas du tout content du gouvernement qui fait preuve de discrimination dans les rangs de l’armée nationale tout corps confondus. (...) Il y a deux semaines, ils ont eu la chance de trouver sur leur passage le salaire du mois de février 2000 qui pour certains sont pratiquement avalé par la banque tout simplement parce qu’ils sont tous prêts."
(Tingo-Tingo, n° 136 du 03 mai 2000)

Le RPT réclame à ses militants 20 % de leur salaire

"(...) Les militants du RPT qui ont cessé de cotiser depuis l’avènement du multipartisme ne comprennent pas comment du jour au lendemain, on peut leur demander de mettre 20 % de leurs revenus à la disposition du parti. Lorsqu’on parle des "activités du parti" ils ne savent pas de quoi il s’agit exactement. Des échéances à venir ? Ce n’est peut-être pas leur problème car après tout, ne sera pas candidat du RPT qui voudra. Le parti choisira ses hommes. Certainement pas parmi les petits cotisants mais dans les rangs des gros pontes qui se connaissent déjà. L’eau ira toujours à la rivière. Des barons qui se sucrent déjà s’enrichiront davantage avec les traitements de députés au détriment de la grande masse des militants, c’est-à-dire de ceux qui auront financé la campagne par leur cotisation. Et puis pourquoi ne pas mettre les grosses sommes dépensées pour les motions injurieuses dans les caisses du parti ? Mais là encore se pose une question. Où trouvera t-on les 20 % alors même que les travailleurs ne sont plus payés qu’au compte gouttes ? De source proche du parti on indique beaucoup de réticence. Certains trouvent le taux de cotisation très élevé. Un simple calcul suffit pour se rendre compte que 20 % ce n’est pas petit pour la bourse d’un Togolais. Un cadre qui gagne 120 000 F CFA devra cotiser au RPT 24 000 F CFA. Or le plus grand nombre des agents d’un Etat aussi paupérisé que le Togo gagne entre 30 000 et 50 000 F CFA. Tout ce beau monde devra sacrifier une somme comprise entre 6000 F CFA et 10 000 F CFA au RPT. Ce qui pèsera sur leurs ménages. (...) Plusieurs salariés redoutent qu’on aille jusqu’à couper les 20 % à la source comme cela se faisait au temps fort de la dictature du parti unique. Le problème ne se poserait pas avec trop d’acuité s’il n’y a pas risque de confondre tout simplement tous ceux qui émargent dans les services publics aux militants du RPT comme au temps de la fameuse "participation responsable."
(Le Regard, n° 179 du 02 au 08 mai 2000)

ENSEIGNEMENT

Peut-on sauver l’école togolaise ?

"Les ministres chargés de la formation de la jeunesse togolaise en l’occurrence MM Sama et Agbobli viennent de procéder à un nouveau découpage de l’année scolaire et à un réaménagement des dates des examens et concours. Le problème scolaire est-il pour autant résolu ? En tout cas, l’on qualifierait facilement la décision de nos deux ministres de révolutionnaire s’ils avaient au préalable trouvé une solution à la crise universitaire. Les ministres fuient-ils leurs responsabilités ? Sinon comment ne pas s’étonner de leur attitude face à la crise scolaire. Ils laissent en effet une situation pourrir alors que de par leurs fonctions, il leur incombe d’en apporter un remède. Si les ministres baissent les bras, on voit mal celui qui oserait s’en intéresser. Il est temps de voir la réalité en face. L’école togolaise est très malade et les maux dont elle souffre sont bien connus de tous. La société scolaire de notre pays, souhaite en effet avoir plus de locaux, de salaires réguliers, plus de professeurs, des classes aux effectifs allégés et meilleurs emplois du temps. Faut-il attendre que les lycées et collèges expriment leur ras-le-bol avant de trouver une réponse ? Ce serait alors trop tard." (La Dépêche, n° 132 du 3 mai 2000)

La célébration du 27 avril fait paniquer les autorités

"(...) On a l’impression que la fête d’indépendance a créé une panique mêlée de remords chez les autorités. Sinon comment comprendre que en même temps que le ministre de l’intérieur autorise la manifestation à Lomé, des préfets s’appuyant sur l’instruction du gouvernement, interdisent formellement aux partis politiques d’organiser des manifestations à l’occasion de ce quarantième anniversaire de l’indépendance du Togo. A l’instar du préfet Deh Komi Banzi de Kloto, les préfets de l’Oti, de Zio et d’Agou ont profané la mémoire de tous ceux qui ont lutté pour l’indépendance. Ils ne manqueront pas le rendez-vous de l’histoire."
(Le Regard n° 179 du 02 au 08 mai 2000)

Me Occansey décide de porter plainte contre le gouvernement Eyadéma

"(...) Au cours d’une rencontre que Me Occansey a eu avec certains journalistes la semaine écoulée, ce dernier a affirmé être déterminé à poursuivre cette affaire jusqu’au bout. Il a déclaré avoir rédigé une plainte qu’il déposera auprès des institutions internationales pour que le gouvernement togolais, à travers le ministre Panou, réponde des accusations graves portées contre sa personne. D’ailleurs à l’analyse, on se poserait la question de savoir ce que gagnerait Me Occansey : a-t-il besoin du véhicule du diplomate, de son argent, de sa femme, de ses enfants, de sa fortune, de quoi au juste ? Les arguments n’existent vraiment pas pour justifier un tel crime. Vouloir porter ce chapeau à l’opposant en exil au Ghana ne peut relever que d’une affabulation grossière." (Le Scorpion-Akéklé, n° 47 du 02 au 07 mai 2000)

La preuve que le RPT confond ses militants aux salariés togolais

"(...) Le RPT, à l’instar de tous les autres partis politiques, n’est pas organisé sur la base des départements ministériels, ni des services, ni des sociétés publiques et privées. Dans le contexte du multipartisme, cette action est une violation de la neutralité de l’Administration publique en même temps qu’une violation de la liberté d’association et du libre choix politique des citoyens. C’est aussi une façon d’extorquer des fonds aux travailleurs salariés togolais." (Nouvel Horizon, n° 13 du 28 avril 2000)

 

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