22/05 - 26/05

Revue de la presse togolaise - Semaine du 22 au 26 mai 2000

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 27 mai 2000, publié sur ufctogo.com

 

SOMMAIRE

FACILITATION
- Problème du redécoupage électoral : Vers un nouveau blocage au CPS (L’Evénement)
POLITIQUE
- Un ancien membre du Comité central du RPT en prison (Le Scorpion-Akéklé)
- Persécution des responsables de l’UFC à Niamtougou, Lama-Kara et Kouméa (Le Regard)
ECONOMIE
- La gestion du port est retirée aux Chinois (Tingo-Tingo)
RAPPORT DE L’ONU
- Contrebande de diamant : La résolution du parlement européen qui accuse aussi le Togo (Le Regard)
SOCIETE
- Licenciement de fait des enseignants auxiliaires et la galère de nouvelles recrues. (Le Combat du Peuple)
- Prison civile de LOME : L’adjudant Kpéto victime de graves sévices corporels (Le Combat du Peuple)
- Répression des étudiants : L’année universitaire dans l’incertitude (Crocodile)
SOMMET DE L’OUA
- Le ministre Koffigoh entretient le corps diplomatique sur les préparatifs du sommet de l’OUA (Togo-Presse)
- Etre président en exercice de l’OUA : Honneur et responsabilité (Crocodile)
- Le militaire Gueï ne viendra pas au sommet de l’OUA (L’Evénement)
JUSTICE
- Les avocats à la recherche de leur marque (Le Regard)
MEDIA
- Reporters sans frontière proteste et interpelle les responsabilités judiciaires (Le Scorpion-Akéklé)

FACILITATION

REDECOUPAGE ELECTORAL : Vers un nouveau blocage au CPS

"Dès le début du dialogue intertogolais, la question du redécoupage électoral a été soulevée. Des objections ont été faites sur le découpage actuel, notamment sur l’insuffisance du nombre de députés pour Lomé. (...) Il a été malgré tout, retenu le principe d’étudier la question à la CENI. Mais voilà que la question rebondit après la mise en vigueur du nouveau code électoral. Lors de la 36e séance plénière du CPS, la CDPA du Pr Gnininvi appuyée par l’UFC, a soulevé la question et demandé qu’elle soit inscrite au cahier de charge du CPS d’après l’élaboration du code. Cette demande a rencontré une fin de non recevoir. Les autres délégations au CPS, elles, ont estimé qu’elles devront se conformer aux affectations antérieures. La question du redécoupage étant renvoyée pour étude à la CENI qui devra formuler des propositions au gouvernement, il n’était pas question de remettre cette discussion à l’ordre du jour au CPS. (...) Tout porte à croire qu’un nouveau spectre de blocage guette le CPS avec cette question du redécoupage électoral" (L’Evénement, n° 42 du 24 au 30 mai 2000)

POLITIQUE

Un ancien membre du Comité central du RPT en prison

"Edoh Komi, activiste attitré du RPT et ancien membre du Comité central du parti a été déféré le vendredi dernier à la prison civile de Lomé. Il lui est reproché des crimes d’incitation à la révolte, propos insolents et discourtois adressés au chef du gouvernement. Placé sous mandat de dépôt, Edoh Komi, à moins d’une renversement de situation de dernière minute, devra répondre dans les jours à venir de ces chefs d’accusation et peut-être d’autres encore non élucidés. L’affaire remonte en avril de cette année. On se rappelle qu’il y a quelques semaines, une secte dénommée "Retablissement des dix commandements" a défrayé la chronique en Ouganda et dans le monde entier. (...) Au Togo, le gouvernement réuni en conseil des ministres le 12 avril a pris un certain nombre de mesures à cet effet. En réaction à ces mesures, une association qui se déclare oeuvrer "pour la défense des activités religieuses" s’est vite constituée. Une lettre fut rapidement envoyé au Premier ministre en guise de mise au point contre la décision du gouvernement de mettre sur pied une commission pour étudier les dossiers avant toute autorisation à délivrer à une secte. Cette lettre, signée de Edoh Komi, protestait en des termes très durs contre les décisions du gouvernement. Ces protestations étaient assorties de mise en garde contre toute tendance à réprimer ou à interdire certaines sectes dans le pays. C’est alors que le gouvernement avait demandé que les auteurs, ou du moins le signataire de la lettre, soient recherchés et entendus. C’est ce que firent les forces de sécurité en convoquant Edoh Komi. Après l’avoir écouté, il fut gardé et déféré le lendemain à la prison civile de Lomé. Nous avons approché le chef du gouvernement togolais M. Adoboli qui nous a dit ne pas connaître le genre de Edoh Komi et n’avoir jamais demandé qu’il soit déféré à la prison. Le Premier ministre a reconnu avoir donné l’ordre de rechercher l’auteur de la lettre et de l’écouter mais pas déférer à la prison. Il a promis voir clair dans cette affaire. (...) Edoh Komi est un grand activiste du parti au pouvoir. Il s’est particulièrement illustré dans les lectures de motions et des dénonciations contre l’opposition. Dans certaine des motions, Edoh Komi avait reconnu jouer un rôle important dans les troubles sociaux politiques et les tueries dont a souffert le pays dans les années 90. Edoh Komi fut entre temps audiencier à Lomé 2. Lors des législatives unilatérales d’avril 99, Edoh Komi est passé de près à son investiture par le parti pour briguer le mandat parlementaire dans la circonscription électorale de Vo-Nord. (...) D’aucuns crient à une manoeuvre du ministre Tidjani qui "en voudrait depuis longtemps au jeune Edoh", suppute- t-on dans le milieu RPT." (Le Scorpion-Akéklé, n° 50 du 22 au 28 mai 2000)

Persécution des responsables de l’UFC à Niamtougou, Lama-Kara et Kouméa.

"(...) Le mercredi 10 mai 2000, une délégation de l’UFC s’était rendue à Agbandi Yaka dans le Doufelgou pour procéder à l’installation des bureaux locaux du parti. Avant la manifestation, Mme Badjalla Jacqueline, née Awata, institutrice de son état et représentante du parti s’était rendue auprès du chef de la localité, M. Kpassango pour l’en informer. Celui ne trouva aucun inconvénient mais a laissé entendre que la manifestation étant organisée par l’UFC, il ne pouvait permettre qu’elle ait lieu dans sa cour. Qu’à cela ne tienne, la représentante de l’UFC alla alors voir un chef de quartier qui, au nom de la neutralité politique des chefs, marqua son accord. On croyait que tout était désormais rentré dans l’ordre. Mais c’est compter sans la perversité des milices RPTiteuses. Alors qu’on apprêtait les lieux pour la cérémonie des agitateurs conduits par un certain Yawo, en service dans un bar de la place débarquèrent pour s’emparer des pots de boissons prévus pour la manifestation. Ce à quoi les militants de l’UFC présents s’opposèrent. Il aura fallu que Mme Badjalla déploie de grands efforts pour que la rixe soit évitée. Les envahisseurs durent repartir tous penauds avec des pots de boisson qu’ils avaient réussi à subtiliser. (...) Des incidents ont été également signalés à Kouméa où, après l’installation du bureau de l’UFC, les miliciens du parti qu’on sait, s’étaient mis à circuler de quartiers en quartiers et de villages en villages, proférant des menaces et criant à qui voulait les entendre, que l’UFC est un parti indésirable dans la localité. Ils laissaient entendre dans leur campagne d’intoxication que l’UFC ne nourrit que de la haine pour Kouméa car des fils de la localité étaient impliqués dans le coup d’Etat qui a coûté la vie au président Olympio. Des licenciements ont été également enregistrés M. Assimwè collecteur des taxes au marché de Kouméa aurait été vivement pris à partie avant d’être licencié, tout simplement parce qu’il faisait partie du bureau installé. A Lama-Kara, M. Konga Tchaa et Gnassingbé Kpatcha tous en service à Radio Kara auraient été licenciés pour avoir participé à une réunion de l’UFC à Lomé. Actuellement le mécontentement va grandissant dans la région de la Kara. Les populations étouffées et fatiguées des méthodes anachroniques de l’ancien régime veulent que leur milieu s’ouvre au pluralisme (...) Une certaine détermination est perceptible et on se déclare prêt à en découdre avec les fauteurs de trouble." (Le Regard, n° 182 du 23 au 29 mai 2000)

ECONOMIE

La gestion du port est retirée aux Chinois

"L’on se souvient qu’il y a quelques mois le gouvernement togolais avait signé avec les autorités chinoises un accord au terme duquel la gestion du port était confiée à une société chinoise. (...) Aujourd’hui, il se révèle tout simplement que les autorités ont trop fait aux chinois à leur venue ils en avaient convaincu les responsables togolais qu’ils feraient du port de Lomé une plaque tournante dans la sous-région en écoulant les marchandises venus de l’étranger vers le pays de l’hinterland et d’autres de la CEDEAO par avion. Mais il n’en est rien à ce jour. Tirant donc les leçons de cette expérience non concluante, le gouvernement togolais vient de retirer le port aux chinois." (Tingo-Tingo, n°138 du 24 mai 2000)

RAPPORT DE L’ONU

CONTREBANDE DE DIAMANT : La résolution du parlement européen qui accuse aussi le Togo

"Les dieux du diamant sont-ils décidément contre le Togo ? Telle est la question que se posent beaucoup d’observateurs au regard de certains événements. En effet, au cours de sa plénière tenue jeudi à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution faisant état de ce que notre pays figure au rang de ceux qui se livrent à la contrebande de diamant en Sierra-Leone et qui apportent un soutien aux rebelles du RUF de Foday Sankoh. Cette accusation qui s’ajoute à celle de l’ONU qui implique le Timonier dans un trafic d’armes et de diamant avec l’UNITA n’est pas pour arranger Lomé 2. Le porte parole du gouvernement Koffi Panou comme à son habitude est monté au créneau dans un communiqué pour tout démentir. Mais la résolution incriminée n’a été publiée nulle part. Afin de permettre à chacun de s’en faire une opinion, nous la rendons publique. (...) I. Considérant que, d’après les rumeurs, certains pays voisins, tels que le Burkina Faso, le Libéria et le Togo sont associés à la contrebande de diamants contrôlée par le RUF et contribuant activement à la déstabilisation de la Sierra-Leone en octroyant une assistance illicite aux rebelles. (....) 4. Condamne la participation présumée des pays voisins, à savoir le Burkina Faso, le Libéria et le Togo, pour contrebande de diamants contrôlée par le RUF et pour l’assistance qu’ils accordent aux rebelles" (Le Regard, n° 182 du 23 au 29 mai 2000)

SOCIETE

Licenciement de fait des enseignants auxiliaires et la galère de nouvelles recrues.

" Dans sa livraison n° 250 du 15 au 19 mai, Le Combat du Peuple avait dénoncé le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, M. Biossey Kokou Tozoun qui, pour cause de grève, avait arbitrairement décidé des sanctions contre certains enseignants. (...) Celui-ci avait décidé que : "pendant la durée de l’absence, les intéressés n’auront droit à aucun traitement". Ce qui fut fait en violation des droits humains et des libertés syndicales. Suite à cet article, beaucoup de voix se sont élevées pour dénoncer le comportement d’un autre responsable dans les milieux de l’enseignement. Il s’agit de M. Adji Otheh Ayassor, Secrétaire général du ministère de l’Education nationale et de la recherche. En effet, selon nos sources, dans l’une de ses récentes tournées à l’intérieur du pays, M. Ayassor aurait menacé les enseignants grévistes de reprendre les cours, avant fin janvier 2000, faute de quoi, ils seront licenciés. De retour à Lomé, il aurait ordonné aux directeurs régionaux, aux proviseurs et aux directeurs d’établissement de renvoyer tous ceux qui reprendront les cours au-delà de janvier. Aujourd’hui donc, nombreux sont les enseignants auxiliaires qui sont mis à la porte, évidemment sans aucun acte réglementaire. Selon les victimes, contrairement à certains enseignants titulaires qui, par arrêté ministériel ou autre alibi ont été sanctionnés, les enseignants auxiliaires ayant observé la grève sont purement et simplement remplacés à la suite du nouveau concours de recrutement. Ils affirment n’avoir eu aucune note ministérielle spécifiant les raisons de leur licenciement. En d’autre terme, il s’agit d’un licenciement de fait." (Le Combat du Peuple, n° 251 du 22 au 26 mai 2000)

LA PRISON CIVILE DE LOME L’adjudant Kpéto victime de graves sévices corporels

"(...) L’adjudant Kpéto Amé était menacé pour avoir osé dire certaines vérités au chef de l’Etat au cours d’un rassemblement l 8 août 1998. (...) L’adjudant Kpéto avait été enlevé de son domicile à Nyékonapoé le 9 janvier 1999. On apprendra par la suite qu’il était détenu à la prison civile de Lomé, depuis lors jusqu’à ce jour. (...) On raconte que dans l’après-midi du 9 mai 2000, alors que plusieurs visiteurs attendaient devant la grille, le chef de prison aurait fait sortir l’Adjudant de sa cellule et se serait mis à le menacer en ces termes : "Tu es un opposant mais vous n’aurez jamais le pouvoir, moi je suis de Kara. Plus précisément de Yadè Bohou. Si je te tue, j’aurai certainement un galon de plus ; et d’ailleurs, j’ai reçu l’ordre d’en haut de te terminer". Après quoi, il hurla un ordre. Six gardes auraient aussitôt immobilisé l’Adjudant au sol. S’ensuivit alors un passage à tabac. Des coups violents de bâton pleuvaient de toutes parts. Quelques minutes plus tard, c’est un homme en loque presque inanimé, le visage ensanglanté qu’on aurait vu ramené de l’intérieur de la prison. Face à l’étonnement et à la consternation des témoins, le chef de prison aurait déclaré : "c’est comme ça que moi je traite les opposants au régime Eyadéma. Je suis couvert." (...) Plusieurs histoires circulent au sujet du trop zélé chef de prison dans les milieux proches de la maison d’arrêt de Lomé. Des informations font état de ce qu’il se livre à toutes sortes d’activités à la prison. Profitant de sa position, il exercerait des activités commerciales au sein de la prison. La préparation et la vente du Tchoukoutou (bière de mil) serait confiée à sa femme tandis que lui-même se chargerait de la vente des cigarettes par le chef de la cour interposé. D’après plusieurs prisonniers, l’Adjudant Kpéto aurait été surpris avec quelques paquets de cigarettes qu’il tentait de vendre. Ce qui aurait déchaîné la colère du chef de prison. Actuellement l’Adjudant Kpéto serait au fond d’une cellule souffrant de traumatisme. Selon certains témoignages, le chef de prison s’opposerait à toute assistance médicale ou alimentaire. Plusieurs de ses proches qui voulaient lui rendre visite n’ont pu le voir. Ils se sont entendus dire qu’il est un peu souffrant et ne peut se déplacer jusqu’à la grille." (Le Combat du Peuple, n° 251 du 22 au 26 mai 2000)

UNE MARCHE D’ETUDIANTS REPRIMES L’année universitaire dans l’incertitude
"Le lundi 22 mai 2000, une marche de protestation des étudiants a dégénéré en affrontements entre ceux-ci et les forces de l’ordre. En effet les étudiants protestaient contre l’arrestation, depuis plus d’un mois, de deux de leurs camarades Kpélafia Koumoyi et Tchadjobo Hanif au moment où ils auraient été interceptés par un cordon des forces de sécurité. De sources concordantes, ces affrontements se seraient soldés par un blessé et des arrestations. (...) il n’est un secret pour personne que depuis janvier 2000, certains enseignants n’ont même pas encore débuté les cours, l’hypothèse d’une année blanche est envisageable. Si cette situation persiste jusqu’en juin-juillet le Togo aura des difficultés pour respecter les 25 semaines exigées par l’UNESCO pour la validation d’une année académique universitaire." (Crocodile, n° 483 du 25 mai 2000)

SOMMET DE L’OUA

Le ministre Koffigoh entretient le corps diplomatique sur les préparatifs du sommet de l’OUA

"(...) D’entrée, le ministre Koffigoh a rappelé que c’est jeudi 18 mai que le conseil extraordinaire des ministres avait prié 56 ressortissants Angolais de quitter notre pays. Parmi ces personnes proches de la sensibilité de l’UNITA, ont dénombre 36 élèves et 2 étudiants qui vivaient avec 18 membres de leur famille. (...)"Le président de la République a estimé que la suspicion dont certains se font écho, présente un danger, non seulement pour la tenue du sommet de l’OUA ou non seulement pour le Togo, mais également pour le continent", a souligné M. Koffigoh pour expliquer les raison fondamentales de cette décision. Car, a-t-il poursuivi, notre pays qui devra abriter cette importante rencontre doit présenter le meilleur visage et faire tous les efforts pour que toutes les délégations, y compris celle de l’Angola puissent se sentir à l’aise chez nous" (Togo-Presse, n° 5784 du mercredi 24 mai 2000)

Etre président en exercice de l’OUA : Honneur et responsabilité

"(...) Statutairement et juridiquement, les fonctions de président en exercice de l’organisation panafricaine n’existe nulle part dans la charte signée par les frères fondateurs. Les compétences du président n’y figurent pas. (...) Il faut qu’au moins 27 Etats sur les 53 que compte l’organisation soient présents pour la tenue du XXXVIe sommet. La Libye avait bien préparé dans les années 80 son sommet, mais faute de quorum, les travaux sont déplacés sur Addis-Abeba où se trouve le siège de l’organisation panafricaine. De sérieuses menaces pèsent sur le prochain sommet prévu à Lomé. (...)" (Crocodile, n° 483 du 25 mai 2000) Retour au Sommaire

LE VETO DES USA Le militaire Gueï ne viendra pas au sommet de l’OUA

" Le militaire putschiste Robert Gueï ne participera pas aux fameux sommet de l’OUA (...) à Lomé pour plusieurs raisons. (...) Les Américains prétendent ne plus tolérer des gouvernements illégitimes, issus des coups d’état sous quelque forme que ce soit, la seule logique pour accéder au pouvoir étant les urnes. Cette décision avait été réitérée à Alger lors du 35e sommet de l’OUA.(...) Le président Obasanjo et Mbeki de l’Afrique du Sud proches des USA affirmaient : "si les militaires viennent au prochain sommet de l’OUA, nous quitterons la salle." " (L’Evénement, n° 42 du 24 au 30 mai 2000)

JUSTICE

JOURNEES DE REFLEXION:Les avocats à la recherche de leur marque

"(...) Les avocats du Togo se sont retrouvés pendant trois jours du 18 au 20 mai 200 à la Chambre de commerce d’agriculture et d’industrie du Togo pour réfléchir sur le thème : "Pour un barreau togolais uni, crédible et honorables face aux enjeux du troisième millénaire". Lors de la cérémonie d’ouverture, le Président de la Cour d’appel de Lomé, M. Abdoulaye Yaya et le représentant du ministre de la justice, le Capitaine Boko n’ont pas été tendres à l’égard du barreau togolais. Abdoulaye Yaya a rappelé le bon vieux temps où le barreau togolais était actif, incitateur, dynamique, instructif, savant et responsable. (...) Pour l’orateur, "cette situation est due à une mutinerie réflexive permanente entretenue par des accointances politiques bizarres ajoutées à certaines intelligences et concessions dans le milieu praticien et administratif judiciaire, le tout enrobé dans un intéressement voulu aussi rapide qu’indû". Pour le capitaine Boko (....), il s’est avéré que compte tenu du comportement de certains avocats qui foulent aux pieds la déontologie, les clients pensent que les avocats sont des éternels complices qui s’enrichissent sur leur dos. Les publicités déguisées auxquelles se livrent certains avocats à travers leurs clercs, qui déambulent dans les hôpitaux à la quête d’accidentés et en instituant des systèmes de démarchage dans les milieux où potentiellement, il y a matière à conflit n’ont pas été passées sous silence. Il a par ailleurs cité le cas des avocats qui entretiennent un copinage dévoyé avec des magistrats afin de gagner des procès que leur seule compétence n’aurait permis d’assurer. Ce copinage conduit certains avocats à préférer enrôler leurs affaires devant un magistrat qu’ils croient matériellement acquis à leur cause. Ces pratiques avilissent le système judiciaire et jettent un doute sur les décisions qui en découlent. D’autres avocats poussent les justiciables à proposer des enveloppes aux magistrats afin de gagner leur procès. (....) Malgré l’institution du Certificat d’aptitude pour la profession d’Avocat (CAPA) ; pour définir les critères et les objectifs de sélection des candidats qui désirent faire carrière, le corps est toujours imperméable même aux plus talentueux et parfois au mépris de la loi."
(Le Regard, n° 182 du 23 au 29 mai 2000)Retour au Sommaire

MEDIA

Reporters sans frontière proteste et interpelle les responsabilités judiciaires.

"Dans une lettre adressée au président de la Cour d’appel, Abdoulaye Yaya, Reporter sans frontière (RSF) a protesté contre la condamnation à trois mois de prison de Hippolyte Agboh, directeur de publication de l’hebdomadaire privé l’Exilé. RSF a demandé à Abdoulaye Yaya qu’aucune peine de prison ne soit prononcée contre le journaliste lors du procès en appel, et que l’hebdomadaire l’Exilé continue de paraître. L’organisation a rappelé que dans son rapport présenté devant la commission des droits de l’Homme en janvier 2000, le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’opinion et d’expression a indiqué que "dans tous les cas, l’emprisonnement en tant que condamnation de l’expression pacifique d’une opinion constitue une violation grave des droits de l’Homme.". Robert Ménard, le Secrétaire général de RSF, a déploré cette condamnation, "qui correspond à la peine maximale prévue pour ce délit par le nouveau code pénal adopté en janvier 2000, introduisant des peines de prison ferme pour des délits de presse" (Le Scorpion-Akéklé, n° 50 du 22 au 28 mai 2000)

 

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