03/2000

Repère de la presse togolaise - Mars 2000

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 30 mars 2000, publié sur ufctogo.com

Les événements majeurs qui ont retenu l’attention des journaux togolais au cours du mois de mars.

 

Les travaux reportés à une date ultérieure Togo-Presse, le 24 mars.

Le quotidien gouvernemental rapporte les propos du président du PDR, M. Zarifou Ayéva, de plus en plus proche de la mouvance-RPT. La preuve, sa déclaration est reprise entièrement dans le quotidien gouvernemental. A contrario, les déclarations des chefs de l’opposition n’y sont pas publiées.
" [...] A l’ouverture de la séance hier matin, on a constaté qu’il n’y avait manifestement que la mouvance présidentielle et le PDR. Je me dois de rappeler que selon le règlement intérieur du CPS, il n’y a pas de quorum pour ouvrir les réunions. C’est la raisons pour laquelle nous avons ouvert la réunion plus d’une heure après l’heure indiquée pour le début des travaux. Mais il y a dans le règlement intérieur, un quorum de décision qui est fixé au 4/5 des membres du CPS. Nous ne pouvions pas dans ces conditions, continuer à débattre parce que d’importantes décisions devaient être inscrites à l’ordre du jour. Voilà pourquoi dans un souci de consensus et dans un souci d’amener toutes les délégations du CPS à prendre part aux travaux, nous avons préféré reporter la séance à une autre fois. En attendant de faire en sorte que tout le monde prenne conscience, que l’arrêt des travaux du CPS est de nature à inquiéter nos populations. Je me dois de dire que le CPS, par ses travaux a contribué à apaiser certaines inquiétudes dans les populations. Il serait dommage que le retard accusé dans nos travaux, retard qui s’évalue à plusieurs mois, continue, maintenant que le code électoral a été voté par le parlement ". [TOGO-PRESSE, N° 5744, p. 4].
Comme si, apaiser les inquiétudes des populations suffisent à ceux-ci. Ils veulent plutôt conquérir la liberté par les urnes. Et le seul fait de démarrer une réunion n’a jamais contribué à garantir des élections transparentes.

Le CPS a du mal à démarrer " Echos du matin ".
[...] Le Comité Paritaire de Suivi avait en effet convoqué une rencontre pour ce jeudi à l’Hôtel Ecole Le Bénin. En fait, après le vote par l’Assemblée nationale du projet de loi portant code électoral, la reprise des travaux du CPS était considérée comme imminente. Voilà pourquoi quand mercredi dernier, la nouvelle de la réunion du CPS avait été annoncée, les espoirs allaient bon train et on n’hésitait pas à s’enthousiasmer à l’idée que les formations politiques déserteuses du CPS étaient enfin revenues à de meilleurs sentiments. L’UFC, le CAR, la CDPA, s’en tiennent à une formule consacrée : le chef de l’Etat doit d’abord promulguer le texte du code électoral. Après, on verra... Le tout agrémenté de divers assortiments selon que l’on soit d’un bord ou de l’autre. [...] On s’accorde à reconnaître le caractère impérieux de l’organisation rapide des élections mais de façon sibylline ; les artifices et les mécanismes devant conduire à cette finalité sont ralentis sans autre forme de procès. C’est peut-être le lieu d’évoquer le fait que l’argument d’un retour conditionnel est comme les deux faces de Janus : si d’une part on en tire quelque avantage positif aujourd’hui, il pourrait se révéler à la longue vicieux et dangereux, puisque le tribunal de la conscience collective prendra acte de tous ces atermoiements. Il est donc nécessaire de recadrer les angles de tir avec pour ligne de mire, un point final aux lamentations du peuple togolais. Espérons que le prochain rendez-vous sera le bon et que les travaux du CPS s’attaqueront à l’essentiel. " [LES ECHOS DU MATIN, N°49, p.2].

Le nouveau code électoral est-ce la solution à la crise togolaise ? " Nouvel Echo ".

" [...] En principe l’adoption de ce texte devait conduire à la décantation de la situation politique togolaise, quand on sait que ce texte est indispensable pour les élections législatives que tous les togolais appellent de leurs vœux. Car il est dit que de la transparence de ces élections dépend la reprise de la coopération économique de l’Union Européenne avec notre pays. Et quand on sait que le régime avance de manière irresponsable, la rupture de cette coopération comme prétexte pour justifier la misère actuelle des citoyens, on comprend que ces derniers bon gré mal gré, souhaitent que ces élections aient lieu dans les brefs délais. Mais l’une des questions qu’on est en droit de se poser est celle-ci : est-ce que le texte adopté dans les conditions qu’on connaît peut " contribuer à la sortie de la crise ", comme le soutient M. Agbéyomé. Si le Comité paritaire de suivi de l’accord-cadre ne se réunit plus, c’est parce que les partis UFC, CAR, CDPA ont refusé d’y retourner après que l’assemblée nationale ait rejeté le texte que le CPS a proposé pour code électoral. En plus de cela, les facilitateurs ont pris sur eux de modifier ce texte pour qu’il soit accepté par le RPT qui pourtant est partie prenante au CPS. Alors, cette adoption va-t-elle permettre la reprise des travaux au CPS ? Ce n’est pas si sûr. [...] Enfin, il est clair que l’opposition n’a pas confiance en une cour constitutionnelle qui a été reconduite dans son ancienne composition, contrairement justement à la constitution que le RPT semble défendre farouchement . Alors, " qui est fou de qui ? ". On se rappelle que c’est Louis Améga qui a entériné le hold-up électoral de 1998, cause de la crise politique actuelle. Comment peut-on condamner les partis d’opposition dans leur refus de continuer les discussions lorsque cette même personne sera en fait l’arbitre des prochaines élections et ceci , sans aucun égard à la constitution ? Soyons sérieux ! [...] [NOUVEL ECHO, n° 129, p. 3]

Savoir partir à temps ! Nouvel Horizon

" [...] Le particulier cas togolais. On serait au Togo, le pays des milles et une entorses politiques, que toutes les conclusions et analyses auxquelles tendent tous les esprits seront faussées. Ce sera d’abord une journée électorale assez mouvementée faite d’ouverture tardive des bureaux de vote dans les bastions de l’opposition, des bulletins de certains candidats introuvables, des urnes saccagées et des résultats proclamés par un quidam, connu comme un repenti, pour son maître après que la soldatesque ait été mise à contribution pour clouer le bec aux valeureux électeurs. Une autre analyse fait référence à l’action non moins remarquable du " transfuge " du PS, Mustapha Niasse. Ce serait encore au Togo qu’un transfuge du RPT ne serait pas considéré par l’opposition et n’aurait pas le privilège de s’estimer désormais opposant à son ancienne formation politique. Ici les esprits sont tellement susceptibles que tout porte à croire que selon la croyance commune on naît Rpétiste ou opposant. Toute action de réorientation de l’idéal politique passe ici comme une feinte ou les agissements d’un faucon, ou pire encore d’un loup vêtu d’un manteau d’agneau qui s’infiltre dans la bergerie. Or, c’est une erreur que de ne pas croire qu’il n’y en a pas dans le sérail qui veulent sortir de leur embrigadement pour se remettre en question. Tout ce qu’il y a à faire ici est de leur ouvrir les bras. Il n’y a rien à perdre sauf que dans le cas où ce serait un " transfuge sur commande " il se grille pour toujours comme semble l’être le très surprenant revirement de Djibo Laeti Kâ sorti quatrième lors du premier tour de la présidentielle sénégalaise. Pour la fin, c’est clair que le scrutin sénégalais et ses résultats feront jurisprudence. Hier, c’était le fameux vent de l’Est qui avait émoussé beaucoup de velléités de pérennisation dictatoriale. Aujourd’hui, le vent semble venir du Sénégal. " [NOUVEL HORIZON, N°08, p. 2]

 

© Copyright La rédaction UFCTOGO.COM

Articles suivants

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
23 octobre 2017
Lomé 27°C (à 21h)